La perception visuelle d’images « fantômes » est une source d’inquiétude et d’inconfort visuel chez les patients qui découvrent parfois de manière inopinée ces symptômes par l’apparition d’un dédoublement d’une ligne de sous titres de cinéma, d’un deuxième croissant de lune décalé dans le ciel nocturne, etc. Ces symptômes, quand ils sont monoculaires (ils persistent quand on ferme l’autre œil : on parle de diplopie monoculaire) sont quasiment toujours d’origine optique. Les images fantômes sont ainsi une indication à la réalisation d’un examen aberrométrique, et idéalement topo-aberrométrique (étude aberrométrique de l’œil entier couplée à une étude de la cornée seule par topographie cornéenne). Dans la plupart des cas, une origine cornéenne est en cause; on constate une déformation asymétrique dont la cause est le plus souvent la réalisation de frottements oculaires excessifs.
Symptômes de vision dédoublée, images fantômes.
On peut qualifier d’image fantômes toute image « parasite » dont le motif perçu par le patient présente une certaine fidélité avec l’image principale. Le patient réalise qu’il voit double avec un œil: cette perception est maximale dans certaines circonstances, comme le visionnage de films sous titrés: pour se détacher des images du film, les sous titres sont particulièrement lumineux, et leur dédoublement bien visible. L’ambiance sombre des salles de projection provoque une dilatation de la pupille irienne (mydriase) qui concourt également à accroître l’effet d’aberrations à l’origine des parasites visuels.

Même s’ils sont parfois associés aux images fantômes, les halos lumineux correspondent à un étalement circulaire concentrique de la lumière autour de la source ; ils ont souvent une origine optique, mais ne correspondent pas exactement à la symptomatologie de l’image fantôme. Les « starbusts », anglicisme consacré pour l’aspect particulièrement étoilé ou « spiculé » d’un point source lumineux sont également distincts des images dédoublées , même s’ils sont également liés à une réduction de la qualité optique de l’œil. La célèbre toile de Van Gogh intitulée « Nuit étoilée »’ fournit une représentation artistique de la perception subjective de ces « halos » lumineux. Comme souligné précédemment, les symptômes visuels caractéristiques des images fantômes sont « monoculaires » : quand on ferme un œil, puis l’autre, cette vision dédoublée ou décalée persiste pour au moins l’un des yeux (une vision double peut être observée sur les deux yeux séparément). En revanche, si l’occlusion d’un œil supprime la vision double, l’origine n’est pas optique mais orthoptique (parallélisme oculaire « défaillant »). Les images fantômes sont essentiellement perçues quand la luminosité ambiante se réduit, et quand l’œil fixe des sources lumineuses particulièrement vives, qui se détachent aisément sur un fond sombre (ex: sous titres, affichages urbains lumineux, néons, LEDs etc.). Autrement dit, plus l’objet observé est contrasté, et plus la sensation d’image(s) fantômes(s) est marquée. La vision double étant liée à l’existence d’un foyer lumineux « parasite », ou d’un étalement lumineux directionnel (contrairement au halos où l’étalement lumineux est concentrique). Il est logique que plus une source lumineuse soit vive, plus le foyer secondaire reçoit de l’énergie et stimule efficacement les photorécepteurs rétiniens concernés.

L’observation d’une ligne de sous titres, d’une lampe de feu de signalisation, de lumières de lampadaire au loin, ou du croissant de lune par l’œil concerné permet généralement au patient de caractériser l’intensité et la localisation de la ou les image(s) fantôme(s) (au dessus, en dessous, etc. de l’image principale). La distance et la taille des sources lumineuses (leur diamètre apparent) influent également sur les images fantômes: les images fantômes sont souvent plus prononcées quand la source est éloignée, et occupe un angle visuel restreint.
