Questions fréquentes

  1. Qu'est-ce que la chirurgie réfractive ?

    La chirurgie réfractive regroupe l'ensemble des techniques chirurgicales destinées à la correction des erreurs réfractive de l'oeil. (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie). Elle ne peut être effectuée que par une chirugien ophtalmologiste qualifié. Les techniques de correction reposant sur le principe du remodelage cornéen par le laser excimer (LASIK, PKR, LASEK, Epi LASIK, etc...) sont les plus pratiquées. Dans certaines indications, d'autres techniques de corrections peuvent être proposées (pose d'implants réfractifs)..

  2. Que signifie le mot LASIK ?

    LASIK : c’est un acronyme de Laser in Situ Keratomileusis (kératomileusis par laser in situ). Kerato, mileusis et in situ sont des mots d’origine grecque qui signifient respectivement « cornée », « former », « au sein de ». Cette technique se réfère à l’utilisation du laser excimer pour remodeler la cornée en profondeur afin de compenser un défaut optique .

  3. Qu'est-ce que le LASIK?

    Le LASIK est un procédé chirurgical cornéen qui permet la correction d'un large éventail de myopies, d'hypermétropies et d'astigmatismes. La technique du LASIK comporte trois temps principaux : la découpe puis soulèvement d’un volet cornéen superficiel, la délivrance du faisceau laser sous le volet et enfin la repose du volet sur le tissu cornéen remodelé. Elle s’effectue sous anesthésie locale par collyres.

  4. Qu'est ce que la PKR ?

    La PKR ou photokératectomie à visée réfractive repose sur un principe similaire au LASIK, les 2 procédés utilisant un laser à excimère pour remodeler la cornée. Pendant la KPR, l'épithélium est pelé délicatement après administration de gouttes anesthésiques pour insensibiliser la cornée. La KPR se caractérise par une guérison plus longue et douloureuse que le LASIK, car il faut attendre que l’épithélium repousse à la surface de la cornée remodelée, ce qui prend quelques jours. Si l’intervention est indolore, une sensation de gêne, de brûlure survient dans les heures qui la suivent et dure en général moins de 24h. La plupart des chirurgiens recouvrent la surface de l’œil avec une lentille de contact spéciale à la fin de l’intervention ce qui permet, en plus de la prise d’antalgiques, de rendre la douleur post opératoire tout à fait supportable. Les résultats optiques de la PKR sont équivalents à ceux du LASIK pour les myopies faibles et moyennes, et pour l’astigmatisme myopique.

  5. Qu’est ce que le LASEK ?

    Le LASEK est une technique dérivée de la PKR dont il partage les temps principaux ; à la différence que l’épithélium préalablement pelé est repositionné à la surface de la cornée après délivrance du faisceau laser. Cette variante a été proposée pour réduire la douleur et l’inflammation transitoire observée après les techniques de contact. Elle est préconisée en cas de myopie forte, quand l’ épaisseur de la cornée ne permet pas la réalisation d’un LASIK.

  6. Qu’est-ce que l’épi LASIK ?

    L’épiLASIK est une technique ou le pelage épithélial est effectué de façon automatisée avec une épi-kératome. Il s’apparente au LASEK dont il vise à augmenter la reproductibilité, le pelage épithélial n’étant plus manuel mais automatisé.

  7. Depuis quand effectue-t-on des chirurgies au LASIK?

    Le LASIK est une technique très diffusée à l'échelle internationale depuis une dizaine d'années. La première intervention remonte au début des années 90 et de nombreux essais cliniques ont ensuite été effectués en Europe et aux USA. Il est important de notre que les principaux temps constitutifs de la technique du LASIK bénéficient d’un recul certain puisque la chirurgie par remodelage cornéen existe de puis plus d’un demi siècle. C’est l’utilisation du laser à excimer qui est plus récente et à permis grâce à sa précision et l’absence d’effets thermiques collatéraux de raffiner la technique de remodelage cornéen à visée réfractive dont il existe aujourd’hui deux variantes principales : le LASIK (le laser est délivré en profondeur après découpe d’une fine lamelle cornéenne) et la PKR (PhotoKeratectomie à visée Réfractive) le laser est délivré en surface). La PKR a été développée à la fin des années 80 et a rapidement supplanté par sa précision et sa sécurité l’ancienne technique de kératotomie radiaire qui consistait en la réalisation d’incisions cornéennes en rayons de bicyclette réparties sur le pourtour de la cornée. Plus récemment, la PKR a évolué pour donner naissance à des variantes comme le LASEK ou l’EpiLASIK.

