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Images fantômes vision double

La perception visuelle d’images « fantômes » est une source d’inquiétude et d’inconfort visuel chez les patients qui découvrent parfois de manière inopinée ces symptômes par l’apparition d’un dédoublement d’une ligne de sous titres de cinéma, d’un deuxième croissant de lune décalé dans le ciel nocturne, etc.  Ces symptômes, quand ils sont monoculaires (ils persistent quand on ferme l’autre œil : on parle de diplopie monoculaire) sont quasiment toujours d’origine optique.  Les images fantômes sont ainsi une indication à la réalisation d’un examen aberrométrique, et idéalement topo-aberrométrique (étude aberrométrique de l’œil entier couplée à une étude de la cornée seule par topographie cornéenne). Dans la plupart des cas, une origine cornéenne est en cause; on constate une déformation asymétrique dont la cause est le plus souvent la réalisation de frottements oculaires excessifs.

Symptômes de vision dédoublée, images fantômes.

On peut  qualifier d’image fantômes toute image « parasite » dont le motif perçu par le patient présente une certaine fidélité avec  l’image principale. Le patient réalise qu’il voit double avec un œil: cette perception est maximale dans certaines circonstances, comme le visionnage de films sous titrés: pour se détacher des images du film, les sous titres sont particulièrement lumineux, et leur dédoublement bien visible. L’ambiance sombre des salles de projection provoque une dilatation de la pupille irienne (mydriase) qui concourt également à accroître l’effet d’aberrations à l’origine des parasites visuels.

vision double d'un oeil: sous titres doublés
Exemple de perception d’une ligne de sous titres perçues comme dédoublés vers le bas: on parle alors de « diplopie monoculaire verticale ».

Même s’ils sont parfois associés aux images fantômes, les halos lumineux correspondent à un étalement circulaire concentrique de la lumière autour de la source ; ils ont souvent une origine optique, mais ne correspondent pas exactement à la symptomatologie de l’image fantôme. Les « starbusts »,  anglicisme consacré pour l’aspect particulièrement étoilé ou « spiculé » d’un point source lumineux sont également distincts des images dédoublées , même s’ils sont également liés à une réduction de la qualité optique de l’œil. La célèbre toile de Van Gogh intitulée « Nuit étoilée »’ fournit une représentation artistique de la perception subjective de ces « halos » lumineux. Comme souligné précédemment, les symptômes visuels caractéristiques des images fantômes sont « monoculaires » : quand on ferme un œil, puis l’autre, cette vision dédoublée ou décalée persiste pour au moins l’un des yeux (une vision double peut être observée sur les deux yeux séparément). En revanche, si  l’occlusion d’un œil supprime la vision double, l’origine n’est pas optique mais orthoptique (parallélisme oculaire « défaillant »). Les images fantômes sont essentiellement perçues quand la luminosité ambiante se réduit, et quand l’œil fixe des sources lumineuses particulièrement vives, qui se détachent aisément sur un fond sombre (ex: sous titres, affichages urbains lumineux, néons, LEDs etc.). Autrement dit, plus l’objet observé est contrasté, et plus la sensation d’image(s) fantômes(s) est marquée. La vision double étant liée à l’existence d’un foyer lumineux « parasite »,  ou d’un étalement lumineux directionnel (contrairement au halos où l’étalement lumineux est concentrique).  Il est logique que plus une source lumineuse  soit vive, plus le foyer secondaire reçoit de l’énergie et stimule efficacement les photorécepteurs rétiniens concernés.

image fantome diplopie monculaire vision dédoublée
Représentation schématique de l’étalement lumineux pour un oeil atteint de diplopie monoculaire horizontale. Au lieu de stimuler « un » photorécepteur, la dégradation du stigmatisme provoque une dispersion horizontale de l’énergie lumineuse.

L’observation d’une ligne de sous titres, d’une lampe de feu de signalisation, de lumières de lampadaire au loin, ou du croissant de lune par l’œil concerné permet généralement au patient de caractériser l’intensité et la localisation de la ou les image(s) fantôme(s) (au dessus, en dessous, etc. de l’image principale). La distance et la taille des sources lumineuses (leur diamètre apparent) influent également sur les images fantômes: les images fantômes sont souvent plus prononcées quand la source est éloignée, et occupe un angle visuel restreint.  