Mécanisme optique à l’origine des images fantômes
La cornée et le cristallin permettent de focaliser la lumière émise ou réfléchie par les objets environnants et captée par l’œil. La vision centrale est fovéale : la lumière captée par la ou les cibles fixées doit être focalisée sur la mosaïque des photorécepteurs rétiniens de la fovéa. Si l’image d’un objet est double, c’est qu’il se produit une répartition particulière de l’énergie lumineuse incidente focalisée sur l’écran rétinien (fovéa). On peut décomposer une scène fixée en un ensemble de points sources élémentaires : ces points sources doivent être imagés de manière aussi « ponctuelle » que possible sur la rétine pour y « recomposer » une image fidèle de la source : cette propriété est dénommée : « stigmatisme ». Ainsi, un bon stigmatisme (propriété qui permet à un point source d’être imagé de manière quasi ponctuelle dans le plan de recueil de l’image – ici la rétine) est une condition importante pour l’obtention d’une bonne performance en optique visuelle. Dans certaines circonstances, l’image d’un point source peut donner lieu à une image ponctuelle principale et une image ponctuelle « satellite ». Une partie de l’énergie lumineuse émise par la source et captée par l’oeil est focalisée en un foyer principal, et un foyer secondaire (où il existe une « concentration » suffisante d’énergie lumineuse émise par la source pour donner lieu à un « foyer perçu », par une stimulation efficace des photorécepteurs. Par assimilation à un ensemble de point sources, l’information lumineuse transportée depuis la source observée sera donc scindée en deux foyers. La direction du foyer secondaire donne la direction selon laquelle l’image décalée est perçue. Du fait de l’inversion rétinienne, un décalage anatomiquement noté « vers la droite » du foyer secondaire par un observateur qui survolerait la rétine du patient à l’intérieur de l’œil serait de fait perçu comme un dédoublement « vers la gauche » par le patient. Dans le cas d’images fantômes multiples (polyplopie), il existe non pas un mais plusieurs foyers lumineux secondaires, où l’énergie lumineuse incidente est suffisamment concentrée pour qu’une image « fantôme » apparaissent par juxtaposition de ces foyers.
Exploration aberrométrique
L’exploration aberrométrique permet de confirmer l’origine optique des symptômes et, confrontée à l’examen ophtalmologique, en préciser la cause. NB: Ce simulateur permet d’étudier l’impact des aberrations optiques sur la vision: en cas de vision dédoublée, les aberrations dites « impaires » (exemple coma verticale z(3,-1), trefoil, etc. ) sont impliquées.
Confirmation de l’origine optique : calcul de la PSF et convolution
Calcul de la PSF
Pour étudier le stigmatisme de l’œil, l’aberromètre mesure le front d’onde oculaire puis effectue un calcul de la PSF (Point Spread Function) ou FEP (Fonction d’Etalement du Point). Ce calcul peut être accompli pour l’ensemble des défauts optiques de l’œil (aberrations de bas et haut degré) ou simplement les aberrations de haut degré ; dans ce cas, on simule l’image rétinienne d’un point source vu par un œil corrigé pour le défocus (myopie ou hypermétropie) et l’astigmatisme. L’aspect de la PSF est un élément d’importance ; un aspect dédoublé, où la lumière se concentre en au moins une zone secondaire située près d’un foyer principal permet d’étayer l’origine optique d’une sensation de vision dédoublée ou multiple.
Convolution
A partir de la PSF, on peut générer une image dite « convoluée » d’une planche de lecture pour mesure de l’acuité visuelle. L’image ainsi constituée peut être comparée avec la sensation décrite par le patient ; comme pour la PSF, une homologie en termes de direction ou de répartition spatiale des images fantômes (haut, bas, gauche, droite, etc.) permet d’accréditer l’hypothèse optique des perturbations visuelles. Il est souvent instructif de faire dessiner au patient l’image qu’il perçoit d’une source lumineuse ponctuelle éloignée, ou d’une lettre (optotype) et de la comparer à la PSF calculée par l’aberromètre ou l’image convoluée de l’optotype pour les mêmes conditions de correction ( pour les aberrations de bas et haut degré pour un œil non corrigé, pour les seules aberrations de haut degré si le patient est corrigé en lunettes).

