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	<title>keratocone fruste &#8211; Pr. Damien Gatinel</title>
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	<description>Ophtalmologie</description>
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		<title>Que faire devant la découverte d’un kératocône ?</title>
		<link>https://www.gatinel.com/2016/12/faire-devant-decouverte-dun-keratocone/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Dec 2016 13:49:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Questions fréquentes (FAQ)]]></category>
		<category><![CDATA[frottements oculaires]]></category>
		<category><![CDATA[keratocone]]></category>
		<category><![CDATA[keratocone fruste]]></category>
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					<description><![CDATA[ Cette page fournit les informations nécessaires pour faire face au diagnostic de kératocône uni ou bilatéral. Le diagnostic de kératocône est souvent posé au terme d’un bilan généralement réalisé pour une baisse de vision. Il est typiquement suspecté devant l’apparition ou l’accentuation d’un astigmatisme réfractif myopique, de direction oblique ou inverse d’origine cornéenne. On retrouve [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Cette page fournit les informations nécessaires pour <strong>faire face au diagnostic de kératocône</strong> uni ou bilatéral.</p>
<p style="text-align: justify;">Le diagnostic de kératocône est souvent posé au terme d’un bilan généralement réalisé pour une <strong>baisse de vision</strong>. Il est typiquement suspecté devant l’apparition ou l’accentuation d’un astigmatisme réfractif myopique, de direction oblique ou inverse d’origine cornéenne. On retrouve des<strong> modifications de la kératométrie</strong> (courbure moyenne de la cornée centrale, qui tend à augmenter et présenter un écart de courbure croissant entre les méridients principaux) en rapport avec l’induction de l’astigmatisme.  Le diagnostic de kératocône doit toujours être confirmé par la réalisation d’un <a href="https://www.gatinel.com/chirurgie-refractive/bilan-preoperatoire/letude-de-la-cornee-topographie-corneenne-mesure-de-lepaisseur-et-de-la-resistance-biomecanique-corneenne/"><strong>examen de topographie cornéenne</strong></a>, qui révèle la présence de traits caractéristiques comme l’<strong>amincissement et l’augmentation de l’irrégularité</strong> de la cornée. Ces altérations peuvent être uni ou bilatérales, elles sont généralement <strong>plus marquées sur un œil dans les formes débutantes</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant le diagnostic de kératocône débutant, il convient de rester optimiste car de simples mesures d’hygiène oculaire permettent de stopper l’évolution de la maladie, <strong>sans qu’il soit besoin de réaliser d’intervention chirurgicale</strong>, en particulier le « <a href="https://www.gatinel.com/2014/07/cross-linking-du-collagene-corneen-il-reellement-efficace-keratocone/">cross linking</a> » (ou « CXL », réticulation du collagène cornéen).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<h2 style="text-align: justify;" id="quest-ce-que-le-keratocone"><strong>Qu’est-ce que le kératocône ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En préambule, il est nécessaire de rappeler que pour l’auteur de ce site, ce que l’on appelle «kératocône» <strong>n’est PAS une maladie cornéenne primitive d’origine génétique (dystrophie tissulaire)</strong>, mais la <strong>conséquence du traumatisme cornéen que constituent les frottements oculaires</strong> vigoureux et répétés.</p>
<p style="text-align: justify;">L’expression « kératocône », telle qu’elle est employée dans ce texte, est, selon l’auteur de ce site, interchangeable avec celle de « <strong>déformation cornéenne permanente induite par les frottements oculaires répétés</strong> ». Pour décrire l’origine mécanique de la déformation cornéenne de manière plus concise et en anglais, on pourrait former l’acronyme « RICE » pour   « Rubbing Induced Corneal Ectasia ».</p>
<p style="text-align: justify;">Cette assertion découle de nombreuses observations cliniques, qui permettent, en les recoupant, d’élucider les mécanismes impliqués dans la genèse survenue du kératocône. Après avoir interrogé, suivi, observé les patients concernés, l&rsquo;auteur de ce site a acquis la forte présomption (sans qu&rsquo;une démonstration puisse toutefois en être apportée à ce jour) que cette affection est <a href="https://www.gatinel.com/recherche-formation/keratocone-2/frottements-oculaires-cause-sine-qua-non-keratocone/"><strong>déclenchée et accentuée par la répétition des frottements oculaires</strong></a>. Les forces de compression et de cisaillement mises en jeu lors de la transmission sur le dôme cornéen au travers des paupières d&rsquo;une énergie mécanique véhiculée par les doigts (pulpe, ou pire, phalanges) induisent une distension progressive du tissu constitutif de l’épaisseur cornéenne (les fibres collagènes entrelacées du stroma cornéen). Certaines cornées (plus fines, et/ou d’un collagène de moindre qualité) sont plus susceptibles de subir une déformation permanente. La survenue de celle-ci est analogue au mécanisme de « flambage » (ou « flambement ») en résistance des matériaux, liée à l’instabilité qu’induisent sur une structure des forces de compression, cisaillement ou torsion.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si une action mécanique est absolument requise pour induire la survenue d’un kératocône, la responsabilité du patient n’est pas implicite. <strong>L’information sur le caractère nocif des frottements répétés est insuffisante au niveau du grand public</strong>. Il semble malheureusement plus profitable pour certains de considérer le kératocône comme une maladie d’origine inconnue, pouvant évoluer de manière imprévisible et spontanée, …et pour laquelle la réalisation d’une intervention de CXL demeure une indication incontournable.</p>
<h2 style="text-align: justify;" id="pourquoi-les-frottements-oculaires"><strong>Pourquoi les frottements oculaires ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Se frotter les yeux est un réflexe naturel, source d’apaisement immédiat, et de sensation de bien-être. Le besoin de se frotter les yeux est provoqué par la survenue d’une inflammation de la surface oculaire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’<strong>augmentation de la prévalence des allergies</strong>, dont les manifestations sont accentuées ou engendrées par la recrudescence de la <strong>pollution atmosphérique</strong>, contribue à l’émergence d’une véritable pathologie chronique de la surface oculaire. Le <strong>temps passé devant les écrans</strong> est un facteur qui contribue également à l’émergence d’un syndrome de fatigue visuelle chronique, qui a souvent comme conséquence de déclencher l’envie de se frotter les yeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans des cas plus rares, comme au cours de certaines affections qui mettent en jeu les capacités cognitives (trisomie 21, retards mentaux), les frottements oculaires peuvent devenir incoercibles et ce sont souvent dans ce contexte que l’on rencontre les formes les plus sévères de kératocône, menant à l&rsquo;indication de greffe de cornéen.</p>
<h2 style="text-align: justify;" id="keratocone-et-cross-linking-controverses">Kératocône et cross linking : controverses</h2>
<p style="text-align: justify;">Selon l’auteur de ce site,<strong> le kératocône n’est pas une fatalité</strong>. Il est l’expression d’une déformation cornéenne consécutive à une rupture de l’état d’équilibre biomécanique qui assure à la cornée un galbe harmonieux.  Il peut donc être prévenu par un travail de prévention et d’éducation,<strong> en expliquant aux patients allergiques, en particulier les enfants et les adolescents, qu’il est crucial de ne pas se frotter vigoureusement les yeux,</strong> en particulier avec les phalanges des doigts, dont la dureté est particulièrement délétère vis-à-vis du dôme cornéen.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée que le kératocône ne soit pas une dystrophie (maladie intrinsèque du tissu cornéen), mais une affection mécanique n’est pourtant pas partagée par la plupart des ophtalmologistes. Au cours de l’enseignement médical et ophtalmologique de cette affection, on répète en introduction qu’elle est une dystrophie non inflammatoire évolutive d’origine inconnue. L’absence de mutation génétique ou de marqueur biomoléculaire spécifique, malgré une recherche intensive, inviterait pourtant à réviser ce dogme de manière urgente.