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Images fantômes vision double

La perception visuelle d’images « fantômes » est une source d’inquiétude et d’inconfort visuel chez les patients qui découvrent parfois de manière inopinée ces symptômes par l’apparition d’un dédoublement d’une ligne de sous titres de cinéma, d’un deuxième croissant de lune décalé dans le ciel nocturne, etc.  Ces symptômes, quand ils sont monoculaires (ils persistent quand on ferme l’autre œil : on parle de diplopie monoculaire) sont quasiment toujours d’origine optique.  Les images fantômes sont ainsi une indication à la réalisation d’un examen aberrométrique, et idéalement topo-aberrométrique (étude aberrométrique de l’œil entier couplée à une étude de la cornée seule par topographie cornéenne). Dans la plupart des cas, une origine cornéenne est en cause; on constate une déformation asymétrique dont la cause est le plus souvent la réalisation de frottements oculaires excessifs.

Symptômes de vision dédoublée, images fantômes.

On peut  qualifier d’image fantômes toute image « parasite » dont le motif perçu par le patient présente une certaine fidélité avec  l’image principale. Le patient réalise qu’il voit double avec un œil: cette perception est maximale dans certaines circonstances, comme le visionnage de films sous titrés: pour se détacher des images du film, les sous titres sont particulièrement lumineux, et leur dédoublement bien visible. L’ambiance sombre des salles de projection provoque une dilatation de la pupille irienne (mydriase) qui concourt également à accroître l’effet d’aberrations à l’origine des parasites visuels.

vision double d'un oeil: sous titres doublés
Exemple de perception d’une ligne de sous titres perçues comme dédoublés vers le bas: on parle alors de « diplopie monoculaire verticale ».

Même s’ils sont parfois associés aux images fantômes, les halos lumineux correspondent à un étalement circulaire concentrique de la lumière autour de la source ; ils ont souvent une origine optique, mais ne correspondent pas exactement à la symptomatologie de l’image fantôme. Les « starbusts »,  anglicisme consacré pour l’aspect particulièrement étoilé ou « spiculé » d’un point source lumineux sont également distincts des images dédoublées , même s’ils sont également liés à une réduction de la qualité optique de l’œil. La célèbre toile de Van Gogh intitulée « Nuit étoilée »’ fournit une représentation artistique de la perception subjective de ces « halos » lumineux. Comme souligné précédemment, les symptômes visuels caractéristiques des images fantômes sont « monoculaires » : quand on ferme un œil, puis l’autre, cette vision dédoublée ou décalée persiste pour au moins l’un des yeux (une vision double peut être observée sur les deux yeux séparément). En revanche, si  l’occlusion d’un œil supprime la vision double, l’origine n’est pas optique mais orthoptique (parallélisme oculaire « défaillant »). Les images fantômes sont essentiellement perçues quand la luminosité ambiante se réduit, et quand l’œil fixe des sources lumineuses particulièrement vives, qui se détachent aisément sur un fond sombre (ex: sous titres, affichages urbains lumineux, néons, LEDs etc.). Autrement dit, plus l’objet observé est contrasté, et plus la sensation d’image(s) fantômes(s) est marquée. La vision double étant liée à l’existence d’un foyer lumineux « parasite »,  ou d’un étalement lumineux directionnel (contrairement au halos où l’étalement lumineux est concentrique).  Il est logique que plus une source lumineuse  soit vive, plus le foyer secondaire reçoit de l’énergie et stimule efficacement les photorécepteurs rétiniens concernés.

image fantome diplopie monculaire vision dédoublée
Représentation schématique de l’étalement lumineux pour un oeil atteint de diplopie monoculaire horizontale. Au lieu de stimuler « un » photorécepteur, la dégradation du stigmatisme provoque une dispersion horizontale de l’énergie lumineuse.

L’observation d’une ligne de sous titres, d’une lampe de feu de signalisation, de lumières de lampadaire au loin, ou du croissant de lune par l’œil concerné permet généralement au patient de caractériser l’intensité et la localisation de la ou les image(s) fantôme(s) (au dessus, en dessous, etc. de l’image principale). La distance et la taille des sources lumineuses (leur diamètre apparent) influent également sur les images fantômes: les images fantômes sont souvent plus prononcées quand la source est éloignée, et occupe un angle visuel restreint.  

