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Images fantômes vision double

La perception visuelle d’images « fantômes » est une source d’inquiétude et d’inconfort visuel chez les patients qui découvrent parfois de manière inopinée ces symptômes par l’apparition d’un dédoublement d’une ligne de sous titres de cinéma, d’un deuxième croissant de lune décalé dans le ciel nocturne, etc.  Ces symptômes, quand ils sont monoculaires (ils persistent quand on ferme l’autre œil : on parle de diplopie monoculaire) sont quasiment toujours d’origine optique.  Les images fantômes sont ainsi une indication à la réalisation d’un examen aberrométrique, et idéalement topo-aberrométrique (étude aberrométrique de l’œil entier couplée à une étude de la cornée seule par topographie cornéenne). Dans la plupart des cas, une origine cornéenne est en cause; on constate une déformation asymétrique dont la cause est le plus souvent la réalisation de frottements oculaires excessifs.

Symptômes de vision dédoublée, images fantômes.

On peut  qualifier d’image fantômes toute image « parasite » dont le motif perçu par le patient présente une certaine fidélité avec  l’image principale. Le patient réalise qu’il voit double avec un œil: cette perception est maximale dans certaines circonstances, comme le visionnage de films sous titrés: pour se détacher des images du film, les sous titres sont particulièrement lumineux, et leur dédoublement bien visible. L’ambiance sombre des salles de projection provoque une dilatation de la pupille irienne (mydriase) qui concourt également à accroître l’effet d’aberrations à l’origine des parasites visuels.

vision double d'un oeil: sous titres doublés
Exemple de perception d’une ligne de sous titres perçues comme dédoublés vers le bas: on parle alors de « diplopie monoculaire verticale ».

Même s’ils sont parfois associés aux images fantômes, les halos lumineux correspondent à un étalement circulaire concentrique de la lumière autour de la source ; ils ont souvent une origine optique, mais ne correspondent pas exactement à la symptomatologie de l’image fantôme. Les « starbusts »,  anglicisme consacré pour l’aspect particulièrement étoilé ou « spiculé » d’un point source lumineux sont également distincts des images dédoublées , même s’ils sont également liés à une réduction de la qualité optique de l’œil. La célèbre toile de Van Gogh intitulée « Nuit étoilée »’ fournit une représentation artistique de la perception subjective de ces « halos » lumineux. Comme souligné précédemment, les symptômes visuels caractéristiques des images fantômes sont « monoculaires » : quand on ferme un œil, puis l’autre, cette vision dédoublée ou décalée persiste pour au moins l’un des yeux (une vision double peut être observée sur les deux yeux séparément). En revanche, si  l’occlusion d’un œil supprime la vision double, l’origine n’est pas optique mais orthoptique (parallélisme oculaire « défaillant »). Les images fantômes sont essentiellement perçues quand la luminosité ambiante se réduit, et quand l’œil fixe des sources lumineuses particulièrement vives, qui se détachent aisément sur un fond sombre (ex: sous titres, affichages urbains lumineux, néons, LEDs etc.). Autrement dit, plus l’objet observé est contrasté, et plus la sensation d’image(s) fantômes(s) est marquée. La vision double étant liée à l’existence d’un foyer lumineux « parasite »,  ou d’un étalement lumineux directionnel (contrairement au halos où l’étalement lumineux est concentrique).  Il est logique que plus une source lumineuse  soit vive, plus le foyer secondaire reçoit de l’énergie et stimule efficacement les photorécepteurs rétiniens concernés.

image fantome diplopie monculaire vision dédoublée
Représentation schématique de l’étalement lumineux pour un oeil atteint de diplopie monoculaire horizontale. Au lieu de stimuler « un » photorécepteur, la dégradation du stigmatisme provoque une dispersion horizontale de l’énergie lumineuse.

L’observation d’une ligne de sous titres, d’une lampe de feu de signalisation, de lumières de lampadaire au loin, ou du croissant de lune par l’œil concerné permet généralement au patient de caractériser l’intensité et la localisation de la ou les image(s) fantôme(s) (au dessus, en dessous, etc. de l’image principale). La distance et la taille des sources lumineuses (leur diamètre apparent) influent également sur les images fantômes: les images fantômes sont souvent plus prononcées quand la source est éloignée, et occupe un angle visuel restreint.  