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette révision est d’autant plus indiquée que l’<strong>on rencontre en médecine des affections qui rejoignent la définition communément admise pour le kératocône</strong>. La <strong>maladie de Marfan</strong> est causée par une mutation génétique qui affecte la fabrication d’une protéine qui rentre dans la composition de nombreux tissus de l’organisme, dont la cornée. La protéine défectueuse réduit la résistance au stress mécanique de ces tissus, et provoque scoliose, anévrysmes vasculaires, déchaussement des dents par fragilisation du ligament dentaire. Or, au cours de ce syndrome, on observe une déformation cornéenne, mais celle-ci est harmonieuse, et caractérisée par une r<strong>éduction de la cambrure globale</strong>… Soit <strong>le tableau opposé</strong> à celui qui est observé au cours du kératocône. Les forces de frottements sont exercées de manière locale et distribuées de manière focale, expliquant ainsi le caractère par essence irrégulier de la déformation de la cornée au cours de ce que l&rsquo;on désigne comme « kératocône ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, quand on y réfléchit sans a priori, il paraît difficile si ce n’est impossible de ne pas invoquer l’existence d’un traumatisme répété comme cause primitive et rendre compte des déformations caractéristiques de la cornée au cours du kératocône. La prévalence variable mais importante des frottements oculaires chez les patients atteints de kératocône est corroborée dans de nombreuses études.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains patients, à la première consultation, nient toutefois l’existence de frottements oculaires, et si l’on s’en tenait à cette réponse négative, on pourrait considérer que le kératocône peut survenir de manière spontanée chez ces patients. Cependant, en les reconvoquant à une visite ultérieure de contrôle, on recueille généralement l’aveu de frottements intempestifs répétés, qui étaient effectués de manière totalement inconsciente, notamment au réveil, ou dans les phases d’endormissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Substituer à la conception classique du kératocône celle d’une déformation cornéenne d’origine mécanique suffirait à faire reconsidérer l’indication du cross linking, puisque l’arrêt des frottements suffit en principe à ne pas aggraver la déformation cornéenne constatée à la première visite. On pourrait toutefois être tenté de « renforcer » la rigidité de la cornée, car cet objectif est la raison d’être du CXL et préside à la réalisation de cette technique (irradiation de la cornée par des UV après exposition à la riboflavine). In vitro, cette technique fournit des résultats expérimentaux, mais l’étude non partisane de la littérature médicale consacrée au CXL souligne avec éloquence que <a href="https://www.gatinel.com/recherche-formation/keratocone-2/effet-biomecanique-du-crosslinking-in-vivo/"><strong>le CXL échoue à durcir la cornée chez les patients atteints de kératocône</strong></a>, alors que cette procédure expose à certaines complications, et représente un coût élevé pour les patients. L&rsquo;auteur de ce site est pourtant l&rsquo;un des rares (le seul officiellement?) à susciter cette <a href="https://www.gatinel.com/recherche-formation/keratocone-2/crosslinking-controverses/">controverse autour du CXL</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.aaojournal.org/article/S0161-6420(16)30781-3/fulltext" target="_blank" rel="noopener"><strong>Un éditorial récent de la prestigieuse revue « Ophthalmology » souligne l’absence de preuves formelles de l’efficacité clinique du CXL</strong></a>, dont la pratique aujourd’hui très répandue (et très abusive selon l’auteur de ce site car probablement injustifiée sur le plan médical) relève du besoin de prise en charge des patients jusque là non satisfait. Par ailleurs, l<a href="https://www.gatinel.com/recherche-formation/keratocone-2/crosslinking-et-cicatrisation/">es mécanismes de cicatrisation et d’inflammation que déclenche le CXL</a> expliquent les modestes modifications de la topographie cornéenne; enfin, le fait que la cornée soit très sensible au décours de la procédure produit probablement un effet désirable et bénéfique : l’arrêt des frottements oculaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon expérience clinique, fondée sur des éléments objectifs (topographies cornéennes différentielles au fil du temps, à intervalles réguliers) montre que <strong>les patients atteints de kératocône (quel qu’en soit le stade) qui cessent de se frotter les yeux ne présentent aucune évolutivité de la déformation cornéenne au fil du temps</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;" id="en-conclusion">En conclusion</h2>
<p style="text-align: justify;">Quand un kératocône vient d’être diagnostiqué il convient de :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">1° <strong>Réaliser une enquête scrupuleuse destinée à identifier le type et la fréquence des frottements oculaires</strong></span> au cours de la journée. Cette étape est cruciale, et vise à éradiquer la pratique de ces frottements.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces frottements intempestifs ont souvent été notés auparavant par les parents des enfants ou adolescents chez lesquels on découvre un kératocône au cours du bilan d’une baisse de vision, et qui présentent par ailleurs très souvent un<strong> terrain allergique</strong> avéré. Par manque d’information, les parents ne répriment pas toujours leurs enfants quand ils les voient se frotter les yeux de manière répétée, au cours de la journée, ou dans les phases de réveil ou d’endormissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Chez les jeunes adultes, les frottements sont souvent effectués de <strong>manière inconsciente</strong>, le plus souvent au réveil, souvent dans la journée (travail et temps passé sur écran), ou encore au coucher. Il répondent à une sensation de démangeaisons (prurit), voire d’une simple irritation de la surface oculaire. Chez les femmes, l’envie de se frotter les yeux est souvent réprimée dans la journée en cas de maquillage (et/ou port de lentilles de contact), mais cette frustration est alors levée après le soir, après le démaquillage, ce dernier étant parfois particulièrement vigoureux.</p>
<p style="text-align: justify;">En moins de deux décennies, le<strong> travail prolongé sur écran</strong> représente l’activité professionnelle ou de loisir la plus exercée, et celle-ci favorise également la survenue de frottements oculaires : <strong>fatigue visuelle</strong>, réduction des clignements avec évaporation excessive du film lacrymal contribuent à l’inflammation et au prurit de la surface oculaire.</p>
<p style="text-align: justify;">On observe que pour les formes interoculaires particulièrement asymétriques de kératocône, une enquête  bien menée conduit toujours à identifier les raisons qui expliquent que la déformation cornéenne prédomine d’un côté plutôt que l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudier ou s’enquérir sur la position de sommeil, en particulier les rapports entre la tête et l’oreiller, ou l’avant-bras s’avère bien souvent fructueux pour comprendre pourquoi le kératocône (la déformation cornéenne) se manifeste plus d’un côté que de l’autre. Il existe une relation frappante entre certaines positions de sommeil et la survenue d’un kératocône plus marqué d’un côté que l’autre. L’appui préférentiel de l’œil le plus atteint contre l’oreiller ou l’avant-bras au cours pendant les phases de sommeil est fréquemment retrouvé chez les sujets qui dorment sur le ventre ou le côté. Il est probable que cette compression prolongée ne soit pas directement causale vis-à-vis de la déformation de la cornée, mais on peut postuler qu’elle provoque une irritation de l’œil plus marquée (chaleur, exposition via les paupières à des irritants comme les acariens de literie, etc.). Dans ce contexte, la déformation cornéenne est certainement causée par les frottements qui prédominent alors de l’œil le plus irrité. L’effet des frottements matinaux est possiblement accentué par l’œdème cornéen au réveil.</p>
<p style="text-align: justify;">Les formes dites « unilatérales » de kératocône s&rsquo;expliquent par la pratique de frottements beaucoup plus fréquents, et intenses, du côté de l&rsquo;oeil concerné.</p>