  8. Qui peut bénéficier de la chirurgie au laser excimer ?

    Les myopes, hypermétropes et astigmates peuvent bénéficier du LASIK ou de la PKR. Pour ce faire, ils doivent être motivés par le désir de s'affranchir totalement ou de réduire fortement leur dépendance aux verres correcteurs et accepter les risques de l'intervention. Les myopes presbytes peuvent bénéficier du LASIK et être débarrassés du port de verres correcteurs pour la vision de loin, à condition d’accepter l’idée du port de verres correcteurs pour la lecture. Il est également possible de proposer aux myopes presbytes la technique de monovision (ou bascule) qui privilégie la vision de près sur un œil par le biais d’une légère sous correction.
    Les hypermétropes presbytes sont de bons candidats à la chirurgie réfractive au laser car en plus d’une amélioration de la vision de loin, ils bénéficient d’une récupération partielle de la vision de près et peuvent souvent à nouveau lire une carte de menu, voir les aiguilles de leur montre sans correction.

  9. Quelles sont les contre-indication à la chirurgie par LASIK ou PKR?

    Le médecin doit évaluer de nombreux facteurs pour déterminer l'admissibilité d'un patient au LASIK ou aux techniques de laser de surface. Il faut que la myopie ou l’hypermétropie soient stables (la correction en lunettes ou lentilles ne change plus depuis plus d’un an). Les candidats à la chirurgie réfractive doivent légalement être majeurs (>18 ans).
    La myopie doit être inférieure à 10D, l’hypermétropie inférieure à 6D, et l’astigmatisme inférieur à 4D pour espérer un bon résultat avec la chirurgie au laser excimer.
    Diverses affections oculaires ou générales constituent une contre-indication au procédé et, le cas échéant, les chirurgiens du centre n'effectueront pas celui-ci. D'autres affections peuvent compliquer l'intervention et ainsi accroître les risques de complications. Le patient qui souffre de l'une de ces affections doit discuter de son admissibilité et de ses attentes avec son médecin.
    Certains patients présentent un profil compatible avec les différentes techniques, alors que d’autres sont plus à même de bénéficier d’un LASIK, ou à l’inverse d’une chirurgie de surface (PKR, LASEK, ect…). Le degré de correction à effectuer, les caractéristiques topographiques cornéennes, l’épaisseur de la cornée sont autant d’éléments clés dans le choix de la technique la plus adaptée à un patient donné.
    Le LASIK présente l’avantage d’une récupération visuelle rapide et d’un confort opératoire supérieur à celui des techniques de surfaces. Pour être réalisable, il faut que la cornée soit suffisamment épaisse ET présente une géométrie régulière (absence de déformations asymétriques significatives). En effet, il ne doit pas être effectué en cas de fragilité cornéenne préexistante car la découpe du capot pourrait aggraver cette fragilité et aboutir à une vision instable en post opératoire. Quand le LASIK n’est pas indiqué pour ces raisons (cornée d’épaisseur inférieure à la normale, légère déformation cornéenne asymétrique mesurée à la topographie cornéenne) , il est en général possible de proposer une technique de surface (absence de découpe d’un volet cornéen). Toutes les études publiées dans la littérature scientifique montrent que le LASIK et les techniques de surfaces procurent des résultats équivalent pour la prise en charge des défauts visuels d’importance modérée et moyenne (jusqu’à 6D de myopie, 4D d’hypermétropie, 3D d’astigmatisme). En cas de pathologie cornéenne avérée comme la kératite, le kératocône, la réalisation d’une chirurgie réfractive au laser est contre-indiquée. C’est en partie pour cela qu’il est important d’effectuer une topographie cornéenne et une mesure de l’épaisseur de la cornéen (pachymétrie) pour confirmer l’éligibilité d’un patient et faire le choix de la technique la plus adaptée.
    En cas de sécheresse oculaire préalable prononcée (traitement fréquent ou permanent par larmes artificielles), il est souvent préférable d’opter pour une technique de surface, car le LASIK peut accentuer la sécheresse oculaire de façon transitoire en post opératoire.