Mécanisme optique à l’origine des images fantômes

La cornée et le cristallin permettent de focaliser la lumière émise ou réfléchie par les objets environnants et captée par l’œil. La vision centrale est fovéale :  la lumière captée par la ou les cibles fixées doit être focalisée sur la mosaïque des photorécepteurs rétiniens de la fovéa. Si l’image d’un objet est double, c’est qu’il se produit une répartition particulière de l’énergie lumineuse incidente focalisée sur l’écran rétinien (fovéa). On peut décomposer une scène fixée en un ensemble de points sources élémentaires : ces points sources doivent être imagés de manière aussi « ponctuelle » que possible sur la rétine pour y « recomposer » une image fidèle de la source : cette propriété est dénommée : « stigmatisme ».  Ainsi, un bon stigmatisme (propriété qui permet à un point source d’être imagé de manière quasi ponctuelle dans le plan de recueil de l’image – ici la rétine) est une condition importante pour l’obtention d’une bonne performance en optique visuelle. Dans certaines circonstances,  l’image d’un point source peut donner lieu à une image ponctuelle principale et une image ponctuelle « satellite ». Une partie de l’énergie lumineuse émise par la source et captée par l’oeil est focalisée en un foyer principal, et un foyer secondaire (où il existe une « concentration » suffisante d’énergie lumineuse émise par la source pour donner lieu à un « foyer perçu », par une stimulation efficace des photorécepteurs. Par assimilation à un ensemble de point sources, l’information lumineuse transportée depuis la source observée sera donc scindée en deux foyers. La direction du foyer secondaire donne la direction selon laquelle l’image décalée est perçue. Du fait de l’inversion rétinienne, un décalage anatomiquement noté « vers la droite » du foyer secondaire par un observateur qui survolerait la rétine du patient à l’intérieur de l’œil serait de fait perçu comme un dédoublement « vers la gauche » par le patient. Dans le cas d’images fantômes multiples (polyplopie), il existe non pas un mais plusieurs foyers lumineux secondaires, où l’énergie lumineuse incidente est suffisamment concentrée pour qu’une image « fantôme » apparaissent par juxtaposition de ces foyers.

Exploration aberrométrique

L’exploration aberrométrique permet de confirmer l’origine optique des symptômes et, confrontée à l’examen ophtalmologique, en préciser la cause. NB: Ce simulateur permet d’étudier l’impact des aberrations optiques sur la vision: en cas de vision dédoublée, les aberrations dites « impaires » (exemple coma verticale z(3,-1), trefoil, etc. ) sont impliquées.

Confirmation de l’origine optique : calcul de la PSF et convolution

Calcul de la PSF

Pour étudier le stigmatisme de l’œil, l’aberromètre mesure le front d’onde oculaire puis effectue un calcul de la PSF (Point Spread Function) ou FEP (Fonction d’Etalement du Point). Ce calcul peut être accompli pour l’ensemble des défauts optiques de l’œil (aberrations de bas et haut degré) ou simplement les aberrations de haut degré ; dans ce cas, on simule l’image rétinienne d’un point source vu par un œil corrigé pour le défocus (myopie ou hypermétropie) et l’astigmatisme. L’aspect de la PSF est un élément d’importance ; un aspect dédoublé, où la lumière se concentre en au moins une zone secondaire située près d’un foyer principal permet d’étayer l’origine optique d’une sensation de vision dédoublée ou multiple.  

Convolution

A partir de la PSF, on peut générer une image dite « convoluée » d’une planche de lecture pour mesure de l’acuité visuelle.  L’image ainsi constituée peut être comparée avec la sensation décrite par le patient ; comme pour la PSF, une homologie en termes de direction ou de répartition spatiale des images fantômes (haut, bas, gauche, droite, etc.) permet d’accréditer l’hypothèse optique des perturbations visuelles. Il est souvent instructif de faire dessiner au patient l’image qu’il perçoit d’une source lumineuse ponctuelle éloignée,  ou d’une lettre (optotype) et de la comparer à la PSF calculée par l’aberromètre ou l’image convoluée de l’optotype pour les mêmes conditions de correction ( pour les aberrations de bas et haut degré pour un œil non corrigé, pour les seules aberrations de haut degré si le patient est corrigé en lunettes).

diplopie horizontale, convolution vs dessin vision double
Exemple d’image convoluée (après recueil du front d’onde oculaire et calcul des aberrations optiques de haut degré – OPD SCAN III Nidek) et de dessin à main levée. Le patient avait reçu un implant multifocal réfractif ( M plus Oculentis) et se plaignait depuis d’une vision dédoublée horizontalement (images fantômes).