Mécanisme optique à l’origine des images fantômes

La cornée et le cristallin permettent de focaliser la lumière émise ou réfléchie par les objets environnants et captée par l’œil. La vision centrale est fovéale :  la lumière captée par la ou les cibles fixées doit être focalisée sur la mosaïque des photorécepteurs rétiniens de la fovéa. Si l’image d’un objet est double, c’est qu’il se produit une répartition particulière de l’énergie lumineuse incidente focalisée sur l’écran rétinien (fovéa). On peut décomposer une scène fixée en un ensemble de points sources élémentaires : ces points sources doivent être imagés de manière aussi « ponctuelle » que possible sur la rétine pour y « recomposer » une image fidèle de la source : cette propriété est dénommée : « stigmatisme ».  Ainsi, un bon stigmatisme (propriété qui permet à un point source d’être imagé de manière quasi ponctuelle dans le plan de recueil de l’image – ici la rétine) est une condition importante pour l’obtention d’une bonne performance en optique visuelle. Dans certaines circonstances,  l’image d’un point source peut donner lieu à une image ponctuelle principale et une image ponctuelle « satellite ». Une partie de l’énergie lumineuse émise par la source et captée par l’oeil est focalisée en un foyer principal, et un foyer secondaire (où il existe une « concentration » suffisante d’énergie lumineuse émise par la source pour donner lieu à un « foyer perçu », par une stimulation efficace des photorécepteurs. Par assimilation à un ensemble de point sources, l’information lumineuse transportée depuis la source observée sera donc scindée en deux foyers. La direction du foyer secondaire donne la direction selon laquelle l’image décalée est perçue. Du fait de l’inversion rétinienne, un décalage anatomiquement noté « vers la droite » du foyer secondaire par un observateur qui survolerait la rétine du patient à l’intérieur de l’œil serait de fait perçu comme un dédoublement « vers la gauche » par le patient. Dans le cas d’images fantômes multiples (polyplopie), il existe non pas un mais plusieurs foyers lumineux secondaires, où l’énergie lumineuse incidente est suffisamment concentrée pour qu’une image « fantôme » apparaissent par juxtaposition de ces foyers.

Exploration aberrométrique

L’exploration aberrométrique permet de confirmer l’origine optique des symptômes et, confrontée à l’examen ophtalmologique, en préciser la cause. NB: Ce simulateur permet d’étudier l’impact des aberrations optiques sur la vision: en cas de vision dédoublée, les aberrations dites « impaires » (exemple coma verticale z(3,-1), trefoil, etc. ) sont impliquées.

Confirmation de l’origine optique : calcul de la PSF et convolution

Calcul de la PSF

Pour étudier le stigmatisme de l’œil, l’aberromètre mesure le front d’onde oculaire puis effectue un calcul de la PSF (Point Spread Function) ou FEP (Fonction d’Etalement du Point). Ce calcul peut être accompli pour l’ensemble des défauts optiques de l’œil (aberrations de bas et haut degré) ou simplement les aberrations de haut degré ; dans ce cas, on simule l’image rétinienne d’un point source vu par un œil corrigé pour le défocus (myopie ou hypermétropie) et l’astigmatisme. L’aspect de la PSF est un élément d’importance ; un aspect dédoublé, où la lumière se concentre en au moins une zone secondaire située près d’un foyer principal permet d’étayer l’origine optique d’une sensation de vision dédoublée ou multiple.  

Convolution

A partir de la PSF, on peut générer une image dite « convoluée » d’une planche de lecture pour mesure de l’acuité visuelle.  L’image ainsi constituée peut être comparée avec la sensation décrite par le patient ; comme pour la PSF, une homologie en termes de direction ou de répartition spatiale des images fantômes (haut, bas, gauche, droite, etc.) permet d’accréditer l’hypothèse optique des perturbations visuelles. Il est souvent instructif de faire dessiner au patient l’image qu’il perçoit d’une source lumineuse ponctuelle éloignée,  ou d’une lettre (optotype) et de la comparer à la PSF calculée par l’aberromètre ou l’image convoluée de l’optotype pour les mêmes conditions de correction ( pour les aberrations de bas et haut degré pour un œil non corrigé, pour les seules aberrations de haut degré si le patient est corrigé en lunettes).

diplopie horizontale, convolution vs dessin vision double
Exemple d’image convoluée (après recueil du front d’onde oculaire et calcul des aberrations optiques de haut degré – OPD SCAN III Nidek) et de dessin à main levée. Le patient avait reçu un implant multifocal réfractif ( M plus Oculentis) et se plaignait depuis d’une vision dédoublée horizontalement (images fantômes).

