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La cataracte

Résumé pratique. La cataracte est une opacification progressive du cristallin pouvant entraîner baisse visuelle, éblouissement, halos, diminution des contrastes ou modification des couleurs. L’opération est proposée lorsque la gêne devient significative pour la vie quotidienne. Elle consiste à remplacer le cristallin opacifié par un implant intraoculaire.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 18 août 2026.

Publications de référence.

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation ni un avis médical individualisé.

Définition de la cataracte

La cataracte est une affection oculaire définie par l’opacification partielle ou totale du cristallin, responsable d’une réduction de la performance visuelle. Le cristallin est une lentille naturelle biconvexe convergente, située juste derrière l’iris. Son diamètre est d’environ 1 cm, et son épaisseur ne dépasse généralement pas 0,4 cm. Il est constitué d’une capsule entourant un cortex et un noyau. L’accommodation (ou capacité de l’œil à faire la mise au point de près) repose sur la déformation du cristallin sous l’action du muscle ciliaire. Le cristallin, du moins avant l’âge de la presbytie (45 ans), est une structure élastique qui reprend sa forme d’équilibre entre deux efforts d’accommodation. Les cataractes constituent une cause très courante de détérioration de la vision : baisse de l’acuité visuelle, réduction de la sensibilité aux contrastes, symptômes visuels (voile, etc.). Des progrès importants ont été réalisés dans le traitement de cette maladie ces dernières années et la plupart des personnes qui en sont atteintes peuvent maintenant espérer recouvrer la vue en totalité ou, du moins, en grande partie.

Cataracte primaire vs secondaire

Il ne faut pas confondre cataracte primaire et cataracte secondaire. La cataracte primaire correspond à l’opacification du cristallin. La cataracte secondaire s’observe après la chirurgie et est définie par l’opacification du sac capsulaire (le traitement est la capsulotomie au laser YAG).

Le remplacement du cristallin opaque par un implant permet de rétablir la transparence de l’œil, et le choix adapté du type et de la puissance optique de l’implant (biométrie) permet de réduire la dépendance aux verres correcteurs après l’opération.

A lire : Article du Figaro Magazine (29 Novembre 2008) – Une chirurgie qui a fait ses preuves : toute la lumière sur la cataracte

Manifestations cliniques de la cataracte

La cataracte se traduit pour le patient par des symptômes visuels à type de gêne, de voile, d’éblouissements, puis de perte de dixièmes d’acuité visuelle (ces symptômes peuvent être isolés ou associés selon le stade de la cataracte). L’ophtalmologiste confirme le diagnostic par la visualisation à l’examen à la lampe à fente (biomicroscope) des opacités du cristallin, dont la localisation définit le type de cataracte, et l’importance son stade.

Aspects biomicroscopiques de la cataracte

Une cataracte est caractérisée par la présence d’une opacification du cristallin, qui est une petite lentille normalement claire et transparente de l’œil. Il ne s’agit ni d’une tumeur ni de la formation d’une nouvelle peau sur l’œil, mais plutôt de la formation d’opacités croissantes sur le cristallin proprement dit. Si les symptômes visuels du patient permettent d’évoquer le diagnostic de la cataracte (impression de « voile », de « vision sale », éblouissements dans les formes précoces, etc.), sa confirmation est souvent fournie par l’examen au biomicroscope (ou lampe à fente). Les images suivantes sont des clichés pris à la lampe à fente du segment antérieur d’un œil atteint d’une cataracte de forme dite « nucléaire ».

Cataracte nucléaire
Cataracte nucléaire vue à la lampe à fente
Cataracte cortico-nucléaire
Cataracte cortico-nucléaire : photo prise au biomicroscope de face (en haut, le cristallin est observé en coupe lumineuse)

Quand la cataracte est constituée, le cristallin devient opaque et la lumière ne peut pas être correctement transmise à la rétine, ce qui produit une image non « claire ». L’image formée souffre d’une « diffusion » lumineuse excessive. Il arrive souvent, en particulier au début de l’évolution de la cataracte, qu’une partie seulement du cristallin soit atteinte ou s’opacifie plus rapidement. Quand le centre du cristallin (noyau) est particulièrement opacifié, on parle de cataracte nucléaire. Ce type de cataracte provoque souvent un changement de correction de lunettes, ou l’apparition d’une myopie tardive (myopie d’indice). D’autres formes d’opacités cataractaires sont possibles, de manière isolée ou associées entre elles : sous-capsulaires antérieures, sous-capsulaires postérieures, etc. En fonction de l’emplacement des opacités de la cataracte et de leur importance, on peut classer le stade de la cataracte. Il existe aujourd’hui des méthodes plus objectives que le simple examen à la lampe à fente pour apprécier le degré d’opacité du cristallin. La densitométrie en est une (imagerie par caméra rotative Scheimpflug, instrument Pentacam).