<figure id="attachment_11309" aria-describedby="caption-attachment-11309" style="width: 590px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/12/frottements-oculaires-et-kératocone-plus-marqué-dun-coté.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-11309" src="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/12/frottements-oculaires-et-kératocone-plus-marqué-dun-coté-590x332.png" alt="Les frottements oculaires concernent souvent un côté plus que l'autre. De nombreuses formes dites unilatérales surviennent du côté où la tête est appuyée pendant le sommeil, contre l'oreiller (ici représenté en pointillés, la patiente mimant sa position de sommeil)." width="590" height="332" srcset="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/12/frottements-oculaires-et-kératocone-plus-marqué-dun-coté-590x332.png 590w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/12/frottements-oculaires-et-kératocone-plus-marqué-dun-coté-768x432.png 768w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/12/frottements-oculaires-et-kératocone-plus-marqué-dun-coté-1024x576.png 1024w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/12/frottements-oculaires-et-kératocone-plus-marqué-dun-coté-409x230.png 409w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/12/frottements-oculaires-et-kératocone-plus-marqué-dun-coté.png 1280w" sizes="(max-width: 590px) 100vw, 590px" /></a><figcaption id="caption-attachment-11309" class="wp-caption-text">Les frottements oculaires concernent souvent un côté plus que l&rsquo;autre. De nombreuses formes dites unilatérales surviennent du côté où la tête est appuyée pendant le sommeil, contre l&rsquo;oreiller (ici représenté en pointillés, la patiente mimant sa position de sommeil). Le patient à droite frottait beaucoup plus vigoureusement son oeil gauche.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>2°) Arrêter définitivement les frottements oculaires vigoureux et répétés</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">A lui seul, <strong>l’arrêt des frottements suffit à enrayer la progression du kératocône</strong>. Ceci est parfaitement logique, et en ligne avec le mécanisme invoqué pour rendre compte de la déformation cornéenne. La prescription d’une désensibilisation allergique, d’agents mouillants ou de collyres anti histaminiques, le traitement d’une blépharite chronique, sont autant d’adjuvants utiles dans ce contexte, pour réduire l’irritation, le prurit, et agir ainsi sur la cause des frottements. Des contrôles topographiques répétés dans le temps permettent de s&rsquo;assurer de l&rsquo;absence de progression de la déformation, en réalisant des cartes topographiques différentielles.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Eye rubbing: a sine qua non for keratoconus? D Gatinel. Int K Kerat Ect Cor Dis, 2016;5(1):6-12</title>
		<link>https://www.gatinel.com/2016/07/eye-rubbing-a-sine-qua-non-for-keratoconus/</link>
					<comments>https://www.gatinel.com/2016/07/eye-rubbing-a-sine-qua-non-for-keratoconus/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jul 2016 12:13:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Publications et actualités]]></category>
		<category><![CDATA[eye rubbing]]></category>
		<category><![CDATA[keratocone]]></category>
		<category><![CDATA[keratocone fruste]]></category>
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					<description><![CDATA[(Link to the original article here)  download : Eye rubbing a sine qua non for keratoconus Eye rubbing as the root cause of keratoconus? Keratoconus has been labelled a “dystrophy of unknown origin”, and I have long been fascinated by this mysterious disease. A large proportion of my clinical practice is dedicated to the diagnosis, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">(Link to the<a href="https://www.ijkecd.com/doi/IJKECD/pdf/10.5005/jp-journals-10025-1114" target="_blank" rel="noopener"> <strong>original article here</strong></a>)  download : <a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2020/03/Eye-rubbing-a-sine-qua-non-for-keratoconus.pdf">Eye rubbing a sine qua non for keratoconus</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.jaypeejournals.com/eJournals/ShowText.aspx?ID=9478&amp;Type=FREE&amp;TYP=TOP&amp;IN=_eJournals/images/JPLOGO.gif&amp;IID=723&amp;Value=26&amp;isPDF=YES" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="wp-image-10944 alignleft" src="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Eye-rubbing-sine-qua-non-for-keratoconus-590x267.png" alt="Eye rubbing sine qua non for keratoconus" width="318" height="144" srcset="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Eye-rubbing-sine-qua-non-for-keratoconus-590x267.png 590w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Eye-rubbing-sine-qua-non-for-keratoconus-768x347.png 768w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Eye-rubbing-sine-qua-non-for-keratoconus-1024x463.png 1024w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Eye-rubbing-sine-qua-non-for-keratoconus-509x230.png 509w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Eye-rubbing-sine-qua-non-for-keratoconus.png 1396w" sizes="(max-width: 318px) 100vw, 318px" /></a></p>
<h2 style="text-align: justify;" id="eye-rubbing-as-the-root-cause-of-keratoconus">Eye rubbing as the root cause of keratoconus?</h2>
<p style="text-align: justify;">Keratoconus has been labelled a “dystrophy of unknown origin”, and I have long been fascinated by this mysterious disease. A large proportion of my clinical practice is dedicated to the diagnosis, management and prevention of keratoconus, and for many years I have been intrigued by how structural changes and deformation of the corneal wall are so pronounced in keratoconus, yet paradoxically, few detectable genetic and molecular abnormalities exist in this condition.</p>
<p style="text-align: justify;">Eye rubbing has long been acknowledged as a risk factor for keratoconus, but I believe its role in the pathogenesis of keratoconus has not been accorded sufficient prominence. I have thus undertaken the task to pen an article to suggest to readers a pathophysiological concept of keratoconus that I am increasingly convinced of: that <a href="https://www.ijkecd.com/doi/IJKECD/pdf/10.5005/jp-journals-10025-1114" target="_blank" rel="noopener"><strong>eye rubbing is the root cause or sine qua non for keratoconus (article download)</strong></a><a href="http://www.jaypeejournals.com/eJournals/ShowText.aspx?ID=9478&amp;Type=FREE&amp;TYP=TOP&amp;IN=_eJournals/images/JPLOGO.gif&amp;IID=723&amp;Value=26&amp;isPDF=YES" target="_blank" rel="noopener">.</a> As such, eye rubbing is not a « risk factor », as often coined in medical litterature, but the direct cause of a syndrome marked by a corneal deformation labeled « keratoconus ».</p>
<p style="text-align: justify;">       In this article, I have put forth the theory that keratoconus is not a dystrophy of unknown genetics and biomolecular substratum, but rather<strong> a syndrome caused by eye rubbing</strong>. i.e what has been called “keratoconus” is in essence the direct consequence of mechanical trauma to the cornea by chronic and incessant eye rubbing, resulting in the progressive deformation and thinning of the corneal wall which are hallmarks of the disease. Eye rubbing is the main character of the « mechanical » hypothesis as the etiology of keratoconus:</p>
<figure id="attachment_11158" aria-describedby="caption-attachment-11158" style="width: 590px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Mechanical-vs-molecular-hypothesis-keratoconus-cause.png"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-11158" src="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Mechanical-vs-molecular-hypothesis-keratoconus-cause-590x332.png" alt="keratoconus cause" width="590" height="332" srcset="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Mechanical-vs-molecular-hypothesis-keratoconus-cause-590x332.png 590w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Mechanical-vs-molecular-hypothesis-keratoconus-cause-768x432.png 768w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Mechanical-vs-molecular-hypothesis-keratoconus-cause-1024x576.png 1024w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Mechanical-vs-molecular-hypothesis-keratoconus-cause-409x230.png 409w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Mechanical-vs-molecular-hypothesis-keratoconus-cause.png 1280w" sizes="(max-width: 590px) 100vw, 590px" /></a><figcaption id="caption-attachment-11158" class="wp-caption-text">The Molecular Hypothesis vs the Mechanical Hypothesis illustrated in a schematic diagram. The Mechanical Hypothesis states that keratoconus is primarily caused by eye rubbing. Eye rubbing is mainly triggered by atopy, air pollution, and extended computer screen viewing. In contrast to the Molecular Hypothesis where genetics, environmental and other unknown general factors are keys to the apparition of the disease, the Mechanical Hypothesis simply states that the structural corneal changes and deformation are initiated and aggravated by a mechanical cause: eye rubbing. Additional mechanical factors, such as corneal refractive surgery or night compression of the cornea (by pressure of the hand or pillow) may also accelerate the corneal deformation. The prolonged contact between the eye and eyelids with the pillow of mattress can cause local contamination and irritation. This, in turn, leads to local itchness, and triggers eye rubbing, expecially in the morning. This explains the striking correspondence between the  » head side » on which patients sleep and the topographic features evocative of keratoconus.