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Images fantômes vision double

La perception visuelle d’images « fantômes » est une source d’inquiétude et d’inconfort visuel chez les patients qui découvrent parfois de manière inopinée ces symptômes par l’apparition d’un dédoublement d’une ligne de sous titres de cinéma, d’un deuxième croissant de lune décalé dans le ciel nocturne, etc.  Ces symptômes, quand ils sont monoculaires (ils persistent quand on ferme l’autre œil : on parle de diplopie monoculaire) sont quasiment toujours d’origine optique.  Les images fantômes sont ainsi une indication à la réalisation d’un examen aberrométrique, et idéalement topo-aberrométrique (étude aberrométrique de l’œil entier couplée à une étude de la cornée seule par topographie cornéenne). Dans la plupart des cas, une origine cornéenne est en cause; on constate une déformation asymétrique dont la cause est le plus souvent la réalisation de frottements oculaires excessifs.

Symptômes de vision dédoublée, images fantômes.

On peut  qualifier d’image fantômes toute image « parasite » dont le motif perçu par le patient présente une certaine fidélité avec  l’image principale. Le patient réalise qu’il voit double avec un œil: cette perception est maximale dans certaines circonstances, comme le visionnage de films sous titrés: pour se détacher des images du film, les sous titres sont particulièrement lumineux, et leur dédoublement bien visible. L’ambiance sombre des salles de projection provoque une dilatation de la pupille irienne (mydriase) qui concourt également à accroître l’effet d’aberrations à l’origine des parasites visuels.

vision double d'un oeil: sous titres doublés
Exemple de perception d’une ligne de sous titres perçues comme dédoublés vers le bas: on parle alors de « diplopie monoculaire verticale ».

Même s’ils sont parfois associés aux images fantômes, les halos lumineux correspondent à un étalement circulaire concentrique de la lumière autour de la source ; ils ont souvent une origine optique, mais ne correspondent pas exactement à la symptomatologie de l’image fantôme. Les « starbusts »,  anglicisme consacré pour l’aspect particulièrement étoilé ou « spiculé » d’un point source lumineux sont également distincts des images dédoublées , même s’ils sont également liés à une réduction de la qualité optique de l’œil. La célèbre toile de Van Gogh intitulée « Nuit étoilée »’ fournit une représentation artistique de la perception subjective de ces « halos » lumineux. Comme souligné précédemment, les symptômes visuels caractéristiques des images fantômes sont « monoculaires » : quand on ferme un œil, puis l’autre, cette vision dédoublée ou décalée persiste pour au moins l’un des yeux (une vision double peut être observée sur les deux yeux séparément). En revanche, si  l’occlusion d’un œil supprime la vision double, l’origine n’est pas optique mais orthoptique (parallélisme oculaire « défaillant »). Les images fantômes sont essentiellement perçues quand la luminosité ambiante se réduit, et quand l’œil fixe des sources lumineuses particulièrement vives, qui se détachent aisément sur un fond sombre (ex: sous titres, affichages urbains lumineux, néons, LEDs etc.). Autrement dit, plus l’objet observé est contrasté, et plus la sensation d’image(s) fantômes(s) est marquée. La vision double étant liée à l’existence d’un foyer lumineux « parasite »,  ou d’un étalement lumineux directionnel (contrairement au halos où l’étalement lumineux est concentrique).  Il est logique que plus une source lumineuse  soit vive, plus le foyer secondaire reçoit de l’énergie et stimule efficacement les photorécepteurs rétiniens concernés.

image fantome diplopie monculaire vision dédoublée
Représentation schématique de l’étalement lumineux pour un oeil atteint de diplopie monoculaire horizontale. Au lieu de stimuler « un » photorécepteur, la dégradation du stigmatisme provoque une dispersion horizontale de l’énergie lumineuse.

L’observation d’une ligne de sous titres, d’une lampe de feu de signalisation, de lumières de lampadaire au loin, ou du croissant de lune par l’œil concerné permet généralement au patient de caractériser l’intensité et la localisation de la ou les image(s) fantôme(s) (au dessus, en dessous, etc. de l’image principale). La distance et la taille des sources lumineuses (leur diamètre apparent) influent également sur les images fantômes: les images fantômes sont souvent plus prononcées quand la source est éloignée, et occupe un angle visuel restreint.  