  10. Le patient satisfait de ses lentilles de contact doit-il continuer de les porter ou se soumettre à une chirurgie réfractive ?

    La majorité des chirurgiens estiment que les patients qui ne sont pas importunés par les verres de contact doivent évaluer soigneusement le pour et le contre du LASIK ou de la PKR. Certaines professions ou activités sportives ou de loisir requièrent un minimum de dixièmes d’acuité visuelle sans correction et peuvent faire poser l’indication d’une chirurgie réfractive.

  11. Quels résultats doit-on espérer de la chirurgie au laser (LASIK, PKR) ?

    Le LASIK et la PKR visent à améliorer la vision non corrigée, c’est à dire la vision sans verres correcteurs de la plupart des patients soumis au procédé. Plus de 90 % des patients qui présentent une myopie faible ou modérée atteignent une vision de 8/10, vision considérée comme suffisante pour conduire sans verres de contact ou lunettes. Bon nombre de patients peuvent espérer une vision 10/10 ou supérieure.
    Cependant, il n'est pas garanti qu'une vision parfaite sera obtenue. En outre, dans les cas de myopie ou d'hypermétropie prononcée (respectivement supérieure à -8D et +4D), les attentes doivent être plus modérées. Les personnes les plus satisfaites des résultats d'une correction au laser excimer ont compris et mesuré les risques potentiels et les complications possibles de la chirurgie et ont des attentes réalistes quant à leur vision postopératoire.

  12. Les résultats sont-ils permanents et définitifs après chirurgie par LASIK ou PKR ?

    Les effets de la chirurgie réfractive sont permanents et ne se dissipent pas avec le temps. Il importe toutefois de se rappeler que certaines caractéristiques oculaires d'une personne peuvent toujours changer avec le temps. Aussi, de nombreux chirurgiens recommandent de procéder à l'intervention après que l'œil ait acquis une forme stable. Ainsi, la chirurgie n'est pas recommandé pour les enfants parce que leurs yeux se modifient beaucoup avec la croissance et que leur vision devrait alors à nouveau être ajustée quelques années plus tard. Si le procédé est effectué après l'âge de 18 ans, les chances de correction stable à long terme sont supérieures. Toutefois, même les yeux d'un patient de plus de 18 ans peuvent encore changer. En conséquence, le chirurgien évaluera les changements qui se sont produits pour décider s'il faut attendre leur ralentissement. Le patient doit de plus noter que si les résultats sont habituellement stables, ils peuvent être modifiés par des procédés complémentaires effectués ultérieurement, au besoin. Les phénomènes cicatriciels sont exacerbés chez certains patients et peuvent être à l’origine d’une « régression » de l’effet de la chirurgie dans les semaines qui suivent la chirurgie. Enfin, on note généralement que le risque de progression de la myopie est proportionnel à son importance (une myopie forte progresse plus vite qu'une myopie faible).

  13. Combien de temps le procédé de chirurgie de la myopie dure t-il ?

    Le procédé chirurgical (LASIK ou PKR) prend environ 10 min. pour les 2 yeux, incluant les temps de préparation au laser ( création du capot cornéen en LASIK par le laser femtoseconde, pelage épithélial en technique de surface) et l'application du laser excimer. Le temps de délivrance du laser est généralement inférieur à 1 min. La technique s’effectue sous anesthésie locale par des gouttes dont la durée d'action excède largement celle de la chirurgie.

  14. Peut-on conduire immédiatement après le LASIK ?

    Le patient peut ressentir de l'inconfort ou présenter une vision floue pendant quelques heures après l'intervention. D'autre part, si un sédatif est administré avant l'intervention, il est conseillé au patient de ne pas conduire après l'intervention voire au moins pendant 24 h. Un certificat mentionnant la non obligation de port de correction optique pour la conduite est remis sur demande au patient après l’opération.