Densitométrie du cristallin
La densitométrie du cristallin permet de donner un grade objectif à l’opacité du cristallin (cataracte)

Cataracte et retentissement visuel

Même si les symptômes tendent à être plus importants pour les stades élevés de cataracte, le parallélisme anatomo-clinique (la corrélation entre le degré d’opacité et les symptômes visuels) n’est pas très élevé. Si la vision n’est pas considérablement affaiblie (ou si la baisse de vision est modérée et ne gêne pas le patient), il n’est pas nécessaire d’enlever la cataracte. En revanche, si une grande partie du cristallin devient opaque, il peut y avoir une réduction partielle ou totale de la vision tant que la cataracte n’est pas retirée. L’acuité visuelle est diminuée, et n’est pas totalement améliorable par une correction en verres de lunettes. Certaines techniques, comme la mesure de la diffusion lumineuse par double passage (examen OQAS), sont utiles dans les cas où l’on cherche à confirmer (ou infirmer) la responsabilité d’une cataracte dans une baisse de vision. Nous avons rapporté la valeur diagnostique de certains indices fournis par cet instrument pour la cataracte, qui est sensible à la diffusion lumineuse causée par les opacités du cristallin.

Fausses croyances vis-à-vis de la cataracte

  • La cataracte n’est pas une affection contagieuse, et elle ne se propage pas d’un œil à l’autre, bien qu’elle apparaisse souvent dans les deux yeux à la fois.
  • Elle ne correspond ni à un cancer ni à une infection.
  • Elle n’est pas la conséquence d’une « peau » qui pousserait dans l’œil ,mais de l’opacification partielle ou totale du cristallin.
  • Il n’existe aucun lien entre la cataracte et le degré d’effort des yeux.
  • La cataracte n’est pas une maladie qui rend aveugle, puisqu’elle est curable grâce à une simple intervention chirurgicale.
  • Les traitements préventifs ou curatifs par collyres (gouttes) ou compléments alimentaires n’ont aucune efficacité démontrée vis-à-vis de la cataracte.
  • Il n’y a pas d’urgence à opérer une cataracte dont les symptômes visuels ne gênent pas le patient.

Causes de la cataracte

La cataracte est causée par une modification de la composition chimique du cristallin. Cette modification est le plus souvent liée au vieillissement. En effet, le processus normal de vieillissement peut causer le durcissement et l’opacification du cristallin : c’est ce qu’on appelle la cataracte sénile. C’est la plus courante et elle peut apparaître dès l’âge de 60 ans. Il existe d’autres causes telles que l’hérédité, ou des malformations congénitales, qui peuvent provoquer l’apparition précoce d’une cataracte. Des maladies générales comme le diabète ou certains troubles métaboliques (métabolisme du calcium) peuvent aussi provoquer l’apparition d’une cataracte. La prise prolongée de corticoïdes, le tabagisme chronique important sont également des facteurs de risque avérés pour la survenue d’une cataracte chez les sujets exposés. Une blessure importante de l’œil, une contusion violente, l’exposition solaire répétée et prolongée sans protection oculaire aux UV peuvent également causer la survenue d’une cataracte. La myopie forte (myopie axile) est une cause de cataracte précoce (parfois dès la cinquantaine).

Symptômes visuels de la cataracte

Le patient peut ne pas se rendre compte qu’il a une cataracte débutante si les opacités du cristallin sont localisées ou de faible intensité. À mesure que la cataracte se développe, la vue peut devenir plus trouble, floue, imprécise. Les symptômes sont souvent unilatéraux au début (un œil est atteint avant l’autre), mais (en dehors de causes particulières comme les chocs), la cataracte se développe dans les deux yeux avec le temps. Il peut aussi y avoir des symptômes comme des éblouissements ou une sensibilité accrue aux lumières vives, qui reflètent une dispersion lumineuse accrue due aux opacités présentes au sein du cristallin. Ces symptômes sont parmi les plus précoces, de même que l’existence d’une gêne accrue pour distinguer des détails en contre-jour. La cataracte peut modifier la réfraction oculaire en provoquant l’apparition ou l’aggravation de la myopie (en particulier pour les formes de cataracte dites « nucléaires »). L’aggravation de la myopie est liée à l’augmentation de la puissance réfringente du noyau du cristallin. Elle modifie également la perception des couleurs, en réduisant la sensibilité aux courtes longueurs d’onde (bleu, violet). En effet, les protéines du cristallin cataracté absorbent particulièrement les courtes longueurs d’onde. Cela explique également l’aspect « jaunâtre » du cristallin atteint de cataracte. Cependant, les patients ne s’en rendent généralement compte qu’après l’intervention du premier œil, par comparaison avec la vision de l’autre œil non opéré (les patients opérés signalent l’impression de reflets bleutés sur les objets de couleur blanche au décours de l’opération). Comme la cataracte provoque une filtration très progressive des couleurs comme le bleu, le « cerveau » ne s’en rend pas compte au cours de l’évolution de celle-ci. Enfin, certains patients décrivent l’apparition d’un « voile permanent » gênant la vision d’un œil (cataracte unilatérale) ou des deux. À ce stade, l’acuité visuelle est souvent réduite de quelques dixièmes. Plus la cataracte s’aggrave, moins les lunettes deviennent efficaces et ne peuvent compenser l’effet de la perte de transparence du cristallin. Dans les formes très avancées, la pupille, normalement d’apparence noire, peut changer sensiblement de couleur et prendre une coloration blanchâtre.

Types de cataracte

En fonction de la zone anatomique opacifiée du cristallin (noyau, cortex, régions situées près des capsules), on distingue plusieurs sortes de cataracte.

