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PKR pour hypermétropie après kératotomie radiaire

PKR après kératotomie radiaire

La kératotomie radiaire (KR) fut la première technique de chirurgie réfractive proposée en routine aux patients myopes, à la fin des années 80 et au début des années 90. Des décennies plus tard, de nombreux patients développent une hypermétropie progressive. La PKR au laser excimer offre aujourd’hui une solution efficace pour corriger ce « shift hypermétropique ».

Points clés 43 % de shift hypermétropique à 10 ans dans l’étude PERK (793 yeux) PKR = technique de choix : le LASIK est contre-indiqué après KR (risque de réouverture des incisions) Fluctuations visuelles : symptôme caractéristique lié aux variations d’hydratation cornéenne Topographie oblate : aplatissement central + cambrure périphérique, aberration sphérique positive élevée Traitement personnalisé : Contoura® topo-guidé en cas d’irrégularités sévères (trefoil, triplopie) Presbytie : la légère surcorrection myopique associée à la multifocalité résiduelle permet souvent la lecture sans lunettes

 Kératotomie radiaire : principes et historique

L’idée de réaliser des incisions au sein du tissu cornéen pour en modifier la courbure est ancienne : c’est le Norvégien Schiøtz qui fut le premier ophtalmologiste à décrire l’utilisation d’une incision de la cornée pour corriger l’astigmatisme (1885).

Quelques années plus tard, Lans publia le premier travail expérimental sur les effets des incisions cornéennes non perforantes chez le lapin (1898). Ces résultats permirent d’énoncer les principes fondateurs des techniques incisionnelles cornéennes :

Principes des incisions cornéennes (Lans, 1898) • Les incisions radiaires provoquent une cambrure périphérique et un aplatissement central de la cornée • Les incisions transversales provoquent un relâchement du méridien selon lequel elles sont centrées • Plus les incisions sont profondes, plus l’effet est marqué

Les origines : de Sato à Fyodorov

On attribue au médecin japonais Sato la paternité de la technique de kératotomie radiaire. Celui-ci avait observé que des déchirures spontanées de la membrane de Descemet entraînaient un aplatissement secondaire chez les patients atteints de kératocône. Il conçut un couteau spécial destiné à réaliser des incisions à la face profonde de la cornée. De nombreux patients furent opérés au Japon au début des années 50, et les premiers résultats furent publiés en 1953.

Les complications de la technique de Sato

À l’époque, on ignorait le rôle de l’endothélium cornéen. Contrairement à celui du lapin, l’endothélium humain ne se régénère pas. Les incisions postérieures endommageaient irréversiblement cette couche cellulaire : on estime que plus de 70 % des patients opérés selon la technique de Sato ont développé des œdèmes sévères de la cornée. Sato recommandait de réaliser 40 incisions à la face postérieure et 40 à la face antérieure !

Le chirurgien russe Fyodorov apprit la technique lors d’une visite au Japon. De retour en URSS, il la modifia en ne pratiquant que des incisions antérieures, avec un contrôle précis de la profondeur. Les résultats publiés par Fyodorov en 1982 furent très encourageants — mais jamais égalés par la suite.

L’Américain Bores réalisa la première kératotomie radiaire aux USA en 1978. À cette époque, le nombre recommandé d’incisions était de 16 ; ce nombre fut progressivement revu à la baisse, car des études montrèrent que 4 incisions suffisaient pour corriger les myopies faibles à moyennes.

Schéma des incisions de kératotomie radiaire
En haut : En bas :

L’étude PERK : premiers résultats à long terme

En 1981, l’étude PERK (Prospective Evaluation of Radial Keratotomy) fut lancée pour étudier de manière prospective les résultats d’une procédure standardisée comportant 8 incisions sur une zone optique de 3 ou 4 mm. Au total, 793 yeux de 435 patients dont la myopie était comprise entre −2 et −8,75 D furent inclus.

Détail des incisions de kératotomie radiaire

SuiviEmmétropie (± 1 D)Sous-correctionHypermétropie > 1 D
1 an60 %30 %10 %
5 ans17 %
10 ans43 %

Résultats de l’étude PERK (Waring et al., Arch Ophthalmol 1994). Le risque de shift hypermétropique augmentait avec le temps et était plus important chez les patients initialement plus myopes.