  15. Quel type d'anesthésie utilise-t-on pour le LASIK et la PKR?

    Le procédé est réalisé à l'aide d'un anesthésique topique (collyre) qui supprime la transmission des influx douloureux. Un sédatif oral léger peut être administré au patient pour l'aider à se détendre avant la chirurgie .

  16. L'intervention est-elle douloureuse ?

    Un anesthésique topique (collyre) est administré pour insensibiliser l'œil afin de supprimer la douleur durant l'intervention. En LASIK, quand le chirurgien applique l'anneau de succion, le patient ressent une légère pression juste avant que sa vision ne se dissipe pour quelques secondes. Le microkératome (instrument utilisé pour créer le lambeau) et le laser ne causent ni douleur ni malaise.
    Durant plusieurs heures après l'intervention de LASIK, certains patients décrivent une légère sensation de corps étranger, comme le port inconfortable de lentilles. Cette sensation se dissipe généralement en quelques heures.
    Après chirurgie de surface, une gêne voire des douleurs plus ou moins importantes apparaissent en général une heure après la chirurgie. Elles peuvent être calmées par la prise d’antalgiques en comprimés. La vision reste légèrement brouillée pendant environ 72 heures. Si une lentille a été placée sur l’œil par le chirurgien, celui-ci la retire en général 5 jours après l’intervention.

  17. Peut-on effectuer le LASIK et la PKR sur les 2 yeux le même jour?

    Un LASIK bilatéral simultané est possible (les 2 yeux sont opérés à la suite dans la même séance opératoirie). Dans la majorité des cas, le LASIK bilatéral donne de bons résultats et s'avère même sécuritaire et efficace. Plus de 95 % des gens optent pour le LASIK bilatéral simultané.
    Complications of Laser In Situ Keratomileusis for the Correction of Myopia, Ophthalmology, 1999; 106(1). (Résultats de l'essai de Emory qui considère que 1 062 yeux n'ont remarqué aucune différence statistiquement significative avec le procédé bilatéral.)
    La PKR peut également être réalisée consécutivment sur les deux yeux dans la même séance, afin de promouvoir une réhabilitation visuelle rapide, et éviter l'inconfort provoqué par la différence de correction entre les deux yeux entre les chirurgies.

  18. Combien de temps l'arrêt des activités professionnelles est-t-il nécessaire après l'intervention ?

    Cela dépend de la nature de l’activité professionnelle. Certaines tâches qui nécessitent une vision très nette (travail sur micro instruments, conduite.) peuvent être difficiles à exécuter pendant 1 ou 2 jours. La plupart des patients peuvent reprendre le travail le lendemain après LASIK, si leur vision est suffisante pour occuper leurs fonctions. En laser de surface, il faut attendre la disparition de l’inconfort visuel, ce qui prend entre 24 et 72 heures.

  19. Peut-on faire du sport après l'intervention ?

    Les activités courantes de la vie quotidienne peuvent être reprises immédiatement après l'intervention de LASIK, et dès le retrait de la lentille pansement en laser de surface.. Cependant, pendant au moins 2 semaines, il faut éviter toute activité qui entraînerait la pénétration de transpiration ou d’eau souillée (piscine) dans les yeux. Le port de verres de protection lors de la pratique d'un sport de contact (art martiaux, lutte, ect…) est recommandée , même en l’absence d’intervention préalable ! Il importe de discuter avec le médecin de la reprise des activités après le LASIK ou laser de surface. En principe, un voyage ne doit pas être programmé moins de quinze jours après la chirurgie sauf si une consultation de contrôle est possible sur le lieu de destination.

  20. Combien de temps faut-t-il avant de bien voir et que la vision soit optimale après chirurgie réfractive ?

    Le procédé de LASIK se caractérise par une récupération rapide de la vision. La plupart des patients obtiennent une bonne vision le jour même de l'intervention, et leurs yeux reviennent pratiquement à la normale après une nuit de sommeil En laser de surface, quelques jours sont nécessaire pour chaque oeil. Cependant, la vision peut continuer à s'améliorer pendant 2 ou 3 mois, particulièrement si la correction est prononcée, et chez les hypermétropes opérés. Le patient ayant bénéficié du LASIK hypermétropique doit souvent attendre quelques semaines avant de voir clairement de loin, car la vision de près s’améliore en premier.