Mécanisme optique à l’origine des images fantômes

La cornée et le cristallin permettent de focaliser la lumière émise ou réfléchie par les objets environnants et captée par l’œil. La vision centrale est fovéale :  la lumière captée par la ou les cibles fixées doit être focalisée sur la mosaïque des photorécepteurs rétiniens de la fovéa. Si l’image d’un objet est double, c’est qu’il se produit une répartition particulière de l’énergie lumineuse incidente focalisée sur l’écran rétinien (fovéa). On peut décomposer une scène fixée en un ensemble de points sources élémentaires : ces points sources doivent être imagés de manière aussi « ponctuelle » que possible sur la rétine pour y « recomposer » une image fidèle de la source : cette propriété est dénommée : « stigmatisme ».  Ainsi, un bon stigmatisme (propriété qui permet à un point source d’être imagé de manière quasi ponctuelle dans le plan de recueil de l’image – ici la rétine) est une condition importante pour l’obtention d’une bonne performance en optique visuelle. Dans certaines circonstances,  l’image d’un point source peut donner lieu à une image ponctuelle principale et une image ponctuelle « satellite ». Une partie de l’énergie lumineuse émise par la source et captée par l’oeil est focalisée en un foyer principal, et un foyer secondaire (où il existe une « concentration » suffisante d’énergie lumineuse émise par la source pour donner lieu à un « foyer perçu », par une stimulation efficace des photorécepteurs. Par assimilation à un ensemble de point sources, l’information lumineuse transportée depuis la source observée sera donc scindée en deux foyers. La direction du foyer secondaire donne la direction selon laquelle l’image décalée est perçue. Du fait de l’inversion rétinienne, un décalage anatomiquement noté « vers la droite » du foyer secondaire par un observateur qui survolerait la rétine du patient à l’intérieur de l’œil serait de fait perçu comme un dédoublement « vers la gauche » par le patient. Dans le cas d’images fantômes multiples (polyplopie), il existe non pas un mais plusieurs foyers lumineux secondaires, où l’énergie lumineuse incidente est suffisamment concentrée pour qu’une image « fantôme » apparaissent par juxtaposition de ces foyers.

Exploration aberrométrique

L’exploration aberrométrique permet de confirmer l’origine optique des symptômes et, confrontée à l’examen ophtalmologique, en préciser la cause. NB: Ce simulateur permet d’étudier l’impact des aberrations optiques sur la vision: en cas de vision dédoublée, les aberrations dites « impaires » (exemple coma verticale z(3,-1), trefoil, etc. ) sont impliquées.

Confirmation de l’origine optique : calcul de la PSF et convolution

Calcul de la PSF

Pour étudier le stigmatisme de l’œil, l’aberromètre mesure le front d’onde oculaire puis effectue un calcul de la PSF (Point Spread Function) ou FEP (Fonction d’Etalement du Point). Ce calcul peut être accompli pour l’ensemble des défauts optiques de l’œil (aberrations de bas et haut degré) ou simplement les aberrations de haut degré ; dans ce cas, on simule l’image rétinienne d’un point source vu par un œil corrigé pour le défocus (myopie ou hypermétropie) et l’astigmatisme. L’aspect de la PSF est un élément d’importance ; un aspect dédoublé, où la lumière se concentre en au moins une zone secondaire située près d’un foyer principal permet d’étayer l’origine optique d’une sensation de vision dédoublée ou multiple.  

Convolution

A partir de la PSF, on peut générer une image dite « convoluée » d’une planche de lecture pour mesure de l’acuité visuelle.  L’image ainsi constituée peut être comparée avec la sensation décrite par le patient ; comme pour la PSF, une homologie en termes de direction ou de répartition spatiale des images fantômes (haut, bas, gauche, droite, etc.) permet d’accréditer l’hypothèse optique des perturbations visuelles. Il est souvent instructif de faire dessiner au patient l’image qu’il perçoit d’une source lumineuse ponctuelle éloignée,  ou d’une lettre (optotype) et de la comparer à la PSF calculée par l’aberromètre ou l’image convoluée de l’optotype pour les mêmes conditions de correction ( pour les aberrations de bas et haut degré pour un œil non corrigé, pour les seules aberrations de haut degré si le patient est corrigé en lunettes).

diplopie horizontale, convolution vs dessin vision double
Exemple d’image convoluée (après recueil du front d’onde oculaire et calcul des aberrations optiques de haut degré – OPD SCAN III Nidek) et de dessin à main levée. Le patient avait reçu un implant multifocal réfractif ( M plus Oculentis) et se plaignait depuis d’une vision dédoublée horizontalement (images fantômes).

Même si le parallélisme n’est parfait, la présence de similitudes qualitatives permet en général de corroborer les symptômes du patient à l’aspect que revêt la PSF théorique, ou l’image convoluée. Les différences entre la PSF ou image) calculée et la PSF (ou image) dessinée (perception visuelle « subjective ») tiennent à de nombreux facteurs comme le fait que la PSF est un calcul d’optique physique, qui ignore les mécanismes de transduction, codage et transmission de l’information captée au niveau rétinien vers les aires cérébrales visuelles, et que ce calcul est accompli pour une correction soit totale ou soit nulle des aberrations de bas degré (alors que la correction en lunettes peut être imparfaite). Enfin, l’effet d’opacités diffusantes (fréquentes en cas de cataracte, ou d’inflammation cornéenne post laser) n’est généralement pas bien rendu au niveau du calcul de la PSF. De même, la présence de plis ou micro plis au niveau d’un capot de LASIK est une source potentielle de dédoublement d’image, mais le très haut degré des aberrations optiques générées excède parfois la plage dynamique de l’aberromètre. Le recours à l’aberrométrie double passage (OQAS) est une option intéressante quand on suspecte la présence d’une diffusion optique et/ou la présence d’aberrations de très haut degré.  