 Le shift hypermétropique : complication tardive de la KR

Le shift hypermétropique est la complication tardive la plus préoccupante observée après une kératotomie radiaire. Il se caractérise par l’apparition progressive et l’accentuation d’une hypermétropie, liée à un aplatissement cornéen excessif qui se poursuit au fil des années.

Mécanisme de la kératotomie radiaire

Cette dérive réfractive est d’autant plus gênante qu’elle survient chez des patients opérés dans les années 80-90, qui avaient alors une trentaine d’années en moyenne. Aujourd’hui, ces patients ont tous atteint ou dépassé l’âge de la presbytie et doivent porter des lunettes pour voir de loin ET de près.

Symptômes associés au shift hypermétropique • Hypermétropie progressive : correction de loin pouvant atteindre +3 à +4 D • Fluctuations visuelles quotidiennes : vision différente entre le matin et le soir • Astigmatisme inverse (« contre la règle ») fréquemment associé • Halos et éblouissements nocturnes liés à l’irrégularité cornéenne

Cornée opérée de kératotomie radiaire en coupe OCT

 Topographie cornéenne après kératotomie radiaire

La topographie cornéenne est un examen systématique visant à évaluer le résultat d’une procédure de kératotomie radiaire et à planifier une éventuelle correction laser.

L’examen topographique révèle des aspects caractéristiques. Le plus spectaculaire est peut-être la modification de la topographie cornéenne postérieure. En effet, la kératotomie radiaire est la seule technique à provoquer un changement marqué de la géométrie postérieure de la cornée, puisque l’ensemble du mur cornéen subit l’effet biomécanique des incisions. En chirurgie laser, les modifications sont limitées à la face antérieure.

Topographie d'élévation après kératotomie radiaire

On observe ainsi un parallélisme entre les cartes d’élévation antérieure et postérieure, où l’on retrouve un profil asphérique oblate marqué (aspect en « cocarde »). Le calcul du facteur d’asphéricité (Q) fournit une valeur largement positive et l’aberration sphérique induite est de type positif.

Carte topographique de courbure axiale après kératotomie radiaire

Puisque la KR n’implique pas de retrait de tissu cornéen, l’épaisseur centrale et la distribution de l’épaisseur périphérique sont conservées. Le caractère discret et irrégulier des incisions génère cependant un taux élevé d’aberrations de haut degré d’origine cornéenne.

 La PKR pour corriger l’hypermétropie post-kératotomie radiaire

Les techniques de surface au laser excimer (PKR) consistent à corriger l’hypermétropie par la sculpture au laser de la surface stromale de la cornée. La myopie, l’astigmatisme et l’hypermétropie sont accessibles à ce type de correction.

Pourquoi la PKR et non le LASIK ?

Même si le LASIK est la technique de choix pour corriger l’hypermétropie sur cornée vierge, sa réalisation n’est pas souhaitable après KR : • Risque de réouverture des incisions lors de la découpe du capot • Risque de dislocation du capot • Risque d’invasion épithéliale de l’interface à partir des incisions

La PKR n’expose pas à ces complications, car elle n’implique pas la création d’interface.

La PKR vise à augmenter la courbure centrale de la cornée afin d’accroître la puissance optique (vergence), insuffisance qui explique l’hypermétropie (voir le profil d’ablation pour la correction de l’hypermétropie).

Profil de photoablation hypermétropique

Technique opératoire

La technique après KR est de réalisation similaire à celle pratiquée sur des cornées non opérées :

① Retrait de l’épithélium cornéen (zone de 8-9 mm)
② Délivrance de la correction laser sur le stroma exposé
③ Pose d’une lentille pansement pour quelques jours

PKR : retrait épithélial après kératotomie radiaire
Empreinte laser excimer après PKR sur kératotomie radiaire

Si la PKR est généralement effectuée de manière bilatérale en routine, il est parfois intéressant de réaliser la procédure de manière séquentielle (ex. : un mois d’intervalle) chez les patients hypermétropes après KR. En effet, les résultats sont moins prédictibles que sur des cornées vierges. Les résultats du premier œil peuvent être mis à profit pour affiner la correction du second œil.

