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Quantitative comparison of corneal surface areas in keratoconus and normal eyes. FX Crahay, G. Debellemanière,S. Tobalem, W. Ghazal, S. Moran,D Gatinel. Sci Rep. 2021; 11: 6840.

Lire sur ce lien:  https://www.nature.com/articles/s41598-021-86185-3

 

Le kératocône est caractérisé par un amincissement progressif et une déformation de la cornée responsable d’un astigmatisme irrégulier. À ce jour, la physiopathologie du développement et de la progression du kératocône reste débattue. L’auteur de ce site propose une explication physiopathogénique qui requiert l’existence d’un traumatisme externe pour le kératocône, qui remet en question l’hypothèse communément admise d’une ectasie spontanée de la cornée. Le kératocône est classiquement considéré comme une ectasie résultant d’une distension primitive du tissu cornéen qui si elle existe, devrait conduire à une augmentation croissante de la surface (aire) de la cornée au cours de son évolution. Dans cette étude, nous avons analysé et comparé rétrospectivement les cartes d’élévation topographiques de 3227 yeux de 3227 patients (969 kératocône et 2258 yeux normaux) et calculé l’aire des surfaces cornéennes antérieures et postérieures. Les cornées atteintes de kératocône présentent une légère augmentation de leur surface qui ne paraît pas cliniquement significative, et n’est pas corrélée avec la sévérité de la maladie. Ces résultats indiquent que le kératocône se caractérise par une déformation non expansive et globalement isométrique responsable d’une redistribution de la courbure cornéenne, et remettent en cause la nature supposée primitivement ectasique de cette affection. Ils s’accordent en revanche bien de l’hypothèse mécanique et la conjecture « No rub, No cone », qui stipule l’existence d’une déformation progressive d’origine mécanique (frottements oculaires excessifs).

Consulter  l’ensemble des articles scientifiques ici : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=gatinel&sort=date

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