Même si le parallélisme n’est parfait, la présence de similitudes qualitatives permet en général de corroborer les symptômes du patient à l’aspect que revêt la PSF théorique, ou l’image convoluée. Les différences entre la PSF ou image) calculée et la PSF (ou image) dessinée (perception visuelle « subjective ») tiennent à de nombreux facteurs comme le fait que la PSF est un calcul d’optique physique, qui ignore les mécanismes de transduction, codage et transmission de l’information captée au niveau rétinien vers les aires cérébrales visuelles, et que ce calcul est accompli pour une correction soit totale ou soit nulle des aberrations de bas degré (alors que la correction en lunettes peut être imparfaite). Enfin, l’effet d’opacités diffusantes (fréquentes en cas de cataracte, ou d’inflammation cornéenne post laser) n’est généralement pas bien rendu au niveau du calcul de la PSF. De même, la présence de plis ou micro plis au niveau d’un capot de LASIK est une source potentielle de dédoublement d’image, mais le très haut degré des aberrations optiques générées excède parfois la plage dynamique de l’aberromètre. Le recours à l’aberrométrie double passage (OQAS) est une option intéressante quand on suspecte la présence d’une diffusion optique et/ou la présence d’aberrations de très haut degré.  

Causes et origine des images fantômes.

La cornée et le cristallin sont les principales tuniques optiques de l’œil humain. C’est à leur niveau que peuvent siéger les phénomènes optiques responsable de l’apparition d’images fantômes.

Images fantômes d’origine cornéenne

La topographie cornéenne couplée à l’examen aberrométrique est l’examen de choix quand on explore les pathologies listées ci après. En particulier, il faut privilégier les instruments topographiques dont le logiciel d’analyse permet le calcul spécifique des aberrations cornéennes, ainsi que le calcul de la PSF cornéenne. La présence d’une asymétrie cornéenne prononcée est une cause fréquente d’image fantômes, et qui résiste à la correction en verres de lunettes. Le kératocône, qui est associe déformation et amincissement progressifs de la cornée, est une étiologie (cause) fréquente de vision dédoublée. Le kératocône est une affection cornéenne provoquée par la réalisation de frottements oculaires répétés et intenses (allergie, sécheresse et irritation oculaire, fatigue, etc.). Ces frottements provoquent l’apparition d’une déformation progressive permanente de la cornée; cette déformation est irrégulière et induit une perte de la qualité optique de l’oeil, caractérisée par l’élévation de certaines aberrations optiques comme le coma, le trefoil, etc. La diplopie apparaît ou se majore quand la pupille se dilate. Ainsi, l’exploration d’une sensation d’image fantôme permet souvent de découvrir un kératocône débutant infra clinique. Celle-ci est liée à l’asymétrie et/ou  l’irrégularité cornéenne. Classiquement, l’élévation du taux des aberrations optiques de haut degré de type coma est responsable d’un « étalement » directionnel de la PSF, bien corrélé à la sensation de l’image fantôme.

images fantomes & keratocone aberrométrie
Examen topo aberrométrique chez un patient atteint de kératocone présentant une sensation de diplopie verticale. La PSF est calculée à partir des aberrations de haut degré du front d’onde oculaire total (elle est représentée telle que « perçue » par l’oeil). Carte Optical Quality Display ((c) D Gatinel – Nidek

