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Kératocône

Résumé pratique. Le kératocône est une déformation progressive de la cornée. Éviter le frottement des yeux et traiter les causes d’irritation sont essentiels ; la surveillance tomographique et la prise en charge — lunettes, lentilles, cross-linking ou chirurgie selon les cas — doivent être personnalisées.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 18 août 2026.

Publications de référence.

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation ni un avis médical individualisé.

Kératocône: définition, causes et facteurs de risque

Introduction:

LE KERATOCONE EST UNE PATHOLOGIE CORNENNE D’ORIGINE MECANIQUE: FROTTEMENTS OCULAIRES EXCESSIFS EN INTENSITE, FREQUENCE ET DUREE, SOUVENT ASSOCIES A UNE POSITION DE SOMMEIL IMPLIQUANT UN CONTACT PROLONGE ENTRE L’OEIL LE PLUS ATTEINT ET LA LITERIE, L’AVANT BRAS OU LA MAIN ( POSITION VENTRALE OU SUR LE COTE).

 Cette vidéo permet en 10 secondes de visualiser ce qu’il se passe quand on se frotte l’oeil. Elle devrait être montrée à tous les patients qui sont susceptibles de trop se frotter les yeux, en particulier les enfants et adolescents allergiques- ou leurs parents et adultes concernés. 

voir: le kératocône en bref

Lire un dossier spécial consacré au kératocône

Il est urgent de redéfinir le kératocône:

Mon expérience poussée et divers travaux entrepris par mon équipe permettent de dissiper le mystère qui entoure encore cette affection, contrairement à ce qu’enseignent encore nombre de spécialistes et traités d’ophtalmologie ou de médecine. Si vous êtes concerné ou l’un de vos proches par cette affection, lisez ce qui suit. Si on vous a proposé d’emblée une procédure chirurgicale destinée à stabiliser le kératocône (cross linking), sachez que celle-ci est en réalité SANS INTERET (pour vous) à condition que vous (ou le sujet concerné) cesse définitivement de frotter ses yeux et modifie éventuellement sa position de sommeil. Le vrai traitement du kératocône doit cibler sa cause, qui est indubitablement mécanique. 

L’auteur de ce site a suivi des centaines de patients atteints de kératocône, et a compris depuis plus de 10 ans que cette affection ne relevait pas d’un processus primitivement génétique ou biomoléculaire mais traumatique.  Il existe des affections d’origine génétiques à l’origine d’une fragilisation des tissus oculaires;  mais le tableau ophtalmologique qu’elles induisent est bien différent.

La définition classique mais partiellement erronée du kératocône détourne du véritable enjeu à même de stabiliser et de prévenir l’évolution de la maladie; l’éviction des frottements oculaires excessifs. Les frottements oculaires excessifs sont l’ingrédient INDISPENSABLE à l’apparition d’un kératocône; leur suppression permet de prévenir (ou d’enrayer l’évolution) de l’affection.

La doxa en vigueur, malheureusement encore enseignée dans les amphithéâtre et lors des stages hosptialiers (sauf dans mon service) est celle d’une affection inéluctablement progressive d’origine inconnue est certes utile pour prescrire des traitements plus ou moins aggressifs et coûteux, en plus d’être le plus souvent inutiles ou peu efficaces: cross linking, pose d’anneaux, laser cornéen (PKR) –  généralement proposés dans cette ordre. Elle est pourtant incapable d’expliquer l’incroyable hétérogénéité de la présentation  du kératocône, en matière de différence entre les deux yeux, d’âge de découverte, d’atteinte sporadique au sein d’une même fratrie, de discordance entre jumeaux monozygotes… Toutes ces caractéristiques s’expliquent pourtant de manière limpide par l’historique des frottements oculaires, et des causes de ceux-ci (allergie; frottements plutôt bilatéraux, position de sommeil sur le ventre avec appui nocturne prolongé sur un oeil: atteinte plutôt unilatérale ou asymétrique, etc.). Plus les frottements oculaires apparaissent tôt dans l’existence sont effectués avec les phalanges (partie dures des doigts), plus les symptômes visuels conduisant à la découverte du kératocône sont précoces.

L’arrêt strict des frottements suffit pour enrayer l’évolution du kératocône; leur poursuite expose en revanche logiquement à une augmentation de la déformation cornéenne.

En résumé:

Le kératocône est une maladie oculaire dont les symptômes découlent d’une déformation de la cornée. Cette déformation de la cornée est responsable d’un astigmatisme, d’une apparition (augmentation) de la myopie, et de divers symptômes visuels dont certains ne sont pas corrigés par le port de lunettes: dédoublements d’images brillantes sur fond sombre (comme le contour qui apparait dédoublé ou triplé de la lune dans le ciel), flou visuel persistant, etc.

La cause primitive du kératocône est mécanique: tous les patients qui développent un kératocône se sont frotté les yeux de manière excessive en durée, intensité et fréquence: ces patients sont souvent allergiques, et présentent plus généralement des facteurs de risque pour les frottements oculaires chroniques: atopie, sécheresse oculaire, travail de nuit, travail prolongé sur écran, position de sommeil sur le ventre ou le côté avec appui nocturne prolongé sur un oeil ou les deux etc.