<br />Eye rubbing can cause inflammation. The effect of the mechanical stress (distension) is further accentuated by the release of proteinases in the stroma, explaining the progressive thinning of the cornea, which in turn makes it more vulnerable to the trauma caused by rubbing. LASIK cause eye-dryness, and this can in turn trigger eye rubbing, on a more vulnetable (thinned by the refractive surgery procedure).<br />In the Mechanical Hypothesis, keratoconus cannot occur without a repeated mechanical injury such as eye rubbing. When the duration and frequency of eye rubbing exceed the native structural and biomechanical resistance capacity of the cornea, the mechanical imbalance causes the cornea to deform, leading to characteristic topographical patterns, encompassing minor forms of deformation (keratoconus « forme fruste ») to the end stage KC. In my experience, the latter is always encountered in patients who rub the affected eye vigorously and frequently.</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;" id="keratoconus-as-a-primary-mechanical-disease">Keratoconus as a primary mechanical disease</h2>
<p style="text-align: justify;">Just as excessive ligament extension can cause a sprained ankle, chronic eye rubbing can cause the corneal collagen fibers to lose part of their biomechanical resistance, resulting in macroscopically obvious structural deformation. This biomechanical mechanism could also better explain the frequent disparity in the degree of affliction between the right and left eyes (patients frequently rub one eye more often and more vigorously than the other) and the focal nature of keratoconus, which has been recently evidenced.</p>
<figure id="attachment_10928" aria-describedby="caption-attachment-10928" style="width: 590px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/keratoconus-mechanical-theory-explaining.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10928 size-medium" src="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/keratoconus-mechanical-theory-explaining-590x332.png" alt="Explaining the characteristics of keratoconus by eye rubbing" width="590" height="332" srcset="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/keratoconus-mechanical-theory-explaining-590x332.png 590w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/keratoconus-mechanical-theory-explaining-768x432.png 768w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/keratoconus-mechanical-theory-explaining-1024x576.png 1024w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/keratoconus-mechanical-theory-explaining-409x230.png 409w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/keratoconus-mechanical-theory-explaining.png 1280w" sizes="auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px" /></a><figcaption id="caption-attachment-10928" class="wp-caption-text">The exact genetics of keratoconus has yet to be elucidated. The frequency of occurrence in close family members is not clearly defined and is estimated to be less than 20%. In the ‘eye rubbing as a sine qua non for keratoconus’ hypothesis, the influence of genetics is related to the predisposition to conditions that lead to increased eye rubbing, and to corneal thickness and resistance. Down syndrome and atopy are obviously such conditions. Sleep apnea has also been associated with an increased incidence of keratoconus. The deprivation of good quality sleep causes chronic fatigue, and fatigue can induce patients to rub their eyes more frequently. I have often observed cases of late onset keratoconus (after 30 years of age) in workers who had a disturbance of their biological clock by a shift in their work hours from day to night, causing them to be chronically fatigued, and inducing them to rub their tired eyes frequently. A recent male predominance has been discovered in KC. In my experience, women who wear eye make-up tend to rub their eyes less often and less aggressively than men. However, some women with keratoconus tend to rub their eyes heavily after make-up removal. Dry eye and ocular irritation are frequent during pregnancy: the occurrence of keratectasia after pregnancy may be explained again by increased eye rubbing. It is easier to explain the variation in the age of presentation, laterality, severity and broad spectrum of phenotypic expression by excessive eye rubbing than a corneal degenerescence caused by an unknown genetic disorder or molecular cascade. For the same eye rubbing intensity, duration and frequency, corneas with natively reduced thickness and biomechanical resistance may deform more readily and significantly than thicker and stronger corneas. Exposing populations with thinner corneas to high level of pollution, dry air, irritating or allergic agents and bad and/or intensive working conditions may account for the prevalence of keratoconus in some socio-ethnic groups. The recent increase in computer usage has been linked to various ocular symptoms gathered together to be called « <strong>Computer Vision Syndrome</strong> », and this includes eye fatigue, which elicits eye rubbing, which may in turn account for the increase in keratoconus prevalence.</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;" id="marfan-syndrome-vs-keratoconus">Marfan syndrome vs Keratoconus</h2>
<p style="text-align: justify;">These and other concepts are explored further in the article, through both scientific and anecdotal evidence. A pertinent comparison with the cornea changes in Marfan Syndrome is also made:</p>
<figure id="attachment_10927" aria-describedby="caption-attachment-10927" style="width: 590px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Marfan-vs-Keratoconus-eye-rubbing-sine-qua-non-theory.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10927 size-medium" src="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Marfan-vs-Keratoconus-eye-rubbing-sine-qua-non-theory-590x332.png" alt="Marfan disease as an evidence of irrelevance of current theories about keratoconus genesis" width="590" height="332" srcset="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Marfan-vs-Keratoconus-eye-rubbing-sine-qua-non-theory-590x332.png 590w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Marfan-vs-Keratoconus-eye-rubbing-sine-qua-non-theory-768x432.png 768w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Marfan-vs-Keratoconus-eye-rubbing-sine-qua-non-theory-1024x576.png 1024w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Marfan-vs-Keratoconus-eye-rubbing-sine-qua-non-theory-409x230.png 409w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/07/Marfan-vs-Keratoconus-eye-rubbing-sine-qua-non-theory.png 1280w" sizes="auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px" /></a><figcaption id="caption-attachment-10927" class="wp-caption-text"><em>Marfan syndrome is a genetic disorder of connective tissue. It is caused by a mutation in the gene controlling a protein called fibrillin-1, which is widely distributed in connective tissue throughout the body, and is a major component of collagen fibrils. In this syndrome, many organs of the body are affected, including the eye. The aorta, which media comprises large layers of connective tissue, can progressively weaken and stretch under pressure from within the blood vessel, leading to a bulge in the vessel wall called an « aneurysm ». In the eye, Marfan syndrome is associated with a displacement of the crystalline lens (ectopia lentis), due to weakening and loss of resistance of the zonular fibers which attach the lens to the sclera. These zonular fibers are partly made up of fibrillin-1. The lens subluxation caused by the broken or attenuated zonular fibers is typically bilateral, symmetric, and in the superotemporal direction, although it may occur in other directions.