Mécanisme optique à l’origine des images fantômes

La cornée et le cristallin permettent de focaliser la lumière émise ou réfléchie par les objets environnants et captée par l’œil. La vision centrale est fovéale :  la lumière captée par la ou les cibles fixées doit être focalisée sur la mosaïque des photorécepteurs rétiniens de la fovéa. Si l’image d’un objet est double, c’est qu’il se produit une répartition particulière de l’énergie lumineuse incidente focalisée sur l’écran rétinien (fovéa). On peut décomposer une scène fixée en un ensemble de points sources élémentaires : ces points sources doivent être imagés de manière aussi « ponctuelle » que possible sur la rétine pour y « recomposer » une image fidèle de la source : cette propriété est dénommée : « stigmatisme ».  Ainsi, un bon stigmatisme (propriété qui permet à un point source d’être imagé de manière quasi ponctuelle dans le plan de recueil de l’image – ici la rétine) est une condition importante pour l’obtention d’une bonne performance en optique visuelle. Dans certaines circonstances,  l’image d’un point source peut donner lieu à une image ponctuelle principale et une image ponctuelle « satellite ». Une partie de l’énergie lumineuse émise par la source et captée par l’oeil est focalisée en un foyer principal, et un foyer secondaire (où il existe une « concentration » suffisante d’énergie lumineuse émise par la source pour donner lieu à un « foyer perçu », par une stimulation efficace des photorécepteurs. Par assimilation à un ensemble de point sources, l’information lumineuse transportée depuis la source observée sera donc scindée en deux foyers. La direction du foyer secondaire donne la direction selon laquelle l’image décalée est perçue. Du fait de l’inversion rétinienne, un décalage anatomiquement noté « vers la droite » du foyer secondaire par un observateur qui survolerait la rétine du patient à l’intérieur de l’œil serait de fait perçu comme un dédoublement « vers la gauche » par le patient. Dans le cas d’images fantômes multiples (polyplopie), il existe non pas un mais plusieurs foyers lumineux secondaires, où l’énergie lumineuse incidente est suffisamment concentrée pour qu’une image « fantôme » apparaissent par juxtaposition de ces foyers.

Exploration aberrométrique

L’exploration aberrométrique permet de confirmer l’origine optique des symptômes et, confrontée à l’examen ophtalmologique, en préciser la cause. NB: Ce simulateur permet d’étudier l’impact des aberrations optiques sur la vision: en cas de vision dédoublée, les aberrations dites « impaires » (exemple coma verticale z(3,-1), trefoil, etc. ) sont impliquées.

Confirmation de l’origine optique : calcul de la PSF et convolution

Calcul de la PSF

Pour étudier le stigmatisme de l’œil, l’aberromètre mesure le front d’onde oculaire puis effectue un calcul de la PSF (Point Spread Function) ou FEP (Fonction d’Etalement du Point). Ce calcul peut être accompli pour l’ensemble des défauts optiques de l’œil (aberrations de bas et haut degré) ou simplement les aberrations de haut degré ; dans ce cas, on simule l’image rétinienne d’un point source vu par un œil corrigé pour le défocus (myopie ou hypermétropie) et l’astigmatisme. L’aspect de la PSF est un élément d’importance ; un aspect dédoublé, où la lumière se concentre en au moins une zone secondaire située près d’un foyer principal permet d’étayer l’origine optique d’une sensation de vision dédoublée ou multiple.  

Convolution

A partir de la PSF, on peut générer une image dite « convoluée » d’une planche de lecture pour mesure de l’acuité visuelle.  L’image ainsi constituée peut être comparée avec la sensation décrite par le patient ; comme pour la PSF, une homologie en termes de direction ou de répartition spatiale des images fantômes (haut, bas, gauche, droite, etc.) permet d’accréditer l’hypothèse optique des perturbations visuelles. Il est souvent instructif de faire dessiner au patient l’image qu’il perçoit d’une source lumineuse ponctuelle éloignée,  ou d’une lettre (optotype) et de la comparer à la PSF calculée par l’aberromètre ou l’image convoluée de l’optotype pour les mêmes conditions de correction ( pour les aberrations de bas et haut degré pour un œil non corrigé, pour les seules aberrations de haut degré si le patient est corrigé en lunettes).

diplopie horizontale, convolution vs dessin vision double
Exemple d’image convoluée (après recueil du front d’onde oculaire et calcul des aberrations optiques de haut degré – OPD SCAN III Nidek) et de dessin à main levée. Le patient avait reçu un implant multifocal réfractif ( M plus Oculentis) et se plaignait depuis d’une vision dédoublée horizontalement (images fantômes).

Même si le parallélisme n’est parfait, la présence de similitudes qualitatives permet en général de corroborer les symptômes du patient à l’aspect que revêt la PSF théorique, ou l’image convoluée. Les différences entre la PSF ou image) calculée et la PSF (ou image) dessinée (perception visuelle « subjective ») tiennent à de nombreux facteurs comme le fait que la PSF est un calcul d’optique physique, qui ignore les mécanismes de transduction, codage et transmission de l’information captée au niveau rétinien vers les aires cérébrales visuelles, et que ce calcul est accompli pour une correction soit totale ou soit nulle des aberrations de bas degré (alors que la correction en lunettes peut être imparfaite). Enfin, l’effet d’opacités diffusantes (fréquentes en cas de cataracte, ou d’inflammation cornéenne post laser) n’est généralement pas bien rendu au niveau du calcul de la PSF. De même, la présence de plis ou micro plis au niveau d’un capot de LASIK est une source potentielle de dédoublement d’image, mais le très haut degré des aberrations optiques générées excède parfois la plage dynamique de l’aberromètre. Le recours à l’aberrométrie double passage (OQAS) est une option intéressante quand on suspecte la présence d’une diffusion optique et/ou la présence d’aberrations de très haut degré.  