Tout traumatisme cornéen (cicatrice) induisant une déformation marquée et asymétrique de la cornée au niveau de l’aire pupillaire est également potentiellement inductrice d’une sensation d’image fantôme. L’astigmatisme irrégulier après greffe de cornée (kératoplastie) est potentiellement inducteur d’une sensation de dédoublement simple ou multiple de l’image, malgré la correction d’un astigmatisme régulier souvent marqué. Les déformation du greffon et les tractions imposées par les points de sutures sont responsables d’asymétries prononcées. La kératotomie radiaire, technique aujourd’hui obsolète (supplantée par les techniques laser depuis la fin des années 90) reposait sur la réalisation d’incisions cornéennes profondes en « étoile » autour de la pupille. Les nécessaires imperfections liées à ce geste manuel étaient source d’une importante irrégularité de la surface de la cornée Enfin, les plis de capot en LASIK peuvent être à l’origine de l’apparition d’un dédoublement gênant de l’image. S’il existe en général une bonne corrélation spatiale entre la direction du dédoublement et l’orientation du pli, les mécanismes propres à l’acquisition des données permettant le calcul du front d’onde oculaire par l’aberromètre ne permettent pas toujours de caractériser l’effet optique de ces plis.  

Origine interne (cristallin, implant)

La survenue d’une opacification partielle ou diffuse du cristallin peut être responsable d’une diplopie monoculaire, voire même d’une polyplopie. L’existence de fluctuations locales de l’indice de réfraction du cristallin opacifié peut créer des variations importantes de la puissance réfractive du cristallin; certaines cataractes nucléaires évoluées provoquent parfois la perception d’une « triplopie » ( vision triple). Un implant subluxé et/ou basculé (tilté) est également pourvoyeur d’une diffusion lumineuse latérale (dans le sens de la bascule ou du déplacement de l’implant, à l’inversion rétinienne près du point de vue de la perception subjective).  Le calcul des aberrations optiques internes (extra cornéennes) permet d’accréditer l’origine interne de ces troubles visuels. La disparition des symptômes après chirurgie du cristallin et/ou refixation de l’implant cristallinien permet enfin de confirmer a posteriori l’origine interne de ces symptômes. Les implants multifocaux, en particuliers réfractifs avec répartition asymétrique de la puissance additionnelle de près, peuvent être à l’origine de perception d’images fantômes, quand ils sont insérés dans des yeux dont la qualité optique du dioptre cornéen est altérée. Les implants multifocaux réfractifs induisent la multifocalité grâce à un « cocktail » d’aberrations optiques de haut degré (la profondeur de champ procurée par l’implant est augmentée grâce à la réduction du stigmatisme procurée par ces aberrations). Si la cornée génère un taux additionnel d’aberrations (altérations de la surface cornéenne, kératocône infra clinique méconnu, irrégularité de la courbure cornéenne, cicatrice, astigmatisme non corrigé, etc.), l’addition d’un implant réfractif expose à une réduction importante de la qualité de l’image rétinienne.

L’aberrométrie permet d’objectiver la manière dont un implant réfractif multifocal induit la multifocalité nécessaire à l’induction d’une vision de près non corrigée. Dans le cas de cet implant (Oculentis M plus), deux zones sectorielles inférieures permettent un ajout local de puissance réfractive, pour la vision de près. Ces résultats topo aberrométriques (OPD SCAN III, Nidek) ont été acquis après implantation multifocale chez une patiente opérée de cataracte, se plaignant d’une mauvaise récupération visuelle, avec perception d’images fantômes (dédoublement horizontal). Les variation diopriques de la carte réfractive (carte OPD , pout l’œil entier) sont dictées par les aberrations internes, mais il existe une zone sectorielle supplémentaire d’addition (flèche jaune), possiblement liée à l’existence d’un astigmatisme cornéen direct (flèche rouge). La patiente se plagiant d’un dédoublement horizontal vers sa droite (l’image dessinée par la patiente ainsi que le rendu correspondant à la convolution par la PSF et calculé par l’aberromètre sont représentés plus haut)

La présence de plis prononcés de la capsule du cristallin peut induire un effet de dédoublement ou des trainées lumineuses autour des sources de lumière vive. L’orientation des trainées perçues est similaire à celle des plis, à l’inversion rétinienne près.

plis de capsule lampe à fente
La chirurgie de la cataracte consiste à remplacer le cristallin opacifié par un implant. On conserve toutefois l’enveloppe du cristallin, appelée capsule. L’examen à la lampe à fente (biomicroscope) permet de bien objectiver la présence de plis marqués de la capsule postérieure. Ces plis peuvent être observés en cas de laxité de la zonale du cristallin, ou au cours de l’évolution de la cataracte secondaire.