Les lésions biomécaniques irréversibles provoquées par les frottements apparaissent d’autant plus vite que la cornée est initialement plus fine, et moins résistante.

Le diagnostic du kératocône est confirmé par la réalisation d’un examen de topographie cornéenne (étude de la forme et des variations de courbure et d’épaisseur de la cornée). 

L’histoire clinique du kératocône est relativement stéréotypée:

Des troubles visuels comme un flou, une sensation de dédoublement, reliés à l’apparition d’un astigmatisme myopique unilatéral ou bilatéral (généralement plus marqué d’un côté) succèdent à une période de frottements oculaires excessifs (allergie, atopie, fatigue chronique, etc.). Une topographie cornéenne est alors effectuée et révèle les anomalies suivantes sur un oeil au moins (le plus frotté): astigmatisme irrégulier, amincissement central, asymétrie.

Le délai moyen entre le début des frottements et l’apparition des premiers symptômes visuels est généralement de l’ordre de quelques années. La déformation est alors suffisamment prononcée pour engendrer les symptômes visuels. Il existe néanmoins une phase silencieuse intermédiaire, au cours de laquelle une déformation cornéenne se constitue mais est trop faible pour être à l’origine d’une dégradation visuelle perçue subjectivement par le patient.

On constate toutefois rétrospectivement l’évolution d’un astigmatisme d’origine cornéenne, souvent de direction oblique ou inverse, en rapport avec les premiers stades de déformation de la cornée sous l’effet des contraintes mécaniques répétées.

TOUT ASTIGMATISME EVOLUTIF CHEZ L’ENFANT, L’ADOLESCENT OU L’ADULTE JEUNE DOIT FAIRE SUSPECTER UN DEBUT DE DEFORMATION CORNENNE, RECHERCHER UNE HISTOIRE DE FROTTEMENTS OCULAIRES ET MOTIVER LA REALISATION D’UNE TOPOGRAPHIE CORNEENNE.

Cette déformation est parfois mise en évidence lors de la réalisation systématique d’une topographie cornéenne chez un patient  qui consulte pour une chirurgie réfractive de la myopie. Ces aspects topographiques atypiques et peu prononcés font alors poser le diagnostic de « forme suspecte de kératocône », ou encore de « kératocône fruste »; au delà de débats sémantiques et étiologiques (la théorie classique est en effet impuissante à expliquer la présence de ces formes intermédiaires peu évolutives) il est crucial de bien expiquer au patient qu’il est nécessaire de ne plus se frotter les yeux aussi énergiquement (attention au démaquillage trop appuyé !).

Contrairement à ce qu’enseignent traités classiques et clament nombre de spécialistes:

Le kératocône est une affection primitivement mécanique, non primitivement génétique: la déformation cornéenne est induite par des frottements oculaires excessifs.  Au départ, la déformation infligée par les frottements est de caractère élastique (réversible à l’arrêt des frottements). Au delà d’un certain seuil (qui dépend de l’intensité des frottements et des caractéristiques natives de la cornée)  la déformation devient « plastique« , c’est à dire permanente

En effet, les frottements agissent à la fois sur le plan mécanique (désorganisation de la trame des fibres collagènes de la cornée) et biomoléculaire (cytotoxicité mécanique, réaction cellulaire avec sécrétion de cytokines et enzymes pro inflammatoires). Ces mécanismes se conjuguent pour provoquer un amincissement progressif et une réduction de la rigidité cornéenne, qui sont à l’origine de la déformation plastique de la cornée.

Cette déformation explique l’apparition ou l’évolution de l’astigmatisme, qui est généralement de type myopique.

symptômes visuels du kératocône
Exemple de symptômes visuels pouvant faire rechercher un kératocône débutant. 

Signes visuels évocateurs:

La perception avec un œil d’un dédoublement, ou d’images multiples, fantômes, autour des sources lumineuses, peut faire rechercher la présence d’un kératocône: ces symptômes traduisent la présence d’un astigmatisme dit irrégulier. Les dédoublements et images fantômes peuvent s’atténuer avec une correction lunettes mais ils ne disparaissent pas complètement (contrairement aux symptômes provoqués par un simple astigmatisme régulier, corrigible en lunettes).

Attention, ces symptômes ne sont pas spécifiques du kératocône. Une cataracte débutante peut également provoquer un léger dédoublement des images perçues.

Quand elle est d’origine cornéenne, toute sensation de dédoublement ou d’images multiples n’est pas forcément le signe d’un kératocône, mais traduit un certain degré de réduction de la qualité optique de la cornée. Une kératite superficielle peut par exemple occasionner le même type de symptômes.

Plus le kératocône est évolué, et plus l’intensité de ces anomalies visuelle est prononcée. Dans la majorité des cas de kératocône, les images « bavent » principalement vers le bas ou en oblique vers le bas. Plus sur la vision d’un oeil atteint de kératocône ici (en anglais)

Considérations classiques à propos du kératocône

Le Kératocône, du grec kératos pour cornée et conus pour forme de cône, est défini classiquement comme une dystrophie cornéenne classiquement idiopathique (cause inconnue) bilatérale, asymétrique, non inflammatoire. Le kératocône est caractérisé par un amincissement et une déformation progressive de la cornée. Sur le plan optique, cette déformation induit de l’astigmatisme régulier et irrégulier (aberrations optiques de haut degré) provoqué par une altération marquée de la géométrie de la cornée.