Causes et origine des images fantômes.

La cornée et le cristallin sont les principales tuniques optiques de l’œil humain. C’est à leur niveau que peuvent siéger les phénomènes optiques responsable de l’apparition d’images fantômes.

Images fantômes d’origine cornéenne

La topographie cornéenne couplée à l’examen aberrométrique est l’examen de choix quand on explore les pathologies listées ci après. En particulier, il faut privilégier les instruments topographiques dont le logiciel d’analyse permet le calcul spécifique des aberrations cornéennes, ainsi que le calcul de la PSF cornéenne. La présence d’une asymétrie cornéenne prononcée est une cause fréquente d’image fantômes, et qui résiste à la correction en verres de lunettes. Le kératocône, qui est associe déformation et amincissement progressifs de la cornée, est une étiologie (cause) fréquente de vision dédoublée. Le kératocône est une affection cornéenne provoquée par la réalisation de frottements oculaires répétés et intenses (allergie, sécheresse et irritation oculaire, fatigue, etc.). Ces frottements provoquent l’apparition d’une déformation progressive permanente de la cornée; cette déformation est irrégulière et induit une perte de la qualité optique de l’oeil, caractérisée par l’élévation de certaines aberrations optiques comme le coma, le trefoil, etc. La diplopie apparaît ou se majore quand la pupille se dilate. Ainsi, l’exploration d’une sensation d’image fantôme permet souvent de découvrir un kératocône débutant infra clinique. Celle-ci est liée à l’asymétrie et/ou  l’irrégularité cornéenne. Classiquement, l’élévation du taux des aberrations optiques de haut degré de type coma est responsable d’un « étalement » directionnel de la PSF, bien corrélé à la sensation de l’image fantôme.

images fantomes & keratocone aberrométrie
Examen topo aberrométrique chez un patient atteint de kératocone présentant une sensation de diplopie verticale. La PSF est calculée à partir des aberrations de haut degré du front d’onde oculaire total (elle est représentée telle que « perçue » par l’oeil). Carte Optical Quality Display ((c) D Gatinel – Nidek

Tout traumatisme cornéen (cicatrice) induisant une déformation marquée et asymétrique de la cornée au niveau de l’aire pupillaire est également potentiellement inductrice d’une sensation d’image fantôme. L’astigmatisme irrégulier après greffe de cornée (kératoplastie) est potentiellement inducteur d’une sensation de dédoublement simple ou multiple de l’image, malgré la correction d’un astigmatisme régulier souvent marqué. Les déformation du greffon et les tractions imposées par les points de sutures sont responsables d’asymétries prononcées. La kératotomie radiaire, technique aujourd’hui obsolète (supplantée par les techniques laser depuis la fin des années 90) reposait sur la réalisation d’incisions cornéennes profondes en « étoile » autour de la pupille. Les nécessaires imperfections liées à ce geste manuel étaient source d’une importante irrégularité de la surface de la cornée Enfin, les plis de capot en LASIK peuvent être à l’origine de l’apparition d’un dédoublement gênant de l’image. S’il existe en général une bonne corrélation spatiale entre la direction du dédoublement et l’orientation du pli, les mécanismes propres à l’acquisition des données permettant le calcul du front d’onde oculaire par l’aberromètre ne permettent pas toujours de caractériser l’effet optique de ces plis.  

Origine interne (cristallin, implant)

La survenue d’une opacification partielle ou diffuse du cristallin peut être responsable d’une diplopie monoculaire, voire même d’une polyplopie. L’existence de fluctuations locales de l’indice de réfraction du cristallin opacifié peut créer des variations importantes de la puissance réfractive du cristallin; certaines cataractes nucléaires évoluées provoquent parfois la perception d’une « triplopie » ( vision triple). Un implant subluxé et/ou basculé (tilté) est également pourvoyeur d’une diffusion lumineuse latérale (dans le sens de la bascule ou du déplacement de l’implant, à l’inversion rétinienne près du point de vue de la perception subjective).  Le calcul des aberrations optiques internes (extra cornéennes) permet d’accréditer l’origine interne de ces troubles visuels. La disparition des symptômes après chirurgie du cristallin et/ou refixation de l’implant cristallinien permet enfin de confirmer a posteriori l’origine interne de ces symptômes. Les implants multifocaux, en particuliers réfractifs avec répartition asymétrique de la puissance additionnelle de près, peuvent être à l’origine de perception d’images fantômes, quand ils sont insérés dans des yeux dont la qualité optique du dioptre cornéen est altérée. Les implants multifocaux réfractifs induisent la multifocalité grâce à un « cocktail » d’aberrations optiques de haut degré (la profondeur de champ procurée par l’implant est augmentée grâce à la réduction du stigmatisme procurée par ces aberrations). Si la cornée génère un taux additionnel d’aberrations (altérations de la surface cornéenne, kératocône infra clinique méconnu, irrégularité de la courbure cornéenne, cicatrice, astigmatisme non corrigé, etc.), l’addition d’un implant réfractif expose à une réduction importante de la qualité de l’image rétinienne.