Causes et origine des images fantômes.

La cornée et le cristallin sont les principales tuniques optiques de l’œil humain. C’est à leur niveau que peuvent siéger les phénomènes optiques responsable de l’apparition d’images fantômes.

Images fantômes d’origine cornéenne

La topographie cornéenne couplée à l’examen aberrométrique est l’examen de choix quand on explore les pathologies listées ci après. En particulier, il faut privilégier les instruments topographiques dont le logiciel d’analyse permet le calcul spécifique des aberrations cornéennes, ainsi que le calcul de la PSF cornéenne. La présence d’une asymétrie cornéenne prononcée est une cause fréquente d’image fantômes, et qui résiste à la correction en verres de lunettes. Le kératocône, qui est associe déformation et amincissement progressifs de la cornée, est une étiologie (cause) fréquente de vision dédoublée. Le kératocône est une affection cornéenne provoquée par la réalisation de frottements oculaires répétés et intenses (allergie, sécheresse et irritation oculaire, fatigue, etc.). Ces frottements provoquent l’apparition d’une déformation progressive permanente de la cornée; cette déformation est irrégulière et induit une perte de la qualité optique de l’oeil, caractérisée par l’élévation de certaines aberrations optiques comme le coma, le trefoil, etc. La diplopie apparaît ou se majore quand la pupille se dilate. Ainsi, l’exploration d’une sensation d’image fantôme permet souvent de découvrir un kératocône débutant infra clinique. Celle-ci est liée à l’asymétrie et/ou  l’irrégularité cornéenne. Classiquement, l’élévation du taux des aberrations optiques de haut degré de type coma est responsable d’un « étalement » directionnel de la PSF, bien corrélé à la sensation de l’image fantôme.

images fantomes & keratocone aberrométrie
Examen topo aberrométrique chez un patient atteint de kératocone présentant une sensation de diplopie verticale. La PSF est calculée à partir des aberrations de haut degré du front d’onde oculaire total (elle est représentée telle que « perçue » par l’oeil). Carte Optical Quality Display ((c) D Gatinel – Nidek

Tout traumatisme cornéen (cicatrice) induisant une déformation marquée et asymétrique de la cornée au niveau de l’aire pupillaire est également potentiellement inductrice d’une sensation d’image fantôme. L’astigmatisme irrégulier après greffe de cornée (kératoplastie) est potentiellement inducteur d’une sensation de dédoublement simple ou multiple de l’image, malgré la correction d’un astigmatisme régulier souvent marqué. Les déformation du greffon et les tractions imposées par les points de sutures sont responsables d’asymétries prononcées. La kératotomie radiaire, technique aujourd’hui obsolète (supplantée par les techniques laser depuis la fin des années 90) reposait sur la réalisation d’incisions cornéennes profondes en « étoile » autour de la pupille. Les nécessaires imperfections liées à ce geste manuel étaient source d’une importante irrégularité de la surface de la cornée Enfin, les plis de capot en LASIK peuvent être à l’origine de l’apparition d’un dédoublement gênant de l’image. S’il existe en général une bonne corrélation spatiale entre la direction du dédoublement et l’orientation du pli, les mécanismes propres à l’acquisition des données permettant le calcul du front d’onde oculaire par l’aberromètre ne permettent pas toujours de caractériser l’effet optique de ces plis.  

Origine interne (cristallin, implant)

La survenue d’une opacification partielle ou diffuse du cristallin peut être responsable d’une diplopie monoculaire, voire même d’une polyplopie. L’existence de fluctuations locales de l’indice de réfraction du cristallin opacifié peut créer des variations importantes de la puissance réfractive du cristallin; certaines cataractes nucléaires évoluées provoquent parfois la perception d’une « triplopie » ( vision triple). Un implant subluxé et/ou basculé (tilté) est également pourvoyeur d’une diffusion lumineuse latérale (dans le sens de la bascule ou du déplacement de l’implant, à l’inversion rétinienne près du point de vue de la perception subjective).  Le calcul des aberrations optiques internes (extra cornéennes) permet d’accréditer l’origine interne de ces troubles visuels. La disparition des symptômes après chirurgie du cristallin et/ou refixation de l’implant cristallinien permet enfin de confirmer a posteriori l’origine interne de ces symptômes. Les implants multifocaux, en particuliers réfractifs avec répartition asymétrique de la puissance additionnelle de près, peuvent être à l’origine de perception d’images fantômes, quand ils sont insérés dans des yeux dont la qualité optique du dioptre cornéen est altérée. Les implants multifocaux réfractifs induisent la multifocalité grâce à un « cocktail » d’aberrations optiques de haut degré (la profondeur de champ procurée par l’implant est augmentée grâce à la réduction du stigmatisme procurée par ces aberrations). Si la cornée génère un taux additionnel d’aberrations (altérations de la surface cornéenne, kératocône infra clinique méconnu, irrégularité de la courbure cornéenne, cicatrice, astigmatisme non corrigé, etc.), l’addition d’un implant réfractif expose à une réduction importante de la qualité de l’image rétinienne.