Même si le parallélisme n’est parfait, la présence de similitudes qualitatives permet en général de corroborer les symptômes du patient à l’aspect que revêt la PSF théorique, ou l’image convoluée. Les différences entre la PSF ou image) calculée et la PSF (ou image) dessinée (perception visuelle « subjective ») tiennent à de nombreux facteurs comme le fait que la PSF est un calcul d’optique physique, qui ignore les mécanismes de transduction, codage et transmission de l’information captée au niveau rétinien vers les aires cérébrales visuelles, et que ce calcul est accompli pour une correction soit totale ou soit nulle des aberrations de bas degré (alors que la correction en lunettes peut être imparfaite). Enfin, l’effet d’opacités diffusantes (fréquentes en cas de cataracte, ou d’inflammation cornéenne post laser) n’est généralement pas bien rendu au niveau du calcul de la PSF. De même, la présence de plis ou micro plis au niveau d’un capot de LASIK est une source potentielle de dédoublement d’image, mais le très haut degré des aberrations optiques générées excède parfois la plage dynamique de l’aberromètre. Le recours à l’aberrométrie double passage (OQAS) est une option intéressante quand on suspecte la présence d’une diffusion optique et/ou la présence d’aberrations de très haut degré.  

Causes et origine des images fantômes.

La cornée et le cristallin sont les principales tuniques optiques de l’œil humain. C’est à leur niveau que peuvent siéger les phénomènes optiques responsable de l’apparition d’images fantômes.

Images fantômes d’origine cornéenne

La topographie cornéenne couplée à l’examen aberrométrique est l’examen de choix quand on explore les pathologies listées ci après. En particulier, il faut privilégier les instruments topographiques dont le logiciel d’analyse permet le calcul spécifique des aberrations cornéennes, ainsi que le calcul de la PSF cornéenne. La présence d’une asymétrie cornéenne prononcée est une cause fréquente d’image fantômes, et qui résiste à la correction en verres de lunettes. Le kératocône, qui est associe déformation et amincissement progressifs de la cornée, est une étiologie (cause) fréquente de vision dédoublée. Le kératocône est une affection cornéenne provoquée par la réalisation de frottements oculaires répétés et intenses (allergie, sécheresse et irritation oculaire, fatigue, etc.). Ces frottements provoquent l’apparition d’une déformation progressive permanente de la cornée; cette déformation est irrégulière et induit une perte de la qualité optique de l’oeil, caractérisée par l’élévation de certaines aberrations optiques comme le coma, le trefoil, etc. La diplopie apparaît ou se majore quand la pupille se dilate. Ainsi, l’exploration d’une sensation d’image fantôme permet souvent de découvrir un kératocône débutant infra clinique. Celle-ci est liée à l’asymétrie et/ou  l’irrégularité cornéenne. Classiquement, l’élévation du taux des aberrations optiques de haut degré de type coma est responsable d’un « étalement » directionnel de la PSF, bien corrélé à la sensation de l’image fantôme.

images fantomes & keratocone aberrométrie
Examen topo aberrométrique chez un patient atteint de kératocone présentant une sensation de diplopie verticale. La PSF est calculée à partir des aberrations de haut degré du front d’onde oculaire total (elle est représentée telle que « perçue » par l’oeil). Carte Optical Quality Display ((c) D Gatinel – Nidek

Tout traumatisme cornéen (cicatrice) induisant une déformation marquée et asymétrique de la cornée au niveau de l’aire pupillaire est également potentiellement inductrice d’une sensation d’image fantôme. L’astigmatisme irrégulier après greffe de cornée (kératoplastie) est potentiellement inducteur d’une sensation de dédoublement simple ou multiple de l’image, malgré la correction d’un astigmatisme régulier souvent marqué. Les déformation du greffon et les tractions imposées par les points de sutures sont responsables d’asymétries prononcées. La kératotomie radiaire, technique aujourd’hui obsolète (supplantée par les techniques laser depuis la fin des années 90) reposait sur la réalisation d’incisions cornéennes profondes en « étoile » autour de la pupille. Les nécessaires imperfections liées à ce geste manuel étaient source d’une importante irrégularité de la surface de la cornée Enfin, les plis de capot en LASIK peuvent être à l’origine de l’apparition d’un dédoublement gênant de l’image. S’il existe en général une bonne corrélation spatiale entre la direction du dédoublement et l’orientation du pli, les mécanismes propres à l’acquisition des données permettant le calcul du front d’onde oculaire par l’aberromètre ne permettent pas toujours de caractériser l’effet optique de ces plis.  