L’aberrométrie permet d’objectiver la manière dont un implant réfractif multifocal induit la multifocalité nécessaire à l’induction d’une vision de près non corrigée. Dans le cas de cet implant (Oculentis M plus), deux zones sectorielles inférieures permettent un ajout local de puissance réfractive, pour la vision de près. Ces résultats topo aberrométriques (OPD SCAN III, Nidek) ont été acquis après implantation multifocale chez une patiente opérée de cataracte, se plaignant d’une mauvaise récupération visuelle, avec perception d’images fantômes (dédoublement horizontal). Les variation diopriques de la carte réfractive (carte OPD , pout l’œil entier) sont dictées par les aberrations internes, mais il existe une zone sectorielle supplémentaire d’addition (flèche jaune), possiblement liée à l’existence d’un astigmatisme cornéen direct (flèche rouge). La patiente se plagiant d’un dédoublement horizontal vers sa droite (l’image dessinée par la patiente ainsi que le rendu correspondant à la convolution par la PSF et calculé par l’aberromètre sont représentés plus haut)

La présence de plis prononcés de la capsule du cristallin peut induire un effet de dédoublement ou des trainées lumineuses autour des sources de lumière vive. L’orientation des trainées perçues est similaire à celle des plis, à l’inversion rétinienne près.

plis de capsule lampe à fente
La chirurgie de la cataracte consiste à remplacer le cristallin opacifié par un implant. On conserve toutefois l’enveloppe du cristallin, appelée capsule. L’examen à la lampe à fente (biomicroscope) permet de bien objectiver la présence de plis marqués de la capsule postérieure. Ces plis peuvent être observés en cas de laxité de la zonale du cristallin, ou au cours de l’évolution de la cataracte secondaire.

Un test simple consiste à montrer au patient un motif visuel élémentaire comme un disque source, puis lui demander de dessiner l’orientation et l’aspect des trainées visuelles. Voici ce qu’observe le patient précédent avec son oeil opéré de cataracte mais avec des plis de la capsule postérieure:

L'encadré correspond au dessin à main levée effectué par le patient au cours de l'observation d'un disque lumineux avec l'oeil opéré de cataracte. La nuit, ce patient perçoit des zébrures lumineuses, des traits autours des phares de voiture, réverbères, etc.
L’encadré correspond au dessin à main levée effectué par le patient au cours de l’observation d’un disque lumineux avec l’oeil opéré de cataracte. La nuit, ce patient perçoit des zébrures lumineuses, des traits autours des phares de voiture, réverbères, etc.

Un cas particulier : le rainbow glare

  Le « rainbow glare  » (rainbow = arc en ciel) est une sensation de dédoublement des images lumineuses, avec une gradation en « arc en ciel ». Cette complication survient au décours immédiat du LASIK (avec laser femtoseconde). Une page lui est spécifiquement consacrée.  

240 réponses à « Images fantômes vision double »

  1. Alexandra Bontemps

    Merci Docteur,

    est-ce que la diplopie se soigne? Et comment?

  2. Dr Damien Gatinel

    A priori la vision double n’est pas en elle-même une cause de céphalées. Il est effectivement important de réaliser une topographie cornéenne et un examen aberrométrique (corneal topography, aberrometry). Les instruments correspondant les plus couramment utilisés sont le « Pentacam » (corneal topography) et l »iTrace » ou encore l’ »OPDscan » (aberrometry).

  3. Alexandra Bontemps

    Bonjour Docteur,

    je suis installee depuis 2 ans en Californie. J’ai depuis 3 mois maintenant des cephalees, nausees, et dizzyness constantes. Les medecins m’ont diagnostique des cephalees de tension, mais je soupsonne aussi mes yeux de causer mon etat. Qu’ils en soit la cause ou qu’ils viennent ajouter un incomfort a mon etat de tension, j’ai besoin de regler ce soucis qui handicape ma vie.

    J’ai contracte une diplopie monoculaire verticale soudaine il y a 2 ans, IRM, ophtalmologiste, orthoptiste, tout etait presque normal lors de mes examens en France, a part une keratite causee par de la secheresse oculaire (port du masque prolonge au bureau) que j’ai traite par de l’hydratation. Malgres mon inquietude sur de potentielles complications suite a mon operation de la myopie realisee en 2018, tout semblait normale aux yeux des medecins. Je me suis habituee aux images fantomes, et j’ai continuee comme si de rien n’etait ma carriere de designer ici aux US.