Même si le parallélisme n’est parfait, la présence de similitudes qualitatives permet en général de corroborer les symptômes du patient à l’aspect que revêt la PSF théorique, ou l’image convoluée. Les différences entre la PSF ou image) calculée et la PSF (ou image) dessinée (perception visuelle « subjective ») tiennent à de nombreux facteurs comme le fait que la PSF est un calcul d’optique physique, qui ignore les mécanismes de transduction, codage et transmission de l’information captée au niveau rétinien vers les aires cérébrales visuelles, et que ce calcul est accompli pour une correction soit totale ou soit nulle des aberrations de bas degré (alors que la correction en lunettes peut être imparfaite). Enfin, l’effet d’opacités diffusantes (fréquentes en cas de cataracte, ou d’inflammation cornéenne post laser) n’est généralement pas bien rendu au niveau du calcul de la PSF. De même, la présence de plis ou micro plis au niveau d’un capot de LASIK est une source potentielle de dédoublement d’image, mais le très haut degré des aberrations optiques générées excède parfois la plage dynamique de l’aberromètre. Le recours à l’aberrométrie double passage (OQAS) est une option intéressante quand on suspecte la présence d’une diffusion optique et/ou la présence d’aberrations de très haut degré.
Causes et origine des images fantômes.
La cornée et le cristallin sont les principales tuniques optiques de l’œil humain. C’est à leur niveau que peuvent siéger les phénomènes optiques responsable de l’apparition d’images fantômes.
Images fantômes d’origine cornéenne
La topographie cornéenne couplée à l’examen aberrométrique est l’examen de choix quand on explore les pathologies listées ci après. En particulier, il faut privilégier les instruments topographiques dont le logiciel d’analyse permet le calcul spécifique des aberrations cornéennes, ainsi que le calcul de la PSF cornéenne. La présence d’une asymétrie cornéenne prononcée est une cause fréquente d’image fantômes, et qui résiste à la correction en verres de lunettes. Le kératocône, qui est associe déformation et amincissement progressifs de la cornée, est une étiologie (cause) fréquente de vision dédoublée. Le kératocône est une affection cornéenne provoquée par la réalisation de frottements oculaires répétés et intenses (allergie, sécheresse et irritation oculaire, fatigue, etc.). Ces frottements provoquent l’apparition d’une déformation progressive permanente de la cornée; cette déformation est irrégulière et induit une perte de la qualité optique de l’oeil, caractérisée par l’élévation de certaines aberrations optiques comme le coma, le trefoil, etc. La diplopie apparaît ou se majore quand la pupille se dilate. Ainsi, l’exploration d’une sensation d’image fantôme permet souvent de découvrir un kératocône débutant infra clinique. Celle-ci est liée à l’asymétrie et/ou l’irrégularité cornéenne. Classiquement, l’élévation du taux des aberrations optiques de haut degré de type coma est responsable d’un « étalement » directionnel de la PSF, bien corrélé à la sensation de l’image fantôme.

Tout traumatisme cornéen (cicatrice) induisant une déformation marquée et asymétrique de la cornée au niveau de l’aire pupillaire est également potentiellement inductrice d’une sensation d’image fantôme. L’astigmatisme irrégulier après greffe de cornée (kératoplastie) est potentiellement inducteur d’une sensation de dédoublement simple ou multiple de l’image, malgré la correction d’un astigmatisme régulier souvent marqué. Les déformation du greffon et les tractions imposées par les points de sutures sont responsables d’asymétries prononcées. La kératotomie radiaire, technique aujourd’hui obsolète (supplantée par les techniques laser depuis la fin des années 90) reposait sur la réalisation d’incisions cornéennes profondes en « étoile » autour de la pupille. Les nécessaires imperfections liées à ce geste manuel étaient source d’une importante irrégularité de la surface de la cornée Enfin, les plis de capot en LASIK peuvent être à l’origine de l’apparition d’un dédoublement gênant de l’image. S’il existe en général une bonne corrélation spatiale entre la direction du dédoublement et l’orientation du pli, les mécanismes propres à l’acquisition des données permettant le calcul du front d’onde oculaire par l’aberromètre ne permettent pas toujours de caractériser l’effet optique de ces plis.
