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Monovision – bascule

La monovision (ou » bascule ») est une technique utilisée pour la correction de la presbytie. Elle correspond à planifier une correction pour obtenir de la vision de loin sans correction pour un œil, et sans correction de près pour l’autre. Cette différence de correction entre les d yeux peut être obtenue grâce aux lentilles de contact ou à la chirurgie réfractive telle que la PKR ou le LASIK. En pratique, au décours de l’intervention, un oeil est emmétrope (pour bien voir de loin sans lunettes), et l’autre légèrement myope (la myopie légère induite permet à l’oeil de bien voir de près sans correction).

Indications de la monovision

La monovision s’adresse particulièrement aux patients candidats à une chirurgie réfractive proches ou ayant atteint l’âge d’instauration la presbytie (45 ans), et à ceux atteints de presbytie débutante ou moyenne. Les presbytes myopes et hypermétropes peuvent en bénéficier. Les myopes presbytes sont de bons candidats à la monovision; ces patients sont habitués à un confort en vision de près dont ils regrettent souvent la réduction ou la disparition après correction de loin (emmétropisation), en particulier quand ils sont presbytes. Les patients hypermétropes sont plus habitués à l’absence de confort en vision de près, et la multifocalité cornéenne induite lors des traitements laser pour hypermétropie favorise l’instauration d’une pseudo-accommodation avec restauration d’une vision de près. Schématiquement, la multifocalité est une condition qui permet à l’oeil opéré pour la vision de près de mieux voir de loin, que dans le cas d’une correction classique de monovision où l’oeil non directeur est opéré pour obtenir une myopie légère. La vision produite par une correction multifocale est bien acceptée par les patients initialement hypermétropes.

Précautions avant réalisation de la monovision

Il faut avertir le patient des effets potentiels de la monovision. – La diminution de la performance visuelle de loin de l’oeil réglé en vision de près pour certaines activités comme la conduite de nuit: – La monovision réduit la qualité de vision binoculaire de loin et dans un environnement très contrasté comme lors de la conduite de nuit, l’image d’un phare fournie par l’œil dédié à la vision de près est comparable à celle d’une large tache floue. Si celle-ci n’est pas « neutralisée » par le patient, elle se superpose à l’image plus nette et plus petite fournie par l’œil dédié à la vision de loin, et peut entraîner une sensation d’éblouissement. – La diminution de la perception du relief, perception qui repose sur la vision binoculaire. Cette réduction est variable et dépend de la différence de réfraction entre les deux yeux et de la capacité du sujet à la neutralisation de l’image floue. En fait, le succès de la monovision dépend en partie du maintien d’une stéréo-acuité de bonne qualité ; après une diminution postopératoire immédiate, une récupération d’intensité variable est généralement observée. La diminution de la perception du relief est peu importante pour l’appréciation dynamique des distances au-delà de 7 à 8 mètres et ne constitue pas une gêne importante pour la conduite.

Monovision et neutralisation interoculaire du flou visuel

La capacité du système oculo-cérébral à sélectionner la vision fournie par l’œil dédié à la vision de loin au détriment de celle fournie par l’œil de près justifie la monovision. Cette capacité diminue en conditions mésopiques (faible luminosité), ce qui explique la gêne pouvant survenir lors de certaines activités comme la conduite de nuit. La neutralisation de l’image floue n’est pas complète, et concerne surtout les contrastes élevés.

L’essai de monovision

Le succès de la monovision n’est jamais garanti d’avance. L’information du patient revêt dans ce contexte une importance particulière et il est impératif d’obtenir de sa part une compréhension et une adhésion à la procédure de monovision. La prescription de lentilles de contact d’essai pour simulation de la monovision permet au patient d’en avoir une expérience réversible. La durée de l’essai est e quelques jours à environ une à deux semaines. Il est conseillé au patient de pratiquer l’ensemble de ses activités quotidiennes; taches domestiques, lecture, travail sur écran, courses, sport, etc. la conduite automobile devant être débutée de façon prudente et progressive, avec un premier trajet de jour et si possible en tant que passager pour apprécier la gêne éventuelle produite par l’écart de correction entre les deux yeux. Le test de monovision suppose une transparence des milieux oculaires. Il est aisé à réalisé en chirurgie réfractive, plus difficile en chirurgie de la cataracte.

