La chirurgie de la cataracte consiste à retirer le cristallin opacifié et à insérer de manière systématique un implant intraoculaire (cristallin artificiel): l’utilité de l’implant est de permettre au patient de ne pas devenir fortement hypermétrope, ce qui surviendrait si l’on laissait l’oeil « aphake » sans ce cristallin artificiel.Les implants sont des « dispositifs médicaux implantables » (DMI), caractérisés par divers paramètres: le premier d’entre eux, la « puissance optique » (exprimée en dioptrie) est choisi de manière à corriger au mieux l’oeil implanté selon l’objectif visé (ex : emmétropie: pas de lunettes de loin). Mais il en existe d’autres: le type de biomatériau, le type de géométrie optique (sphérique, asphérique), les dimensions globales, la forme des « anses » ou « haptiques », etc. De plus, certains implants comportent des caractéristiques plus particulières comme la multifocalité (plusieurs foyers), ou la toricité (correction de l’astigmatisme grâce aux implants toriques).
La carte d’implant rassemble ces informations, qui sont également insérées dans votre dossier médical grâce à une étiquette auto collante fournie dans le blister de l’implant. Il n’est pas forcément nécessaire de la porter sur soi en permanence, mais l’archiver soigneusement peut s’avérer utile en cas de complication ou traumatisme oculaire nécessitant une re-implantation, de perte de dossier, et pour vérifier que l’implant posé possède les caractéristiques qui avaient été calculées avant l’intervention de cataracte (ex: puissance conforme à la mesure biométrique préopératoire). Bref, la carte d’implant permet d’assurer ce que l’on appelle la « traçabilité » du dispositif médical implanté.
Si vous étiez amené(e) à consulter un autre praticien n’ayant pas accès à votre dossier médical, connaître le type et la puissance de l’implant posé sur le premier oeil peut être intéressant pour vérifier la valeur de puissance optique calculée pour l’implant du second oeil.
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