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Bilan préopératoire de chirurgie réfractive

Résumé pratique. Le bilan préopératoire ne sert pas seulement à vérifier qu’une opération est techniquement possible. Il mesure précisément le défaut visuel, recherche une affection oculaire, analyse la cornée et la qualité optique, puis confronte ces données aux besoins du patient. Sa conclusion peut être une chirurgie par laser, une solution par implant, une surveillance préalable ou l’absence d’indication opératoire.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 20 août 2026.

Publications de référence de l’auteur. Travaux sur la détection topographique et tomographique des formes très précoces de kératocône, l’aberrométrie dans les cornées suspectes, le volume cornéen modifié par les différentes techniques et la formule de calcul d’implant PEARL-DGS.

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation ni un avis médical individualisé.

Pourquoi le bilan préopératoire est-il indispensable ?

La consultation préopératoire est un temps essentiel de toute démarche en chirurgie réfractive. Elle doit confirmer la stabilité de la correction, comprendre la gêne ressentie et les attentes, rechercher d’éventuelles contre-indications et estimer la sécurité ainsi que la qualité du résultat attendu. La décision ne repose jamais sur un seul chiffre, une seule carte ou un appareil isolé.

La plupart des myopies, hypermétropies et astigmatismes peuvent aujourd’hui être corrigés chez des patients bien sélectionnés. La presbytie demande une réflexion supplémentaire sur l’équilibre entre vision de loin, intermédiaire et de près. Dans tous les cas, une conclusion prudente — différer l’intervention, traiter d’abord la surface oculaire ou ne pas opérer — constitue parfois le meilleur résultat du bilan.

Préparer la consultation

  • Apporter ses lunettes, ses anciennes ordonnances et, si possible, les données des lentilles portées : elles permettent d’apprécier l’évolution de la correction.
  • Signaler toute maladie, grossesse ou allaitement, traitement général ou oculaire, allergie, sécheresse, traumatisme ou opération antérieure.
  • Respecter l’interruption des lentilles indiquée par l’équipe. Sa durée dépend du type de lentille et de la stabilité des mesures cornéennes ; il n’existe pas une durée unique valable pour tous.
  • Prévoir qu’une dilatation pupillaire puisse être nécessaire. Elle peut entraîner pendant quelques heures une photophobie et un flou de près ; la conduite peut alors être déconseillée.
  • Noter ses activités visuelles importantes : travail sur écran, conduite nocturne, sports, précision de près et tolérance éventuelle à une monovision.

Le bilan est souvent plus long qu’une consultation habituelle. Il n’engage pas à se faire opérer et l’intervention n’est pas réalisée le même jour.

Les questions auxquelles le bilan doit répondre

  1. La correction optique est-elle précisément mesurée et suffisamment stable ?
  2. L’œil est-il sain, notamment la surface oculaire, le cristallin, la rétine et le nerf optique ?
  3. La cornée est-elle régulière, stable et compatible avec la modification envisagée ?
  4. Quelle stratégie est la plus cohérente : LASIK, PKR, implant phaque, chirurgie du cristallin ou abstention ?
  5. L’objectif visuel est-il réaliste et compatible avec les besoins professionnels et personnels ?

1. L’entretien médical et le projet visuel

L’entretien précise l’ancienneté du défaut visuel, sa stabilité, le confort en lunettes ou en lentilles, les antécédents personnels et familiaux ainsi que les attentes. L’âge ne suffit pas à choisir une technique : l’état de la cornée, du cristallin, de la rétine, l’amétropie et les exigences visuelles comptent davantage.

La recherche d’une sécheresse, d’une allergie et de frottements oculaires est systématique. Le geste de frottement, sa fréquence, le côté privilégié et la position de sommeil sont souvent sous-estimés. Toute cause de démangeaison ou d’irritation doit être prise en charge et les frottements doivent cesser avant comme après une éventuelle opération.

2. Mesurer le défaut visuel : l’examen de la réfraction

La réfraction mesure l’amétropie à corriger : sphère pour la myopie ou l’hypermétropie, cylindre et axe pour l’astigmatisme, puis addition éventuelle pour la presbytie. Elle associe la mesure instrumentale à une réfraction subjective, car la réponse du patient reste indispensable pour déterminer la correction procurant la meilleure vision.

  • Acuité visuelle sans et avec correction : chaque œil est mesuré séparément, puis les deux yeux ensemble. La meilleure acuité corrigée renseigne aussi sur l’existence possible d’une amblyopie ou d’une autre limitation visuelle.
  • Stabilité : la comparaison avec les lunettes et les anciennes ordonnances documente l’évolution. Une modification récente inexpliquée conduit à différer ou compléter le bilan.
  • Réfraction sous cycloplégie : un collyre bloque temporairement l’accommodation. Cet examen est particulièrement utile chez le sujet jeune et dans l’hypermétropie, qui peut être masquée par l’effort accommodatif.
  • Dominance oculaire et vision binoculaire : elles sont étudiées lorsqu’une monovision est envisagée pour la presbytie. Un essai réversible en lentilles est souvent préférable avant toute décision.

3. Examiner l’œil dans son ensemble

Le biomicroscope, ou lampe à fente, permet d’examiner les paupières, le film lacrymal, la conjonctive, la cornée, l’iris et le cristallin. Une inflammation des paupières, une sécheresse importante, une kératite ou une cataracte débutante peuvent modifier le choix ou imposer un traitement préalable.

