L’opération dont vous avez bénéficié il y a 22 ans était probablement une opération de kératotomie arciforme (ou transverse). Des incisions étaient placées sur les méridiens les plus cambrés de la cornée, provoquant alors la réduction de leur cambrure, et, par effet de couple, l’induction d’une augmentation de cambrure des méridiens opposés. Voici un exemple d’incision arciforme, réalisé de façon manuelle il y a une vingtaine d’années (aujourd’hui, le principe des incisions arciformes est toujours utilisé, mais la réalisation des incisions est accomplie grâce au laser femtoseconde, de manière à en garantir la régularité).

Ces incisions transverses étaient parfois combinées à des incisions radiaires, ces dernières étant destinées à corriger une myopie associée à l’astigmatisme. Avant d’envisager une correction au laser de votre vision, un bilan destiné à identifier les causes de sa baisse plus récente est nécessaire.
En cas de défaut réfractif (récidive de l’astigmatisme, hypermétropie secondaire), un traitement au laser excimer (LASIK ou PKR) est a priori envisageable. Une topographie cornéenne est indispensable, ainsi qu’une mesure précise de votre réfraction (correction optique). En fonction du degré de correction à délivrer, le résultat espéré peut varier entre une indépendance totale à la correction optique, ou une réduction de celle-ci.
En revanche, si votre baisse de vision est induite par une cataracte, il est préférable d’opérer celle-ci bien entendu. Il faudra calculer avec soin la puissance de l’implant, qui pourra être torique (correcteur d’astigmatisme) en cas d’astigmatisme cornéen résiduel.