Points clés de la PKR après KR • Utilisation fréquente de mitomycine C pour limiter le risque de régression (haze) • Viser une légère surcorrection pour anticiper la régression • Stabilisation du résultat entre 3 et 6 mois après l’intervention • Possibilité de traitement personnalisé (guidé par topographie) en cas d’irrégularités importantes

 Résultats et cas cliniques

Dans notre expérience et celle de nombreux chirurgiens réfractifs, la correction de l’hypermétropie post-KR est une technique efficace qui permet de réduire systématiquement la dépendance aux verres correcteurs chez les patients devenus presbytes.

Cas clinique n° 1 — Correction standard
Carte topo-aberrométrique préopératoire après kératotomie radiaire Avant PKR : carte topo-aberrométrique (OPD SCAN III). Réfraction centrale : +2,50 D. Acuité non corrigée : 5/10 de loin, Parinaud 10 de près. En périphérie, réfraction myopique (−5,75 D) avec astigmatisme oblique de −3,75 D. Asphéricité Q = +4,21, aberration sphérique positive élevée. Carte topo-aberrométrique postopératoire après PKR 6 mois après PKR : La réfraction est devenue légèrement myopique, avec une réduction marquée de l’astigmatisme. Acuité sans correction : 5/10 de loin, Parinaud 2 de près. L’asphéricité cornéenne est passée de +4,21 à +0,54, et l’aberration sphérique positive a été divisée par 3.
Avant : AV 5/10 loin, P10 près — Réfr. +2,50 D — Q = +4,21 Après : AV 5/10 loin, P2 près — Réfr. légèrement myope — Q = +0,54
Cas clinique n° 2 — Traitement personnalisé pour triplopie

Patient de 51 ans, opéré d’une kératotomie radiaire dans les années 90, se plaignant depuis une dizaine d’années d’une « vision triple » (triplopie) de l’œil gauche. La vision triple est expliquée par l’irrégularité de la cornée et par la présence d’un taux élevé d’une aberration de haut degré, appelée trefoil. L’examen aberrométrique révèle une simulation de l’image rétinienne (PSF) répartie en trois lobes.

Triplopie monoculaire après kératotomie radiaire Examen topo-aberrométrique (OPD scan III) réalisé sur l’œil gauche. Le patient signale une vision triple des points lumineux. L’image simulée d’un point lumineux (en bas à gauche) corrobore les troubles visuels.

La simple correction de l’hypermétropie permettrait au patient de gagner en acuité, mais ne résoudrait pas forcément la perception triplée. La stratégie s’oriente vers une correction guidée par la topographie cornéenne.

Profil d'ablation hypermétropique personnalisé Profil d’ablation hypermétropique personnalisé (Contoura®, WaveLight EX500). Les zones de couleurs chaudes correspondent aux zones de photoablation maximale. La répartition en 3 lobes principaux répond au besoin de régulariser le profil cornéen, dont la déformation en trefoil est à l’origine de la triplopie. Résultat après retraitement personnalisé Résultat postopératoire : L’examen topo-aberrométrique montre la correction de l’hypermétropie et une amélioration de la qualité visuelle. Noter l’aspect beaucoup plus « compact » de l’image simulée (PSF). Le patient signale la disparition de la triplopie.
Avant : Triplopie, hypermétropie, AV réduite — P16 de près Après : Disparition triplopie, 10/10 loin, P4 près (sans correction)

Conclusion

L’hypermétropie après kératotomie radiaire n’est pas une fatalité. Les résultats de la correction par PKR sont très encourageants et permettent à de nombreux patients de retrouver une meilleure qualité de vision et de réduire significativement leur dépendance aux verres correcteurs en vision de loin comme en vision de près.

 Questions fréquentes

Pourquoi ma vue a-t-elle changé après une kératotomie radiaire ?

La kératotomie radiaire provoque un aplatissement de la cornée qui peut continuer d’évoluer au fil des années. Ce « shift hypermétropique » touche jusqu’à 43 % des patients à 10 ans selon l’étude PERK. Il est lié à la relaxation progressive des incisions, qui s’élargissent progressivement avec le temps.

Pourquoi ma vision fluctue-t-elle au cours de la journée ?