L’aberrométrie permet d’objectiver la manière dont un implant réfractif multifocal induit la multifocalité nécessaire à l’induction d’une vision de près non corrigée. Dans le cas de cet implant (Oculentis M plus), deux zones sectorielles inférieures permettent un ajout local de puissance réfractive, pour la vision de près. Ces résultats topo aberrométriques (OPD SCAN III, Nidek) ont été acquis après implantation multifocale chez une patiente opérée de cataracte, se plaignant d’une mauvaise récupération visuelle, avec perception d’images fantômes (dédoublement horizontal). Les variation diopriques de la carte réfractive (carte OPD , pout l’œil entier) sont dictées par les aberrations internes, mais il existe une zone sectorielle supplémentaire d’addition (flèche jaune), possiblement liée à l’existence d’un astigmatisme cornéen direct (flèche rouge). La patiente se plagiant d’un dédoublement horizontal vers sa droite (l’image dessinée par la patiente ainsi que le rendu correspondant à la convolution par la PSF et calculé par l’aberromètre sont représentés plus haut)

La présence de plis prononcés de la capsule du cristallin peut induire un effet de dédoublement ou des trainées lumineuses autour des sources de lumière vive. L’orientation des trainées perçues est similaire à celle des plis, à l’inversion rétinienne près.

plis de capsule lampe à fente
La chirurgie de la cataracte consiste à remplacer le cristallin opacifié par un implant. On conserve toutefois l’enveloppe du cristallin, appelée capsule. L’examen à la lampe à fente (biomicroscope) permet de bien objectiver la présence de plis marqués de la capsule postérieure. Ces plis peuvent être observés en cas de laxité de la zonale du cristallin, ou au cours de l’évolution de la cataracte secondaire.

Un test simple consiste à montrer au patient un motif visuel élémentaire comme un disque source, puis lui demander de dessiner l’orientation et l’aspect des trainées visuelles. Voici ce qu’observe le patient précédent avec son oeil opéré de cataracte mais avec des plis de la capsule postérieure:

L'encadré correspond au dessin à main levée effectué par le patient au cours de l'observation d'un disque lumineux avec l'oeil opéré de cataracte. La nuit, ce patient perçoit des zébrures lumineuses, des traits autours des phares de voiture, réverbères, etc.
L’encadré correspond au dessin à main levée effectué par le patient au cours de l’observation d’un disque lumineux avec l’oeil opéré de cataracte. La nuit, ce patient perçoit des zébrures lumineuses, des traits autours des phares de voiture, réverbères, etc.

Un cas particulier : le rainbow glare

  Le « rainbow glare  » (rainbow = arc en ciel) est une sensation de dédoublement des images lumineuses, avec une gradation en « arc en ciel ». Cette complication survient au décours immédiat du LASIK (avec laser femtoseconde). Une page lui est spécifiquement consacrée.  

240 réponses à « Images fantômes vision double »

  1. Dr Damien Gatinel

    J’ai bien reçu votre message. La triplopie /polyplopie est la conséquence (a priori ) d’un décalage et/ou d’un tilt de l’implant. Ceci provoque une élévation des aberrations optiques de haut degré. Les prismes n’y peuvent rien, ceux ci n’ont d’action que sur la position apparente de l’image, c’est une conception un peu naive que de les tenter chez un patient atteint de diplopie monoculaire (ce que vous a expliqué l’orthoptiste). La correction de ce type d’anomalie est difficile; il faudrait pouvoir envisager un recentrage de l’implant, ce qui est parfois possible, selon la situation anatomique. Le laser cornéen (LASIK, PKR) ne peut pas résoudre ce type de problème non plus, malheureusement…

  2. Dr Damien Gatinel

    Ce type de symptomes, que l’on peut désigner comme « diplopie » monoculaire est liée très certainement à des phénomènes optiques liés à une irrégularité de la cornée (astigmatisme irrégulier). La principale cause de ces irrégularité est liée à des mauvaises habitudes de frottements oculaires (allergies, sécheresse, démaquillage trop vigoureux, etc.) ou de position de sommeil (appui de l’oeil prolongé sur la main ou dans l’oreiller). Ceci provoque une déformation « plastique » (permanente) à terme de la cornée, et la perte de la régularité résulte en une moindre qualité de focalisation de la lumière. Un examen combiné de la topographie de la cornée et de l’aberrométrie oculaire (ex OPDscan) confirme très souvent cela.