Sélection des yeux pour les visions respectives de loin et de près

C’est une étape importante lors du bilan préopératoire. Il est logique de dédier l’œil dit « dominant » à la vision de loin. L’œil dominant est le plus performant pour l’accomplissement de tâches locomotrices telles que la marche, la course, la conduite. Sa détermination n’est pas toujours aisée, même si l’on demande au patient quel est son œil préférentiel pour viser dans une lunette ou prendre une photo…Un test simple consiste à faire observer un objet à travers un cercle formé par le pouce et l’index des deux mains réunies. L’œil dont l’occlusion fait « sortir » l’objet de ce cercle est l’œil dominant. Un autre test consiste à étudier la convergence du patient ; l’œil possédant le point de convergence le plus proche peut être choisi pour la vision de près. On peut aussi « brouiller » la vision d’un oeil puis l’autre avec un verre positif (ex : +1.50 D). L’oeil dont le brouillage s’accommode d’une moindre gêne est l’oeil non dominant. Si chaque œil présente une aptitude égale à la vision de loin et à celle de près, alors l’essai de monovision avec lentille devra être effectué pour chacun des yeux.

Choix de la puissance additionnelle sur l’œil dédié à la vision de près

Afin de préserver une bonne vision binoculaire, il est préférable de choisir une addition dioptrique minimale pour la vision de près. En effet, le phénomène de sommation binoculaire (nette augmentation de la performance visuelle quand les deux yeux sont utilisés en même temps) tend à disparaître quand l’addition de près dépasse 1,50 D. De plus, une myopisation inférieure à 1,25 D ne pénalise que modérément la vision de loin. Ainsi, une addition inférieure à 1,50 D optimise les chances de succès de la monovision. Si l’erreur réfractive initiale du patient se situe entre –1,00 et –2,50 D (myopie faible), une épreuve de monovision consistant en une procédure unilatérale doit être proposée aux patients concernés par la presbytie. Elle peut être simulée en adaptant une lentille de contact correctrice pour la vision de loin (emmétropisante) sur l’œil directeur, ou en retardant l’intervention du deuxième œil afin de laisser le choix au patient. Les différents types d’activité pratiqués par les patients et ceux qu’ils souhaitent particulièrement accomplir sans lunettes renseignent aussi sur le degré de différence à instaurer entre les deux yeux. Enfin, certains patients connaissent la monovision pour l’avoir pratiquée en lentilles de contact. Il est intéressant de recueillir la valeur de leur correction lentille et éventuellement de reproduire cette correction avec la chirurgie réfractive cornéenne.

Gestion des suites opératoires de la monovision

Les complaintes à type de flou visuel intermittent, sensation de tension oculaire sont habituelles après LASIK avec monovision. La qualité de celle-ci dépend essentiellement du résultat réfractif obtenu sur l’œil dédié à la vision de loin. Ainsi, le résultat d’une procédure de monovision peut être entaché par une surcorrection importante ou un astigmatisme résiduel ou induit au niveau de l’œil dédié à la vision de loin. La prescription d’une correction négative sur l’œil dédié à la vision de près est parfois nécessaire pour améliorer la vision binoculaire de loin et le confort visuel, mais elle nuit en retour à la vision de près. L’augmentation de l’éclairage ambiant permet une lecture plus facile. Immédiatement après LASIK ou PKR pour myopie, en raison de la surcorrection initiale, l’œil programmé pour la vision de loin présente parfois une hypermétropie modérée, et l’œil programmé pour la vision de près est plus proche de l’emmétropie que prévu par le degré de correction programmée. L’état visuel de monovision se constitue ainsi de façon progressive en raison des phénomènes de régression cicatricielle, ce qui augmente les chances de succès par rapport à la simulation de la monovision par lentilles de contact qui l’instaure « brutalement ». Exemple 1: Un patient de 38 ans, architecte, consulte pour une chirurgie réfractive. Sa réfraction est : OD : -2 (10/10 – Parinaud 2) OG : -1,25 (10/10 – Parinaud 2) L’œil directeur est l’OD. Une monovision peut être proposée à ce patient qui sera presbyte dans environ 5 ans, et dont la profession sollicite beaucoup la vision de près. Celle-ci peut être obtenue en n’opérant que l’œil droit. Si le patient tolère mal la monovision, l’œil gauche pourra être opéré secondairement. Exemple 2 : Une patiente de 46 ans, rédactrice, consulte pour un avis concernant une myopie moyenne : OD : -4 (0°-3) (9/10 –Parinaud 2 faible) 0G : -4,75 (0°-3) (8/10 –Parinaud 2 faible) L’œil directeur est l’OD. Une monovision peut être tentée. La difficulté particulière du LASIK monovision réside ici dans la présence d’un astigmatisme bilatéral important car la présence d’un astigmatisme résiduel peut nuire au résultat fonctionnel. En pratique, il faut opérer l’œil droit en visant une emmétropisation (vision de loin), et ajuster la correction de l’œil gauche pour obtenir une myopie résiduelle de l’ordre de –1D.