Les fluctuations visuelles sont caractéristiques de la kératotomie radiaire. Elles sont liées aux variations d’hydratation de la cornée au cours de la journée qui modifient l’ouverture des incisions. La cornée est généralement plus épaisse le matin (après la fermeture des paupières durant la nuit), ce qui peut accentuer temporairement l’aplatissement.

Peut-on m’opérer par LASIK après une kératotomie radiaire ?

Le LASIK n’est généralement pas recommandé après kératotomie radiaire en raison des risques de réouverture des incisions lors de la découpe du capot, de dislocation du capot, et d’invasion épithéliale de l’interface. La PKR (technique de surface) est la technique de choix, car elle ne nécessite pas la création d’une interface.

Quels résultats peut-on espérer de la PKR après kératotomie radiaire ?

La PKR permet de réduire significativement la dépendance aux verres correcteurs chez la grande majorité des patients. La précision est moindre que sur les cornées vierges, et une légère régression est possible. La stabilisation du résultat intervient entre 3 et 6 mois. Dans certains cas, un traitement personnalisé guidé par la topographie peut également améliorer la qualité de la vision en réduisant les aberrations.

Pourrai-je me passer de lunettes pour lire après l’opération ?

Chez les patients presbytes (la quasi-totalité des patients opérés de KR aujourd’hui), une légère surcorrection (myopisation) peut être proposée pour permettre la lecture sans lunettes. La multifocalité induite par le profil hypermétropique, conjuguée à celle liée aux incisions de KR, permet souvent d’obtenir une bonne vision à toutes les distances sans correction.

Quels sont les risques de la PKR après une kératotomie radiaire ?

Aucune complication sévère n’a été observée au cours de notre expérience. Le principal risque est une régression partielle de l’effet, parfois accompagnée d’une réaction cicatricielle (haze) en périphérie de la zone optique, généralement sans conséquence visuelle importante. L’utilisation de la mitomycine C permet de limiter ce risque.

 Références

Pages gatinel.com PKR : techniques laser de surfaceProfil d’ablation pour la correction de l’hypermétropieAberrométrie : images fantômes et diplopie monoculaire Littérature scientifique
  1. Schiøtz HA. Ein Fall von hochgradigem Hornhautastigmatismus nach Starextraction. Besserung auf operativen Wege. Arch Augenheilk 1885;15:178-181.
  2. Lans LJ. Experimentelle Untersuchungen über Entstehung von Astigmatismus durch nicht-perforiende Corneawunden. Graefes Arch Ophthalmol 1898;45:117-152.
  3. Sato T, Akiyama K, Shibata H. A new surgical approach to myopia. Am J Ophthalmol 1953;36:823-829.
  4. Fyodorov SN, Agranovsky AA. Long term results of anterior radial keratotomy. J Ocular Therapy Surg 1982;1:217-223.
  5. Salz JJ, Villasenor R, Elander RA, et al. Four-incision radial keratotomy for low to moderate myopia. Ophthalmology 1986;93:727-738.
  6. Waring GO III, Lynn MJ, McDonnell PJ; PERK Study Group. Results of the prospective evaluation of radial keratotomy (PERK) study 10 years after surgery. Arch Ophthalmol 1994;112:1298-1308.
  7. Anbar R, Malta JB, Barbosa JB, et al. Photorefractive keratectomy with mitomycin-C for consecutive hyperopia after radial keratotomy. Cornea 2009;28(4):371-374.
  8. Ghanem RC, Ghanem VC, Ghanem EA, Kara-José N. Corneal wavefront-guided photorefractive keratectomy with mitomycin-C for hyperopia after radial keratotomy: two-year follow-up. J Cataract Refract Surg 2012;38(4):595-606.
  9. Kezirian GM, Moore CR, Stonecipher KG. Hyperopic laser in situ keratomileusis for consecutive hyperopia after radial keratotomy. J Cataract Refract Surg 2001;27(10):1585-1590.
  10. Lyle WA, Jin GJ. Hyperopic laser in situ keratomileusis: analysis of initial outcome and refractive stability. J Cataract Refract Surg 2000;26:679-687.

