Examen de la réfraction

L’examen de la réfraction a pour but de caractériser et mesurer l’importance du défaut optique de l’oeil. La chirurgie réfractive permet de corriger la myopie, l’astigmatisme et l’hypermétropie. Ces défauts oculaires optiques et sont regroupés sous le terme d’ « amétropie » ou « anomalies de la réfraction ». L’examen de la réfraction permet donc de déterminer et quantifier l’importance de l’amétropie. L’unité de mesure de l’importance d’une amétropie est la dioptrie (D).

Le sujet amétrope présente une vision floue de loin (on mesure une perte de dixièmes d’acuité visuelle en l’absence de correction optique). La presbytie est une réduction de la capacité de l’œil à effectuer la mise au point en vision de près, qui apparaît entre 40 et 45 ans. Elle entraîne le besoin de porter une correction spécifique pour la lecture ou la vision de près.

Principes de la mesure de la réfraction oculaire

La mesure des anomalies de la réfraction débute par une mesure automatisée par une machine appelée auto-réfractomètre qui permet d’estimer le degré de myopie ; d’hypermétropie et d’astigmatisme. Le patient fixe une mire dans un oculaire (en général une route ou un paysage lointain) que le médecin déplace successivement sur chaque œil. Un faisceau infrarouge est émis puis recueilli par l’instrument après réflexion sur la rétine. Les résultats fournis servent de repère initial en fournissant une estimation souvent assez précise de la puissance du défaut optique à corriger.

Toutefois, seul l’ examen d’acuité visuelle réalisé par un professionnel de la mesure de la réfraction permet de déterminer avec précision le degré de correction optique qui permet d’obtenir la meilleure acuité visuelle. Cette correction sera à effectuer par le chirurgien au moyen d’une technique de chirurgie réfractive adaptée.

Examen de la réfraction

Mesure de la réfraction

Cet examen s’effectue au travers d’une monture automatisée sur laquelle des verres de correction de puissance variable peuvent être présentés, et avec une projection de lettres sur un écran situé à 5 mètres. L’examinateur utilise des techniques particulières dites de « brouillage » pour obtenir des mesures fiables et non perturbées par des efforts d’accommodation inconscients. Les mesures sont effectuées oeil par oeil, puis en vision binoculaire. Elles sont effectuées au début de la consultation, et répétées ultérieurement après instillation de deux ou trois gouttes de collyre dit « cycloplégique ».

Ce collyre cycloplégique a pour effet de paralyser temporairement l’accommodation (effort accompli par certains muscles intraoculaires pour permettre la mise au point en vision de près). En effet, certains efforts d’accommodation (souvent intermittents mais parfois permanents) existent chez des patients en vision de loin et peuvent réduire la précision de la mesure de la réfraction effectuée initialement. Par ailleurs, ces collyres induisent une dilatation de la pupille qui sera par la suite utile au chirurgien pour examiner certaines structures oculaires comme le cristallin et la rétine (examen du fond d’œil). Leur effet dure en général deux ou trois heures et disparaît par la suite complètement. Dans ce laps de temps, ils peuvent cependant rendre difficile la lecture et réduire l’acuité visuelle de loin.
Lors de l’examen de la réfraction, la détermination de l’œil directeur est effectuée en faisant observer un point lumineux distant à travers un cercle tenu à bout de bras. L’œil directeur est celui qui sera favorisé pour la vision de loin lors des procédures destinées à la compensation de la presbytie.

Les données fournies par l’examen de la réfraction seront utilisées pour établir le traitement laser délivré par la chirurgie réfractive.

 

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