  3. Carole hall-Glandaz Lebos

    DOCTEUR BONJOUR

    De visite sur votre site en raison d’un trouble , qui m’apporte question depuis quelques temps le soir en fermant les volets , lorsque la lune est présente ce par ciel dégagé croissant ou pleine pour le croissant la lune m’apparait avec une autre légérement décalée , pour la pleine lune dernièrement il y en avait carrément une seconde
    pour jupiter apparaisant cette dernière présente une petite en dessous et une autre en dessus
    A ce titre afin de certifier que je ne racontais pas d’histoire , je prenais en photo donc la lune et jupiter , resultat rien tout est normal ce décriit donc provient de ma vue
    suis je en migraine avec effet dit d’aura j’ai eu une g rave migraine en 2019 ensuite eu
    résultat irm mettant une uncodisarthrose de la 1 a la 5 me mettant de plus en plus difficultés dans les épaules les bras et les mains dans la jambe droite
    donc surement ceci
    je prenais un médicament homéopathique faisant très bien me permettant de retrouver équilibre général sur les trouble neuro passager le Kalmia prenant le phapax pour la migraine ceci me permet de retrouver équilibre
    j’ai arrêté d’en prendre car le laboratoire a été interdit poursuite vente de se produit kalmia contrainte donc de prendre du magnésium et l’escadrille des vitamines B
    ceci faisant et permettant d’avoir une vie sinon pour cette unco rien de possible donc
    en terme médical car touchant la moelle épinière selon ce qu’il m’a été dit
    ceci donc et sans trop de suivi , cependant avec le temps je vais finir soit hospitalisée ou soit paralysée donc et avec un don restons avec de l’humour un don de double vue !

  4. GERVAIS

    Bonjour Professeur ,
    Je suis gêné depuis une dizaine d’années par une vision double verticale sur les deux yeux qui ne disparait pas lorsque je ferme un œil , donc « monoculaire » selon votre terminologie. Je trouve (enfin!!) sur votre site une description exacte de mon problème : doublement des sous titres, étoiles, phares de voitures, ect…. qui semble bizarrement échapper aux divers ophtalmos consultés:
    un premier en France il y a 5 ans qui me prescrivit scanner de la tête, angiologie, holster T.A. sans résultat probant,
    deux autres à Tahiti ou je réside depuis 3 ans, l’un me prescrivant des lunettes absolument inefficaces, et le dernier mettant en cause la cataracte, ce qui semble le plus proche des causes que vous décrivez… D’après lui une nouvelle machine existerait mais seulement en Métropole qui permettrait un diagnostic plus précis… Il n’a pas parlé de « kératocône »….
    J’ajoute qu’avec mon généraliste nous avons exploré en vain la piste de la Myasthénie, et avec un neurochirurgien celle d’un méningiome olfactif décelé lors du scanner cérébral, mis hors de cause par celui ci.
    Ce qui m’étonne, c’est que si c’est vraiment la cataracte qui est à l’origine de mon problème depuis une dizaine d’années (j’ai 69 ans), comment est ce possible qu’elle n’ait pas été mise en cause il y a cinq ans en France et qu’elle n’ait pas évolué plus gravement depuis, en amplifiant le symptôme?
    Dans l’espoir d’un éclairage de votre part, merci en tous cas de votre intérêt pour ces symptômes qui semblent rares et donc peu étudiés et déconsidérés par nombre de vos confrères…

  5. Bonjour Professeur,

    Ayant moi-même créé et animé des sites web comme le vôtre au service des patients (pour moi, c’était plutôt mes étudiants), je suis très impressionné par l’extraordinaire travail bénévole que vous fournissez : Toutes mes sincères félicitations.