  21. Comment le capot se fixe-t-il après l'intervention de LASIK ?

    Le capot est repositionné par le chirurgie à la fin de l'intervention. L’adhérence est immédiate, mais elle se renforce en quelques jours. Il est interdit de se frotter les yeux après LASIK et des coques transparentes sont placées sur les yeux pour la nuit.

  22. Faut-il reporter des lunettes une fois les résultats stables de l’opération de chirurgie réfractive ?

    La plupart des patients qui ont bénéficié de la chirurgie réfractive ne portent pas de lunettes pour les activités journalières. Cependant, les patient âgés de plus de 40 ans peuvent devoir porter des lunettes pour la lecture en raison du vieillissement naturel de l'œil connu sous le nom de presbytie. Cette affection apparaît avec ou sans le LASIK. Quelques patients auront besoin d'une ordonnance de correction minimale pour quelques activités comme la conduite de nuit (myopies initialement fortes).

  23. Les yeux ont-ils l'air différents après la chirurgie réfractive au laser?

    Non. Les yeux ont exactement le même aspect (éclat, couleur, ect…). Parfois, il existe de petites traces sur le blanc de l’oeil pendant quelques jours après LASIK, qui finissent toujours par se résorber complètement.

  24. Y a t’il un risque de perdre la vue en se faisant opérer en chirurgie réfractive au laser ?

    Non. Les techniques de chirurgie au laser excimer bénéficient aujourd’hui de perfectionnements techniques et de systèmes de sécurité qui limitent l’incidence et l’importance des complications oculaires. Le traitement laser ne concerne que la partie superficielle de la cornée, et est effectué « à globe fermé » (il n’y a pas d’ouverture de l’œil). Les complications concernent le tissu cornéen qui permet de focaliser l’image au fond de l’oeil, mais pas la rétine ou le nerf optique qui sont les structures impliquées dans la détection de la lumière.

  25. Y a t’il des risques importants de complications sévères?

    La plupart des essais cliniques et des études portant sur plusieurs centaines de cas ont démontré que le LASIK et de PKR présentent un risque minimal de complication quand leur indication est bien posée. Toutefois, le LASIK est une intervention réalisée sur un tissu délicat de l'œil, et des complications sont toujours possibles. Le taux de complication global avec ces techniques est une fraction de 1 %. Même si une complication survient, il est rare qu’elle retentisse significativement sur la vision si elle est prise en charge sans délai par une équipe compétente. La plupart des complications peuvent être prévenues par une sélection rigoureuse des patients, et le respect strict du protocole opératoire (asepsie, centrage du traitement, ect…)
    En résumé, le temps essentiel de la chirurgie réfractive est la consultation préopératoire ; l’exclusion des mauvais candidats (malheureusement tout le monde n’est pas opérable) permet de prévenir la survenue de complications éventuelles.

  26. Comment sera la vision la nuit et dans la pénombre après l’intervention ?

    Les problèmes de vision de nuit peuvent être prévenus en majorité par la délivrance du traitement sur une région plus grande que la pupille dilatée. Juste après l'intervention, il se peut que le patient, si l'éclairage est faible ou sombre, percoivent de faibles lueurs, une auréole ou un rayonnement autour des sources de lumière vive. Généralement, ce type de phénomène n’empêche pas a conduite ou la pratique d’activités de nuit et, dans la vaste majorité des cas, est temporaire et ne dure que quelques jours ou tout au plus quelques semaines. Les nouvelles technologies comme l’aberrométrie et les traitements personnalisés permettent une meilleure prise en charge de ces phénomènes.

  27. Les yeux sont-ils secs après la réalisation du LASIK ?

    La sécheresse oculaire est une complication possible mais rare et temporaire après LASIK. La présence d’une sécheresse oculaire préalable doit inciter à renforcer le traitement hydratant post opératoire ou dans certains cas faire choisir un traitement par laser de surface (PKR). Avant la chirurgie, le chirurgien vérifiera que la surface cornéenne soit bien cicatrisée (absence de kératite sèche) pour permettre d’effectuer l'opération en toute sécurité.