Anatomie du cristallin
Les différentes portions anatomiques du cristallin sont : le noyau, au centre, le cortex, entre le noyau et la capsule, et les régions immédiatement adjacentes aux capsules.

Cataracte nucléaire

Elle est caractérisée par une opacification du noyau du cristallin. Elle peut induire une myopie d’indice, liée à l’augmentation de l’indice de réfraction du noyau du cristallin opacifié (voir : aberrations optiques de la myopie d’indice, cataracte débutante). L’évolution de la cataracte nucléaire provoque une myopisation croissante et parfois la perception d’images fantômes dédoublées ou triplées (triplopie). Elle se rencontre chez les personnes âgées, ou chez les myopes en particulier.

Cataracte nucléaire schéma
La cataracte nucléaire est caractérisée par une opacification du noyau du cristallin.

Cataracte cortico-nucléaire

La cataracte cortico-nucléaire est une forme fréquente de cataracte sénile. Le noyau et le cortex sont le siège de la majorité des opacités.

Cataracte cortico-nucléaire schéma
La cataracte cortico-nucléaire est caractérisée par une opacification croissante de la périphérie vers le centre du cristallin.

Photo lampe à fente (biomicroscope) d’une cataracte cortico-nucléaire :

Cataracte cortico-nucléaire photo

Cataracte sous-capsulaire antérieure

La cataracte sous-capsulaire antérieure est définie par la présence d’opacités proches ou immédiatement sous la capsule antérieure du cristallin. Elle se rencontre plus particulièrement chez les patients diabétiques, après traumatisme oculaire, dans certaines formes d’allergies sévères, etc. Elle provoque une gêne visuelle marquée par des éblouissements fréquents.

Cataracte sous-capsulaire antérieure schéma
La cataracte sous-capsulaire antérieure est marquée par la présence d’opacités souvent radiaires, appelées « cavaliers ».

Exemple (photo au biomicroscope) d’une cataracte dont les opacités prédominent sous la capsule antérieure :

Cataracte sous-capsulaire antérieure photo

Cataracte sous-capsulaire postérieure

La cataracte sous-capsulaire postérieure est provoquée par certaines agressions « physiques » comme les ultraviolets (expositions solaires répétées sans protection oculaire) ou métaboliques (tabagisme chronique, carences alimentaires, prise répétée de corticoïdes, etc.). Elle entraîne une gêne visuelle à type de voile, avec des éblouissements, qui sont plus marqués en cas de forte luminosité (les symptômes sont atténués dans la pénombre).

Cataracte sous-capsulaire postérieure schéma
La cataracte sous-capsulaire postérieure se caractérise par la présence d’opacités situées au contact de la capsule postérieure du cristallin.

Photo prise en rétro-illumination au biomicroscope d’une cataracte sous-capsulaire postérieure en « médaillon » :

Cataracte sous-capsulaire postérieure photo
Cataracte sous-capsulaire postérieure en « médaillon »

Le cliché suivant montre une autre cataracte sous-capsulaire postérieure plus évoluée : l’image en fente lumineuse (à droite) montre la localisation très postérieure des opacités du cristallin.

Cataracte sous-capsulaire postérieure évoluée
Cataracte sous-capsulaire postérieure évoluée

Formes particulières de cataracte

Il existe des formes plus rares de cataracte, comme la cataracte en « feuilles de fougère », dont l’origine est traumatique (coup de poing, etc.). Les opacités ont un aspect en lobes, en feuilles et sont situées à l’avant du cristallin.

Cataracte feuille de fougère
Cataracte en feuilles de fougère, aspect en rétro-illumination à la lampe à fente.

La cataracte congénitale est une opacification totale ou partielle du cristallin présente dès la naissance. Les formes modérées sont souvent bien tolérées. Elles sont souvent formées d’une opacité globuleuse située au contact de la capsule postérieure, ou intéressent une ou plusieurs des structures embryonnaires du cristallin.

Cataracte congénitale
Cataracte congénitale intéressant le noyau du cristallin et ses structures embryologiques (noyau fœtal)

Type de cataracte et symptômes visuels

L’image suivante résume les principaux symptômes visuels et le type anatomique de la cataracte qui en est responsable. Ces données sont indicatives ; le retentissement visuel subjectif d’une cataracte dépend de nombreux facteurs (degré d’opacité, mode de vie, activités pratiquées, etc.).

Cataracte type vs symptômes
Les différentes variantes anatomiques de la cataracte et les symptômes visuels fréquemment associés.

Dépistage et diagnostic de la cataracte

Comme signalé plus haut, le diagnostic est effectué par l’ophtalmologiste selon l’observation du cristallin au biomicroscope, la mesure du retentissement exact de la cataracte sur la vision et l’absence d’une autre pathologie oculaire. Il prendra également des mesures précises des dimensions de l’œil et effectuera une échographie (biométrie) afin de calculer la puissance de l’implant, qui devra être posé après l’ablation de la cataracte pour remplacer le cristallin.