    Je n’ai fait aucun suivis depuis, mais maintenant que je suis en Californie, je souhaite investiguer cette piste car mes maux de tete sont devenus insupportables. Ma sensibilitee a la lumiere s’est empiree. Les images fantomes persistent.
    \
    J’ai deux questions:

    -La vision double peut-elle causer des cephalees?
    -Pouvez vous svp me recommender des examens a faire ici aux US, en anglais car je ne saurais traduire moi meme vos therminologies techniques comme « l’aberometrie ».

    Merci

  4. Mélanie Domergue

    Bonjour,
    Merci pour votre réponse Docteur ! Des lentilles peuvent-elles corriger ce problème ?
    Merci,

  5. Dr Damien Gatinel

    Les symptômes visuels que vous rapportez sont en rapport avec le kératocône : astigmatisme irrégulier (aberrations de haut degré). Ils sont plus marqués quand la pupille se dilate (en conditions de faible éclairage). C’est pour cela que vous notez ces variations entre le jour et la nuit. Les larmes peuvent légèrement et temporairement régulariser un peu la surface de la cornée, ce qui explique l’amélioration ressentie.

  6. Melanie Domergue

    Bonjour Docteur,

    Depuis quelques mois, je ressens une gêne vis-à-vis de la lumière : dès qu’une source de luminosité frappe un objet clair, je perçois un petit halo au-dessus dudit objet de 2-3 mm. Même chose pour une écriture blanche sur fond noir : mais dans ce cas, c’est réglé avec du sommeil et quelques gouttes. C’est en revanche plus gênant avec de sources lumineuses plus vives, comme les phares de voiture, les lampadaires ou les feux tricolores. Je vous ai d’ailleurs fait un schéma ici de feu tricolore pour vous aider à comprendre : https://zupimages.net/up/22/45/c64d.png

    Je remarque toutefois que cette gêne disparaît quand je cache mon œil droit (le plus atteint par le kératocône). Parfois, c’est en instillant des gouttes, après une bonne nuit de sommeil ou en mettant mes lunettes. Je pense que c’est mon astigmatisme qui a pu évoluer : qu’en pensez-vous ? Ou bien une fatigue visuelle à traiter (sachant que je travaille principalement sur ordinateur). J’envisage de me rendre chez un orthoptiste : est-ce une bonne solution pour atténuer cette gêne, peut-être faire travailler davantage les muscles des yeux ? Merci d’avance

  7. Sonia

    Bonsoir,

    J’ai 46 ans et ai été opérée début juillet pour myopie (-7.5) et début de presbytie. Le chirugien a fait une monovision ou une micromonivision : il m’a corrigé complètement la myopie de l’oeil droit et a pratiqué un presbylasik sur l’oeil gauche en laissant un peu de myopie.

    Là je suis à 3 mois et demi après l’opération, et je vois exactement comme sur la 1ière photo que vous avez postée avec les sous-titres qui « bavent » vers le bas. Lorsque je ferme l’oeil gauche, cela disparait.

    Quand je mets des gouttes pour hydrater l’oeil, cela disparait pendant quelques minutes et puis ça revient. Est-ce que cela signifie que c’est peut-être dû à la sécheresse oculaire ?
    Est-ce que cela peut s’améliorer avec le temps ?

    Je vous remercie par avance pour votre réponse.

  8. Bonjour je suis une personne très anxieuse et stressée j ai commencé à avoir des mouches volante oeil droit permanente avec des migraines j ai fais un scanner ok et depuis j ai été enceinte 2x et actuellement enceinte de 7 mois je vois flou comme impression de brouillard continu oeil sec même avant grossesse je suis allée voir ophtalmo qui me dis vu ok alors que quand je vois écriture blanche sur fond noir sa me fais une vu flou je vois flou de loin yeux fatigué et hier en regardant mon tel j ai levé les yeux et vu double quand je met yeux en l aire je vois également flou. La vue double à durer quelques minutes. De plus je suis sensible à la lumière et me frotte les yeux. J’ai également mal sinus droit avec un kyste maxillaire. Et cloison droite déviée. Je suis en stress

  9. Dr Damien Gatinel

    Il faut effectuer un test de vision des couleurs, et surveiller: une atteinte de la vision des couleurs (différence entre les deux yeux) peut relever de différentes causes, en premier lieu il faut éliminer une atteinte au niveau du nerf optique.

  10. Severine

    Bonjour depuis plusieurs semaines j’ai remarqué que mon œil droit voyait les couleurs quelques teintes plus claires que mon œil gauche
    J’ai effectué une angiographie rétinienne/ OCT et Irm cérébral qui n’ont rien montré
    Quelqu’un a til ce souci
    Je suis atteinte de secheresse oculaire sévère et je suis myope

  11. Depuis quelques temps ma vision est double sur les écrans, surtout lorsque je suis sur une page avec un fond sombre et des textes blancs. Ce n’est pas vraiment double, mais c’est comme si ça se dissociait très légèrement sur les haut des lettres. J’évite depuis lors de lire sur des fonds noirs. J’avais d’ailleurs l’habitude de lire sur des fonds noirs la nuit afin de préserver mes yeux de la luminosité. Hors sans luminosité il est maintenant difficile de lire. C’est ironique. Je ne sais pas si c’est de la fatigue oculaire car ça dure parfois plusieurs jours, mais ensuite ça s’estompe au point que ça ne me gêne plus.