On explique volontiers dans les traités que la cause du kératocône est inconnue mais qu’il existe certains facteurs de risque pour cette affection mystérieuse comme l’allergie, l’atopie, et… les frottements oculaires…

Reléguer les frottements oculaires à un rôle subalterne (celui de « facteur de risque ») est une erreur lourde de conséquences en matière de santé publique. Ceci revient à confondre corrélation et causalité, comme si l’on considérait les rayons U.V comme un facteur de risque de coup de soleil alors qu’ils en sont la cause même. Ou encore qu’un brossage trop vigoureux des dents était un facteur de risque de gingivopathie (lésion des gencives), alors que c’est bien le brossage qui provoque directement l’atteinte gingivale.

kératocône
Kératocône extrêmement évolué de l’oeil gauche, consécutif à des décennies de frottements oculaires appuyés avec les phalanges des doigts. Cette image illustre le pourquoi du choix du « cône » pour rendre compte de la forme prise par le dôme cornéen dans les formes très avancées. Il est beaucoup plus difficile sinon impossible d’identifier les formes débutantes et moyennement prononcées à l’oeil nu. Le recours à la topographie cornéenne est indispensable.

Une redéfinition alternative et moderne du kératocône s’impose: elle se heurte malheureusement au conservatisme, au dogmatisme, voire à une certaine forme de paresse intellectuelle.

Redéfinir le kératocône

A la définition classique, descriptive et fonctionnelle du kératocône, l’auteur substitue une définition plus causale. Le kératocône se caractérise par l’apparition d’une déformation de la cornée responsable de symptômes visuels et de signes topographiques évocateurs.

Cette déformation est directement liée à l’action de frottements oculaires répétés, responsables d’un stress mécaniques de la cornée.  

Le kératocône n’est pas une dystrophie primitive, ni une maladie génétique, mais une affection d’origine mécanique: sans frottements, sans stress mécanique répété, il n’y a pas de survenue de déformation du dôme cornéen, et donc de kératocône (voir page consacrée au rôle des frottements oculaires répétés vis à vis de l’incidence du kératocône, voir article  « Eye rubbing; a sine qua non for keratoconus?« , voir article« No rub No cone, the Keraotconus Conjecture ».

Un site est totalement dédié à la compréhension de l’origine, ainsi que la prise en charge moderne du kératocône: https://defeatkeratoconus.com/.

De nombreux cas de kératocône sont présentés et illustrent le fait que les frottements oculaires sont un élément indispensable et nécessaire à la génèse du kératocône.

La vidéo suivante a été réalisée pour expliciter l’action directe des frottements sur le globe oculaire: le visionnage de ces images devrait suffire à faire passer l’envie de se frotter les yeux!

En particulier, l’étude des formes strictement unilatérales de l’affection, qui existent bel et bien, permet simplement de déduire l’élément essentiel qui est nécessaire au déclenchement du kératocône. Les patients qui se frottent un œil et épargnent l’autre (ou bien le frottent peu) présentent un kératocône unilatéral.

Ces observations sont riches en enseignement. En voici un exemple:

keratocone unilateral
Dans cet exemple, le patient s’est frotté avec les phalanges – geste typique et particulièrement délétère – pendant des années, quasi exclusivement son oeil droit (il dort avec la tête en appui du même côté, ce qui explique peut être les sensations d’irritation chronique ayant conduit le patient à se frotter cet oeil vigoureusement, dès le réveil…). L’énergie mécanique véhiculée par les phalanges provoque une désorganisation architectonique du tissue cornéen et une inflammation locale qui sont responsables au bout d’un certain temps d’un amincissement et d’une déformation irrégulière mais isométrique (sans distension) de la cornée. Celle-ci ce cambre dans la région paracentrale inférieure et s’aplatit au niveau périphérique; ces modifications peuvent ici s’apprécier de manière macroscopique à l’inspection d’une macro photo en profil de la cornée de l’oeil droit. Cette cambrure augmente l’effet réfringent de la cornée. L’irrégularité est responsable de l’apparition d’un astigmatisme important. L’oeil gauche est indemne de kératocône mais présente une cornée fine: cette caractéristique ( de nature congénitale) est à même de rendre la cornée plus vulnérable à l’action de frottements excessifs.

Toutefois, la majorité des patients a tendance à se frotter les deux yeux, mais souvent de manière asymétrique: invariablement, l’œil le plus frotté est le plus atteint (la cornée est plus fine et déformée).

L’œil le plus frotté est souvent celui qui subit le plus de compression la nuit en cas de position de sommeil sur le ventre ou le côté.

L’arrêt des frottements garantit l’absence de progression de la déformation de la cornée, ce qui confirme la responsabilité directe et le caractère indispensable des frottements dans l’induction du kératocône.