Diagnostic objectif de la diffusion lumineuse causée par la cataracte

En cas de doute, il est possible de confirmer ou d’éliminer la présence d’une diffusion de la lumière liée à la cataracte en réalisant un examen par aberrométrie par double passage. La Fondation Rothschild a été le premier centre chirurgical français à s’équiper de cet instrument (appelé OQAS pour « Optical Quality Analyzing System ») dès 2007. Brièvement, une lumière infrarouge est recueillie et analysée après réflexion sur la rétine. En cas d’opacités cristalliniennes significatives, on observe une dispersion lumineuse qu’il est possible de quantifier (OSI : Optical Scattering Index). Un OSI normal ÉLIMINE la présence d’une « vraie » cataracte, et doit faire rechercher une autre origine aux symptômes visuels. Cet examen permet de rassurer certains patients chez qui le diagnostic de cataracte a été posé… par excès.

Étude : valeur diagnostique de l’OSI (Cabot, Saad, Gatinel – Am J Ophthalmol 2013)

Dans cette étude publiée dans l’American Journal of Ophthalmology, nous avons démontré la valeur diagnostique de l’OSI pour le diagnostic objectif de la cataracte :

  • OSI < 1 : transparence oculaire normale (pas de cataracte)
  • OSI entre 1 et 3 : perte de transparence, cataracte débutante
  • OSI entre 3 et 7 : cataracte constituée
  • OSI > 7 : altération sévère de la transparence oculaire

Réf : Cabot F, Saad A, McAlinden C, Haddad NM, Grise-Dulac A, Gatinel D. Am J Ophthalmol. 2013;155:629-635.

Voici un exemple dans lequel l’OQAS (aujourd’hui rebaptisé instrument « HD Analyzer ») a permis de confirmer l’origine de symptômes visuels à type d’éblouissements marqués et de gêne en contre-jour. Pourtant, l’acuité visuelle était mesurée à 10/10, et l’examen à la lampe à fente ne retrouvait qu’une opalescence cristallinienne, mais avec la présence de petites vacuoles situées près de la capsule postérieure (flèche).

Cataracte vacuoles
Patiente présentant une gêne visuelle à type d’éblouissements et de problèmes en contre-jour. L’acuité visuelle maximale est de 10/10. À la lampe à fente, la cornée est claire, le cristallin opalescent (1a). En rétro-illumination, on remarque de fines opacités situées dans le tiers postérieur du cortex.

La réalisation de l’examen OQAS permet de quantifier l’impact potentiel de ces petites vacuoles sur la qualité de l’image rétinienne.

Cataracte OQAS OSI
Examen OQAS (aberrométrie par double passage) : l’OSI (Optical Scattering Index) est 4 fois supérieur à la normale. Le contraste de l’image rétinienne est réduit de moitié. Ce résultat permet d’incriminer les opacités du cristallin comme responsables de la gêne visuelle du patient.

L’intervention de chirurgie de la cataracte est donc proposée. Après sa réalisation, qui consiste à remplacer le cristallin par un implant, l’examen OQAS objective l’amélioration de la qualité de l’image rétinienne et la réduction de la diffusion (diminution de l’OSI), confirmant ainsi le diagnostic initial.

Après chirurgie de la cataracte OQAS OSI
Après chirurgie de la cataracte par phacoémulsification, l’OSI est normalisé, et le contraste de l’image rétinienne restauré.

Diagnostic objectif par OCT Swept-Source et intelligence artificielle

Depuis 2017, notre équipe développe des méthodes de quantification objective de l’opacité cristallinienne basées sur l’OCT swept-source (SS-OCT). Ces techniques offrent une alternative à la mesure de l’OSI en exploitant directement les images de coupes du cristallin.

Densitométrie cristallinienne par OCT (Panthier, Gatinel – JCRS 2017)

Dans cette étude portant sur 110 yeux, nous avons validé une nouvelle méthode de gradation objective de la cataracte basée sur la densitométrie du cristallin mesurée sur les images OCT swept-source de l’IOLMaster 700 :

  • Corrélation avec l’OSI : r² = 0.52 (p < 0.01)
  • Corrélation avec le score PNS : r² = 0.75 (p < 0.01)
  • Seuil diagnostique : densité moyenne > 82.9 unités pixels
  • Sensibilité : 73.9% / Spécificité : 91.2%

Réf : Panthier C, Burgos J, Rouger H, Saad A, Gatinel D. J Cataract Refract Surg. 2017;43(12):1575-1581.

Méthode automatisée optimisée (Panthier, Gatinel – JCRS 2019)

Une version automatisée et optimisée de cette technique a été développée sur 285 yeux :

  • Seuil optimisé : densité moyenne > 73.8 unités pixels
  • Sensibilité améliorée : 96.2%
  • Spécificité maintenue : 91.3%
  • Mesures répétables et corrélées aux méthodes existantes

Réf : Panthier C, de Wazieres A, Rouger H, Moran S, Saad A, Gatinel D. J Cataract Refract Surg. 2019;45(12):1746-1752.

Détection par Deep Learning (Zéboulon, Panthier, Gatinel – J Optom 2022)

Nous avons développé et validé un modèle de deep learning pour détecter et localiser automatiquement la cataracte sur les images OCT swept-source :

  • Entraînement : 504 images SS-OCT annotées pixel par pixel
  • Validation : 1 326 images de 114 patients
  • AUC : 0.98
  • Sensibilité : 94.4% / Spécificité : 94.7%
  • Production d’une carte de probabilité colorée localisant les zones de cataracte

Réf : Zéboulon P, Panthier C, Rouger H, Bijon J, Ghazal W, Gatinel D. J Optom. 2022;15(Suppl 1):S43-S49.