  28. La myopie s’opère t elle chez les patients de plus de 40 ans?

    Oui car il est possible de procurer une bonne vision de loin sans correction à ces patients. Toutefois, la plupart des personnes de 40 ans et plus devront porter des lunettes pour lire si leurs yeux sont corrigés pour la distance, étant donné que ceux-ci perdront leur progressivement leur capacité d’accommodation en vieillissant. Cette affection, appelée presbytie, ne peut actuellement être traitée chirurgicalement mais peut inciter le chirurgien à proposer certaines options comme la monovision. Cette option permet au patient d'utiliser un de ses yeux pour voir à distance et l'autre de près. Elle peut être simulée à l'aide de lentilles de contact. Bien que la monovision réponde aux besoins de certains, tel n'est pas le cas pour d'autres et le patient doit discuter des options avec son médecin. La plupart des chirurgiens suggèrent d'essayer pendant quelques jours la monovision par lentilles de contact avant d'opter pour celle-ci par la chirurgie au laser.

  29. Si la vision de loin est corrigée par la chirurgie de la myopie, quelle sera la capacité à voir de près sans lunettes ?

    Le patient non presbyte (moins de 45 ans en moyenne) qui opte pour le LASIK ou la PKR pour corriger sa vision à distance, doit s'attendre à une vision globale nette, et se passer de lunettes de près et de loin. En revanche, le patient de plus de 45 ans pourra ne pas voir clairement les images proches en particulier s’il a été opéré de myopie des deux yeux et devra normalement porter des lunettes pour travailler et lire de près. A l’inverse, les patients presbytes opérés de l’hypermétropie ont une dépendance réduite à la correction de près après l’intervention. Cette dépendance peut être encore diminuée par la réalisation d’une monovision (un oeil est corrigé pour voir net de loin sans lunettes, l'autre pour voir de près).

  30. L'intervention par LASIK ou PKR est-elle couverte par la sécurité sociale ?

    Bien que le LASIK et la PKR ne soient pas des procédés cosmétiques, on le considère comme une opération de confort. L’assurance-maladie française ainsi que les programmes d’assurances ne couvrent pas financièrement le LASIK ni la PKR ou les autres techniques de surface. Toutefois, certaines assurances privées remboursent une partie ou la totalité des coûts de la procédure. Informez-vous auprès de la vôtre.

  31. Quand la chirurgie au laser (LASIK ou PKR) n’est pas indiquée, quelles sont les autres techniques chirurgicales susceptibles de corriger les défauts de vision ?

    L’insertion d’un implant dans l’œil permet le plus souvent de corriger les erreurs réfractives qui dépassent les indications du LASIK et de la PKR. Ces implants sont conçus pour corriger de fortes myopies (au delà de –10D) ou hypermétropies (au delà de 6D). Ils sont placés dans la chambre antérieure (en avant de l’iris) ou postérieure (en arrière de l’iris) de l’œil. Ils sont conçus pour une tolérance maximale mais obligent à des contrôles annuels afin de vérifier l’absence de tension oculaire et d’œdème de cornée. Leur indications restent limitées.

  32. Après l’opération de chirurgie réfractive, quand devrai-je revoir un ophtalmologiste ?

    Le patient opéré doit être examiné dès le lendemain de l’opération, et entre 8 jours et 3 semaines après celle-ci en fonction du type de technique (LASIK/PRK). Ensuite, il est important de poursuivre un contrôle ophtalmologique annuel auprès de son ophtalmologiste traitant pour vérifier la pression oculaire, l’état du fond d’œil, ect…Les yeux opérés conservent leurs particularités anatomiques, ainsi que d'éventuelles prédispositions pathologiques. La pression intra-oculaire (sous-estimée par les mesures postopératoires en raison du changement de la géométrie cornéenne) et le fond d'œil doivent être régulièrement surveillés. Il faut toujours mentionner en consultation d'ophtalmologie le fait d’avoir été opéré de chirurgie réfractive. En effet, la correction optique n’influe pas sur l’état rétinien des (anciens) myopes, qui conservent une fragilité rétinienne plus importante que celles des sujets emmétropes ou hypermétropes.