Un test simple consiste à montrer au patient un motif visuel élémentaire comme un disque source, puis lui demander de dessiner l’orientation et l’aspect des trainées visuelles. Voici ce qu’observe le patient précédent avec son oeil opéré de cataracte mais avec des plis de la capsule postérieure:

L'encadré correspond au dessin à main levée effectué par le patient au cours de l'observation d'un disque lumineux avec l'oeil opéré de cataracte. La nuit, ce patient perçoit des zébrures lumineuses, des traits autours des phares de voiture, réverbères, etc.
L’encadré correspond au dessin à main levée effectué par le patient au cours de l’observation d’un disque lumineux avec l’oeil opéré de cataracte. La nuit, ce patient perçoit des zébrures lumineuses, des traits autours des phares de voiture, réverbères, etc.

Un cas particulier : le rainbow glare

  Le « rainbow glare  » (rainbow = arc en ciel) est une sensation de dédoublement des images lumineuses, avec une gradation en « arc en ciel ». Cette complication survient au décours immédiat du LASIK (avec laser femtoseconde). Une page lui est spécifiquement consacrée.  

240 réponses à « Images fantômes vision double »

  1. Dr Damien Gatinel

    The increase of the anterior chamber depth is due to the reduction of the volume occupied by the artificial intraocular lens compared to the crystalline lens. The most important examination to perform is an aberrometry, not a topography (which provides information limited to the cornea).

  2. Dr Damien Gatinel

    Il est très probable que vous soucis aient une origine optique (l’IRM devrait être normale) et un examen aberrométrique doit être effectué (ainsi qu’une topographie cornéenne) pour objectiver la qualité optique de l’oeil et l’origine des éventuelles aberrations qui seront mesurées.

  3. Renaux

    Bonjour
    Je reviens vers vous car mes symptômes s aggravent depuis mon dernier message je vois désormais les gens en double dans la rue la nuit ajouté a tous les dédoublement et images fantômes que je endure rien à l IRM cérébrale rien dans les yeux je dois faire un examen sous siackol est cela l’examen aberomztrique je ne peux plus regarder la télé ni sortir le soir tout bave, je vous remercie

  4. Karsten

    I saw also that the anterior chamber depth now instead 4,1mm went to 5,6mm (both cases already as pseudphacic) So, big distance between Iris ans IOL surface. Is that also a risk factor?
    Is there a possobility to mail to you a couple of data (3 topograhys / Pentacam, OCT and some photos).

  5. Dr Damien Gatinel

    It is a bit difficult to answer your question without examination and additional exams (corneal topography and aberrometry). Some slight IOL decentration and tilt could explain at least, in theory, such symptoms, but given the fact that it is not affecting foveal vision, some peculiar condition could be the explanation of this « peripheral diplopia ».

  6. Karsten

    Dear Mr. Dr. Gatinel,
    After complete luxation of my IOL on my right eye, I now received a scleral fixated standard IOL (AR40e). Since then I have a high astigmatism, which is corrected with glasses.

    Even with corrected astigmatism, I have monocular diplopia on that eye.

    What is very, very strange and no eye doctor can explain me, is the fact that these ghost images are not in my direct vision axis (not where I am looking at),
    RATHER then I have these double images inferiorly and nasally outside from my visual axis in the periphery.

    What can be the reason for these quite severe ghostings? I repeat, they are NOT at my visual axis. I perceive them peripherally.
    Can it be a malposition of the IOL, such as decentration or tilt or even so, can the cornea be the culprit?

    Thank you very much in advance for a reply

    Regards K.B

  7. Karsten

    Dear Mr. Dr. Gatinel,

    After complete luxation of my IOL on my right eye, I now received a scleral fixated standard IOL (AR40e). Since then I have a high astigmatism, which is corrected with glasses.

    Even with corrected astigmatism, I have monocular diplopia on that eye.