CATALYZE : score IA de signification clinique (Panthier, Zéboulon, Gatinel – JCRS 2025)

Notre dernière innovation est le pipeline CATALYZE, un système de deep learning fournissant un indice de signification clinique (CSI) de la cataracte à partir d’images OCT Anterion :

  • Étude : 548 yeux (331 développement, 217 validation)
  • Corrélation CSI-OSI : r² = 0.87 (p < 0.05)
  • Sensibilité : 95% / Spécificité : 95%
  • Métriques couche par couche du cristallin
  • Gradation objective et automatisée de la cataracte

Réf : Panthier C, Zéboulon P, Rouger H, Bijon J, Gatinel D. J Cataract Refract Surg. 2025;51(3):222-228.

Méthode diagnostiqueInstrumentIndice mesuréPerformance
Double passageOQAS / HD AnalyzerOSIRéférence clinique
Densitométrie ScheimpflugPentacamPNSr² = 0.75 vs OCT
Densitométrie SS-OCTIOLMaster 700ALDSe 96.2% / Sp 91.3%
Deep LearningSS-OCT + IACarte probabilitéSe 94.4% / Sp 94.7%
CATALYZE (2025)Anterion + IACSISe 95% / Sp 95%

Choix du type et de la puissance de l’implant

Un implant est systématiquement posé au cours de la chirurgie : si l’on se contentait de ne retirer que la cataracte de l’œil, celui-ci serait très hypermétrope en postopératoire (un œil sans cristallin ni implant est appelé « aphake »), et aurait donc besoin d’une correction (verre de lunette ou lentille) pour voir net. La biocompatibilité du matériau et la durée de vie des implants sont largement suffisantes pour qu’ils puissent être posés dans les yeux de tous les patients. Les implants posés sont « souples », ce qui permet de les introduire par une petite incision (longueur d’environ 2 mm) située au bord de la cornée au début de l’intervention.

Implant trifocal cataracte
Implant utilisé en chirurgie de la cataracte. À gauche : implant avant insertion (optique centrale 6 mm, 4 anses haptiques). À droite : l’implant est posé dans le sac capsulaire. Les anneaux de diffraction (permettant 3 foyers : loin, près, intermédiaire) sont visibles à la surface de l’implant.

Le calcul de la puissance de l’implant est effectué à partir de mesures oculaires (biométrie) et du souhait du patient en termes de « réfraction » postopératoire. La mesure de la longueur axiale de l’œil, et de la puissance de la cornée sont utilisées dans une formule de calcul qui fournit la puissance (vergence) de l’implant. Celle-ci s’exprime en dioptries. En général, la valeur de la puissance de l’implant est en moyenne proche de 22 dioptries, la gamme des puissances des implants posés dans plus de 95% des cas s’étend de 5 à 30 D (les implants sont moins puissants si l’œil est myope, et plus puissants si l’œil est hypermétrope).

Formule PEARL-DGS : calcul d’implant par Intelligence Artificielle

Nous avons développé la formule PEARL-DGS (Prediction Enhanced by ARtificial Intelligence and output Linearization – Debellemanière, Gatinel, Saad), une formule de calcul d’implant utilisant le machine learning :

  • Formule « lentille épaisse » basée sur la prédiction de la position interne théorique de l’implant (TILP)
  • Utilisation de réseaux de neurones et algorithmes de gradient boosting
  • Code source disponible en open-source (GitHub)
  • Précision parmi les meilleures des formules modernes (SD ±0.382 D)
  • Calculateur disponible en ligne : www.iolsolver.com

Réf : Debellemanière G, Dubois M, Gauvin M, Wallerstein A, Brenner LF, Rampat R, Saad A, Gatinel D. Am J Ophthalmol. 2021;232:58-69.

Les implants posés peuvent être monofocaux (ils ne corrigent qu’une seule distance : loin ou près) ou multifocaux (les implants bifocaux corrigent la vision de loin et de près, les implants trifocaux corrigent la vision de loin, de près et la vision intermédiaire). Si le patient souhaite simplement voir de loin, sans lunettes, le calcul de la puissance de l’implant monofocal est réalisé pour l’emmétropie : des lunettes de lecture seront nécessaires pour lire (vision de près). Si le patient souhaite voir de près sans lunettes, le calcul de la puissance de l’implant monofocal est fait pour induire une myopie légère (environ -2.50 D). Si le patient souhaite ne plus porter de lunettes du tout (ou le moins possible), la pose d’un implant multifocal (bi ou trifocal) pourra être envisagée, en l’absence de contre-indications. En cas d’astigmatisme cornéen prononcé, le choix d’un implant torique permet de corriger l’astigmatisme et de réduire le besoin de lunettes en postopératoire (il existe des implants toriques monofocaux : correction de l’astigmatisme en vision de loin, et des implants toriques multifocaux : correction de l’astigmatisme en vision de loin et de près).