Origine interne (cristallin, implant)

La survenue d’une opacification partielle ou diffuse du cristallin peut être responsable d’une diplopie monoculaire, voire même d’une polyplopie. L’existence de fluctuations locales de l’indice de réfraction du cristallin opacifié peut créer des variations importantes de la puissance réfractive du cristallin; certaines cataractes nucléaires évoluées provoquent parfois la perception d’une « triplopie » ( vision triple). Un implant subluxé et/ou basculé (tilté) est également pourvoyeur d’une diffusion lumineuse latérale (dans le sens de la bascule ou du déplacement de l’implant, à l’inversion rétinienne près du point de vue de la perception subjective).  Le calcul des aberrations optiques internes (extra cornéennes) permet d’accréditer l’origine interne de ces troubles visuels. La disparition des symptômes après chirurgie du cristallin et/ou refixation de l’implant cristallinien permet enfin de confirmer a posteriori l’origine interne de ces symptômes. Les implants multifocaux, en particuliers réfractifs avec répartition asymétrique de la puissance additionnelle de près, peuvent être à l’origine de perception d’images fantômes, quand ils sont insérés dans des yeux dont la qualité optique du dioptre cornéen est altérée. Les implants multifocaux réfractifs induisent la multifocalité grâce à un « cocktail » d’aberrations optiques de haut degré (la profondeur de champ procurée par l’implant est augmentée grâce à la réduction du stigmatisme procurée par ces aberrations). Si la cornée génère un taux additionnel d’aberrations (altérations de la surface cornéenne, kératocône infra clinique méconnu, irrégularité de la courbure cornéenne, cicatrice, astigmatisme non corrigé, etc.), l’addition d’un implant réfractif expose à une réduction importante de la qualité de l’image rétinienne.

L’aberrométrie permet d’objectiver la manière dont un implant réfractif multifocal induit la multifocalité nécessaire à l’induction d’une vision de près non corrigée. Dans le cas de cet implant (Oculentis M plus), deux zones sectorielles inférieures permettent un ajout local de puissance réfractive, pour la vision de près. Ces résultats topo aberrométriques (OPD SCAN III, Nidek) ont été acquis après implantation multifocale chez une patiente opérée de cataracte, se plaignant d’une mauvaise récupération visuelle, avec perception d’images fantômes (dédoublement horizontal). Les variation diopriques de la carte réfractive (carte OPD , pout l’œil entier) sont dictées par les aberrations internes, mais il existe une zone sectorielle supplémentaire d’addition (flèche jaune), possiblement liée à l’existence d’un astigmatisme cornéen direct (flèche rouge). La patiente se plagiant d’un dédoublement horizontal vers sa droite (l’image dessinée par la patiente ainsi que le rendu correspondant à la convolution par la PSF et calculé par l’aberromètre sont représentés plus haut)

La présence de plis prononcés de la capsule du cristallin peut induire un effet de dédoublement ou des trainées lumineuses autour des sources de lumière vive. L’orientation des trainées perçues est similaire à celle des plis, à l’inversion rétinienne près.

plis de capsule lampe à fente
La chirurgie de la cataracte consiste à remplacer le cristallin opacifié par un implant. On conserve toutefois l’enveloppe du cristallin, appelée capsule. L’examen à la lampe à fente (biomicroscope) permet de bien objectiver la présence de plis marqués de la capsule postérieure. Ces plis peuvent être observés en cas de laxité de la zonale du cristallin, ou au cours de l’évolution de la cataracte secondaire.

Un test simple consiste à montrer au patient un motif visuel élémentaire comme un disque source, puis lui demander de dessiner l’orientation et l’aspect des trainées visuelles. Voici ce qu’observe le patient précédent avec son oeil opéré de cataracte mais avec des plis de la capsule postérieure:

L'encadré correspond au dessin à main levée effectué par le patient au cours de l'observation d'un disque lumineux avec l'oeil opéré de cataracte. La nuit, ce patient perçoit des zébrures lumineuses, des traits autours des phares de voiture, réverbères, etc.
L’encadré correspond au dessin à main levée effectué par le patient au cours de l’observation d’un disque lumineux avec l’oeil opéré de cataracte. La nuit, ce patient perçoit des zébrures lumineuses, des traits autours des phares de voiture, réverbères, etc.