Origine interne (cristallin, implant)
La survenue d’une opacification partielle ou diffuse du cristallin peut être responsable d’une diplopie monoculaire, voire même d’une polyplopie. L’existence de fluctuations locales de l’indice de réfraction du cristallin opacifié peut créer des variations importantes de la puissance réfractive du cristallin; certaines cataractes nucléaires évoluées provoquent parfois la perception d’une « triplopie » ( vision triple). Un implant subluxé et/ou basculé (tilté) est également pourvoyeur d’une diffusion lumineuse latérale (dans le sens de la bascule ou du déplacement de l’implant, à l’inversion rétinienne près du point de vue de la perception subjective). Le calcul des aberrations optiques internes (extra cornéennes) permet d’accréditer l’origine interne de ces troubles visuels. La disparition des symptômes après chirurgie du cristallin et/ou refixation de l’implant cristallinien permet enfin de confirmer a posteriori l’origine interne de ces symptômes. Les implants multifocaux, en particuliers réfractifs avec répartition asymétrique de la puissance additionnelle de près, peuvent être à l’origine de perception d’images fantômes, quand ils sont insérés dans des yeux dont la qualité optique du dioptre cornéen est altérée. Les implants multifocaux réfractifs induisent la multifocalité grâce à un « cocktail » d’aberrations optiques de haut degré (la profondeur de champ procurée par l’implant est augmentée grâce à la réduction du stigmatisme procurée par ces aberrations). Si la cornée génère un taux additionnel d’aberrations (altérations de la surface cornéenne, kératocône infra clinique méconnu, irrégularité de la courbure cornéenne, cicatrice, astigmatisme non corrigé, etc.), l’addition d’un implant réfractif expose à une réduction importante de la qualité de l’image rétinienne.

La présence de plis prononcés de la capsule du cristallin peut induire un effet de dédoublement ou des trainées lumineuses autour des sources de lumière vive. L’orientation des trainées perçues est similaire à celle des plis, à l’inversion rétinienne près.

Un test simple consiste à montrer au patient un motif visuel élémentaire comme un disque source, puis lui demander de dessiner l’orientation et l’aspect des trainées visuelles. Voici ce qu’observe le patient précédent avec son oeil opéré de cataracte mais avec des plis de la capsule postérieure:

Un cas particulier : le rainbow glare
Le « rainbow glare » (rainbow = arc en ciel) est une sensation de dédoublement des images lumineuses, avec une gradation en « arc en ciel ». Cette complication survient au décours immédiat du LASIK (avec laser femtoseconde). Une page lui est spécifiquement consacrée.
240 réponses à « Images fantômes vision double »
Bonjour Docteur,
Je viens de lire votre article qui pose enfin des mots sur ce que je vis depuis le collège.
J’ai 21 ans et j’ai ce problème d’images fantômes en binoculaire qui disparaît quand je me cache un œil. J’ai entre autre une myopie moyenne (-3,25 OG -3,75 OD) et une sécheresse oculaire d’origine inconnue depuis mes 12 ans (traitée par gouttes vismed)
J’ai consulté recemment une orthoptiste qui m’a fortement déconseillé la rééducation et qui m’a dirigé vers une ophtalmologiste qui m’a prescrit une nouvelle paire de lunettes (corrigeant ma myopie et mon léger astigmatisme) sensée régler ce problème de dédoublement.
Cela fait 2 mois que je les portes et je ne vois aucune amélioration…
Que me conseillez vous de faire?
Merci beaucoup d’avance
Il faut distinguer les images fantômes ou dédoublements qui n’existent que lorsque les deux yeux sont ouverts (en binoculaire) de ceux qui existent en monoculaire. L’orthoptie peut amener un diagnostic pour expliquer vos soucis de convergence. Les troubles de l’oeil droit qui subsistent après avoir fermé l’oeil gauche sont liés, probablement, à des irrégularités de la surface cornéenne qui bien souvent sont elles-mêmes la conséquence de frottements oculaires répétés et un peu trop vigoureux (irritation, démaquillage, etc.). Un examen topographique voire topoaberrométrique (ex; OPDscan) devrait pouvoir confirmer cela. Les carences alimentaires peuvent, de manière indirecte, être impliquées (sécheresse oculaire, inflammation locale accentuée, etc.).