Cataracte secondaire

La cataracte secondaire peut compliquer l’évolution de toute chirurgie de la cataracte. Certains facteurs de risque existent, liés au type de biomatériau de l’implant, à l’âge du patient. Les patients jeunes (ex. : moins de 50 ans) sont généralement atteints à plus ou moins long terme (parfois plusieurs années) de cataracte secondaire. La survenue d’une cataracte secondaire chez les patients les plus jeunes est souvent bruyante sur le plan visuel (impression de « voile », de retour des symptômes de la cataracte primaire) et à l’examen à la lampe à fente, comme le montre l’exemple suivant :

Cataracte secondaire
Exemple particulièrement démonstratif d’une cataracte secondaire chez un sujet opéré de cataracte vers l’âge de 45 ans. La capsule postérieure est fibrosée, parcourue de plis importants. Ce tableau constitue une indication à la capsulotomie au laser YAG.

Références scientifiques

Diagnostic objectif de la cataracte

  1. Cabot F, Saad A, McAlinden C, Haddad NM, Grise-Dulac A, Gatinel D. Objective assessment of crystalline lens opacity level by measuring ocular light scattering with a double-pass system. Am J Ophthalmol. 2013;155:629-635. PubMed
  2. Panthier C, Burgos J, Rouger H, Saad A, Gatinel D. New objective lens density quantification method using swept-source optical coherence tomography technology: comparison with existing methods. J Cataract Refract Surg. 2017;43(12):1575-1581. PubMed
  3. Panthier C, de Wazieres A, Rouger H, Moran S, Saad A, Gatinel D. Average lens density quantification with swept-source optical coherence tomography: optimized, automated cataract grading technique. J Cataract Refract Surg. 2019;45(12):1746-1752. PubMed
  4. Zéboulon P, Panthier C, Rouger H, Bijon J, Ghazal W, Gatinel D. Development and validation of a pixel wise deep learning model to detect cataract on swept-source optical coherence tomography images. J Optom. 2022;15(Suppl 1):S43-S49. PubMed
  5. Panthier C, Zéboulon P, Rouger H, Bijon J, Gatinel D. CATALYZE: a deep learning approach for cataract assessment and grading on SS-OCT Anterion images. J Cataract Refract Surg. 2025;51(3):222-228. JCRS

Calcul de puissance d’implant

  1. Debellemanière G, Dubois M, Gauvin M, Wallerstein A, Brenner LF, Rampat R, Saad A, Gatinel D. The PEARL-DGS Formula: The Development of an Open-source Machine Learning-based Thick IOL Calculation Formula. Am J Ophthalmol. 2021;232:58-69. PubMed
  2. Gatinel D, Debellemanière G, Saad A, Wallerstein A, Gauvin M, Rampat R, Malet J. Impact of Single Constant Optimization on the Precision of IOL Power Calculation. Transl Vis Sci Technol. 2023;12(11):11. PubMed
  3. Gatinel D, Debellemanière G, Saad A, Wallerstein A, Gauvin M, Malet J. A simplified method to minimize systematic bias of single-optimized intraocular lens power calculation formulas. Am J Ophthalmol. 2023. DOI

Voir également : la chirurgie de la cataracte, images de la technique chirurgicale de la cataracte

Émission France 5 / Allô Docteurs : Thème « La Cataracte » – Invité Dr Damien Gatinel :

Institut Laser Vision Noémie de Rothschild

Pr Damien Gatinel – Chef du service de chirurgie antérieure et réfractive

29 rue Manin, 75019 Paris

104 réponses à « La cataracte »

  1. Line Lamarre

    Bonjour docteur, Je suis à Quebec j’ai 66 ans et mon ophtalmo veut m’opérer pour cataracte dans mes deux yeux. Je suis cédulé pour examen diométrie sous peu. J’ai eu du laser dans les deux yeux pour décollement de rétine il y a entre 5 et 8 ans. J’ai les yeux bleus. Mon œil gauche n’a jamais été corrigé depuis mon enfance et je porte des lunettes depuis l’âge de 20 ans. Dans l’œil gauche je dois dire à l’optométriste de mettre une balance par rapport à l’œil droit car mon cerveau ne pourrait prendre une vrai correction de l’œil gauche pour l’avoir vécu je voyait les murs penchés et un mal de coeur très intense. Ma question et ma crainte lors de l’évaluation pour la lentille pour la cataracte je suppose l’importance de la force ou cela n’a aucun lien en rapport? Merci

  2. Dr Damien Gatinel

    A priori il n’y a pas d’urgence à réaliser une intervention de cataracte (ceci est vrai en général). Et ce d’autant plus que votre gêne est modérée. L’amélioration de votre vision de près est liée à la cataracte, dont la nature est probablement « nucléaire » (pour simplifier, le noyau densifié du cristallin fait « loupe », et provoque une « myopie d’indice », qui permet de lire de près sans correction, avec une bonne lumière). Surveiller votre vision de l’oeil droit et quand celle-ci sera véritablement gênante au quotidien, vous pourrez envisager l’intervention sereinement.