Un cas particulier : le rainbow glare

  Le « rainbow glare  » (rainbow = arc en ciel) est une sensation de dédoublement des images lumineuses, avec une gradation en « arc en ciel ». Cette complication survient au décours immédiat du LASIK (avec laser femtoseconde). Une page lui est spécifiquement consacrée.  

240 réponses à « Images fantômes vision double »

  1. Dr Damien Gatinel

    Il faudrait effectuer une topographie de la cornée pour vérifier qu’il n’existe pas un astigmatisme irrégulier pouvant être à l’origine de tout ou partie des symptômes de type « vision baveuse ».

  2. Benjelloun sara

    Superbe article ! Tout d’abord merci !

    Je commence enfin à comprendre mon errance médicale.

    Je suis atteinte de Drusen du nerf optique aux deux yeux provoquant une atrophie de la couche rétinienne et une tension pour laquelle je suis traitée sous monoproste avec perte vision périphérique et centrale.

    J’ai 34 ans et ai eu ce diagnostique à 24 ans .

    J ai longtemps pensé que tous ces flashs étaient le résultat de la tension. Vision floue. Baveuse. Sensation que la lumière clignote,tout ce qui est décrit. Tous mes examens sont bons même les explorations neurologiques.

    En consultation à Rotchild, on m’a parlé de phénomènes entoptiques.

    Je note tout de même qui si ma tension est bien maîtrisée j ai moins de flashs.

    Pensez-vous que les drusens du nerf optique puissent avoir un rôle dans toutes cette symptomatologie ?

    Cordialement

  3. Dr Damien Gatinel

    Ces suites opératoires sont assez inhabituelles, votre chirurgien devrait pouvoir vous renseigner car il connait votre cas et les éventuelles spécificités de votre chirurgie.

  4. Dr Damien Gatinel

    Les examens indiqués sont effectivement une topographie cornéenne, idéalement couplée à une aberrométrie (examens OPDscan, ou iTrace, etc.). Dans un premier temps, un relevé topographique pourra permettre d’incriminer (ou exclure) une déformation cornéenne – cause plus fréquente de ces symptômes visuels.

  5. Dr Damien Gatinel

    Il est important de distinguer entre diplopie monoculaire (qui persiste quand on ferme un oeil) et diplopie binoculaire (qui n’existe que lorsque les deux yeux sont ouverts). En cas de diplopie monoculaire, il convient de réaliser une topographie cornéenne idéalement couplée à un examen aberrométrique.

  6. Berton Gaëlle

    Bonjour, je constate une diplopie verticale depuis plusieurs mois. Je suis vite gênée par la lumière et je vois des « points lumineux » qui clignotent quand je regarde un écran, un livre. C’est là que ça me gêne le plus. Mon ophtalmologiste m’a certifié que mon fond d’oeil est normal. Il m’a mis des séances chez l’orthoptiste. Est-il possible que j’ai un problème au nerf optique ou neuro ? Je n’ai jamais fait d’IRM… Merci.
    Gaëlle, 33 ans.

  7. Julien

    Bonjour,
    Je viens de réaliser que je vois séparément sur chaque oeil plusieurs images fantomes ( une principale et 5 – 6 autres moins fortes décalées en diagonale surtout vers le bas) Elles sont evidentes sur les objets ou lignes horizontales et les points très lumineux. J’interprétais ces images fantomes comme des reflets et je souffre depuis plusieurs années de fortes douleurs dans les yeux qu’aucun ophtalmologue n’a pu soulager. Je ne peux pas lire ni regarder un écran sans que ces douleurs apparaissent.
    Apres consultation de votre site ( par ma femme), Il me semble necessaire de faire un bilan en aberrométrie. Peut on trouver ce type de bilan facilement? Je suis sur Orléans.

  8. rosse-laurent

    Bonjour,

    Fortement myope et astigmate, je souffrais depuis deux ans d’une vision très diminuée (image blanche laiteuse sur l’oeil droit) . Je fus operée debut Janvier « d’une cataracte ». Depuis c’est pire pour moi car l’aspect blanc laiteux est toujours présent et je dispose d’une image quasi hamiltonienne auquelle s’ajoute une diplopie monoculaire importante.
    J’ai donc deux questions dois je operer le deuxieme Oeil dans ces conditions ? quel risque ai-je de développer les mêmes désagréments ?