Dernière mise à jour : Janvier 2026 — Chirurgie réfractivePKR

38 réponses à « PKR pour hypermétropie après kératotomie radiaire »

  1. Sartori

    Bonjour, opérée en 1995 de la myopie par kératotomie radiaire, mon ophtalmo a constaté un decentrement du traitement, de sorte que les incisions jouxtent la pupille et certaines la pénètrent légèrement, ce qui crée les troubles que vous connaissez
    Une PKR pourrait elle améliorer ma vision ?
    Merci d’avance

  2. Dr Damien Gatinel

    Une intervention peut être effectuée pour réduire l’hypermétropie et l’astigmatisme; ceci peut améliorer votre vision sans lunettes mais ne peut pas résoudre les problèmes liés aux incisions (vision dédoublée ou triplée). La chirurgie est réalisée au laser en technique de surface (PKR).

  3. Bondon

    J’ai subi une RK en 1993, et depuis 3 ans, en plus d’une hypermetropie astigmatisme et presbytie, j’ai des troubles de la vue : halos, vision triple des point lumineux, vision floue corrigée partiellement avec des verres correcteurs. J’ai consulté plusieurs ophtalmo qui me disent qu’aucun re-traitement n’est possible. J’ai 8 incisions à l’oeil gauche et 12 au droit et les incisions à l’oeil droit ont été faite trop près de la pupille et entrent dans mon champ de vision. Pourtant Ma vision est pire avec mon oeil gauche qu’avec le droit. Je précise que ne n’ai pas de cataracte débutante. Une intervention est-elle réalisable ?

  4. Dr Damien Gatinel

    Votre ophtalmologiste n’a peut être pas l’expérience pour ce type d’intervention. La chirurgie de la cataracte sur kératotomie radiaire peut poser quelques difficultés techniques (en fonction du nombre et de l’allure des incisions), et doit également faire l’objet de précautions pour le calcul de la puissance de l’implant à poser. Toutefois, il est possible de pratiquer cette intervention si elle s’avère nécessaire.

  5. Ruelle

    Bonjour docteur
    J’ai été opérée par incisions dans les années 1993 en Belgique
    Mon ophtalmologue me dit qu’il ne pourra pas m’opérer de la cataracte
    A cause de la difficulté à le faire
    Qu’en pensez vous je vous remercie par avance de votre répo
    T

  6. Dr Damien Gatinel

    Pour ces aberrations, qui sont liés à l’effet des incisions, il est parfois intéressant d’essayer une adaptation de lentille rigide, afin de redonner un galbe plus harmonieux à la première interface optique rencontrée par les rayons qui pénètrent l’oeil.

  7. Duplin Marie

    Bonjour, après une kératotomie radiaire effectuée en 1992 je suis devenue depuis peu presbyte astigmate et hypermétrope et donc dependante de verres correcteurs, cependant ces derniers ne corrigent pas les abberations, halos, vision double parfois triple et même plus des points lumineux
    Un traitement peut il permettre de corriger ces troubles ?
    Merci d avance pour votre reponse

  8. Dr Damien Gatinel

    Dans ce contexte, il faudrait éliminer la présence d’une cataracte débutante, qui peut provoquer des éblouissements même si l’acuité visuelle est conservée.

  9. François Lamy

    Bonjour Dr Gatinel, je suis une femme de 62 ans qui a été opérée depuis 27 ans (Kératotomie) et présentement, j’ai des éblouissements quand je regarde la neige blanche et que c est très ensoleillée. j’ai des éblouissements, je suis incapable de regarder dehors sans mes verres fumés et je les portes dans la maison si trop de soleil. Depuis environ 3 mois et ceci à la suite d’avoir eue des FLASH ÉCLAIR DANS les yeux 3 fois en l’espace de 2 mois.

    Je ne suis pas capable d aller sur le cellulaire, ni lire, les yeux me fatigue.

    Ma vision est presque parfaite de loin et Je n’ai pas corrigé ma vision de près environ 1.50 -2

    Avez vous un conseil à me donner

    Merci Beaucoup

    Lyne Veillette. Je vous envoie cela du courrier de mon beau-frère.

  10. Dr Damien Gatinel

    Comme expliqué sur cette page, la PKR est une bonne technique pour corriger votre hypermétropie secondaire à la kératotomie radiaire. Un bilan préopératoire avec examen topographique des cornées est nécessaire pour confirmer cela.