En conclusion:

 Le kératocône n’est pas une dystrophie idiopathique mais un syndrome d’origine acquise et mécanique, dont l’expression topographique traduit la déformation plastique de la cornée, provoquée par le stress mécanique représenté par les frottements oculaires répétés

Cette explication est forgée sur le recueil attentif de l’histoire clinique de nombreuses observations, et un raisonnement inductif. Elle est compatible avec l’ensemble des données publiées dans la littérature médicale.

Il est crucial d’expliquer aux patients atteints et à risques (allergiques, travailleurs de nuit, sur écran, etc.) de ne pas/plus se frotter les yeux. Cette simple prescription a le potentiel d’éradiquer cette maladie, et d’en stopper la progression pour ceux qui en sont déjà atteints.

Considérer le kératocône comme une pathologie dont l’origine principale est mécanique est un bouleversement paradigmatique dans le monde ophtalmologique qui n’est pas encore pleinement admis, loin de là. Outre les aspects liés à la perte de certaines indications comme le cross-linking, le poids de l’enseignement ou certains raisonnements spécieux freinent l’adoption d’une théorie qui pourrait pourtant sauver de la progression et de l’apparition du kératocône bien des yeux. Certains praticiens soutiennent par exemple que les frottements pourraient être la conséquence du kératocône! Cette position est difficile à défendre puisqu’un simple interrogatoire des patients atteints de kératocône révèle invariablement que les frottements PRECEDENT TOUJOURS, et de plusieurs mois ou années, l’apparition des premiers symptômes du kératocône

Ainsi, l’explication mécanique du kératocône n’est pas populaire auprès de certains praticiens qui préconisent la réalisation de certains actes chirurgicaux, souvent dès la première consultation, car elle remet justement en cause le bien fondé de leur attitude interventionniste.

Il n’est jamais urgent de réaliser un cross linking, la pose d’anneaux ou la réalisation d’une photoablation laser.

Il n’existe qu’une seule urgence en matière de kératocône: arrêter tout frottement oculaire intempestif

La maladie (causée par les frottements) ne progresse plus dès l’arrêt de ceux-ci, et avec la correction de la position de sommeil (arrêter de dormir sur le ventre ou le côté, avec la tête enfoncée dans l’oreiller, le bras ou la main au contact des orbites etc.). 

Le cross linking, censé durcir le tissu cornéen (en pratique clinique cet effet n’est pas démontré), n’est pas une réponse logique au kératocône. La poursuite des frottements après cross linking conduit d’ailleurs à l’aggravation du kératocône. 

Dans la plupart des cas, les interventions précoces n’ont pas d’intérêt (pour le patient). Il faut identifier les frottements, traiter leur cause si possible, et s’orienter vers l’adaptation de lentilles rigides qui constitue le meilleure mode de correction optique chez les patients atteints de kératocône.

Enfin, il est logique de proposer que:

Tout enfant allergique chronique devrait bénéficier d’un suivi topographique cornéen, s’il se frotte les yeux.

Il est encourageant de constater qu’une plus jeune génération d’ophtalmologistes français, en particulier ceux dont la formation a été effectuée dans notre service, adoptent le point de vue martelé par l’auteur de ce site depuis de nombreuses années.

Quand le message relatif aux frottements sera plus largement diffusé au niveau du grand public, l’incidence du kératocône et de ses formes graves diminuera. 

Si vous êtes atteint de kératocône et en comprenez l’origine, alors vous pouvez faire passer ce message : ne vous frottez pas les yeux!

N’hésitez pas à communiquer des liens vers cette page, et le site dédié: www.defeatkeratoconus.com

Voir aussi: 

Le kératocône en bref

Justification de l’hypothèse mécanique du kératocône

Réfutation de la théorie classique: le syndrome de Marfan 

Kératocône et topographie cornéenne

Stades et formes cliniques du kératocône

Histologie du kératocône

Correction de la vision et kératocône

Formes suspectes de kératocône

Kératocône infraclinique

Consulter des cas documentés avec suivi de kératocône (en anglais)

Une présentation video justifiant la conjecture « No rub, no cone »:

voir également: astigmatisme irrégulierectasie kératocône frustekératocône suspect –  aberrométrie et kératocônetopographie cornéennevision dédoublée – crosslinking – crosslinking et cicatrisation – controverses sur le crosslinking

Références scientifiques sélectionnées

Travaux scientifiques auxquels Damien Gatinel, MD, PhD a contribué et qui éclairent les notions présentées sur cette page.

424 réponses à « Kératocône »

  1. Dr Damien Gatinel

    A priori, il est possible d’instiller ce collyre avant de porter vos verres scléraux. Vous pouvez essayer de diluer le produit dans le sérum physiologique en espérant qu’il n’y ait pas de turbidité particulière résultant d’un mélange imparfait entre le collyre et le sérum.

  2. Benjo

    Bonjour docteur,

    J’ai un kératocône bi-latérale depuis 30 ans avec une greffe de cornée sur un oeil en 1998.
    je suis équipé de lentilles mini sclérales qui me corrigent parfaitement.
    j’ai de la kératite sèche mon ophtalmo m’a donné des collyres lubrifiants à mettre le soir après le retrait des lentilles. Afin d’améliorer l’efficacité, puis-je mettre une goutte de Théalose dans mes lentilles (en complément du sérum phy) avant la pose le matin ?
    Merci d’avance

  3. Malek

    Salut Docteur Gatinel, merci beaucoup pour votre site.