Références

Gatinel D. LASIK et Monovision. Le LASIK, de la théorie à la pratique, Elsevier 2003 Hom MM. Monovision and LASIK. In MM Hom (ed), LASIK :Clinical co-management. Boston, Butterworth-Heinemann, 2001 :13-21 Jain S, Arora I, Azar DT. Monovision Refractive Surgery. In DT Azar (ed), Refractive Surgery. Stamford, CT : Appleton and Lange,1997 :135-142 Pardhan S, Gilchrist J . The effect of monocular defocus on bicocular contrast sensitivity. Ophthal Physio Opt,1990 ;10 :33-36 Jain S, Ou R, Azar DT. Monovision outcomes in presbyopic individuals after refractive surgery. Ophthalmology, 2001;108(8):1430-3. Jain S, Arora I, Azar DT. Success of monovision in presbyopes: review of the literature and potential applications to refractive surgery. Surv Ophthalmol. 1996 ;40(6):491-9

44 réponses à « Monovision – bascule »

  1. Renaud

    Bonjour Docteur,

    Il y a 20 ans jour pour jour, j’ai été opéré de la myopie au laser Excimer (méthode Lasik). Le Professeur m’ayant opéré m’avait dit qu’il avait mis en place une bascule, ce qui permettrait de retarder l’obligation de porter des lunettes lorsque la presbytie apparaitrait.

    J’ai pu jouir d’une vue parfaite pendant 17 ans, mais depuis trois ans environ (date d’apparition de la presbytie je suppose), je commence à avoir des épisodes de diplopie à l’effort, principalement lorsque je fais des mouvements de balancier (gauche/droite, ou haut/bas).
    Plus précisément, lorsque je pratique par exemple le tennis (mouvement régulier gauche / droite), que je fais de la course à pied (mouvement haut/bas) ou même lorsque je passe la tondeuse (mouvement gauche/droite).

    La conduite de jour comme de nuit, le travail sur ordinateur, ou des sports moins physiques comme le ping pong par ex. ne me posent aucun problème, même sur la durée.

    La diplopie apparaissait au départ au bout d’une heure d’effort intensif par ex., mais plus le temps passe et plus ce temps se réduit, et elle apparait désormais dès 20 minutes d’effort.

    Je suis allé voir une ophtalmologiste qui a détecté une baisse de vision de chaque oeil, et m’a prescrit des dispositifs de correction de vision progressifs, d’abord des lunettes puis des lentilles journalières pour le sport.
    Leur port a entrainé une légère amélioration, mais le problème est toujours présent …

    Je précise qu’elle m’a aussi prescrit de l’orthoptie, qui n’a pas détecté de problème particulier (les muscles oculaires étaient au max de leur capacité).

    J’ai 47 ans aujourd’hui, dois-je me résoudre à arrêter les activités déclenchant cette diplopie, ou pensez-vous qu’il existe une solution à ce problème ?

    Merci beaucoup !

  2. Dr Damien Gatinel

    En cas de « bascule » (monovision) mal tolérée, le plus simple est généralement de réaliser une chirurgie correctrice en LASIK (ceci est moins invasif qu’un changement d’implant qui est un geste conduisant à devoir réouvrir l’incision initiale, découper ou plier l’implant in situ, avec des risques pour la capsule, l’endothélium cornéen, etc.). Le choix consiste à opérer l’oeil non dominant (celui qui voit de près sans lunettes) et l’emmétropiser, auquel cas vous perdrez la vision de près, ou l’inverse: opérer l’oeil dominant pour le myopiser mais dans ce cas vous verrez flou de loin sans lunettes (mais net de près de manière confortable). L’objectif de l’intervention de la cataracte n’est pas de supprimer le port de lunettes mais rétablir la transparence des milieux oculaires: pour tout ce qui relève du « confort », un paiement sans prise en charge par la SS est de mise. Ces informations sont bien entendu modulables, parfois la vision est inconfortable car il y a un écart de correction plus important que prévu, un LASIK (ou chirurgie type PKR) peut remédier à cela en affinant la correction optique. La biométrie et le calcul d’implant fournissent des résultats qui sont toujours entachés d’une certaine imprécision car il n’est pas toujours possible de prédire avec précision la position finale de l’implant dans l’oeil, et certains yeux ont des particularités anatomiques ou tissulaires qui rendent les mesures préopératoires (étalonnées pour la moyenne de la populuation générale) moins précises.