</em><br /><em><strong> Marfan syndrome represents a perfect counter-example to explain the irrelevance of current theories on the pathogenesis of keratoconus</strong>, which describe keratoconus to be an unknown collagen dystrophy associated with environmental, cellular and genetic factors causing a degenerative change in the cornea. In fact, based on these assumptions, <strong>Marfan syndrome should perfectly support the theories of keratoconus that attempt to explain the ectatic process</strong>. In Marfan syndrome, the gene mutation is identified, and the fibrillin-1 molecule involved in this connective tissue dystrophy is responsible for the reduction of the strength of the collagen present in the ocular tissues, including the corneal stroma. Yet, despite all these features, no keratoconic or ectatatic pattern is seen in the corneas of patients with Marfan syndrome. The Marfan corneas are thinner, but tend to be flatter instead of steeper. This surprising topographical feature can be easily accepted a priori if one considers that in normal conditions, the main force exerted against the cornea is intraocular pressure. Apparatus for measuring pressure within an eye typically include mechanisms to increasingly deform the cornea by applying a progressively increasing force onto it. This force (eg: a puff of air) is responsible of an inward deformation of the corneal surface, which, for the same intraocular pressure, will be easier if the cornea is thinner or biomechanically weaker. Because the force resulting from intraocular pressure is evenly distributed against the posterior surface of the cornea and the inner surface of the sclera, a softer eyeball will undergo a progressive distension of its shell, which causes the local radii of curvature of the cornea to increase (and the corneal curvature to decrease), with concomitant progressive thinning. Hence, in the absence of a localized or focal additional force or trauma, the biomechanical weakening of Marfan corneas results in a flatter corneal surface. This distension of the eyeball also contributes to its increase in axial length, and most Marfan patients indeed suffer from axial myopia . Abnormally flat corneas and axial myopia both correspond to the ocular diagnostic criteria for Marfan syndrome.</em><br /><em> Although a flat keratometry is a diagnostic criteria for a Marfan cornea, some association between Marfan syndrome and keratoconus has been reported. This however does not contradict the mechanical theory: the biomechanically weaker corneas of Marfan patients may be more vulnerable to the effects of eye rubbing.</em><br /><em> In contrast to the Marfan cornea, the typical topographic pattern of a keratoconus cornea includes steepening and asymmetry of the corneal surface and changes in the corneal thickness, including central or paracentral accelerated thinning. Invoking an external source of trauma to the cornea (such as eye rubbing) as a pathogenetic cause provides a better explanation to these findings than still unraveled processes of molecule change mysteriously affecting only the cornea and preserving the other tissue components of the body. The force exerted against the corneal shell by the pressure of the fingers, particularly the knuckles, may be considerable. Repetitive force can cause stretching and disorganization of the corneal collagen lamellae. An acute rise in intraocular pressure from sudden reduction in eye volume from the compression of the globe by the fingers could also stretch the scleral shell and lead to an axial myopic refractive shift. Despite contradicting reports, the axial length of keratoconus patients seems to be slightly but significantly higher than in non-keratoconus patients.</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">There will understandably be skeptics and naysayers to this theory, especially since the hypothesis may be impossible to prove. However, the primary purpose of this article is to increase the awareness of the potential ill-effects of eye rubbing and its association with keratoconus. Highlighting its causative role may help to dramatically reduce the incidence of keratoconus, and stop its progression in eyes already affected.</p>
<p>It is interesting to note that conditions that are characterized by the presence of corneal inflammation generally induce a reduction in corneal curvature, not an increase in corneal curvature. This also underlines the importance of the mechanical hypothesis to account for the focal steepening which is observed in corneas with keratoconus.</p>
<h2 id="in-conclusion"><strong>In conclusion: </strong></h2>
<p>The “eye rubbing as a sine qua non for keratoconus” theory blatantly defies the widely accepted concept of keratoconus being a corneal dystrophy of unknown origin. To many, it may appear provocative in its simplicity, and on a personal level, would have triggered some skepticism 6 or 7 years ago. However, in recent years, after conceiving the hypothesis and applying it to my day to day management of keratoconus patients, the skepticism is waning. <strong>The theory is compatible with most of what is known about keratoconus</strong>. In fact, day by day, after each patient interview, I am increasingly convinced that<strong> this mechanical first hit theory is the answer to the enigma surrounding keratoconus</strong>. This opens fascinating perspectives. It could close the chapter of the mystery of the pathogenesis of keratoconus opened by Dr John Nottingham’s 1854 treatise on the conical cornea. In theory, it could also lead to the eradication the disease if it were possible to prohibit everyone from chronically and incessantly rubbing their eyes. However, from a practical standpoint, this is probably an impossible mission.</p>
<p>A less ambitious but important goal is still attainable, and this involves reducing the incidence and progression of keratoconus by <strong>increasing the awareness of patients on the potential dangers of chronic and vigorous eye rubbing</strong>, and encouraging them to refrain from it. In the management of my many patients with keratoconus, I religiously counsel them on the dangers of eye rubbing, and tell all of them to stop rubbing their eyes. I also routinely perform detailed evaluation of their condition, including refraction and subtractive topography maps between each consultation to document disease progression. None of my patients who have completely stopped rubbing their eyes have seen progression in their disease since they kicked the habit. These observations are still ongoing, and will require a longer follow-up, but if they stand the test of time, they will bring forth a strong argument to support the “eye rubbing as a sine qua non for keratoconus’ theory, and more importantly, demonstrate its clinical benefits.</p>
<p><a href="http://www.jaypeejournals.com/eJournals/ShowText.aspx?ID=9478&amp;Type=FREE&amp;TYP=TOP&amp;IN=_eJournals/images/JPLOGO.gif&amp;IID=723&amp;Value=26&amp;isPDF=YES" target="_blank" rel="noopener"><em>Link to the original paper</em></a></p>
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		<title>Validation of an objective scoring system for forme fruste keratoconus detection and post-LASIK ectasia risk assessment in Asian Eyes. Chan C, Ang M, Saad A, Chua D, Mejia M, Lim L, Gatinel D. Cornea, 2015</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2016 23:07:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Publications et actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Cet article concerne les résultat de l&#8217;évaluation du logiciel SCORE Analyzer (topographe Orbscan) sur des yeux asiatiques pour la détection des formes frustes de kératocône (kératocône infra clinique débutant). Le SCORE Analyzer est un système d&#8217;intelligence artificielle fondé sur l&#8217;analyse de la topographie de la cornée par un algorithme conçu par les Drs Gatinel et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article concerne les résultat de l&rsquo;évaluation du logiciel<a href="https://www.gatinel.com/chirurgie-refractive/bilan-preoperatoire/score-analyzer/"> SCORE Analyzer </a>(topographe Orbscan) sur des yeux asiatiques pour la détection des formes frustes de kératocône (kératocône infra clinique débutant). Le SCORE Analyzer est un système d&rsquo;intelligence artificielle fondé sur l&rsquo;analyse de la topographie de la cornée par un algorithme conçu par les Drs Gatinel et Saad de la Fondation Rothschild. Cet algorithme permet de détecter la présence d&rsquo;un kératocône infraclinique débutant avec une sensibilité et une spécificité qui se revendiquent meilleure que celles des systèmes concurrents. Il est cependant nécessaire de valider l&rsquo;algorithme du SCORE sur un groupe indépendant de patients.</p>
<p>Nous avons analysé 128 Orbscans de 128 patients asiatiques, parmi lesquels  24 yeux FFKC et 104 yeux de contrôle avec le logiciel SCORE Analuzer. Le score a été négatif pour 7 yeux (faux négatifs) dans le groupe FFKC et positif dans 2 yeux dans le groupe témoin (faux positifs) . La sensibilité était de 70,8 % , la spécificité de 98,1% , la valeur prédictive positive de 89,5 % , et la valeur prédictive négative de 93,6 % . L&rsquo;irrégularité à 3 mm , la pachymétrie minimale , le décentrement vertical du point le plus fin, l&rsquo;élévation postérieure maximale ,et l&rsquo;élévation antérieure du point le plus fin , étaient significativement différent dans les deux groupes.</p>