  12. Dr Damien Gatinel

    Le halo chromatique est peut être lié à la diffraction de l’implant, mais un bilan plus approfondi est nécessaire pour confirmer ce point.

  13. Bonjour Docteur
    Voilà quatre mois que j’ai été opérée pour une cataracte bilatérale :à droite on ma implanté une lentille ZLB00 de+22.5D +3,25 D ADD (oeil majeur) et à gauche une ZKB00 de+21.5D +2.75D ADD
    Trois semaines environ après la 2e chirurgie ,j’ai commencé à percevoir un cercle chromatique complet à type d’arc en ciel circulaire en nuit profonde, en plus des halos lumineux ;je vois ce cercle de l’oeil gauche et en vision réelle.
    Mon chirurgien m’a indiqué que l’intervention s’était bien passée et qu’il ne voyait pas de défauts oculaires.
    Merci de bien vouloir me donner votre avis et la conduite à tenir pour tenter d’éteindre cette aberration visuelle gênante

  14. Nathanel

    Bonjour Docteur,

    Depuis presque 1 an, je souffre énormément de ma diplopie monoculaire bilatérale, essentiellement dû à un astigmatisme régulier de 1,86D à l’œil gauche.

    Ma prescription de lunettes étant réalisé sous Skiacol, cela me permet de récupérer une partie de la netteté des images que je perçois ainsi que des contrastes, surtout en journée.

    Mais la nuit, sur des forts contrastes ou sur un travail sur écran, notamment avec des écritures blanches avec un fond noir, ce que je vois est très vite dédoublé et épuisant pour mes yeux.

    Je ne peux plus continuer à porter des lunettes qui ne font qu’améliorer légèrement ma vue, et j’aimerais savoir si :
    – Une opération réfractive est envisageable, si le bilan préopératoire est encouragent.
    – Peut-on opérer que l’œil gauche qui est 3x plus astigmate que l’œil droit ? Est-il préférable d’opérer les deux yeux ?

    Merci énormément pour votre travail et merci d’avance pour votre réponse.
    Cordialement.

  15. M.C.Poirier

    Mardi dernier 12 juillet, jai eu un ressenti désagréable de « décalage » de la vision de mon œil droit par rapport au gauche, sans que cela soit énorme. C’était plutôt en vision de loin.
    Le 13, j’avais kiné le matin pour mon genou et suis allée à pied. Ca allait à peu près sauf si je regardais de côté avec loeil droit. L’après midi pareil lors dun trajet à pied pour un rv avec médecin pour mon genou. Au loin, au soleil,.il y avait une drôle de sensation de non netteté.
    En me concentrant le soir sur de la vision de près, ça allait mieux malgré la fatigue visuelle habituelle qui m’a fait un.peu pleurer loeil droit
    J’ai mis des Dulcilarmes
    Ca semblait mieux.
    Jai dormi plus de 9h la nuit suivante et le matin c’était plutôt bien. Je me suis dit que c’était fini ou que je m’étais sacrément habituée. Vers 15h, ça a recommencé en vision de loin. J’avais un travail à faire sur ordi et je l’ai fait pendant 2h, ce qui n’a pas conduit à une vision double mais aux yeux fatigués qui pleurent comme d’habitude.
    Cette nuit je n’ai dormi que 7h et dès ce matin, il y avait cette vision comme décalée de loin. J’avais une prise de sang (normale d’ailleurs) puis ai bu un café après. Cet après-midi jai conduit pour faire une course et ce n’était pas terrible surtout les panneaux routiers,.bien décalés et même doubles par morceaux. J’avais plutôt l’impression que c’était loeil gauche. Ca s’est in peu calmé puis ça a repris. Mon mari a conduit au retour. Là c’était affreux de loin comme de près. Là j’écris avec un œil fermé. J’ai vraiment peur vu tout ce qu’on peut lire.
    A noter: jai eu pendant environ un mois la paupière de loeil gauche très lourde à soulever le matin mais ça s’est calmé depuis bien 1 a 2 semaines. Dans la journée cela ne se manifestait pas. Quand ces derniers jours j’ai eu ce flou jai eu aussi une très légère douleur à l’oreille droite que jai de temps en temps et que jai eu quand j’ai eu un vertige vestibulaire paroxystique en mars 2021 (arrêté par kiné) et presqu’un autre en décembre 2021 (qui ne s’est pas développé). Jai eu il y a 3 semaines pendant 2-3jours la tête qui tournait très peu (mon mari a eu ça 1 journée en même temps).
    Sinon pas de vertige (j’ai même tenu mardi plus longtemps sur mon genou rééduqué les yeux fermés), pas de douleur, rien d’autre.
    Autre point : depuis 2 mois jai des douleurs et de la raideur quand je plie les doigts de ma main gauche la nuit et le matin, plus ou moins selon les jours.l puis ca se dérouille et ça va. Jai eu une radio il y a 2 semaines : rien de visible mais de l’arthrose avec pincements aux cervicales, pas énorme mais éventuellement de nature à faire ces vagues douleurs.
    Jai pu avoir un.rv avec mon ophtalmo mardi 19 juste avant de partir en province mais je ne vous cache pas que je suis hyper inquiète et stressée
    Merci pour tout élément.
    (J’ai 64ans et suis en retraite).

