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Qu’est ce qu’une retouche après LASIK ?

Une retouche après LASIK correspond à la délivrance d’un traitement complémentaire au laser excimer en raison de la persistance, ou de la réapparition d’une erreur réfractive malgré la première intervention.

Elle s’adresse aux patients qui ont bénéficié d’un LASIK dans le passé, mais qui présentent depuis ou à nouveau une gêne visuelle corrigible en lunettes. Il peut s’agir par exemple d’une myopie résiduelle de -0.50 Dioptries chez un patient opéré de LASIK pour une myopie initiale de -6 Dioptries. L’acuité visuelle du patient opéré n’est pas de 10/10, mais de 8/10 sans lunettes ou lentilles, en raison de la myopie résiduelle. Cette acuité remonte à 10/10 avec la correction lunettes de -0.50 D.

Avant de réaliser une retouche, il faut s’assurer de l’absence d’ectasie après LASIK, car cette complication peut se manifester initialement par une réapparition  de la myopie et/ou d’un astigmatisme. L’inspection attentive de la carte topographique postopératoire et la mesure de l’épaisseur cornéenne résiduelle après le premier LASIK sont obligatoires. Le plus souvent, on ne réopère après LASIK qu’une fois la réfraction stabilisée (ce qui prend 3 à 4 mois après l’intervention initiale dans la majorité des cas).

Avant d’effectuer le traitement de reprise post LASIK, ill convient également de mesurer l’épaisseur du capot de LASIK en réalisant un examen appelé « coupe OCT de cornée ». Ainsi, en soustrayant cette épaisseur mesurée (exemple : 120 microns) à celle de la cornée totale (ex : 450 microns), on obtient la valeur de l’épaisseur du mur cornéen postérieur (soit 320 microns dans cet exemple, ce qui permet de retraiter une demi dioptrie sans problèmes car on considère qu’un mur résiduel postérieur doit avoir une épaisseur minimale de 250 microns).

Il est toujours nettement préférable de resoulever le capot de LASIK, que d’en redécouper un nouveau, même plus superficiel. Le resoulèvement d’un ancien capot de LASIK ne pose généralement aucune difficulté, du moins quand la découpe initiale était de qualité suffisante.

Après soulèvement du bord circulaire du capot, on retrouve facilement un plan de clivage qui correspond à l’interface où avait été initialement délivrée la première correction (laser excimer). A l’inverse, la redécoupe d’un volet superficiel sur un volet préexistant, même avec le laser femtoseconde, exposerait à diverses complications, au premier rang desquelles la survenue de micro-plis de capot, d’une invasion épithéliale, d’inflammation de l’interface, sans parler des problèmes de perte stromale liée à une intersection entre l’ancien et le nouveau capot.

De même, la réalisation d’une PKR (laser de surface) après LASIK expose à la survenue d’une inflammation cornéenne superficielle appelé « haze ».

En conclusion, une retouche après LASIK doit idéalement s’effectuer après un bilan pré reprise soigneux, et être délivrée dans l’interface, après resoulèvement du premier volet (capot). Elle donne en général de très bon résultats quand l’indication est bien posée, et la technique correctement exécutée.

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