    Si j’ai découvert votre site c’est parce que j’ai un problème que je vous expose en quelques lignes car vous devez être fort occupé :
    – En mars 23, je décide (après hésitation) de me faire faire une opération de l’œil droit pour un début de cataracte qui ne me gênait que très légèrement.
    – Opération complètement ratée très probablement par défaut d’anesthésie. L’ophtalmo indique dans son CR « patient très sensible, risque d’implant mal positionné » et « impossible de lui réadministrer de la xilocaine »… Je précise que l’anesthésiste (en chef) m’a affirmé ne pas avoir été contacté alors qu’il aurait pu intervenir pendant l’opération.
    – Résultat : Implant multifocal torique LIBERTY 677 mal positionné en effet et belle myopie m’amenant à 5/10. Une fois mon cerveau habitué (!), j’étais presque arrivé à un bel équilibre : vision lointaine très bonne de l’OG et assez bonne de près de l’OD sur les écrans… Comme je fais aussi de la photo je m ‘amusais à l’époque de constater que mon OD gagnait deux diaphragmes et 3 à 3000 Kelvin. En complément, j’avais fait faire des lunettes pour le home cinéma (et avoir du 1/10 en global)… C’était presque le bonheur…
    – Malheureusement, en juillet 24, après quelques lectures et une première consultation de votre site, je constate qu’un nouveau trouble que je commençais à ressentir s’appelait une diplopie ou plutôt pour moi une triplopie de l’OD…
    – RV chez un nouvel ophtalmo (l’artiste qui m’avait opéré avait heureusement pris sa retraite, ce qui valait mieux pour ses pauvres patients…) : Visite expédiée en 12 minutes chrono (après les tests par une orthoptiste) – aucune réponse à des questions du genre : « quelle évolution ? quel traitement chirurgical ou laser », etc ?). Pour faciliter les choses, j’avais préparé un petit schéma visualisant la polyplopie à 11H et 5H (et les effets de halo sur des sources lumineuses ponctuelles). Peine perdue : il n’y jeta pas un regard. J’en sortis – penaud – avec une prescription pour consulter un orthoptiste et m’équiper d’éventuels verres à prismes.
    – RV chez une orthoptiste : Surprise : celle sur qui je tombe ne traite que la diplopie binoculaire et le strabisme des enfants… Je m’étonne un peu qu’elle n’ait aucun appareil de mesure jusqu’à entendre qu’elle ne pouvait rien pour moi et que je pouvais toujours essayer des lunettes… Je suis sorti sans aucune ordonnance, penaud une fois de plus… Et me demandant si elle connaissait la diplopie monoculaire car à chaque fois elle revenait sur la binoculaire…
    – Au final, j’ai fait faire une paire de lunettes pour vision de loin avec une tentative de correction de l’OD tentée par un brave opticien mais sans grand résultat. Heureusement, il m’a remonté mon OG à quasiment 10/10 Pour la lecture sur écran, une autre paire mais pas super adaptée aux grands écrans où l’on est en vision intermédiaire – l’effet d’écho devient gênant même en grossissant les typographies (surtout pour quelqu’un qui écrit des bouquins…).
    – Pour le moment je n’ai pas encore tenté les lunettes avec prismes (que l’orthoptiste aurait du me prescrire…).
    – Conclusion : pour traiter une petite cataracte, je vis un roman assez sinistre que je prends quand même à la plaisanterie (pour ne pas généraliser sur le monde médical et ses mauvaises surprises – le milieu professionnel qui fut le mien n’en est pas dénié non plus)…

    Mes questions générales (formulées pour y répondre vite !!) :
    1. La diplopie (triplopie) monoculaire va-t-elle évoluer négativement ? (j’ai cru que les choses s’arrangeraient seules où que mon cerveau s’adapterait) mais il semble que non. Question subsidiaire : Faut-il changer de cerveau ?!…
    2. Un verre de lunettes à prisme peut-il solutionner le problème ?
    3. Un traitement chirurgical ou laser est-il envisageable ?
    4. Peut-on trouver de bons praticiens dans la région lyonnaise ? (et si oui, comment ?)

    Merci infiniment et encore bravo !!

    Pr Jean-Luc Michel

  6. Dr Damien Gatinel

    Il n’y a pas d’inquiétude particulière à avoir, mais si vous voyez de légers dédoublements persistants sur les lumières vives, il pourrait être indiqué de réaliser un examen de topographie cornénne; dans la plupart des cas, on constate une légère irrégularité des cornées, qui est principalement liée à la pratique excessive de frottements oculaires (allergie, sécheresse, tics, position de sommeil ventrale, etc.)

  7. Dubougro

    Bonjour, j’ai 18 ans je n’ai jamais porter de lunette ou de lentille de la vie à part cet année puis j’ai remarqué que au bout de 5 mois de port de lentille lorsque j’ouvrai ma bouche dans le miroir je voyer mes dents en double avec une image comme transparente fantôme, c’est stressant je pense que c’est le début de quelque chose de mauvais, quand je souris et que je plisse mes yeux je vois double alors qu’avant j’avais jamais ce problème, le médecin m’a dit de mettre du collyre et des gouttes à part rendre mon œil tout dur sa ma rien fais mais je continue à mettre quand même, une orthopontiste m’a dit que c’est du au fait que les muscles de mes yeux sont fatigué cependant quand je me suis renseigner les muscles des yeux même fatigué ne font pas de diplopie. Quesque je devrai faire ?

  8. Merci pour vos informations,

    En croisant les sources avec le site https://migraine solution.fr , je me rend compte qu’il faut que je prenne en considération les facteurs déclencheurs pour améliorer mes maux de tête, merci.