    What is very, very strange and no eye doctor can explain me, is the fact that these ghost images are not in my direct vision axis (not where I am looking at),

    RATHER then I have these double images inferiorly and nasally outside from my visual axis in the periphery.

    What can be the reason for these quite severe ghostings? I repeat, they are NOT at my visual axis. I perceive them peripherally.

    Can it be a malposition of the IOL, such as decentration or tilt or even so, can the cornea be the culprit?

    Thank you very much in advance for a reply

    Regards K.B

  8. Karsten

    Dear Mr. Dr. Gatinel,

    After complete luxation of my IOL on my right eye, I now received a scleral fixated standard IOL (AR40e). Since then I have a high astigmatism, which is corrected with glasses.

    Even with corrected astigmatism, I have monocular diplopia on that eye.

    What is very, very strange and no eye doctor can explain me, is the fact that these ghost images are not in my direct vision axis (not where I am looking at),

    RATHER then I have these double images inferiorly and nasally outside from my visual axis in the periphery.

    What can be the reason for these quite severe ghostings? I repeat, they are NOT at my visual axis. I perceive them peripherally.

    Can it be a malposition of the IOL, such as decentration or tilt or even so, can the cornea be the culprit?

    Thank you very much in advance for a reply

    Regards K.B

  9. Muller

    Bonjour
    Je n’ai toujours pas de nouvelles. J’ai bientôt RDV avec le docteur HACHET qui souhaite tenter une PKR après le SMILE !
    Toutefois, j’ai lu plus haut que ça peut provenir de frottement oculaire et il est fait que je me frotte régulièrement depuis l’opération SMILE. Ça veut dire que je suis astigmate à cause de ça ?
    J’attends votre retour pour toutes ces questions.
    Merci d’avance
    Cordialement

  10. Muller

    Bonjour,
    Je me permets de revenir vers vous car je souhaite savoir si mon problème nocturne peut être corrigé par des lunettes que je ne porterai uniquement la nuit pour conduire ou pour le cinéma ?
    En effet, ce sont à ces moments là seulement ou je rencontre le problème de vision double.
    Dans le cas d’une nouvelle opération PKR, une inflammation dure combien de temps et peut engendrer quelles conséquences ?
    Je dois dire que je ne sais plus quoi faire pour améliorer ce défaut.
    Merci d’avance
    Cordialement

  11. Dr Damien Gatinel

    Les symptômes de l’oeil droit après votre intervention SMILE peuvent effectivement s’expliquer par une sécheresse oculaire, mais dans ce cas ils doivent être intermittents et s’estomper après traitement de la sécheresse par des agents hydratants locaux. Un léger décentrement de la procédure peut également expliquer ces images fantômes (le centrage de la procédure en SMILE est moins contrôlé qu’en LASIK dans certains cas). Un examen aberrométrique permettrait de confirmer cela.

  12. aurélie

    Bonjour, Docteur
    excusez moi de vous déranger, je voulais juste vous demander votre avis. J’ai été opéré le 18 décembre 2018 d’une myopie (-6.75 et -7) avec une technique smile relex. Je vois bien je ne peux pas me plaindre. Cependant je constate au niveau de mon œil droit et léger dédoublement (des caractères clairs sur un fond foncé), si je regarde des 2 yeux je ne ressens quasiment pas de gêne mais si je regarde que de l’œil droit je ressens ce phénomène. J’ai également remarqué que mon œil droit est plus sec est ce que cela peut accentuer le phénomène? Dois-je m’en inquiéter?
    Merci par avance pour votre réponse.

  13. Heidi Vogel

    Bonjour Docteur,
    Je reviens vers vous après vous avoir déjà écrit le 14 février (vision triple avec l’oeil droit). J’habite en Allemagne et mon ophtalmologue a examiné maintenant mon oeil avec une Pentacam. Elle dit observer, à droite plus qu’à gauche (mon oeil droit est également le plus myope), une altération interne du cristallin, qui expliquerait cette vision multiple. Elle pense qu’une opération du cristallin résoudrait probablement le problème. Je trouve inquiétant qu’à 48 ans, mon cristallin en soit déjà au point où il faille le remplacer. Qu’en pensez-vous? Faut-il opérer?