  3. Pratali

    Bonjour Docteur, je suis âgé de 66 ans et on m’a décelé un début de cataracte à mon oeil gauche il y plus de 5 ans sans évolution depuis , par ailleurs mon oeil droit il a été décelé un début de cataracte il y a 2 ans mais son évolution est plus rapide j’ai une légère opacité à aujourd’hui. depuis le confinement je n’utilise plus mes lunettes de près car ce qui était trouble avant est devenu clair .
    J’ai vu il y a quelques jours un ophtalmologue qui m’a conseillé de m’opérer rapidement car j’ai une rétine parfaite pas de tension aux yeux ni glaucome . Bref a part la cataracte de mon oeil droit qui me gène sans plus sauf la nuit lorsque je conduis je suis souvent ébloui par les lumières .
    Mais j’arrive à 5m de la TV lire les sous titres sans problèmes et je vois toujours les couleurs . Je ne sais quoi faire soit me faire opérer soit d’attendre une gène plus prononcée . Qu’en pensez vous Docteur ? Vaut il mieux se faire opérer avant que la cataracte soit plus prononcée ou une intervention sans attendre d’autres problèmes éventuels aux yeux ; En vous remerciant par avance de votre réponse .

  4. Dr Damien Gatinel

    Il n’est effectivement pas particulièrement indiqué de réaliser une intervention de la cataracte dans ce contexte (acuité visuelle non effondrée), si la gêne subjective n’est pas ressentie par votre maman et s’il existe des problèmes nécessitant des soins locaux.

  5. Dr Damien Gatinel

    Il existe peut être des anomalies de formation du cristallin qui expliquent cette réticence? En général, la cataracte « congénitale » accentuée chez l’adulte ne pose pas de problème chirurgical, sauf cas particulier (malformations, adhérences, etc.). Demandez des précisions à votre OPH.

  6. PARIS Marie-Claude

    Bonjour Docteur Gatinel, j’ai connaissance depuis mes 40 ans que j’ai une cataracte bilatérale.
    L’an dernier on m’a dit que celle-ci était congénitale (je souffre également de surdité bilatérale depuis toujours).
    Le 1er ophtalmologue à avoir diagnostiqué cette forme particulière sous capsulaire postérieure bilatérale a eu un discours assez inquiétant sur les risques liés à l’opération (classiques et majorés) et m’a dit ne pas pouvoir m’assurer le succès de l’opération.
    J’ai revu 2 autres ophtalmologues cette année (n’ayant plus que 3/10 sur un œil) qui ne semblaient pas non plus vouloir s’engager sur les risques et succès de l’opération.
    J’ai un peu de mal à comprendre pour quelle(s) raison(s) le discours est systématiquement peu clair et assez peu rassurant puisqu’on parle de risques de perte de la vue.
    Que pouvez-vous me dire qui puisse me rassurer ou confirmer les diagnostiques sur ce problème de cataracte assez particulier ?
    En vous remerciant d’avance pour votre réponse.

  7. Roselyne59

    bonjour,

    Maman a aujourd’hui 87 ans, son ophtalmo lui demande si elle a « pensé » à la chirurgie de la cataracte.
    Elle est gênée par des démangeaisons, une paupière un peu rétractée à la suite d’une paralysie faciale avec les cils qui la gêne a la repousse (en interne qui nécessite l’épilation de temps en temps).
    Une vison 5 et 8 pour chaque oeil, Maman aurait préféré qu’on lui refasse ses lunettes qui ont 4 ans.
    A votre avis ?

    Quels sont les conseils ?

    Merci à vous

  8. Dr Damien Gatinel

    Il est indiqué de réaliser un bilan préopératoire incluant une inspection de la périphérie rétinienne et le traitement au laser d’éventuelles lésions prédisposantes au décollement de rétine. Cet examen peut êgalement être réalisé au décours de la chirurgie de la cataracte quand celle-ci gêne l’examen du fond d’oeil avant l’intervention.

  9. joelle gaba

    bonjour Docteur,
    présentant une forte myopie débutée dans l’enfance j’ai actuellement 64 ans .
    L’ophtalmologue qui me suit m’a diagnostiqué un début de cataracte à droite et à gauche révélée par une aggravation de ma myopie. J’ai bénéficié il y a quelques années de séances de laser pour consolider ma rétine. Ayant lu que l’œil des myopes est plus sujet à complications de décollement de rétine comment pouvoir prévoir en toute sérénité une intervention traitant la cataracte ? Mon frère de 3 ans plus jeune et présentant aussi une myopie importante a été opéré de la cataracte des 2 yeux et fait face actuellement à des complications (1 an après) de décollement de rétine sur un œil et d’oedeme rétinien sur l’autre avec risque non négligeable de perte la vue. Merci de votre réponse

  10. Dr Damien Gatinel

    Non, et au contraire, il est plutôt préférable de bien ouvrir les yeux pour ce type de mesure.

  11. Cécilia 33

    Bonjour Docteur,
    Hier, j’ai passé une biométrie en vue d’une opération de cataracte nucléaire des 2 yeux programmée le mois prochain.
    Hors, je viens de me souvenir que lors de l’examen, j’ai vraiment « équarquillée » les yeux !
    Cela peut-il avoir une incidence sur la prise de mesure des yeux pour le calcul de l’implant ?
    Merci de bien vouloir me répondre car ça m’inquiète beaucoup !!!
    Bien cordialement

  12. brillaud

    Bonjour docteur,
    J’ai presque 70 ans j’ai été opérée d’une cataracte à l’œil droit en avril 2018. De cet œil j’y voyais donc parfaitement de loin, très net, j’avais retrouvé 10/10 mais depuis quelques mois ma vue de cet œil s’est brouillée, ai-je une cataracte secondaire et est-ce important d’intervenir rapidement ? (vu le confinement l’hôpital où j’ai été opérée diffère toute interventions !) De plus j’ai toujours depuis l’opération souffert de » dysphotopsies » qui ne sont jamais parties (c’est vous-même qui m’aviez expliqué ce trouble) Merci beaucoup de votre réponse.
    Bien cordialement.
    G Brillaud

    Peut-on prendre un RDV avec vous ? j’ai eu confirmation de ma cataracte secondaire et d’une cataracte importante de l’autre œil.