  16. M.C.Poirier

    Mardi dernier 12 juillet, jai eu un ressenti désagréable de « décalage » de la vision de mon œil droit par rapport au gauche, sans que cela soit énorme. C’était plutôt en vision de loin.
    Le 13, j’avais kiné le matin pour mon genou et suis allée à pied. Ca allait à peu près sauf si je regardais de côté avec loeil droit. L’après midi pareil lors dun trajet à pied pour un rv avec médecin pour mon genou. Au loin, au soleil,.il y avait une drôle de sensation de non netteté.
    En me concentrant le soir sur de la vision de près, ça allait mieux malgré la fatigue visuelle habituelle qui m’a fait un.peu pleurer loeil droit
    J’ai mis des Dulcilarmes
    Ca semblait mieux.
    Jai dormi plus de 9h la nuit suivante et le matin c’était plutôt bien. Je me suis dit que c’était fini ou que je m’étais sacrément habituée. Vers 15h, ça a recommencé en vision de loin. J’avais un travail à faire sur ordi et je l’ai fait pendant 2h, ce qui n’a pas conduit à une vision double mais aux yeux fatigués qui pleurent comme d’habitude.
    Cette nuit je n’ai dormi que 7h et dès ce matin, il y avait cette vision comme décalée de loin. J’avais une prise de sang (normale d’ailleurs) puis ai bu un café après. Cet après-midi jai conduit pour faire une course et ce n’était pas terrible surtout les panneaux routiers,.bien décalés et même doubles par morceaux. J’avais plutôt l’impression que c’était loeil gauche. Ca s’est in peu calmé puis ça a repris. Mon mari a conduit au retour. Là c’était affreux de loin comme de près. Là j’écris avec un œil fermé. J’ai vraiment peur vu tout ce qu’on peut lire.
    A noter: jai eu pendant environ un mois la paupière de loeil gauche très lourde à soulever le matin mais ça s’est calmé depuis bien 1 a 2 semaines. Dans la journée cela ne se manifestait pas. Quand ces derniers jours j’ai eu ce flou jai eu aussi une très légère douleur à l’oreille droite que jai de temps en temps et que jai eu quand j’ai eu un vertige vestibulaire paroxystique en mars 2021 (arrêté par kiné) et presqu’un autre en décembre 2021 (qui ne s’est pas développé). Jai eu il y a 3 semaines pendant 2-3jours la tête qui tournait très peu (mon mari a eu ça 1 journée en même temps).
    Sinon pas de vertige (j’ai même tenu mardi plus longtemps sur mon genou rééduqué les yeux fermés), pas de douleur, rien d’autre.
    Autre point : depuis 2 mois jai des douleurs et de la raideur quand je plie les doigts de ma main gauche la nuit et le matin, plus ou moins selon les jours.l puis ca se dérouille et ça va. Jai eu une radio il y a 2 semaines : rien de visible mais de l’arthrose avec pincements aux cervicales, pas énorme mais éventuellement de nature à faire ces vagues douleurs.
    Jai pu avoir un.rv avec mon ophtalmo mardi 19 juste avant de partir en province mais je ne vous cache pas que je suis hyper inquiète et stressée
    Merci pour tout élément.
    (J’ai 64ans et suis en retraite).

  17. Dr Damien Gatinel

    Effectivement, l’instillation répétée de larme permet de réduire l’impact de la sécheresse oculaire et régulariser la surface oculaire, ce qui tend à améliorer la qualité optique de celle-ci en retour.

  18. Mélanie Domergue

    Bonjour Docteur,
    Je vous remercie à nouveau pour votre précédente réponse : en effet au fil des mois, je remarque qu’il y a du mieux en mettant chaque fois des gouttes Dulcilarmes. Je me demande donc si à terme, ces gouttes peuvent corriger les gênes liées à l’astigmatisme (lumières qui « bavent » vers le bas, notamment pour les feux tricolores/phares des voitures…). J’ai remarqué que les halos/dédoublements que je percevais de loin autour des personnes ont quasiment disparu depuis que je mets des gouttes dans les deux yeux, ce qui me pousse à croire que oui.