  3. Bonjour . En mai j’ai été opéré de la cataracte et mis des implants type bascule . Dès le premier jour de l’opération mon œil gauche plus besoin de lunettes pour lire génial . Après pour l œil droit le chirurgien avait hésité de l’opérer et finalement l a fait . Cet œil droit devait me permettre de voir de loin mais finalement je force presque autant qu avant l intervention. On me dit si il faut attendre que le cerveau fasse son travail mais je doute . Quoi faire pour améliorer cet œil droit vue de loin ? Peut on changer cet implant et en mettre un plus fort ? Peut on retirer les 2 et faire un lasik traditionnel car la cataracte a été opérée 3 questions et merci pour votre expertise. Et dans ce cas à votre avis qui prend en charge financière le changement dans ce la mesure où je n ai pas ce qu on m a proposé ? Je vous remercie énormément cordialement Patrick

  4. Emilie

    Bonjour,
    Tout d’abord, je précise qu’on ne m’a jamais parlé ni de monovision ni d’oeil dominant lors de mes visites à l’hopital. D’apres des tests trouvé sur le net, je pense sans garanties que mon oeil dominant est le droit.
    J’ai une cataracte au 2 yeux. On m’a opéré de l’oeil gauche (le plus abîmé) il y a plus d’un an. On m’a placé un implant à profondeur de champs étendue. Ma vision de loin est bonne, ma vision intermédiaire ( 50- 60 cm)aussi, je parviens lire sur ordinateur sans lunettes. Pour la lecture de près (magazines ou autres) je parviens à lire les tous petits caractères grâce à mon oeil droit myope – 3,5 D (non opéré). Je suis donc en monovision avec pourtant mon oeil gauche non dominant réglé sur distance et pourtant la bascule se fait parfaitement sans problèmes, ce qui semble contraire à tout ce que je lis sur le forum Je dois maintenant me faire opérer du droit. On va certainement me placer le même implant à profondeur de champs, mais avec ou sans légère myopie, je dois encore me décider. Est-ce que si on me laisse une petite myopie sur l’oeil droit, la bascule se fera encore aussi bien que maintenant ? Est-ce qu’une légère myopie abîmera la vision de loin de l’oeil gauche ? Est-ce préférable de viser aussi la distance avec cet oeil et profiter alors de la sommation binoculaire qui améliorera aussi la vision de près je suppose ?Merci de vos réponses.

  5. robert

    Bonjour Docteur,
    J’ai une question concernant l’opération sur l’opération de bascule, lorsque vous parlez d’oeil droit c’est l’oeil droit du côté du patient ?

    Que se passe t il en cas d’erreur sur l’oeil dominant ?

    Je vous explique cela car depuis que j’ai étais opéré, j’ai du mal à lire, avec une belle douleur pour voir les choses de très près.

    En faisant les tests mon oeil gauche est l’oeil dominant. Et quand j’ai dit avant l’opération cela au docteur qui m’a pratiqué l’opération, il m’a dit « non, si tu es droitier c’est ton oeil droit le directeur! »
    Et pourtant, j’ai beau faire les tests, c’est bien l’oeil gauche.

    Depuis l’opération, j’ai du mal à lire (je loupe des mots, je deviens dyslexique. De même l’hôpital, le responsable n’a pas voulu dire si j’avais raison ou tort et d’aller revoir le médecin qui m’avait opérer alors que celui-ci n’a rien voulu entendre.

    Je ne sais pas si il y a une entente collégienne en Docteur en ophtalmologie, mais quand même, laisser un patient en galère, ce n’est pas très juste, surtout que le second me sors  » qu’il y a un léger ace et un début de cataracte sur l’oeil gauche et si vous avez un soucis il faut revoir celui qui vous a opéré  » et cela sans donner de lettre pour son confrère.