  13. Toso Louis Philippe

    Merci, docteur, pour votre réponse. Mais qu’est ce qui provoque ces metamorphopsie si ce n’est pas la DMLA ? Il m’a dit que l’atrophie n’atteignait pas la macula.

  14. Dr Damien Gatinel

    A priori, les métamorphopsies sont liées à une anomalie rétinienne. Toute anomalie visuelle caractérisée par des déformations (distorsions des lignes droites) ou des trous localisés dans le champ visuel ne relève pas d’une cause optique et de la cataracte.

  15. Toso Louis Philippe

    Bonjour docteur, j’ai une cataracte nucléaire aux 2 yeux qui doit être opérer après le confinement. A l’œil droit qui a été opéré d’un décollement de rétine, il y a 40 ans, opération tardive qui m’a laissé un champ visuel réduit et une vision déformée, j’ai depuis quelques semaines des metamorphopsies et quand je lit je vois des trous dans les lettres. L’ophtalmo que j’ai vue en urgence m’as fait fond d’œil et OCT et a part la cataracte, il ne voit ni glaucome, ni DMLA, il me dit que lds metamorphopsies sont dues a a la cataracte. Qu’en pensez vous ? Merci d’avance.

  16. Dr Damien Gatinel

    Le risque est faible a priori, mais le bénéfice attendu l’est également dans ce genre de circonstances.

  17. Dr Damien Gatinel

    Il n’y a pas d’urgence à réaliser une opération pour une cataracte débutante. La durée de vie des implants est au moins égale à celle d’une vie humaine. Mais une intervention oculaire n’est jamais anodine, et vous pourrez choisir le meilleur moment pour le faire (a priori quand vous ressentirez une véritable gêne visuelle).

  18. Sarah 92

    Bonjour Docteur,
    J’ai consulté l’ophtalmologue il a détecté le début de cataracte. Pour moi j’ai pas un grand problème. J’ai que 41 et j’ai peur de faire l’opération.
    Est ce que l’opération peut résister pour le reste de ma vie si j’aurais une longue vie.
    Très cordialement,
    Sarah

  19. Haldenne

    J’ai 50 ans et je ne vois pas ma main à un mètre de mon oeil droit. J’ai une forte myopie opérée il y a 15 ans et pose d’un implant. J’ai aujourd’hui une cataracte a ce même oeil. L’ophtalmologue m’a proposé une opération de la cataracte pour récupérer un peu de clarté mais sans récupération de vision. Y a-t-il un intérêt à se faire opérer ou y est ce risqué ? Merci pour vôtre réponse.

  20. Desaymard Elisabeth

    Bonjour Docteur,
    Je reviens vers vous pour un problème avec nouvelles lunettes après intervention d’une cataracte oeil gauche qui a eu lieu fin juin de cette année et qui a eu de bonnes suites opératoires.
    Je vous avais demandé courant mai si cette cataracte apparue rapidement n’était pas une séquelle d’un traitement immunosupresseur par méthotrexate .
    Fin aout , je suis allée chez l’opticien pour qu’il réalise les nouveaux verres prescrits par l’ophtalmo.
    Je n’étais pas trop pressée car j’ai rapidement récupéré mon acuité visuelle et me sentait parfaitement bien avec mes anciennes lunettes . Heureusement d’ailleurs, car à ce jour,malgrè une nouvelle visite chez l’ophtalmo qui a confirmé ma correction , je ne peux porter ces nouvelles lunettes sans avoir l’impression (en vue moyenne surtout) que tout est penché du coté droit ) . L’opticien a refait un contrôle de l’acuité visuelle après 2éme visite chez l’ophtalmo , et m’a dit que j’étais trop corrigée , m’a repris mes nouvelles lunettes et après reprise par l’opticien , le problème subsiste. Il m’a demandé si je n’étais pas diabétique… Je me suis un peu fâchée puisque je n’ai pas ce souci avec les lunettes réalisées en 2015 par ce même opticien !
    je vous donne la correction prescrite le 23 aout et confirmée le 18/10 par l’ OPH :
    Oeil Droit : +3,75 (-0,50 ) à 80° ,Addition +2,75
    Oeil Gauche (opéré) :+3,50 (-1,50) à 90°, Addition +2,75
    Les verres sont des « Zeiss » PRG light. Et les « solaires réalisées conjointement présentent cette même déformation !
    Je ne sais plus quoi faire , j’ai finalement demandé un RV avec un autre médecin ophtalmo pour contrôle mais le RV est fin janvier!
    Je voulais vous demander votre avis, si le problème ne vient pas du centrage du verre ou de sa qualité , c’est assez incompréhensible pour moi qui n’a aucun problème avec les anciennes lunettes de 2015 !
    je vous en donne d’ailleurs la correction:OD: +2,75 Add +2,50
    OG:+3,00, Add+2,50
    D’avance je vous remercie de m’éclairer sur ce problème.

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