    J’ai 26 ans, j’ai un kératocône bilatéral troisième stade, je me suis fait une pose d’anneaux intra cornéens sur mon œil gauche ya 18 jours de celà des le premier jour j’ai ressenti que quelques choses me pique la paupière quand je cille mais je l’ai ignoré les premiers jours, je me suis dit que c’est peut être dû a l’incision sur la cornée mais cette désagréable sensation est toujours présente j’ai le sentiment que l’extrémité de l’anneau me pique la paupière j’ai pas encore passé mon contrôle Vu le coronavirus vu le confinement et les couvre-feu j’ai pas pû me déplacer chez lui
    j’ai fait une consultation chez un autre médecin qui ma dit que l’anneau est mal placé il faut un réajustement de l’anneau je me demande si c’est possible et normal ??
    Et si ca va se régler normalement ?
    Ou bien il faut le retirer complètement je m’inquiète vraiment prière de m’aider votre avis va m’orienter et me rassurer docteur, je vous prie de répondre quand vous verrez mon commentaire
    Merci
    Cordialement ?

  4. Dr Damien Gatinel

    Merci de votre témoignage qui pourra également rassurer d’autres patients: le kératocône n’est PAS une maladie qui évolue spontanément, avec une greffe de cornée comme menace planante, mais l’expression somme toute conforme aux lois de la physique d’une déformation physique devenue permanente (plastique) de la cornée sous contrainte (les frottements oculaires répétés). Il serait bien entendu aussi présomptueux que dangereux de vous affirmer que l’arrêt des frottements va permettre de stabiliser la déformation (même si cela semble tout à fait logique) sans en avoir vérifié le bien-fondé: vous pourrez vérifier en consultant le site http://www.defeatkeratoconus.com que les patients qui observent ces préconisations (arrêt des frottements, modification de la position de sommeil) n’ont pas d’évolution. A l’inverse, ceux qui avouent continuer à se frotter (c’est souvent bien difficile d’arrêter brutalement) continuent de progresser. Il faut parfois redouter l’existence de frottements inconscients pendant la nuit; aussi je vous conseille de porter une ou des coques de protection oculaire la nuit (au moins au début) ou bien un masque de protection mousse des yeux (voire ici éventuellement: http://www.emgidi.com). Les facteurs qui engendrent une irritation oculaire, un prurit, doivent être traités pour réduire le risque de continuer à se frotter les yeux. Malheureusement, ce discours est plutôt rare en dehors de mon unité à la Fondation Rothschild. Le « mythe » d’une dystrophie cornéenne d’évolution imprévisible à la peau dure, notamment chez les plus vieux praticiens et sert aussi parfois à justifier la réalisation de gestes chirurgicaux inutiles comme le cross linking. Pour savoir si la déformation évolue, il faut toujours réaliser une carte différentielle (deux examens consécutifs dans le temps sur le même topographe cornéen). Sur le site http://www.defeatkeratoconus.com vous trouverez de nombreuses informations et exemples d’évolution favorable après arrêt des frottements. La cornée ne reprend pas une forme « normale », mais l’arrêt des frottements (et la levée de la compression nocturne éventuelle) permettent à l’épithélium cornéen de relisser un peu le galbe de la cornée. Ces modifications sont au moins du même ordre que celles provoquées par la réaction cicatricielle au CXL (nous pensons d’ailleurs que les légers changements topographiques après CXL sont liés à cette réaction et l’arrêt des frottements en post opératoire). N’hésitez pas à partager votre expérience et ressenti sur les réseaux sociaux où des groupes de patients atteints de kératocône partagent des informations (pas toujours justes malheureusement…)

  5. Vivien

    Bonjour Docteur Gatinel, merci beaucoup pour votre site et votre article.

    J’ai 32 ans, j’ai été chez mon ophtalmo ce matin, qui a trouvé bizarre que mon astigmatie ait beaucoup augmenté depuis 18 mois. Il m’a dit qu’il était était possible que j’ai un kératocône. Cela m’a fait un choc, je ne savais pas ce qu’était cette maladie et que l’on envisage toujours le pire dans ces cas (une maladie qui conduit à la cécité…). J’ai passé tout le reste de la journée à glaner des infos sur Internet en me tourmentant par rapport à ça, car même si en fin de compte l’on ne risque pas la cécité, cela à l’air quand même bien embêtant.

    Ce soir, au fil de mes recherches sur cette maladie je trouve votre article et votre site, qui m’apaise beaucoup car vous donnez une explication qui me parait avoir du sens, qui est conforme avec mon expérience personnelle et qui en plus aboutit à fournir un levier d’action très concret et pratique. C’est beaucoup moins déprimant de savoir qu’il existe un moyen d’agir pro-activement pour stopper l’évolution, plutôt que de se dire « peut-être que cela va dégénérer jusqu’à devoir greffer une nouvelle cornée » sans savoir pourquoi.

    Dans mon cas, j’ai été très négligeant avec mes yeux, car cela fait plus de deux ans que je n’ai plus de lunettes, mais que je porte seulement des lentilles (je suis myope). Par conséquent, je portais mes lentilles du matin au soir, et tous les jours. Cela avait finit par me donner des démangeaisons aux yeux, et j’avais conscience de me frotter souvent les yeux. Dès demain, je vais aller me racheter des lunettes.