    J’ai décidé d’envoyer un courriel à celui qui m’a opéré en lui annonçant qu’il avait fait une erreur concernant mon oeil directeur et reprenant votre texte et cela en expliquant que je ne voulais pas porter plainte mais juste avoir une solution pour corriger cela.

    Chose surprenant, il souhaite me voir pour un rendez vous de la cataracte. Alors que je lui demandais juste à savoir s’il était possible de réparer son erreur sans conséquence pour une opération de la cataracte dans une dizaine d’année ?

    Pour résumé , je suis en ald et vu périodiquement à l’hôpital (tout les 6 mois) qui ne veut rien entendre sur ce les faits, j’ai toujours cette impression d’être un cobaye.
    Et d’ailleurs ce fut le cas pour l’opération de la balance ( il m’a pris au dépourvu, ce jour de l’opération, oui, c’est le jour de l’opération qu’il a décidé de me faire ce genre d’opération alors que j’avais lu énormément sur sur genre d’opération en lui expliquant bien que l’oeil Directeur ou dominant était mon oeil gauche.

    Et c’est donc l’oeil gauche qui a été rendu myope. Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est normal car je vois des fois ,ma vision est doublé sur chacun de mes yeux que je ferme l’oeil gauche je vois double avec le droit et vice versa.
    Il y a des jours je ne distingue même plus les numéro 0 8 9 5 et A B et R G.
    Lorsque je fais un champs visuel pour l’astigmate, je vois plusieurs bâtons foncés.
    Et je ne trouve pas cela normal. Est ce normal de voir plusieurs barree foncés sur les champs de contrôles.
    Lors d’un test de conduite on m’a dit faut aller vois l’ophtalmo tu es astigmate !!! Et cela deux ans après l’opération

  6. Dr Damien Gatinel

    La chirurgie réfractive en LASIK expose effectivement à une majoration de la sécheresse oculaire: celle-ci sera probablement plus prononcée après chirurgie. Cela dit la chirurgie du cristallin clair fait courir d’autres risques d’effets indésirables, et est plus invasive. Si vous n’avez pas de kératite liée à la sécheresse, des mesures prophylactiques peuvent être mise en place pour entourer la procédure LASIK et réduire le gène postopératoire. Ces indications se discutent généralement au cas par cas.

  7. cheyron

    Bonjour Docteur,
    je suis hypermétrope et presbyte, je viens de consulter un chirurgien sur Bordeaux qui m’a proposé dans un premier temps une intervention au Lasik, mais finalement lui ayant indiqué que j’avais les yeux secs (je remarque cela depuis que je porte des lentilles),il a réalisé le test de schirmer et à l’issue de ce test m’a déconseillé l’opération. Il me conseille d’attendre 1 à 2 ans (j’ai 52 ans) pour faire une opération du cristallin clair. Je suis très déçue par sa réponse mais je ne veux pas non plus prendre de risques, qu’en pensez-vous? Quels sont les risques et sont ils irréversibles? Je vous remercie par avance.

  8. Dr Damien Gatinel

    Si vous êtes confortable avec cette monovision, il est préférable de conserver l’implant, et de n’utiliser les lunettes que pour les activités qui vous sont difficiles sans lunettes (conduite, ou activités très précises de près).

  9. Bonjour dr.
    J ai été opéré de la cataracte implant monofocal
    L oeil droit vision de loin total 10/10 bien sur je ne vois presque rien de prés
    Je viens d être opéré de L œil gauche mon medecin à laisser une légère myopie de -1,50 pour que je puisse voir de pres mon téléphone ou ma tablette mais porter des lunettes pour la lecture
    Il m a donner une semaine pour voir si cette vision peut me convenir sinon il pourrait changer l implant gauche pour une vison de loin total comme l œil droit
    De loin Ma vison est nette avec les 2 yeux l œil gauche n est pas aussi nette que l œil droit mais l un compense l autre
    De prés je peux me passer des lunettes pour voir ma tablette et un peu mes messages
    Par contre j aurai besoin de lunettes pour la lecture et coudre
    La question que je me pose est ce que dois porter des lunettes pour compenser le -1,50 de l œil gauche et vu que je dois corriger aussi la vision de près dois je opter pour des verres progressives
    Ou bien dois je changer d implant pour une vison total de loin pour l’œil gauche
    Et porter des lunettes pour voir de près