  14. Dr Damien Gatinel

    Il est difficile de juger des raisons de vos images fantômes sans examen objectif : topographie et aberrométrie. Il peut s’agir d’un effet lié à un astigmatisme, mais d’autres causes existent: décentrement de la zone optique, ou microplis de l’interface (en cas de dissection difficile du lenticule SMILE). Il n’est pas possible d’effectuer les retouches en SMILE avec la même technique et ceci est parfois un problème car la PKR expose à un risque de haze (réaction inflammatoire prolongée) dans ce contexte. Tout dépende de votre degré de gêne, et du bien fondé de la retouche.

  15. Muller

    Bonjour,
    Je me suis fait opérer il y a un an pour une myopie par la technique SMILE.
    Aujourd’hui, je vois toujours double les sous-titres et je supporte toujours mal la luminosité forte.
    De ce fait, je suis retourné voir le docteur pour la troisième fois et il ne sait pas pourquoi, mon faible astigmatisme, pose désormais problème alors qu’il n’était pas corrigé avant.
    Selon vous, aurait il du le prendre en compte avant l’opération ?
    Il me propose de me réopérer par PKR.
    Est-ce un gros risque après un smile ? Dois je porter des lunette la nuit ?
    Qu’en pensez-vous ?
    Bonne journée

  16. Dr Damien Gatinel

    Le problème que vous présentez pourra être légèrement atténué par des lentilles souples, et plus encore par des lentilles rigides (si l’origine de ces perturbations visuelles est une légère déformation cornéenne). Il est important que vous cessiez de vous frotter vigoureusement les yeux si vous le faîtes, et de réaliser une topographie cornéenne et un examen aberrométrique pour documenter le problème et son origine (ex: examen OPD scan).

  17. Dr Damien Gatinel

    Les images fantômes sont toujours présentes mais elles ne sont perçues par l’oeil que lorsque leur intensité dépasse un certain seuil. Quand vous lisez un livre, la lumière émise par celui-ci (réflexion de la lumière du jour ou d’une lampe) est beaucoup moins intense que celle d’une source directe (ex: portable). La proportion de lumière présente dans l’image fantôme est trop faible pour être détectée à la vision de supports « passifs » (papier). Les conditions préférentielles pour percevoir les images fantômes, les dédoublements, associent une faible lumière ambiante (provoquant une dilatation de la pupille), et l’observation de motifs brillants sur fond sombre (ex: LEDs, sous titres, néons, etc.).

  18. Florian

    Bonjours j’ai une myopie faible et j’ai des image fantôme quand je lis des lettres claire sur un fond foncé ces souvent sur Pc ou portable sinon j’ai aucune vison fantôme quand je lis un livre ou que je regarde des image, photo etc… Je voulais s’avoir si sa peu être grave ou si sa peut s’empirer

  19. David

    Bonjour docteur

    J’ai 25 ans et j’ai ce problème d’image fantôme depuis 5 ans. C’est pas invivable mais ça peu être gênant dans certaines situations ( regarder la télé dans le noir, regarder la lune, ect.. ). C’est mon oeil droit qui est le plus touché. Si je cache mon oeil gauche, je ne vois pas très net avec le droit et les sources lumineuses se doublent en basse lumière.
    J’ai remarqué que si je met une lampe torche ( lampe torche de téléphone portable ) à proximité de mon oeil ma pupille se rétrécie et l’image fantôme disparait. De même si je cache la moitié de mon œil avec un doigt l’image fantôme disparait…

    Bien évidement aucun ophtalmo ne comprend le problème.

    Le problème peut-il se résoudre tout seul ou j’aurai besoin de lentille ?

    merci

  20. Dr Damien Gatinel

    Il existe effectivement souvent une explication optique à ce type de symptômes visuels: soit une déformation cornéenne (souvent liée aux frottements oculaires répétés et/ou une position de sommeil qui résulte d’un appui sur l’oeil/l’orbite etc.), soit une altération des la structure interne du cristallin (« cataracte » très débutante). Pour trancher un examen topo-aberrométrique (ex: OPD scan) est nécessaire. Il permet l’estimation précise des aberrations optiques induites par la cornée vs les éléments internes de l’oeil.

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