    Vous écrivez que la déformation peut être élastique/réversible au début. Comment savoir si l’on est au stade où l’élasticité demeure, ou bien si la déformation est permanente ?

  6. Dr Damien Gatinel

    Lé répétabiité des mesures topgoraphiques, même réalisées avec le même instrument n’est pas absolue, et il est possible qu’il s’agisse d’une fluctuation de mesure. La kératométrie de l’oeil gauche a légèrement diminué, ce qui incite à penser qu’il n’y a pas de progression réelle de votre déformation cornéenne. Si vous avez cessé de frotter vos yeux, aucune évolution n’est à redouter. Le plus intéressant pour apprécier les changements est de réaliser des cartes différentielles, qui apportent plus d’informations et de manière plus globale.

  7. Hakim

    Bonjour
    Excuser moi vous ne m’avez pas répondu à mon message qui date du premier janvier 2020,quej’attend depuis.
    Merci.

  8. Dr Damien Gatinel

    Merci pour votre témoignage. Certains (de très rares) patients atteints de KC me signalent, sur internet, ne pas s’être frotté les yeux. Dans mon expérience directe avec les patients que j’ai examiné directement, TOUS ceux qui présentent un KC s’étaient, parfois transitoirement au cours de leur existence, excessivement frotté les yeux. Mais certains n’avaient pas conscience de cela jusqu’à ce que des explications détaillées soient prodiguées. Parfois, les patients effectuent des gestes de friction, appui, qu’ils ne considèrent pas être des frottements, ou bien frottent le matin au réveil dans un état semi conscient. Par ailleurs, il existe bien de rares formes où un nombre important de membre d’une même famille présentent la maladie. Dans la littérature médicale, les formes de ce type (« familiales ») ne représentent que 10% des formes de KC, car dans 90% des cas, il s’agit au contraire de formes dites sporadiques (qui surviennent d’ailleurs chez le patient qui est le seul à beaucoup se frotter les yeux, dans les fratries où seul un membre est atteint). Il ne faut pas confondre cause et susceptibilité génétique. Dans les familles ou la cornée est génétiquement plus fine, et où existent des facteurs de risque pour les frottements (allergie), alors il n’est pas du tout anormal que s’observent plus qu’un cas isolé de kératocône. Un raisonnement par l’absurde permet de contredire la possibilité d’une atteinte « spontanée », car en dehors d’un mécanisme d’action local, on ne peut engendrer une déformation cornéenne sans l’application de contraintes mécaniques répétées. Les pathologies bien documentées sur le plan génétique et qui provoquent une altération du collagène cornéen n’entraînent pas un tableau similaire à celui du kératocône. Le kératocône est une affection qui est souvent découverte quand le patient se plaint de baisse de vision, cette baisse traduit la présence d’une déformation cornéenne déjà significative, où l’on retrouve systématiquement une réduction d’ épaisseur limitée au centre de la cornée. Bien souvent, la position de sommeil est orientée vers un appui sur l’oeil atteint (ou le plus atteint), ce qui renforce encore la présomption d’une atteinte mécanique locale: dormir sur le ventre est un facteur de risque pour le kératocône. L’amincissement provoqué par la répétition du stress mécanique conduit à une défaillance biomécanique locale, et la déformation qui accompagne celle-ci. Les formes unilatérales de la maladie sont toutes liées à des frottements unilatéraux, et bien souvent, des frottements sur l’oeil qui est « comprimé » la nuit sur l’oreiller. Si votre lentille est moins adaptée, il faut réaliser une topographie cornéenne pour vérifier que la déformation n’a pas progressé, et essayer d’étudier les causes qui pourraient entraîner une irritation locale. La durée de vie des lentilles hybrides est limitée, et il faut également envisager un renouvellement de celles-ci.

  9. Dr Damien Gatinel

    Il est effectivement déconseillé d’utiliser de l’eau du robinet pour nettoyer les lentilles ou leur étui. Dans le cas de l’adaptation des lentilles rigides sur les yeux atteints de kératocône, les sensations d’inconfort local sont fréquentes, en raison de la déformation du dôme cornéen qui entraîne des zones d’appui et de frottement particulières. Il faut éventuellement trouver une géométrie plus adaptée pour cette lentille afin de vérifier si cela pourrait avoir un impact positif sur votre sensation de confort oculaire.

  10. Dr Damien Gatinel

    La ménopause ne devrait pas provoquer de modification structurelle de votre cornée. En revanche, si la sécheresse oculaire augmente, alors vous pourriez avoir envie de vous frotter les yeux de manière réactionnelle et ceci pourrait alors provoquer une évolution du kératocône.