    De plus, ma vision se corrige avec des lunettes (à l’exception de quelques halos, comme le voyant d’un ordinateur qui fait encore quelques petits traits sur fond noir), et elle est même parfaite même sans lunettes à l’intérieur (il n’y a que ma vision à l’extérieur, avec la lumière du jour, qui me provoque ces gênes)

    Merci d’avance et passez une belle soirée,

  19. Dr Damien Gatinel

    Ce type de symptôme est difficile à rattacher à une cause précise, il est probable qu’il existe une défaillance à un certain niveau de l’intégration de l’information visuelle. Les examens objectifs sont peu ou pas perturbés mais le ressenti est gênant. Il faut parfois apprendre à gérer cette gêne sur le plan psychologique, et éviter les séances prolongées sur écran autant que possible dans le cadre d’un reclassement professionnel par exemple.

  20. Aloïs

    Bonjour Docteur,

    Depuis 2018, 3 mois après l’arrêt d’un tabagisme de 12 années, je souffre de fatigue oculaire dès que mes yeux doivent « travailler » (lire du texte, regarder des détails de près ou de loin..etc). Céphalées, migraines, migraines avec aura, kératite, yeux secs, spasmes musculaires, sensation de douleur au nerf optique, sont les symptômes de cette fatigue oculaire.

    Dès 2018, j’ai consulté un ophtalmologue, qui m’a prescrit une paire de lunette pour corriger un léger astigmatisme et hypermétropie. Je n’avais jamais porté de lunettes de ma vie jusqu’à présent, malgré une exophorie binoculaire de naissance, qui a été corrigé par de l’orthoptie pendant l’enfance et n’est donc plus visible. (aucune diplopie résiduelle).

    Depuis 2018, j’ai eu quatre ordonnances différentes pour des lunettes différentes, car je n’ai jamais été soulagé, ainsi que des traitements pour larmes artificiels à appliquer quotidiennement. Les ophtalmologues que je consulte ne détectent rien d’anormal, bien qu’ils n’effectuent pas la plupart des examens complémentaire et que ma cornée n’a jamais été analysée. Le diagnostique est > Sécheresse oculaire + Besoin de faire de l’orthoptie.

    Ma vie est depuis un enfer puisque étant informaticien de métier, je ne peux plus travailler. L’errance diagnostique dans laquelle je me trouve me semble sans issue, malgré les nombreux efforts pour corriger mon hygiène de vie et l’hygiène de mes yeux (masque, exercice, distance adaptée, pause, filtre lumière bleu..etc). J’ai effectué un IRM des orbites/cerveau avec injection, qui n’a rien détecté, et des fonds de l’œil sans particularités. J’ai effectué un grand nombre de séances d’orthopties et mon dernier bilan datant de fin 2021 est sans appel ; aucun problème de convergences des deux yeux, ce n’est pas l’origine du problème. Aujourd’hui, ma vue a baissé, tout comme ma qualité de vie. J’ai arrêté de porter mes lunettes depuis peu, car elles me faisaient plus souffrir que sans. Et j’ai aussi stoppé les larmes artificielles, que je supportais peu, même sans conservateur. Aujourd’hui il m’est particulièrement pénible de lire du texte ou de passer du temps sur les écrans. Les gênes et douleurs arrivent très vite. Ma sécheresse oculaire est moins grave sans mes lunettes, et rien n’a été confirmé par un examen. Je ne souffre pas du syndrome de Gougerot Sjögren (d’après une prise de sang). J’ai cependant déjà eu de fortes kératites à cause de la sécheresse, mais je maîtrise maintenant cet aspect par l’hygiène quotidienne.

    Actuellement mes symptômes visuels sont un effet de « ghosting » face à certaines formes, notamment les lignes verticales ou horizontales qui persistent sous forme d’aura quand je bouge les yeux (comme une persistance rétinienne anormale). Des lignes horizontales qui parfois tremblent. Le texte m’apparait lisible, mais toujours avec une large ombre à peine perceptible en dessous ou au dessus, ou autour. Je vois souvent comme des « auras autour des blocs de texte ». Je n’ai cependant pas de difficulté à voir, tant que mes yeux ne forcent pas.

    J’ai aujourd’hui bientôt 32 ans, et ma vie est à l’arrêt depuis que j’ai quitté mon emploi en 2019 tellement il m’était impossible de travailler une journée complète sur un écran. Je suis aujourd’hui sans espoir, alors là même que je sais souffrir d’une pathologie encore non diagnostiquée. Je ne demande qu’à avancer et tourner la page, mais c’est en l’état impossible.

    Le dernier ophtalmologue que j’ai consulté, ne m’a pas pris au sérieux et m’as dit sans compassion : « vous n’avez rien d’anormal ». Quand je lui ai demandé comment je pouvais vivre dans ces conditions, quelles étaient mes solutions, il m’a répondu : « je n’ai pas la solution pour vous, voyez avec votre médecin traitant pour une prise en charge. »

    Je reste persuadé que mes lunettes ne sont pas adaptées, et/ou que ma cornée est irrégulière et/ou atteinte, d’une manière ou d’une autre.

    Qu’en pensez-vous docteur ?

    Merci par avance de votre réponse.
    Respectueusement.
    Aloïs

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