  11. Pascale

    Bonjour Docteur,
    A 62 ans , opérée de la myopie par keratotomie radiaire en 1991, l’hypermétropie qui s’est installée se dégrade depuis 3 ans pour attendre une vision de
    OD +4.25 (0.75)175° Add2.5 OG +3.5 (0.5) 175° Add 2.5
    Est il possible d’envisager une intervention par PKR pour la corriger voire stopper son évolution ?
    Vous remerciant par avance de votre réponse.

  12. Laurence

    Bonjour Docteur,

    Pour faire suite à mon message du 26/2, j’ai appris récemment que ma tension oculaire est assez élevée (22).
    Des examens ont montré que ma vue n’en n’est pas affectée, mais mon ophtalmologiste souhaite que je commence un traitement pour faire baisser cette tension.
    Je me pose les questions suivantes :
    – Ce traitement pourrait-il permettre une amélioration de mon hypermétropie (je vois beaucoup plus flou le matin) ?
    – Une tension oculaire élevée constitue-t-elle un frein à une opération par PKR ?
    Car d’après ce que ce j’ai compris, une cornée épaisse (la mienne a une épaisseur normale) protègerait en cas de tension oculaire .
    Mais si on la retouche par PKR, elle deviendra moins épaisse ?

    Merci beaucoup pour vos éclaircissements.

  13. Laurence

    Merci pour votre conseil.

    J’ai effectivement remarqué que j’ai tendance à frotter mes yeux quand j’ai du mal à me réveiller le matin, je ne le ferai plus.

  14. Dr Damien Gatinel

    Il est important de ne pas frotter vos yeux quand ils sont irrités, car ceci peut contribuer à faire « jouer » les incisions de KR et peut être contribuer à cette évolution tardive. Il est n’est pas forcément nécessaire d’obtenir une stabilisation parfaite pour étudier la possibilité d’une intervention au laser pour la KR par PKR.

  15. Laurence

    Bonjour Docteur,

    Après avoir été opérée de la myopie par kératotomie radiaire en 1988, une hypermétropie a commencée a apparaitre il y 2 ans, et continue à progresser depuis.
    Après avoir lu votre article, je serais tentée par une opération par PKR pour corriger cette hypermétropie.
    Mais je me demande si je ne devrais pas attendre que mon hypermétropie se soit stabilisée (si elle se stabilise un jour) avant de tenter une opération par PKR.
    Car sinon, ne devrai-je pas me faire réopérer, si cette hypermétropie continue à s’aggraver ?

    Merci pour votre réponse, et merci de mettre vos connaissances à la disposition du plus grand nombre.

  16. Bertrand

    Bonjour Docteur,
    J’ai été opéré en lasik pour forte hypermétropie il y a un peu plus d’un an. L’opération s’étant mal passée, et le résultat ayant trop régréssé, le chirurgien m’avais retouché en transPRK (pas possible de resoulever le capot sur un des yeux, qui avait été abimé lors de la première intervention). Aujourd’hui, soit 5 mois après la retouche transPRK, le résultat est mauvais: retour d’une hypermétropie de l’ordre de +1, et pas mal d’abérations (halos la nuit, très légère diplopie d’un œil). Pensez vous qu’il soit possible d’envisager, dans un futur plus ou moins proche, une retouche en PRK avec traitement guidé par l’aberrométrie, de manière à au moins récupérer une vision de loin correcte?
    Merci,
    Cordialement,
    Bertrand

  17. Bernard Brugnon

    Bonjour Monsieur le Docteur Gatinel,
    Je reviens vers vous pour une question complémentaire : l’oeil droit à une bonne acuité visuelle de loin en bonnes conditions lumineuses (-0,25, astigmatisme -1,25 à 125°), mais dès que la luminosité diminue intervient une forte myopisation de cet oeil.
    Une opération via PKR serait elle la solution a ce problème très compliqué à vivre?
    En vous remerciant par avance pour votre réponse, bien cordialement
    B.Brugnon

  18. Bernard Brugnon

    Bonjour Monsieur le Docteur Gatinel
    Je vous remercie beaucoup pour votre prompte et complète réponse.
    Bien cordialement
    B.Brugnon

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