  11. Celab

    Bonjour Docteur,
    On m’a découvert un kératocône bilatéral à 44 ans et je suis asthmatique et allergique, j’ai arrêté de frotter mes yeux et je mets des collyres antihistaminiques et j’ai changé ma position de sommeil mon kc n’a pas évolué mais maintenant j’ai 46 ans et je suis une femme et j’approche à grand pas de la ménopause et je me demande si avec la ménopause mon kc ne va pas évoluer car on sait ce que les hormones peuvent agir sur la vue et les dents et j’en ai vu les conséquences sur mes dents et ma vue lors de mes 3 grossesses . Qu’en pensez vous ?
    Cordialement

  12. Hernandez

    Bonjour,
    Je voudrais vous remercier dans un premier temps d’avoir pris le temps de répondre à l’ensemble des messages qui m’ont beaucoup aidé. J’ai été diagnostiqué d’un kératocône il y a maintenant 2 mois. J’ai 23 ans. Je suis au stade 2 sur les deux yeux. Grâce à vos précédents messages très encourageants, j’ai très fortement réduit les frottements voir presque arrêter. J’ai beaucoup d’allergie et conjonctivite, de ce fait lorsque j’étais plus petit j’ai commencé à me frotter les yeux, et cela sur le long terme jusqu’au jour où on m’a indiqué que j’avais la maladie. Je me suis comme beaucoup de monde renseigné sur internet et je suis tombé sur votre site avec toutes ces réponses motivantes et intéressantes. Aujourd’hui, je porte des lentilles rigides depuis 1 mois et quelques jours qui m’ont permis d’augmenter ma vision : 12/10 aux deux yeux. Au départ mes lentilles droite et gauche tombées fréquemment et ce déplacé très facilement sur mes yeux. Aujourd’hui, je n’ai plus ce problème ou du moins que très peu. Mon adaptation sur ma lentille gauche se passe plutôt bien. Sur ma lentille droite, j’ai au bout de quelques heures des dépôts qui brouillent complètement ma vue. J’ai l’impression d’avoir un voile blanc devant ma lentille. Je la retire alors pour la nettoyer et cela redevient normal. Mais au bout d’une heure, ce problème revient… Je ne sais pas quoi faire. C’est parfois compliqué… J’utilise la solution d’entretien precilens B5 chaque jour et procare pour déproteiniser mes lentilles une fois par semaine. Pensez-vous que sont les produits qui ne me conviennent pas ? Il est possible que ce soit des résidus de ma conjonctivite qui se loge derrière ma lentille. Je ne sais pas quoi faire… Je vois même mieux sans ma lentille droite après une heure de port… Mon optométricien m’a dit que je pouvais nettoyer l’étui à lentilles avec de l’eau. Mais je ne sais pas quoi faire, car, je lis beaucoup sur internet qu’il fallait éviter de faire cela pour cause de contamination par des amibes. Qu’en pensez-vous ? Il m’arrive lorsque je pose mes lentilles que ça me pique l’œil durant quelques secondes, trouvez-vous cela normal ?
    Encore merci,
    Cordialement,
    Nicolas

  13. Charlotte

    Bonjour,
    Je me permets de réagir face à votre insistance concernant le fait que le kératocône soit dû aux frottements et absolument pas à la génétique.
    J’ai un kératocône bilatérale depuis l’adolescence (aujourd’hui au stade 4), mes trois frères et sœurs sont également touchés. Ma mère a été diagnostiquée à la ménopause.
    Concernant les frottements, je ne me suis JAMAIS frotté les yeux, et j’insiste bien sur le JAMAIS. Mes frères et sœurs idem.
    Je pense personnellement que cette maladie est multifactorielle, et que certains cas peuvent être dus aux frottements, mais d’autres cas sont certainement génétiques ou épigénétiques.

    Sinon depuis peu, je ne peux plus porter ma lentille hybride gauche. Elle me cause une kératite systématiquement même après 2 semaines sans lentille + collyres + pommade pour soigner la kératite.
    Il faut savoir que j’ai 31 ans, mon kératocône est stable depuis 9 ans environ.
    J’ai pris rdv avec ma contactologue, mais ce n’est pas avant un mois, et je m’inquiète beaucoup.
    Est-ce possible que cela soit juste la géométrie du cône qui a évolué sans toutefois s’être aggravé, et qu’il faille juste établir une nouvelle correction ? Ou bien, pensez vous que c’est plus grave?
    J’espère que vous pourrez me rassurer…
    Merci.

  14. Hakim

    Bonsoir

    Excuser moi ,Je rectifie la date de la première topographie est 29.08.2017
    La deuxième est 31.12.2019
    Merci.

  15. Hakim

    Bonne année et meilleurs vœux
    Voilà je viens de faire ma deuxième topographie cornéenne ,la première étant faite le 29.08.2019
    J’ai relevé quelques indications essentielles:
    Œil droit au 29.08.2019
    K1 :45 Dpt ,K2:49,3Dpt ,K-Max 47 Dpt
    ,Astg :4,3 Dpt , Pachymetrie:538 microns
    Le 31.12.2019 œil droit
    K1:44,9 Dpt,K2:49,3Dpt K-Max 47,0Dpt
    Astg:4,5 Dpt, pachymetrie:534
    Œil gauche au 29.08.2019
    K1 :43,6 Dpt,K2:45,3Dpt ,K-Max :44,4Dpt
    Astg:1,7Dpt ,Pachymetrie 584 microns
    Le 31.12.2019 Œil gauche
    K1:43,0 Dpt ,K2:45,0Dpt ,K-Max :44,0Dpt
    Astg:2,1Dpt ,Pachymetrie : 567 microns
    Âge 19 ans ,aucune intervention chirurgicale je porte dès lunettes ,ma question je me frotte plus les yeux et ce depuis pratiquement deux Annnés comment ça se fait que j’ai perdue plusieurs microns à ma corné gauche sachant que c’est le même appareil topographieque.
    Qu’en pensez vous de cette évolution. Merci beaucoup de votre attention.