    Merci encore

  9. bonjour, je suis moi même chirurgien et je souhaite prendre rendez-vous avec le Dr Gatinel justement pour un problème de diplopie/triplopie monoculaire avec images fantomes verticales provoquées par l’utilisation du smartphone (dès 30 minutes), dans un contexte de sécheresse oculaire et possiblement d’anomalie cornéenne (a priori pas de kératocone à la topo cornéenne mais OQAS anormal).

    il ne propose apparemment que des rendez-vous en vue de chirurgie réfractive sur Doctolib mais j’aimerais avoir son avis sur la question. Est-il possible de m’orienter?

    merci d’avance de votre retour,

  10. Coustenoble Benjamin

    Bonjour Docteur,

    J’ai 22 ans, je viens de lire votre article, et je pense donc souffrir de diplopie binoculaire verticale, je vois en effet certaines images lumineuses (comme des sous titres, des phares de voitures, la lune, en bref des images très claires sur fond sombres ou des images très sombres sur fond clair) qui se dédoublent dans un œil comme dans l’autre, occasionnant ces images fantômes vers le haut, ce phénomène est aussi accentué le sir quand mes yeux fatiguent et que mes paupières tombent légèrement sur mes yeux. Je tiens à indiquer que je suis légèrement hypermétrope et astigmates, et que mes lunettes n’améliore pas ce problème de diplopie.

    A la suite de la lecture de votre article je pense être être atteints de kératocône. Ayant depuis plusieurs années les yeux très secs (je dois mettre quotidiennement des gouttes lacrymale) et ayant subis plusieurs fois des irritations de la cornée, il me semble donc que le problème vient de là. Quel serait votre avis ?

    Cependant, ce problème s’additionne à d’autres. Quand je regardes un fond clair uni (comme le ciel de jour, un mur blanc très éclairé, un écran clair a forte luminosité) je vois comme des petits points lumineux qui se déplacent dans mon champs de visions (ces points « grésilles », sont lumineux, et ne sont pas des corps flottants, car j’ai des myiodésopsies depuis quelques temps, et c’est quelque chose de vraiment distinct qui apparait quand je regardes les fonds clairs).

    J’en ai parlé à deux ophtalmologistes différents et ne comprennent pas le problème. De même, j’ai remarqué qu’en fermant un œil, puis l’autre, ma vision est « colorée » très légèrement différente. Comme si j’avais un œil avec un très léger filtre orangée, l’autre, un très léger filtre bleuté.

    Pouvez-vous me donner votre avis sur mes différents problèmes ? J’espère que vous pourrez m’aider, car je suis un peu perdu et même les ophtalmo que je suis allé voir ne m’aide pas…

    Bien respectueusement,

    Benjamin

  11. Dr Damien Gatinel

    Il faut réaliser une topographie cornéenne, une aberrométrie, et confronter les résulats à votre position de sommeil et type de frottements. Si vous ne dormez plus sur l’oeil, il est possible qu’une régularisation de la cornée puisse survenir.

  12. Dr Damien Gatinel

    Il est difficile de vous donner des explications précises, ce type de symptômes peut relever de causes diverses, un examen détaillé sur le plan ophtalmologique et certaines explorations sont certainement nécessaires pour vous trouver une ou des causes à ces troubles.

  13. Bonjour, Dr
    J’ai présentement 28 ans et je porte des lentilles de -6 (OG) et -7 (OD) qui corrigent partiellement ma vue.
    Depuis mon enfance, j’avais les yeux qui rougissaient, larmoyants, qui démangent, je voyais alors les personnes , les points lumineux et les objets vivement éclairés en doublé, mais cela ne m’avait pas empêché de regarder le tableau en classe même étant assis au dernier banc et de lire mes leçons jusqu’en 2013, où le problème est devenu plus gênant progressivement. Je voyais plusieurs objets fantômes formant un cercle avec l’objet réel vers le bas ou le devant.
    Les images fantômes se chevauchent et viennent interférer avec d’autres objets réels dans l’environnement venant ainsi dégrader toute ma vie du monde réel.
    Par exemple, les rayons lumineux du soleil, de la lune, les reflets des objets et les objets fantômes viennent interférer avec les objets réels formant ainsi un brouillard flou au point où ça me donne l’impression que les rayons lumineux fantômes et les objets fantômes transpercent les d’autres objets réels (une personne, un mur, un objet) ça me donne alors l’impression de voir à travers un objet réel (une personne, un mur, etc.). Et dans ces circonstances je n’arrive pas identifier le visage d’une personne 2m de moi.

    Les ophtalmos m’ont dit que je souffre d’une myopie forte. Toutefois quand je contracte mes paupières ou mes yeux de façon à réduire son ouverture, les objets fantômes rentrent dans leurs objets réels et disparaissent.
    Le port des lentilles ne fait pas disparaître les objets fantômes, il réduit simplement leur propension dans l’environnement en fonction de ma distance avec l’objet réel.