<p>Ces résultats montrent que le SCORE Analyzer est à même de détecter de manière objective 70% des formes débutantes de kératocône infraclinique, avec une spécificité satisfaisante.</p>
<p><a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2016/03/CORNEA-D-15-00269-7_DG-2-11.pdf">Validation of an objective scoring system for forme fruste keratoconus detection and post-LASIK ectasia risk assessment in Asian Eyes. Chan C, Ang M, Saad A, Chua D, Mejia M, Lim L, Gatinel D. Cornea, 2015 2 (1)</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Saad A, Gatinel D. Retrospective testing of the Score for the detection of ectasia susceptibility: a case report of ectasia 7 years after LASIK. Int J Kerat Ect Cor Dis,2013;2(2):73-78</title>
		<link>https://www.gatinel.com/2013/10/saad-gatinel-d-retrospective-testing-of-the-score-for-the-detection-of-ectasia-susceptibility-case-report-of-ectasia-7-years-after-lasik-int-j-kerat-ect-cor-dis20132273-78/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Oct 2013 16:56:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Publications et actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ectasie]]></category>
		<category><![CDATA[keratocone fruste]]></category>
		<category><![CDATA[LASIK]]></category>
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					<description><![CDATA[Cet article rapporte l&#8217;observation d&#8217;un cas d&#8217;ectasie post LASIK diagnostiqué en 2013, soit plus de 7 ans après la procédure initiale effectuée en 2005. L&#8217;ectasie concernait l&#8217;oeil gauche uniquement, et s&#8217;accompagnait d&#8217;une baisse d&#8217;acuité visuelle avec un astigmatisme irrégulier prononcé. Les cartes de topographies cornéennes préopératoires Orbscan et OPDscan réalisées en 2005, avant l&#8217;intervention par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article rapporte l&rsquo;observation d&rsquo;un cas d&rsquo;ectasie post LASIK diagnostiqué en 2013, soit plus de 7 ans après la procédure initiale effectuée en 2005. L&rsquo;ectasie concernait l&rsquo;oeil gauche uniquement, et s&rsquo;accompagnait d&rsquo;une baisse d&rsquo;acuité visuelle avec un astigmatisme irrégulier prononcé. Les cartes de topographies cornéennes préopératoires Orbscan et OPDscan réalisées en 2005, avant l&rsquo;intervention par LASIK ont été rétrospectivement analysées. Les critères de détection de Klyce et Maeda, fondés sur l&rsquo;examen OPDscan étaient négatifs pour la détection du kératocône. L&rsquo;utilisation du nouveau logiciel « Score Analyzer » (non disponible en 2005), qui fournit une aide au diagnostic des formes infracliniques débutantes de kératocône à partir des cartes Orbscan, a révélé que l&rsquo;oeil atteint aurait eu un Score de susceptibilité à l&rsquo;ectasie de +0.2 en préopératoire, alors que le Score de l&rsquo;autre oeil était normal.</p>
<p><a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2013/10/Saad-A-Gatinel-D-Retrospective-testing-on-the-Score-for-the-detection-of-ectasia-susceptibility-a-case-report-of-ectasia-7-eyars-after-LASIK-Int-J-Kerato-Ectatic-Dis-2013.pdf">Saad A Gatinel D Retrospective testing on the Score for the detection of ectasia susceptibility a case report of ectasia 7 eyars after LASIK Int J Kerato Ectatic Dis 2013</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voir également : <a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2012/11/La-d%C3%A9tection-du-k%C3%A9ratoc%C3%B4ne-fruste-Saad-Gatinel-Pratiques-en-Ophtalmologie-Novembre-2012.pdf">https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2012/11/La-d%C3%A9tection-du-k%C3%A9ratoc%C3%B4ne-fruste-Saad-Gatinel-Pratiques-en-Ophtalmologie-Novembre-2012.pdf</a></p>
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		<title>Guilbert E, Saad A, Gatinel D. Unilateral Ectasia After LASIK in a Patient With Abnormal Topography but Normal Tomography. J Refract Surg, 2013;29(4):294-296</title>
		<link>https://www.gatinel.com/2013/06/guilbert-e-saad-a-gatinel-d-unilateral-ectasia-after-lasik-in-a-patient-with-abnormal-topography-but-normal-tomography-j-refract-surg-2013294294-296/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jun 2013 19:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Publications et actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ectasie]]></category>
		<category><![CDATA[keratocone fruste]]></category>
		<category><![CDATA[LASIK]]></category>
		<category><![CDATA[topographie cornéenne]]></category>
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					<description><![CDATA[L’ectasie cornéenne induite est une complication rare du LASIK dont le début est souvent insidieux et retardé dans le temps. Elle réalise un tableau comparable à celui d’un kératocône, avec réapparition d’une myopie et d’un astigmatisme irrégulier et évolutif. Le facteur de risque principal de cette complication est la présence d’une forme infra clinique de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’ectasie cornéenne induite est une complication rare du LASIK dont le début est souvent insidieux et retardé dans le temps. Elle réalise un tableau comparable à celui d’un kératocône, avec réapparition d’une myopie et d’un astigmatisme irrégulier et évolutif. Le facteur de risque principal de cette complication est la présence d’une forme infra clinique de kératocône (kératocône fruste). De fait, une attention particulière est donnée à l’étude des facteurs qui en favorisent la prévention.</p>
<p>Cet article rapporte un cas d’ectasie post LASIK unilatérale, découverte 5 ans après la chirurgie initiale effectuée au microkératome pour une myopie d’environ -7 Dioptries.</p>
<p>De nombreuses études dont certains de nos travaux accréditent l’existence d’un amincissement et d’une déformation précoce de la face postérieure de la cornée. L’étude des cartes topographiques pré opératoires (Orbscan) du patient est intéressante car elles montrent que du côté de l’ectasie, il existait avant l’intervention une asymétrie de la face antérieure, avec un indice KISA supérieur à 100%, alors que l’atteinte postérieure et tomographique était moins évidente.</p>
<p>Ce cas souligne le fait que toute anomalie ou atypie topographique, qu’elle soit située au niveau de la face antérieure ou postérieure de la cornée, peut être suggestive d’une forme infraclinique débutante de kératocône.</p>
<p>Télécharger : <a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2013/06/Guilbert-E-Saad-A-Gatinell-D.Unilateral-Ectasia-After-LASIK-in-a-Patient-With-Abnormal-Topography-but-Normal-Tomography.-J-Refract-Surg-2013-294-294-296.pdf">Guilbert E, Saad A, Gatinell D.Unilateral Ectasia After LASIK in a Patient With Abnormal Topography but Normal Tomography. J Refract Surg, 2013 29(4) 294 296</a></p>
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		<title>Cabot F, Gatinel D. Refractive Surgical Problem. Journal of Cataract and Refractive Surgery, January 2013</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 21:16:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
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					<description><![CDATA[Cet article expose un cas clinique de chirurgie réfractive, qui concerne plus particulièrement le choix de l&#8217;indication opératoire (LASIK, PKR, abstention chirurgicale) au terme du bilan pré-opéatoire qui associe mesures visuelles, topographie cornéenne (avec mesure de l&#8217;épaisseur de la cornée) et exploration biomécanique (Ocular Response Analyzer). Le résultat de ces investigations est discuté. Au final, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article expose un cas clinique de chirurgie réfractive, qui concerne plus particulièrement le choix de l&rsquo;indication opératoire (LASIK, PKR, abstention chirurgicale) au terme du bilan pré-opéatoire qui associe mesures visuelles, topographie cornéenne (avec mesure de l&rsquo;épaisseur de la cornée) et exploration biomécanique (Ocular Response Analyzer). Le résultat de ces investigations est discuté. Au final, si la réalisation d&rsquo;un LASIK semble risquée chez ce patient, celle d&rsquo;une PKR parait pouvoir être envisagée.</p>
<p>Télécharger : Cabot F, Gatinel D. Refractive Surgucal Problem. Journal of Cataract and Refractive Surgery, January 2013</p>
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		<title>Gatinel D. Evoquer et dépister  un kératocône débutant. Réalités Ophtalmologiques numéro 201, mars 2013</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 12:08:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Publications et actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ectasie]]></category>
		<category><![CDATA[keratocone]]></category>