  16. Dr Damien Gatinel

    A vos questions je réalise que vous n’avez pas lu en détail les pages de ce site consacrées au kératocone et au cross linking. Cette technique de CXL ne sert à rien dans le cadre d’une maladie provoquée par les frottements oculaires répétés, qu’il suffit d’arrêter! La déformation n’evoluera plus, ce qui logique, puisque la déformation fait suite aux frottements, comme le coup de soleil fait suite a l’exposition aux UV. Le kératocone n’est pas, comme enseigné dans des traités classiques et dorénavant poussiéreux, une dystrophie évolutive d’origine génétique et de mécanisme biomoléculaires inconnus, mais, comme en attestent les travaux entrepris dans mon unité, le raisonnement logique et l’observation, qui devraient être les piliers de la médecine fondée sur les preuves, une déformation cornéenne avec amincissement d’origine primitivement mécanique. Du moins jusqu’à preuve du contraire, ce qui n’est pas près d’arriver… Au contraire, le flux incessant de patients fraîchement diagnostiqués conforte cette position, que rejettent certes les dogmatiques et ceux pour qui prescrire des interventions coûteuses à de patients inquiets et désorientés représente une confortable opportunité d’exercice sans grand risque. Ne frottez plus, même devant les écrans, et tout ira bien. Continuez de frotter et la déformation évoluera, avec ou sans cross linking…

  17. Dr Damien Gatinel

    Merci pour votre témoignage. Le cross linking n’a pas d’intérêt (pour vous) et si vous cessez de vous frotter les yeux alors la déformation ne progressera pas. Les frottements répétés provoquent au fil du temps un affaiblissement de la cornée: elle de déforme, et c’est quand cette déformation est suffisamment avancée que les premiers symptômes visuels apparaissent : en moyenne deux ou trois ans après le début des frottements incessants (allergie, irritation, ou parfois fatigue avec mauvaise position de sommeil). Le kératocone est plus marqué (la cornée plus amincie et déformée au centre) du côté ou vous frottez plus (ce qui est logique), qui est aussi celui sur lequel vous dormez très probablement. Tous nos patients, des qu’ils arrêtent de frotter, deviennent stables, sans besoin de CXL. Par ailleurs, ceux qui continuent de frotter évoluent, même après le CXL! Celui ci n’est pas une réponse logique au KC, et est de plus inefficace vis a vis de son objectif qui est de durcir les cornée (le durcissement n’est pas observé chez les patients et quand bien même il surviendrait il serait insuffisant vis à vis de la force des doigts quand on frotte. Les greffes n’arrivent qu’aux patients qui, pour des raisons psychologiques, ou parce que l’on ne les a pas bien informé, se sont tellement frotté les yeux pendant de nombreuses années, que la déformation cornéenne est majeure. Évitez les interventions chirurgicales souvent inutiles et décevantes, et traitez la cause des frottements. Plus de conseils sur le site http://www.defeatkeratoconus.com

  18. Fatima ezzahra

    Bonjour Docteur , j’ai un kereatocone dans les deux yeux .stade 3 (j’ai fait un cross llinknig) oil droit et satde 2 oil gauche.
    m’a question est ce qu’il faut faire le cross linking dans le 2eme oil sachant mon ophta m’as dit qu’il faut attendre un autre 6 mois.

    2eme Question : je suis développeuse Informatique (toute la journée devant l’écran), est ce que ce travail va aggraver mon keratocone (la ou j’arrive plus a me concentrer sur mon travail )
    Merci.

  19. Hicham DRIHAM

    Bonjour Docteur et merci pour ce site bon tout d’abord j ai 23 ans et je suis diagnostiqué du keratocone fruste oeil gauche et stade 2 oeil droit .c’est vrai que j’avais toujours l’habitude de frotter mes yeux et surtt oeil droite , le docteur m’a demandé de faire un cross linking pour les 2 yeux , et une lentille rigide pour oeil droite .mais franchement docteur je crois que je vais utiliser que les lunettes et je vais faire un cross linking j’ai arreté de frotter mes yeux et maintenant j’essaie de régler ma position de dormir c’est difficile ar ce que par fois je trouve que je frotte mes yeux pendant que je suis dormis .docteur svp est ce que je peux arretter la progression de cette maladie sans utiliser une lentille ? et quel est lepourcentage d’etre obliger de faire un gref de corné dans le future ?

  20. Dr Damien Gatinel

    En cas de kératocône modéré et stable, ce qui revient à ne plus se frotter du toutes yeux, la PKR est possible, a condition que le degré de myopie et d’astigmatisme soit compatible avec ce que peut corriger cette technique. Il n’y a pas besoin d’y ajouter un cross linking, car encore une fois, l’arrêt des frottements oculaires suffit pour enrayer la progression du kératocône…

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