  33. Pourquoi se faire opérer à la Fondation Rothschild ?

    L’établissement fête son centenaire en 2005 et jouit d’une excellente réputation nationale et internationale dans la prise en charge des pathologies oculaires et des troubles de la vision, grâce à son plateau technique développé et la qualité reconnue de ses praticiens.
    La Fondation Rothschild est un site hospitalier pluri-disciplaire qui a servi au développement de nombreuses techniques pionnières de chirurgie réfractive (kératomileusis myopique par gel, photokératectomie à visée réfractive, ect..).
    Aujourd’hui richement dotée en moyens d’exploration de la fonction visuelle, elle dispose pour la chirurgie réfractive d’un plateau d’examen équipé de trois topographes cornéens et deux aberromètres.
    Les praticiens du département de chirurgie réfractive de la Fondation Rothschild sont tous expérimentés en chirurgie réfractive et cornéenne. Ils collaborent à l’enseignement de la chirurgie réfractive en France et à l’étranger. Ils participent et communiquent régulièrement dans les colloques français et internationaux.
    Le personnel soignant de la Fondation Rothschild est spécialisé dans la prise en charge des patients consultant en ophtalmologie. L’établissement est doté d’une structure d’accueil opérationnelle 24 heures sur 24 pour la prise en charge des urgences médicales et ophtalmologiques.

  34. Corrige t'on aussi l'astigmatisme lors de la chirurgie de la myopie ?

    L'astigmatisme, quand il est présent, est responsable d'une partie du flou de l'image. Il est donc corrigé en même temps que la myopie par lors de l'intervention. Il suffit au chirurgien d'entrer les chiffres correspondant à la magnitude et l'axe de l'astigmatisme dans le logiciel qui pilote le laser excimer.

  35. Je souhaite me faire opérer prochainement et j'envisage une grossesse par la suite.est ce qu'il y a beaucoup de risques pour que la myopie revienne et est ce qu'il est préférable d'attendre? merci pour votre réponse . Cordialement

    Non, les risques liés à la grossesse sont faibles pour les myopies que l'on opère en chirurgie réfractive. Beaucoup de jeunes femmes bénéficient de la correction de la myopie avant d'avoir leur premier enfant. Et parmi ces patientes, je ne me souviens pas en avoir revu (ou rares exceptions) pour qui la ou les grossesses ultérieures avaient provoqué un retour de la myopie.

  36. Quels sont les critères définissant une "sécheresse oculaire" préalable à l'opération? Notamment lorsque les lentilles de contact sont mal supportées en raison d'une sécheresse oculaire, cela peut-il contre indiquer l'utilisation du Lasik?

    La sécheresse oculaire est une affection qui regroupe un large éventail de symptômes, et dont les causes sont souvent multiples et intriquées (sécheresse par défaut de production, évaporation excessive, allergie associée, etc.). Le LASIK accentue souvent la sécheresse oculaire dans la période post opératoire immédiate, mais dans un grand nombre de cas, sachez que la prescription de larmes artificielles et autres lubrifiants oculaires (ainsi que de la patience!) viennent à bout de la sécheresse post LASIK.
    Quand la sécheresse avant l'intervention est importante au point de provoquer une kératite, il est préférable de surseoir à l'opération. La plupart des symptômes attribués à la sécheresse sont en fait à l'origine de la demande de chirurgie chez des patients qui supportent mal les lentilles.

  37. A quel age peut on opérer une presbytie,pour ma part j'ai 57ans j'ai une correction de + 3,50D sur chaque oeil. Merci de votre répons.

    Si vos yeux (en particulier vos cornées) sont compatibles avec la réalisation d'un LASIK, cette intervention pourrait vous permettre de réduire votre dépendance à la correction optique à la fois de loin et de près. L'hypermétropie (jusqu'à +4D) est une excellente indication à la chirurgie par LASIK chez les presbytes. En effet, la correction de la vision de loin avec le laser excimer induit une multifocalité bénéfique pour la vision de près.


Posez-nous une question grâce au formulaire ci-dessous, notez bien qu’aucune question d’ordre personnel n’est possible et que les réponses ne peuvent être que générales.


Question:
Email:

Mis à jour le 20-02-2010