Fabuleux cet article, immense merci à vous Dr. Gatinel !
Comme je constate que, fait suffisamment rare pour être noté, vous répondez aux commentaires, alors je tente de laisser le mien aussi…
Comme bien d’autres personnes dans les messages précédents, je suis depuis environ deux ans sujette à ces étranges « images fantômes » (lettrages dédoublés, sources lumineuses entourées de halo, surtout la nuit…).
Travaillant sur ordinateur, j’ai de plus en plus à faire la mise au point lorsque je regarde un objet de près, et selon mes proches, mon oeil droit n’est pas synchrone avec mon oeil gauche (« Hé mais tu louches que d’un oeil ! »). Je note aussi que quelque chose a changé dans mon regard, une espèce d’asymétrie légère entre mes deux yeux.
En outre, je sens que lorsque je « laisse aller ma vue », celle-ci se dédouble : il semble donc y avoir -en plus ? Ou n’est-ce que cela ?- une origine orthoptique à mon problème.
Cela m’effraie car je suis censée passer mon permis, mais ma vision nocturne devient de plus en plus mauvaise…
Mon oeil droit semble plus sujet à cela que mon oeil gauche, mais les « images fantômes » persistent même si l’O.G est fermé.
Un bilan de la vue passé en 2017 à la médecine préventive mentionnait un « problème de convergence », alors que j’étais bien moins incommodée à l’époque par ma vue !
Je demanderai à mon médecin traitant une ordonnance pour un RDV chez l’ophtalmologiste, je ne vais pas vous demander un diagnostic par message interposé. Mes seules questions sont :
– étant donné le temps de latence conséquent entre la demande d’un RDV chez un ophtalmo et le RDV effectif, cela risque-t-il de s’aggraver ?
– j’ai trente ans, et souffre de TCA depuis mes quinze ans et d’une dysthyroïdie (alternance hypo/hyper depuis deux ans). Une carence alimentaire peut-elle être liée à cette problématique ?
Merci pour l’attention que vous porterez à ce message, et merci pour le temps que vous consacrez aux nombreux messages sous ce topic.
Nous sommes tellement nombreux à être désarçonnés par la difficulté à obtenir un RDV chez un spécialiste, visiblement…
Il serait utile et éclairant de réaliser un examen topographique de la cornée, couplé idéalement à un examen aberrométrique, pour s’assurer de l’origine optique de votre dédoublement. Quand le dédoublement est bien monoculaire (il persiste quand on ferme l’autre oeil), une origine optique est quasi certaine; il reste à en préciser la cause (déformation légère asymétrique de la cornée, début de cataracte, etc.)
Bonjour, merci beaucoup pour cet article passionnant.
J’ai ces symptômes depuis plus de 2 ans et j’ai longtemps cru être folle ! J’ai remarqué l’apparition de ces symptômes d’abord avec des néons et panneaux lumineux la nuit, mais ce qui m’inquiète est que j’ai l’impression, depuis quelques mois, que cela m’arrive aussi en plein jour, même en l’absence de contrastes importants. Je le remarque en particulier avec des éléments fins, comme des branches d’arbres ou fils électriques, que je vois complètement dédoublés. Mais pas flous pour autant. Je précise que je suis myope d’un seul œil, et que ces symptômes se manifestent sur mon œil non myope. J’ai donc cette drôle de sensation de voir net mais dédoublé… J’imagine qu’il y a une part psychologique également : Je fais une fixation sur ce symptôme qui m’angoisse beaucoup depuis quelques mois, et plus j’y fais attention, plus je vois double !
Qu’en pensez-vous ? Suis-je en train de développer (ou de décompenser) un astigmatisme ? Ou est-ce autre chose de plus grave ?
