Pour prendre la décision d’effectuer une retouche après LASIK, il faut que plusieurs éléments soient réunis. La demande doit émaner en premier lieu du patient, dont la vision est significativement réduite par le LASIK. En général, la gêne est ressentie pour une puissance d’astigmatisme de 0.75D et au delà (1D, 150 D etc.). En deçà, l’astigmatisme peut être considéré comme négligeable, car un quart (0.25) ou une demi (0.50) dioptrie d’astigmatisme (sur un des deux yeux) n’entraîne qu’une réduction minime de l’acuité visuelle non corrigée.
Un astigmatisme résiduel après LASIK peut provoquer une impression de flou visuel souvent caractérisée par une sensation de dédoublement léger de l’image (sous tires, lumières émanant de sources ponctuelles, etc.). La gêne visuelle tend à augmenter quand la luminosité ambiante se réduit (dilatation pupillaire). La topographie cornéenne confirme l’origine cornéenne de l’astigmatisme (toricité de la cornée), et permet de vérifier que l’épaisseur cornéenne autorise le retraitement (et qu’il n’y a pas de complication comme une ectasie cornéenne). Un examen aberrométrique peut également être effectué pour s’assurer du bon centrage de la zone optique vis à vis de la pupille (un décentrement est une cause fréquente d’astigmatisme après LASIK).
En général, il est préférable d’attendre au moins un mois après l’intervention (stabilisation de la réfraction). La retouche consiste à soulever le capot de LASIK et délivrer le complément de correction avec le laser excimer.
En conclusion, il est possible de vous proposer une retouche pour astigmatisme si ce dernier réduit votre vision et que les conditions pour effectuer le retraitement sont requises.
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