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					<description><![CDATA[Cet article est consacré aux éléments cliniques devant faire suspecter la possibilité d&#8217;une forme infra-clinique débutante de kératocône (kératocône fruste). Télécharger : D Gatinel Evoquer et dépister un keratocone fruste Réalités Ophtalmologiques 2013 mars num 201]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article est consacré aux éléments cliniques devant faire suspecter la possibilité d&rsquo;une forme infra-clinique débutante de kératocône (kératocône fruste).<br />
Télécharger : <a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2013/03/D-Gatinel-Evoquer-et-dépister-un-keratocone-fruste-Réalités-Ophtalmologiques-2013-mars-num-201.pdf">D Gatinel Evoquer et dépister un keratocone fruste Réalités Ophtalmologiques 2013 mars num 201</a></p>
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		<title>La détection du kératocône fruste. A Saad, D Gatinel &#8211; Pratiques en Ophtalmologie, Novembre 2012</title>
		<link>https://www.gatinel.com/2012/11/la-detection-du-keratocone-fruste-a-saad-d-gatinel-pratiques-en-ophtalmologie-novembre-2012/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Nov 2012 21:48:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Français]]></category>
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		<category><![CDATA[dépistage]]></category>
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					<description><![CDATA[Cet article est consacré à la description d&#8217;une nouvelle méthode de détection topographique du kératocône fruste (kératocône infra clinique très débutant) développée par les Drs Damien Gatinel et Alain Saad . La détection du kératocône fruste débutant est très importante en chirurgie réfractive: cette anomalie contre indique formellement la réalisation d&#8217;un LASIK. L&#8217;utilisation des valeurs [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article est consacré à la description d&rsquo;une nouvelle méthode de détection topographique du kératocône fruste (kératocône infra clinique très débutant) développée par les Drs Damien Gatinel et Alain Saad . La détection du kératocône fruste débutant est très importante en chirurgie réfractive: cette anomalie contre indique formellement la réalisation d&rsquo;un LASIK. L&rsquo;utilisation des valeurs quantitatives d&rsquo;une combinaison de paramètres topographiques obtenus grâce à l&rsquo;Orbscan permet de calculer un SCORE unique, par une méthode d&rsquo;analyse discriminante. Cette méthode permet de séparer les yeux atteints d&rsquo;un kératocône très débutant des yeux sains, avec une sensibilité de 92% et une spécificité de 96%. Il s&rsquo;agit de la première et unique méthode utilisant de manière combinée des indices topographiques spéculaires (topographie de type Placido de la face antérieure de la cornée) et des indices topographiques d&rsquo;élévation (élévation antérieure, postérieure, variation de l&rsquo;épaisseur cornéenne).</p>
<p><a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2012/11/couverture-pratique-en-ophtalmologie-detection-du-kératocone-fruste-saad-gatinel.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-5809" title="couverture pratique en ophtalmologie detection du kératocone fruste saad gatinel" src="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2012/11/couverture-pratique-en-ophtalmologie-detection-du-kératocone-fruste-saad-gatinel-420x590.jpg" alt="Couverture de l’article sur la détection du kératocône fruste" width="420" height="590" srcset="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2012/11/couverture-pratique-en-ophtalmologie-detection-du-kératocone-fruste-saad-gatinel-420x590.jpg 420w, https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2012/11/couverture-pratique-en-ophtalmologie-detection-du-kératocone-fruste-saad-gatinel.jpg 684w" sizes="auto, (max-width: 420px) 100vw, 420px" /></a></p>
<p>Télécharger : <a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2012/11/La-détection-du-kératocône-fruste-Saad-Gatinel-Pratiques-en-Ophtalmologie-Novembre-2012.pdf">La détection du kératocône fruste Saad &amp; Gatinel Pratiques en Ophtalmologie Novembre 2012</a></p>
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		<title>Guedj M, Saad A, Audureau E, Gatinel D. Photorefractive keratectomy in patients with suspected keratoconus: Five-year follow-up. J Cataract Refract Surg, 2012, epub</title>
		<link>https://www.gatinel.com/2012/11/guedj-m-saad-a-audureau-e-gatinel-d-photorefractive-keratectomy-in-patients-with-suspected-keratoconus-five-year-follow-up-j-cataract-refract-surg-2012-epub/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Nov 2012 22:31:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Publications et actualités]]></category>
		<category><![CDATA[keratocone fruste]]></category>
		<category><![CDATA[PKR]]></category>
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					<description><![CDATA[ Peut-on opérer en PKR les yeux myopes suspects de kératocône débutant? Télécharger l&#8217;article : Guedj M, Saad A, Audureau E, Gatinel D Photorefractive keratectomy in patients with suspected keratoconus Five-year follow-up. J Cataract Refract Surg, 2012 epub Le kératocône est une affection qui, quel que soit son stade (débutant ou avéré) une contre indication à la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 id="peut-on-operer-en-pkr-les-yeux-myopes-suspects-de-keratocone-debutant"><strong> Peut-on opérer en PKR les yeux myopes suspects de kératocône débutant?</strong></h2>
<p>Télécharger l&rsquo;article : <a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2012/11/Guedj-M-Saad-A-Audureau-E-Gatinel-D-Photorefractive-keratectomy-in-patients-with-suspected-keratoconus-Five-year-follow-up.-J-Cataract-Refract-Surg-2012-epub.pdf">Guedj M, Saad A, Audureau E, Gatinel D Photorefractive keratectomy in patients with suspected keratoconus Five-year follow-up. J Cataract Refract Surg, 2012 epub</a></p>
<p>Le kératocône est une affection qui, quel que soit son stade (débutant ou avéré) une contre indication à la chirurgie réfractive par LASIK. En effet, la présence d’une anomalie topographique cornéenne évocatrice de kératocône débutant est la première cause d’ectasie cornéenne : cette complication réalise un tableau de kératocône évolutif, marqué par une cambrure excessive de la cornée, responsable d’un retour progressif de la myopie et de sa déformation irrégulière, provoquant un fort astigmatisme. Quand le tableau topographique est isolé (l’acuité visuelle étant conservée en lunettes,  et l’absence d’anomalies constatée à l’examen biomicroscopique de l’œil) mais suffisamment prononcé pour éveiller une suspicion de kératocône débutant, on parle de « suspicion de kératocône », ou « kératocône suspect ». Ces anomalies s’inscrivent dans le champ des formes dites « infra cliniques » de kératocône, qui regroupent des anomalies non ou peu évolutives, mais qui, à l’instar des volcans endormis, peuvent se « réveiller » et évoluer vers une forme avérée de kératocône en cas de facteur déclenchant (frottements oculaires répétés, ou pour ce qui nous intéresse ici une chirurgie réfractive cornéenne).</p>
<p>Le rôle dévolu à la topographie cornéenne préopératoire avant chirurgie réfractive et de dépister le kératocône, en particulier dans ses formes infra cliniques débutantes (kératocône fruste, kératocône suspect), qui sont fréquemment associées à une myopie et un astigmatisme, et une intolérance notable aux lentilles de contact.</p>
<p>SI le LASIK comprend la réalisation d’un capot épithélio -stromal (laser femtoseconde) sous lequel est réalisée la photoablation cornéenne (laser excimer), la technique de PKR consiste à délivrer la dite photoablation en surface de la cornée, sans découpe de capot mais après retrait du feuillet épithélial superficiel (celui-ci repousse naturellement en quelque jours après la chirurgie). Or les cas décrits d’ectasie cornéenne après PKR sont exceptionnels : une dizaine de cas seulement ont été rapportés dans la littérature. Leur fréquence dans cette population de myopes opérés  parait même bien moindre que celle du kératocône « naturel », ce qui suggère l’innocuité du laser de surface (PKR) sur les formes infra cliniques de kératocône. En ce qui concerne les cas rapportés d’ectasie post PKR, ceux-ci pourraient enfait correspondre à un évènement fortuit (l’ectasie serait apparue même en l’absence de PKR, l’évolution naturelle du kératocône observée au décours de la chirurgie de surface constitue alors d’un « hasard de calendrier ») …ou tout du moins très exceptionnel.</p>