    Que puis je faire pour connaitre les causes de la diplopie et pour améliorer la situation sur cet oeil droit? Mon ophtalmologiste ne me propose rien…

    Par avance merci pour votre aide.

  9. – 0

    bonjour docteur et merci de votre éclairage j’ai l’impression que mon ophtalmo est dans l’incompehension me concernant il pensait au départ a une paralysie du nerf 4 de l’oeil gauche
    mais les deux irm ne montre pas cela.il me précise que s’il m’opére de la cataracte la diplopie va empirer.dois attendre comme il me le propose.qu’en pensez vous je vous remercie de vos précieux conseils.

  10. Dr Damien Gatinel

    La ciclosporine est un collyre aux propriétés très intéressantes, et source de très peu d’effets indésirables avec cette voie d’administration (collyre). Il est intéressant de l’utiliser dans votre cas.

  11. Dr Damien Gatinel

    La cataracte peut provoquer une diplopie monoculaire, qui persiste quand on ferme l’un des deux yeux. En revanche, la diplopie binoculaire (qui disparait quand on ferme l’un ou l’autre des deux yeux) a une cause plutôt neurologique. Si vous avez une dipolpie aux deux yeux, qui persiste de chaque côté qand vous fermez l’autre oeil, alors il peut tout à fait s’agir de l’effet conjugué d’une cataracte bilatérale.

  12. TITOL

    bonsoir docteur
    j’ai 71 ans et deuis le 2 novembre 2022 je fait l’objet d’une diplopie binoculaire verticale j’ai consulté un ophtalmo à 4 reprises apres 2 irm sans problemes particuliers puis passage chez l’orthopiste mon probléme persiste.j’ai un début de cataracte oeil gauche.mon probleme de dplopie peut il etre un probleme neurologique (myasthenie) .Pourriez vous me donner votre avis merci

  13. Geromel

    Bonjour Docteur, il y a 4mois j’ai attrapé une conjonctivite à adenovirus qui s’est compliqué en kératite. On m’a alors donné du tobradex et à l’arrêt de celui ci l’inflammation est revenue, on m’a alors donner du dexafree pendant 1mois et demi à arrete progressivement. Et à l’arrêt du dexafree l’inflammation est encore revenu (me laissant une autre petit cicatrice sur la cornée). Mon ophtalmologue m’a dit que je devait prendre de la Ciclosporine pendant presque 2mois. J’ai très peur de ce collyre et ses effets secondaire. J’aimerai avoir votre avis svp. Y a t’il d’autre collyre ou technique pour sevrer mes yeux de la cortisone? A cause de tout ça j’ai des petites cicatrices sur la cornée et on me dit qu’elles peuvent rester mais aussi partir avec le temps. Pour l’instant je n’ai pas de cicatrice au centre mais y’en a 2 assez proche donc j’ai des gènes avec les lumières la nuit. Je suis vraiment devenue anxieux avec cette histoire qui dure depuis 4mois. Pour infos j’ai 29ans et en bonne santé général. Merci beaucoup Docteur.

  14. Mélanie Domergue

    Bonjour Docteur, merci pour votre réponse !

    Cela me rassure

    Je constate que la vision de mon œil droit a baissé justement depuis ces douleurs/gênes ressenties en 2019 (de 5/10e à 3/10e), j’espère donc recouvrer la même vision qu’avant cet événement

    Passez une bonne fin de journée !

  15. Dr Damien Gatinel

    Merci pour votre témoignage, a priori l’inflammation peut se résorber assez rapidement,celle-ci étant reliée aux anomalies de la surface oculaire avec la sécheresse oculaire au premier plan. L’hydratation de la surface oculaire permet de réduire les phénomènes inflammatoires, améliorer la vision (stabilité du film lacrymal) et réduire le prurit local, donc le risque de frottements.

  16. Mélanie Domergue

    Bonjour Docteur !