    Merci

  10. Sonia

    Bonjour,

    J’ai 46 ans et ai été operée il y a 2 mois, OD corrigé pour la vision de loin et OG pour la vision de près. Lorsque je fais le test de l’oeil dominant, il s’avère que c’est mon oeil gauche qui est dominant or il a été corrigé pour voir de près.
    Quelles sont les conséquences sur la monovision d’une erreur sur la deternination de l’oeil dominant ?
    Car j’ai beaucoup de mal à me faire à cette monovision, je ressens un décalage entre mes 2 yeux. Lorsque je regarde un film avec sous-titres, les lettres « bavent », comme si elles étaient doublées.
    Et j’ai du mal à lire les panneaux routiers, du fait de ce décalage, je les devine plus que je ne les lis.
    Lorsque je fais l’examen de la vue, j’ai 12/10 à l’oeil droit et 6/10 à l’oeil gauche.
    D’où ma question sur les conséquences d’une erreur sur l’oeil dominant ? Est-ce que tous mes soucis sont dûs à cette erreur ?
    Est-ce qu’on peut finir par s’y faire ?

    Merci par avance pour votre réponse.

  11. Dr Damien Gatinel

    Les corrections que vous mentionnez correspondent à de l’astigmatisme hypermétropique composé, et effectivement la presbytie est installée à 49 ans. La correction de ce type d’astigmatisme permet de voir net de loin et améliore généralement la vision intermédiaire et de près. Même si des verres correcteurs pour la vision de près peuvent demeurer nécessaires, ils sont moins « forts » et la vision sur écran peut être suffisamment nettes pour se passer de lunettes. L’obtention d’une vision nette de près requiert toutefois une approche du type « monovision », où l’oeil non directeur est « surcorrigé ». Des tests en lentilles de contact peuvent être utiles pour tester la monovision avant l’intervention.

  12. Isabelle A

    Bonjour Dr,
    J’ai 49 and, je suis astigmate, hypermétrope et depuis 2 ans la presbytie s’installe rapidement.
    Correction :
    OD -1,75 a 180° +2,75N
    OG -2,25 a 180° +2,75 D
    Ne pouvant être corrigée correctement en verres progressifs, on a fini par trouver une solution en ne corrigeant que le verre de mon oeil dominant, le gauche. Ca fonctionne très bien pour la vie quotidienne et le téléphone, mais la vision sur écran d’ordinateur (nécessaire a mon travail) impose une 2eme paire pour la vision a 1m sans quoi je ne peux travailler.

    Lors d’une consultation pour intervention Lasik, on m’a dit que la correction serait possible pour l’astigmatie et l’hypermétropie mais que pour l’instant il n’y a pas de solution pour la presbytie en l’absence de vision binoculaire.
    Du coup cet article m’interpelle, ne pourrait on pas dans mon cas corriger les 2 yeux de loin et 1 seul de près ?
    Etant donné les risques je pencherais pour une correction de près à droite uniquement contrairement a ce qui est fait aujourd’hui avec mes verres, car si le résultat n’est pas satisfaisant je ne voudrais pas me retrouver dans une situation ou je ne peux plus travailler !!

    Ce point ne me gènerait je pense pas car avant d’avoir une correction de près pour mes verres, mon oeil droit étant moins presbyte, c’est lui que j’utilisais pour voir de près. Je bascule très facilement d’un oeil a l’autre.
    Merci par avance de votre conseil !
    Cordialement,
    Isabelle

  13. Dr Damien Gatinel

    La monovision peut être réalisée en équipement lunette ou lentille bien entendu: votre opticien pourra certainement vous guider dans la réalisation d’un équipement lunettes destiné à cela.

  14. Alexandre ZACCANTI

    Bonjour monsieur,
    J’aimerais tester cette méthode mais je me suis fait opérer au LASIK, ma cornée ne supporte plus les lentilles même les spot.
    Je ne supporte plus mes lunettes et je ne supporte plus d’être sans mes lunettes j’ai 35 ans j’ai une presbytie qui a commencé je suis fort hypermetrope + 5. Et grosse insuffisance de convergence strabique, exophorie..
    Est-il possible d’adapter cette bascule avec des lunettes ?
    Pour l’instant seul un cache-oeil avec lunettes me soulage un peu..
    Merci d’avance

  15. Dr Damien Gatinel

    Si vous ne supportez pas bien la monovision, il sera certainement possible de corriger celle-ci en opérant par chirurgie réfractive cornéenne (LASIK ou PKR) l’oeil « de près ». Dans ce cas, vous récupérerez une vision symétrique entre les deux yeux pour le loin.