<p>La rareté de l’ectasie cornéenne après PKR tranche de plus avec les conditions de réalisation de cette technique dans le passé : il y a 15 ou 20 ans, les examens topographique n’étaient pas aussi performants qu’aujourd’hui pour le dépistage des formes précoces de kératocône infraclinque, et le degré de correction de la myopie était plus élevé qu’aujourd’hui (actuellement, la limite supérieure pour la correction de la myopie en PKR est proche de 6 D mais au début des années 2000, des corrections de 10 D voire plus n’étaient pas exceptionnelles). Ces données conduisent certains opérateurs, dont l’auteur de ce site, à envisager la réalisation d’une PKR plutôt l’abstention (le LASIK étant quant à lui bien évidemment contre indiqué dans ce contexte) pour les yeux atteints de myopie faible ou moyenne, et dont l’aspect topographique évoque une forme infra clinique débutante de kératocône (…au terme d’un bilan clinique soigneux et en l’absence d’autre contre indication à la chirurgie réfractive).</p>
<p>Nous avons cherché à apporter un élément objectif de confirmation à cette attitude thérapeutique en étudiant le devenir des yeux opérés de chirurgie réfractive par PKR (laser de surface) qui présentaient en pré opératoire des anomalies évocatrices de kératocône infra clinique. Le diagnostic de kératocône infraclinique  a été posé de manière objective, en utilisant de manière rétrospective un logiciel d’analyse topographique automatisée  (Corneal Navigator, Nidek). Ce logiciel utilise les données de la topographie spéculaire antérieure (réflexion d’un disque de Placido). Tous les patients opérés avaient certes bénéficié d’un examen topographique lors de leur première consultation grâce au topographe aberromètre OPD scan II (Nidek), mais au moment de l’inclusion des patients opérés, celui-ci n’était pas équipé du logiciel « Corneal Navigator ». L’examinateur était alors conduit à interpréter la carte topographique et fonder son jugement sans le recours à des indices quantitatifs.  Le choix de la réalisation d’une technique de PKR plutôt que de LASIK fut cependant dicté dans la plupart des cas par la détection d’éléments topographiques jugés suspects de manière subjective, faisant redouter le risque d’ectasie post LASIK. Les cartes spéculaire de l’OPD scan étaient systématiquement complétées de celles fournies par le topographe d’élévation Orbscan, systématiquement réalisé en préopératoire, et du recueil d’élément cliniques comme un terrain atopique, ou des antécédents familiaux de kératocône. Lors du déroulement de l’étude, l’utilisation rétrospective du logiciel Corneal Navigator a donc été effectuée « a postériori », en reprenant les données topographiques brutes préopératoires stockées dans l’appareil.</p>
<p>En analysant ainsi de manière rétrospective toutes les cartes topographiques d’yeux ayant bénéficié d’une correction au laser excimer de la myopie par PKR entre 2004 et 2007, nous avons identifié 62 yeux (42 patients) qui présentaient avant l’intervention un score positif (pourcentage de similitude) de détection topographique objective pour le kératocone suspect (voire dans certains cas le kératocône débutant avéré selon le logiciel d’analyse du topographe). Sur le plant réfractif, la moyenne du défaut optique à corriger en préopératoire était proche de 3.5 D pour la myopie, et de 1 D pour l’astigmatisme. Les anomalies topographiques notées comprenaient de l’astigmatisme « irrégulier », un SRAX (déviation de l’axe d’un hémi méridien le plus camrbré), un astigmatisme oblique prononcé, un aspect en « nœud papillon » asymétrique, etc.  L’épaisseur moyenne des cornées opérées était proche de 530 microns en préopératoire, et de 470 mirons en postopératoire (soit une ablation moyenne centrale d’environ 60 microns en moyenne).</p>
<p>Parmi ces cas de kératocônes débutants opérés de PKR, nous avons pu contacter et/ou examiner 33 patients (49 yeux). Aucun de ceci n’a développé d’ectasie cornéenne après 5 ans de recul.</p>
<p>Ces résultats semblent confirmer l’absence de risque d’ectasie pour les myopies faibles et moyennes opérées en laser de surface pour les yeux atteints de formes suspectes de kératocône. Ceci peut s’expliquer par diverses hypothèses :</p>
<p>&#8211;          dans certains cas, le diagnostic de kératocône a pu être posé de manière « abusive » par le topographe (cas de fausse positivité du logiciel de détection, toute technique de détection e médecine étant entachée d’une spécificité inférieure à 100%).</p>
<p>&#8211;          contrairement au LASIK, la PKR ne comporte pas de découpe de capot stromal. Or, le volume constitué par le capot est nettement supérieur à celui d’une photoablation pour myopie moyenne, et même si le capot est « reposé » après LASIK, il ne joue plus vraiment de rôle de soutien biomécanique pour le mur cornéen.  Ainsi, le « stress  biomécanique » provoqué par une PKR pour myopie faible à moyenne ne serait pas à même de fragiliser outre mesure la cornée.</p>
<p>&#8211;          ma PKR « protège » de l’évolution ultérieure vers une forme plus avérée d’ectasie. Cette hypothèse est plus audacieuse, mais peut être avancée, en invoquant, outre la faible prévalence des cas d’ectasie après PKR,  une régularisation de la surface cornéenne centrale (avec aplatissement du sommet) conjointe d’une amélioration de l’adhérence épithéliale, et de la survenue de phénomènes cicatriciels bénéfiques en matière de réduction de l’inflammation locale, etc.</p>
<p>Enfin, il est intéressant de noter que ces résultats rassurants ont été observés en l’absence de réalisation de toute technique de cross-linking ! Il semble de fait indiqué de réaliser une étude comparative destinée à prouver le bénéfice du cross linking combiné à la PKR sur la réalisation simple d’une PKR sans cross linking.</p>
<p>En conclusion, les résultats de cette étude confirment que la réalisation d’une correction de la myopie par PKR chez les yeux myopes avec « cornée suspecte » n’est pas susceptible d’aggraver l’évolution de la déformation cornéenne vers une forme d’ectasie.  Un recul supplémentaire et des études complémentaires seront nécessaires pour valider pleinement ces conclusions.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Saad A, Gatinel D. Validation of a new scoring system for the detection of early forme of keratoconus. Int J Kerat Ect Cor Dis, 2012, 1(2):100-108</title>
		<link>https://www.gatinel.com/2012/09/saad-a-gatinel-d-validation-of-a-new-scoring-system-for-the-detection-of-early-forme-of-keratoconus-int-j-kerat-ect-cor-dis-2012-12100-108/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Gatinel, MD, PhD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Sep 2012 20:32:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Publications et actualités]]></category>
		<category><![CDATA[dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[keratocone fruste]]></category>
		<category><![CDATA[Orbscan]]></category>
		<category><![CDATA[topographie cornéenne]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce travail porte sur la comparaison entre la détection automatisée des formes précoces de kératocône infra clinique (effectuée grâce au logiciel SCORE, conçu pour le topographe Orbscan IIz, Technolas PV) et l&#8217;interprétation subjective des cartes Orsbcan par un expert en topographie cornéenne. 183 cartes Orbscan de type Quad Map (topographie cornéenne spéculaire antérieure, élévation antérieure, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce travail porte sur la comparaison entre la détection automatisée des formes précoces de kératocône infra clinique (effectuée grâce au logiciel SCORE, conçu pour le topographe Orbscan IIz, Technolas PV) et l&rsquo;interprétation subjective des cartes Orsbcan par un expert en topographie cornéenne. 183 cartes Orbscan de type Quad Map (topographie cornéenne spéculaire antérieure, élévation antérieure, élévation postérieure, carte d&rsquo;épaisseur point par point) ont été classées par le logiciel SCORE en deux groupes: normal, ou susceptible d&rsquo;ectasie.</p>
<p>Ces 183 cartes ont également été classées de manière indépendante par un observateur expérimenté à l&rsquo;interprétation des cartes de topographie cornéenne (Dr Gatinel). Le logiciel SCORE a classé comme « normaux « 153 yeux, alors que 22 yeux ont été considérés comme anormaux (c&rsquo;est à dire à risque d&rsquo;ectasie post LASIK, et ce en raison d&rsquo;un aspect évocateur de kératocône infra clinique débutant).</p>
<p>Après inspection attentive, l&rsquo;expert à classé comme normales 159 cartes, et 24 ont été considérées comme à risque pour l&rsquo;ectasie. La détection par le logiciel SCORE  a comporté 6 faux positifs et 2 faux négatifs, soit une sensibilité de 92% et une spécificité de 96%.</p>
<p>Télécharger l&rsquo;article : <a href="https://www.gatinel.com/wp-content/uploads/2012/09/Saad-A-Gatinel-D.-Validation-of-a-new-scoring-system-for-the-detection-of-early-forme-of-keratoconus..pdf">Saad A Gatinel D. Validation of a new scoring system for the detection of early forme of keratoconus.</a></p>
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