    Atteinte d’un kératocône bilatéral, je vous ai déjà écrit au sujet de ma diplopie : depuis, je me rends chez une orthoptiste. Je constate une amélioration de ma vue, notamment une diminution de la gêne au niveau des lumières, notamment des feux tricolores (les lumières ne partent plus dans tous les sens, du moins beaucoup moins). L’orthoptiste a pu détecter un problème de convergence ainsi qu’une kératite : nous avons pensé, ensemble, qu’il s’agissait de la gêne et des démangeaisons qui m’ont pris en 2019… A l’époque, mon ophtalmologue m’avait simplement donné quelques gouttes et conseillé de mettre des lunettes de soleil pour éviter de faire ces « halos » au-dessus des visages des gens, de loin

    Sous les conseils de mon orthoptiste, je suis retournée voir mon ophtalmologue hier (qui m’avait donné la même réponse en 2019 puis en 2021). Elle lui avait adressé une lettre l’informant de ses suspicions d’inflammation de la cornée : cette fois, mon ophtalmologue était bien d’accord… Elle m’a prescris des gouttes Hylovis (en remplacement des Dulcilarmes), pendant un mois. Ma question est donc la suivante : la guérison de cette inflammation va-t-elle prendre beaucoup de temps, étant donné qu’elle est sans doute présente depuis 2019 ?

    Merci d’avance et passez une bonne journée

  17. Dr Damien Gatinel

    Il est indiqué de réaliser un bilan OPH et neurologique pour apprécier la mobilité oculaire, et vérifier le caractère permanent ou intermittent de la diplopie. Il est difficile de vous donner plus d’explications car de nombreuses pistes sont possibles dans ce contexte, a priori sans gravité toutefois.

  18. dawn

    Bonjour,

    je cherche des informations depuis quelques jours sur la diplopie car mon père, qui a 67 ans, a eu plusieurs épisodes de diplopie depuis environ une semaine. Il a d’abord eu des épisodes très rapides de « vision floue » le matin, mais comme il est bien fatigué par le Covid qu’il a eu mi-décembre, il a mis cela sur le compte de vertiges.

    Ensuite, lors d’une promenade en forêt avec nos chiens, il a eu très brièvement un épisode de diplopie horizontale et verticale (il me voyait en double, comme si la deuxième « moi » flottait.)… ça n’a pas duré plus de trois minutes, il dit que ça se rectifie s’il ferme un œil. Cela ne s’est produit qu’une fois mais il conserve cette impression fugitive de vision floue, par épisodes de quelques minutes. Aucun autre symptôme à côté de ça, ni vertiges, ni maux de tête…

    Bizarrement, ça ne le lui fait pas en intérieur, il regarde la télé, lit et consulte ses mails sans souci. Cela ne le gêne pas non plus pour bricoler ou pendant la conduite, même en bougeant la tête pour regarder à droite ou à gauche. Il dit que ça lui rappelle un peu la mise au point d’un objectif d’appareil photo, comme si son œil avait besoin d’un peu de temps pour faire la mise au point…

    Personnellement je sais que les troubles de la vision peuvent être un signe annonciateur d’AVC, donc je l’incite à consulter mais je ne sais pas s’il le fera rapidement car cela ne l’inquiète pas spécialement.

    Il n’a pas de gros problèmes de vue (contrairement à son père et à moi) et ne porte des lunettes que pour voir de près. Il y a des cas de cataracte et de glaucome dans la famille.

    J’ai lu sur certains sites médicaux anglophones que la diplopie pouvait être un symptôme post-Covid, mais il ne semble y avoir aucune certitude là-dessus.

    Auriez-vous un avis sur ce cas ? merci par avance

  19. Dr Damien Gatinel

    Au un stade de kératocône débutant, il convient de cesser tout frottement oculaire et dormir sans appui sur les yeux. Pour la correction, des lunettes sont possibles mais ne suppriment pas ou pas totalement les sensations de vision dédoublée; en revanche, les lentilles rigides ou semi rigides sont indiquées pour cela; elles représentent le moyen le plus efficace pour corriger la vision des patients atteints de kératocône.

  20. Gassama

    Bonjour le centre médical Argentine m’a diagnostiqué un kératocone stade 1 sur les 2 yeux avec un léger astigmatisme, les image fantômes impacte que les led, les feux, les sous-titres etc, qui bavent vers le bas uniquement la nuit ou lorsqu’il fait sombre je voudrais savoir si sa vaut le coup de me faire des lentilles rigides ou autre pour diminuer ou supprimer cette effet étant donné que je suis au stade 1 ?

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