    J’ai eu à prendre des collyres seulement ceux antibactériens.

  14. Bonjour,
    Depuis un an, je vois de moins en moins le matin.
    Je me suis aperçu qu’en fait je vois double, parfois d’un seul œil, parfois des deux…c’est de pire en pire, parfois je ne peux même pas travailler avant 11hrs/12hrs….
    Ca s’améliore un peu en plissant les yeux.
    Vu deux ophtalmos qui m’ont juste dit que ça devait être le fait de dormir appuyé sur un œil…j’essaie de dormir sur le dos, sans succès :-(
    C’est complétement déprimant !
    Une idée ?
    Merci beaucoup

  15. Herriot

    Bonjour Docteur,
    J’ai 33 ans. Après avoir été opéré de cataracte OD il y a 2 ans (31ans), j’observe de cet œil droit seul des images dédoublées de tout ce qui est lumière, point lumineux, objet claire/de couleur blanche surtout,… dans un milieu sombre/noire. L’image double se situe obliquement vers la gauche vers le bas. Dans le cas de source lumineuse intense, des images multiples apparaissent et se superposent. Je constate notamment qu’à force de faire exprès de loucher intensément, en fermant l’oeil gauche, les images dédoublées disparaissent ou s’atténuent d’intensité.
    Il convient de préciser que cette diplopie monoculaire s’est déchenchée juste après la chirurgie de cataracte de cet œil.
    Vu que ce cas est rare et peu connu dans notre pays (Madagascar), et que les ophtalmo qui m’ont ausculté (depuis 2 ans) en quête de la bonne piste ; les directives de votre part seront cordialement sollicitées afin de nous aider à surmonter ce problème. Merci

  16. Alvarez

    Merci docteur et merci pour nous offrir vos conseils.
    ça change du coté impersonnel et déshumanisant de la Fondation Rothschild.
    Ma chirurgie fut fait a la Fondation.
    Cordialement.

  17. Dr Damien Gatinel

    Difficile de vous éclairer sans données d’examen, il est probable que vous ayez des séquelles au niveau de la rétine, relatives à votre chirurgie rétinienne. Votre ophtalmologiste pourra vous le confirmer.

  18. Alvarez

    Bonjour Dr.
    J’aimerais bien votre avis. En février dernier je subi une double opération de la cataracte et vitrectomie avec dissection d’une membrane epiretinienne de l’œil droite. Après cette opération je ne vois pas mieux qu’avant de cet œil droite, je dirais au contraire, même si la correction c’est amélioré
    Depuis j’ai des phénomènes de doublement d’image de façon très forte sur la route de jour, les voitures, les lignes du traçage, les cotés latéraux de la route, ils dédoublent ou bougent.
    Le paysage non et la nuit sur la route non plus (rassurez vous ce ne pas moi qui conduisait).
    C’est phénomène ce reproduit de fois sur le clavier de l’ordinateur.

    En 2019 j’eus un décollement de rétine du coté gauche avec une cicatrice maculaire.

    L’état du champ visuel de l’œil droite il est très mauvais, « un ilot de perception central sans attente apparente de point de fixation ».

    Merci d’avance, docteur.

  19. Dr Damien Gatinel

    Il convient de réaliser un examen de topographie cornéenne (éventuellement couplé à une mesure aberrométrique) dans un premier temps; la plupart de ces symtômes sont liés à une légère asymétrie cornéenne; elle même est souvent consécutive à des frottements oculaires répétés, une position de sommeil impliquant un certain degré de compression oculaire, etc.

  20. Bonjour docteur,

    J’ai 19 ans et j’aimerais avoir votre avis sur mon trouble de la vision.
    Il y a 2 ans, j’ai eu soudainement une vision double lorsque je regardais des surfaces lumineuses ( sous-titres de vidéos, écritures blanches sur fond noir, écritures sur écran d’ordinateur). Je suppose que cette dipoplie était monoculaire car elle persistait aussi bien avec les deux yeux ouverts et l’un et l’autre oeils ouverts alternativement.
    Ce problème a persisté environ 10 mois, et a disparu aussi brutalement qu’il été arrivé.
    Mais voila, que depuis environ 1 semaine, qu’exactement les mêmes symptôme refont surface ( il semblerait que ce soit toujours une dipoplie monuculaire).
    Je ne sais pas à quoi cela pourrait être dû, un problème d’astigmatisme ? ( je n’ai jamais porté de lunettes, mais cela fait aussi très longtemps que je n’ai pas fait de bilan chez un ophtalmo).
    Pensez-vous que je devrais prendre rdv chez mon généraliste ou chez un ophtalmo ?
    Merci d’avance pour votre réponse.

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