Merci beaucoup d’avance
Les symptômes que vous présentez sont d’origine rétinienne, et non liée directement au trajet de la lumière dans l’oeil. Ils sont liés à la réapplication du tissu rétinien, et au déplacement de certains photorécepteurs: la vision peut être entachée de ces « distorsions », qui peuvent être comparées à celles que vous observeriez sur un écran de projection dont la toile serait localement déformée. Ces troubles sont amenés à se réduire au fil du temps.
Bonsoir Docteur,
votre article est très intéressant . Je vous écrit pour la raison suivante :
Il y a trois semaines ma rétine de l’œil l gauche s’est brusquement déchirée
à deux endroit et s’est décollé réduisant de plus de la moitié mon champ visuel.
(léger soulèvement de la macula )
J’ai été opéré en urgence le lendemain :Vitrectomie, Cryo application des déchirures
à 6 :00h, 9:00 et 3h00.
depuis 2 séances de laser.
La bulle de gaz occupe encore environ 1/3 du globe/
Ma question : l’image visuelle à gauche est assez nette mais est
sensiblement plus petite que celle de l’œil droit donc effet fantôme.
Plus gênant verticales et horizontales légèrement ondulantes donc distorsions
visuelles.
Les chirurgiens sont fiers de leur travail : bonne ré application de la rétine
mais restent évasifs concernant les troubles visuels . « L’implant multifocal pourrait
vous géner » ( il a parait il rendu plus compliqué l’intervention ).
Qu’en pensez vous ? est ce récupérable avec le temps ?
J’arrive à lire des lettres assez petites mais le texte est un peu ondulant.
Cordialement.
Duc
Il paraît indiqué de poursuivre le traitement prescrit et réaliser un contrôle ultérieur. Vérifiez votre position de sommeil: parfois, un appui nocturne prolongé sur un côté (ici le droit) peut entraîner une gêne locale et visuelle. Et bien entendu, évitez de frotter votre oeil; hydratez le simplement en cas d’irritation.
Bonjour,
Depuis quelques mois je me bats pour mon oeil droit pour essayer de retrouver une bonne vision après avoir choppé une conjonctivite en ayant passé du temps sur l’écran ou j’ai perçus aussi derrière cela une vision double et vision floue plus particulièrement sur les écrans car sinon je vois surtout un flou de loin mais je n’arrive pas à voir de dédoublement sur une affiche de loin ou c’est très léger.
J’ai depuis aucun moyen de voir de nouveau bien comme ça l’est sur mon oeil gauche qui lui n’a eu aucun problème et à une très bonne vision pour lire les textes lointain.
On m’avait en même temps fournis des lunettes de repos qui me corrige mon floue visuel alors que j’ai bizarrement la même correction de mes yeux qui est OD : +0.25 (-0.50) 75° et 90° sur mon oeil gauche. Je vois toujours un dédoublement par contre même si il est un peu moins écarté du texte qui pour moi et dédoublé sur la gauche.
J’ai mon oeil droit particulièrement rouge (des fils rouges qui vont jusqu’à ma cornée) au niveau du côté du nez et je me dis que ça doit bien avoir un rapport car il se met parfois à rougir l’oeil de ce côté et j’ai des sensations de gêne de ce côté.
Je suis allez à l’hopital sur Toulon (La Sainte Muse) et ils ne m’ont pas fait d’OPD scan mais ont diagnostiquer des yeux secs avec des larmes artificielles à prendre. Mais bizarrement les larmes ne me font rien, je ne vois pas mieux et j’ai l’impression que si je ne fais rien ça risque d’empirer….
Devrais-je attendre la fin de mon ordonnance (les six mois) pour voir si j’ai une amélioration ou devrais-je chercher quelqu’un qui aurai cette appareil ?
L’examen aberrométrique est réalisé dans des centres hospitaliers ou cabinets spécialisés. Il s’agit d’une technique d’exploration récente qui n’est malheureusement pas très diffusée et enseignée, faisant appel à certaines notions un peu complexes d’optique physique. Mais fort heureusement, il existe dans ces centres des possibilités d’examen type OPD scan, ou iTrace par exemple (topographes et aberromètres les plus répandus).