  16. Bonjour;

    Je me suis faite opérée d’une monovision par système d’implant il y a 4 mois, j’ai plus de 50 ans et je suis en activité professionnelle. Je vis depuis 4 mois un véritable enfer dont je ne vois plus la fin. Je n’arrive pas à m’adapter à cette bascule et on me dit qu’il faut attendre. Pouvez-vous m’aider car je suis en survie psychologique et physique je souffre beaucoup

  17. Dr Damien Gatinel

    Le degré préopératoire de myopie et d’astigmatisme paraît très prononcé pour pouvoir envisager une PKR, notamment du côté droit. Le LASIK est plus adapté à ce type de correction, quand la cornée dispose de l’épaisseur suffisante. Une amélioration est possible dans les semaines à venir (régularisation) mais le port de lunettes complémentaires sera peut être nécessaire. En principe, il est intéressant (recommandé) de simuler le résultat d’une monovision en préopératoire avec des lentilles de contact (sous correction de l’oeil non dominant).

  18. Christine maingaud

    Bonjour, j’ai été opérée le 26/11/2020 en PKR , je suis chauffeur routier, ma réfraction pré opératoire était de -6,75(-4.00)10°=8/-5.00(-3.25)175°=8, a aucun moment mon ophtalmologiste ne m’a parlé de la méthode de la bascule et à effectué l’acte , j’ai eu la désagréable surprise de me rendre compte par moi même que je voyais de près d’un œil et l’autre de loin, enfin en théorie, parce qu’en pratique je peux lire difficilement et pas sur un écran d’ordinateur, et la vision de loin est nul et complètement dédoublée et flou, au bout d’un mois j’ai eu une visite de contrôle, pour lui tout va bien, moi je peu plus conduire ,donc effectuer mon métier, pouvez vous me confirmer que c’était la méthode à utiliser compte tenu de mon métier, qu’il y a un espoir d’amélioration à venir svp

  19. Dr Damien Gatinel

    Il est possible d’envisager une correction en LASIK avec une pachymétrie et un degré de correction tel que le vôtre, à condition que les cornées n’aient pas un aspect irrégulier (qui, plus que l’épaisseur proprement dite, est le signe d’une réduction de la résistance cornéenne, causée par des frottements oculaires répétés dans le passé). Il faut toutefois disposer d’un équipement laser permettant de réaliser des capots fins, et une correction optimale de la myopie et de l’astigmatisme (en réduisant légèrement le diamètre de la zone de traitement, autour de 6 mm, voire un peu plus, on peut préserver une épaisseur résiduelle suffisante, proche de 300 microns en LASIK). Le risque de halos et de sensation de sous correction postopératoire dépend en partie du diamètre pupillaire dans la pénombre, qui doit être également mesuré dans votre cas pour le prédire. La transPKR n’est pas, de mon point de vue, optimale dans votre cas (soit la zone optique sera très réduite, soit vous risquer un haze et une régression marquée de l’effet, même en trans PKR))

  20. Joël

    Bonjour,

    J’ai 30 ans et Je suis très myope et fort astigmate (correction lentille) :
    OD (dominant) : -6 (sphère) et – 3.75 ax10 (cylindre)
    OG (dominé) : -6.25 (sphère) et – 3.25 ax160 (cylindre)

    Je souhaiterais me faire opérer des deux yeux par une chirurgie rétractive (en évitant les implants ICL et leurs risques associés). Au vu de ma correction et de l’épaisseur de ma cornée (aux alentours des 520 microns), je suis conscient que je ne pourrai pas obtenir une vision parfaite.

    Mon chirurgien me conseille et propose d’opter pour une chirurgie Trans-PKR (avec gestion cyclotorsion), qui laisserait une myopie et astigmatie résiduelles afin de pouvoir voir de loin et de près aujourd’hui et lorsque la presbytie s’installera.

    Défauts visuelles post opération selon simulation (correction lentille) :
    OD (dominant) : -1.25 (sphère) et – 0.5 ax10 (cylindre)
    OG (dominé) : -1.50 (sphère) et – 0.5 ax160 (cylindre)

    Je possède une correction lentille qui me permet de faire cette simulation. Qu’en pensez-vous de cette technique ? Procéderiez-vous de la même manière ? D’ici 45 ans, pensez-vous que ma myopie ou astigmatie augmentera ?

    Merci d’avance pour votre aide précieuse sur le sujet.

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