Bonjour
Il est inutile de répéter toujours la même chose les ophtalmo ne font jamais cet examen abberometrique, jamais, il ne nous est jamais proposé, pendant ce temps là nous on douille dur, merci .
Bonjour docteur
Est t’il possible qu’une dystrophie de cogan donne des images fantômes et des halos ?
Merci
Un examen topo aberrométrique type OPDscan devrait effectivement permettre de vérifier la présence d’une « irrégularité » optique et d’en comprendre l’origine.
Bonjour,
Agé de 18 ans, je m’interroge sur la précocité de l’apparition de certains symptômes que vous évoquez dans votre article :
– Vision double (image qui « bave » en dessous) des sous-titres lorsque je plisse très légèrement les yeux, parfois sans les plisser. Il faut les garder « grand ouverts » pour faire disparaître complètement et en toutes circonstances ces parasites. Ce phénomène se manifeste le plus clairement lorsque le texte en question est blanc ;
– Les lumières des réverbères la nuit se séparent en deux faisceaux lumineux opposés (cf. dernière image de votre article). Ce phénomène s’accentue fortement si je plisse légèrement les yeux ;
– Une légère « photosensibilité » ;
– Lorsque j’aperçois une source lumineuse dans un environnement sombre (ex: une fenêtre au fond d’un couloir sombre), j’ai le sentiment désagréable d’avoir une sorte de très léger « voile » lumineux clair qui recouvre la source lumineuse et me donne l’impression que ma vision « sature » dans la zone en question alors que son intensité reste raisonnable ;
Ces symptômes sont apparus conjointements et progressivement, bien qu’à une allure irrégulière, il y a de ça un an.
Je porte des lunettes, mon ophtalmologue m’a détecté une légère astigmatie.
Je lui ai exposé mes symptômes et les a mis sur le compte d’un assèchement oculaire, et m’a prescrit du collyre.
Toutefois, l’application régulière de ce produit n’a rien changé à mon problème qui n’apprait par ailleurs pas sur une base intermittente mais est présent de manière permanente.
Est-il pertinent de prendre rendez-vous avec vous, afin de faire un examen d’abberométrie par exemple ?
En vous remerciant d’avance de votre lecture.
Hello again Mr. Gatinel
I still have that monocular vertical diplopia (ghost images) on my both eyes. I performed a corneal topography. My doctor told me » There is no problem on your corneal topography » He also tried glasses for regular astigmatism but they did not help me.
Only thing I know about this diplopia is that it disappears when I squint or when I flash on my eyes. I mean how can my vertical monocular diplopia be related with those things?
Thanks.
Tous les voyants lumineux bavent ou ont une forme d’étoile éclatée, les lignes blanches sur la télé bavent dans tous les sens, les lampadaires ont dès halos, merci
Bonjour
Je réitère ma demande : est-il possible de devenir malvoyant avec ce genre de problème ? dédoublement s, vision déformée images fantômes merci
The first thing to perform is an aberrometry examination, combined with a corneal topography. Irregular astigmatism is one cause for monocular diplopia. It can be caused by excessive eye rubbing (ex: atopies, or sometimes vigorous make up removal).
Hello Mr. Gatinel
I have vertical monocular diplopia which occurs on both eyes. It started 3 months ago. One of the images is ghost as you say and it disappers substantially when I squint. I went to an eye doctor and explained my problem. First she said that I have an eye infection and she prescribed me an antibiotic eye tear. Then she tried diffrent glasses to correct my vision but they did not help me. Then she said « use the eye drop than come back later ». After using it 2 weeks I went her but she could not find the problem.
I hope you may help me and give me an idea. Also I am not sure if this is the right word, does corneal spot cause this problem?
Thank you from now your help.
Bonjour merci de votre réponse mais les ophtalmo ne nous proposent jamais cet examen aberomztrique, j’ai une question : peut-on finir par devenir malvoyant avec ce genre de problème, car je commence a avoir très peur merci