La pression intraoculaire est mesurée. Le fond d’œil est examiné lorsque le contexte le justifie, notamment en cas de forte myopie, de symptômes rétiniens, d’antécédents ou après dilatation. Une photographie, un OCT rétinien ou papillaire, un champ visuel ou d’autres examens peuvent être demandés selon les constatations.

4. Étudier la cornée : forme, épaisseur, épithélium et biomécanique

La cornée est le tissu remodelé par le laser en PKR ou en LASIK. Son analyse est donc centrale. Une simple pachymétrie centrale ne suffit pas : il faut étudier la géométrie de l’ensemble de la cornée et la confronter au projet d’ablation.

Topographie et tomographie cornéennes

La topographie et la tomographie cornéennes décrivent la courbure antérieure, la face postérieure, la répartition de l’épaisseur et leurs asymétries. Elles recherchent une irrégularité compatible avec un kératocône clinique ou une forme très discrète, mais servent aussi à comprendre l’astigmatisme et à planifier le traitement.

Les travaux de Saad et Gatinel ont montré l’intérêt de combiner les profils de courbure et de progression pachymétrique pour distinguer des cornées d’apparence normale de formes très précoces d’ectasie. Les approches plus récentes ajoutent les cartes épithéliales OCT et l’analyse automatisée des cartes : ces informations sont complémentaires, aucune ne doit être interprétée isolément.

Carte épithéliale

L’épithélium peut compenser partiellement une irrégularité du stroma et rendre la surface antérieure trompeusement régulière. La cartographie de son épaisseur aide à comprendre ce remodelage et à distinguer certains profils. Elle complète la tomographie mais ne la remplace pas.

Épaisseur résiduelle et volume de tissu modifié

La sécurité ne se résume pas à un seuil universel d’épaisseur résiduelle. Le calcul prend en compte l’épaisseur initiale, la profondeur et la géométrie de l’ablation, le diamètre de la zone optique et, pour le LASIK, l’épaisseur du capot. Le mur stromal résiduel, le pourcentage de tissu altéré et le volume cornéen modifié éclairent des aspects différents du projet. Les publications de Saad, Binder et Gatinel sur le PTA, puis de Gatinel, Weyhausen et Bischoff sur le pourcentage de volume altéré, soulignent qu’un indice isolé ne remplace pas l’interprétation clinique et topographique.

Résistance et réponse biomécaniques

L’étude de la biomécanique cornéenne analyse la réponse de la cornée à une sollicitation non contact. Les paramètres issus de l’ORA ou du Corvis ST peuvent compléter le profil de risque, mais ils ne mesurent pas directement une « solidité » locale et ne délivrent pas à eux seuls un verdict d’opérabilité. La forme, l’épaisseur, l’âge, la correction envisagée, les comportements mécaniques et la stabilité dans le temps doivent être considérés ensemble.

Irrégularité topographique et frottements : l’approche « No rub, no cone »

Une asymétrie ou une irrégularité subtile n’est pas automatiquement synonyme d’une dystrophie intrinsèque progressive. Dans l’approche clinique défendue par l’auteur, la recherche d’un stress mécanique répété — frottements, allergie, sécheresse et compression nocturne — est déterminante. L’arrêt strict des frottements, le traitement de leur cause et la comparaison de cartes successives permettent d’évaluer la stabilité.

Cette conception, développée dans la conjecture « No rub, no cone », est étayée par une étude de suivi montrant une stabilité chez une large proportion de patients ayant cessé les comportements à risque. Elle ne dispense ni du dépistage multimodal ni d’une surveillance objective. Un kératocône manifeste ou une déformation objectivement évolutive n’entre pas dans le cadre habituel d’une chirurgie réfractive cornéenne élective.

5. Étudier la qualité optique : pupillométrie et aberrométrie

Une réfraction classique décrit principalement les aberrations de bas degré — défocalisation et astigmatisme. L’aberrométrie et l’étude du front d’onde analysent aussi les aberrations de haut degré, comme la coma ou l’aberration sphérique, qui peuvent contribuer aux halos, à l’éblouissement, à la diplopie monoculaire ou à une qualité visuelle insuffisante malgré une bonne acuité.

La comparaison entre aberrations cornéennes et aberrations oculaires totales aide à localiser leur origine — cornée, cristallin ou combinaison des deux. Les travaux de Gatinel et collaborateurs ont notamment étudié cette compensation entre optique cornéenne et optique interne avant et après LASIK. L’aberrométrie peut également aider à caractériser un astigmatisme irrégulier ou une cornée suspecte, mais elle ne se substitue pas à la topographie et à la tomographie.

Le diamètre pupillaire est mesuré dans des conditions contrôlées. Il intervient dans l’interprétation de la qualité optique et des symptômes nocturnes, sans constituer à lui seul une contre-indication. Sa mesure doit être reproductible et replacée dans le contexte de la zone optique planifiée, de la correction et des habitudes de conduite nocturne.

6. Si un implant est envisagé : biométrie et calcul optique

Lorsque la correction est trop forte pour une chirurgie cornéenne, un implant phaque peut être discuté si l’anatomie de l’œil le permet. Chez un patient plus âgé, presbyte ou présentant une cataracte, une chirurgie du cristallin peut parfois être plus cohérente. Le bilan est alors complété par une biométrie : longueur axiale, profondeur de chambre antérieure, kératométrie totale et autres paramètres nécessaires au calcul de la puissance de l’implant.

La précision de ce calcul est particulièrement délicate après une ancienne chirurgie cornéenne. La formule PEARL-DGS, co-développée par Damien Gatinel, utilise une modélisation optique de lentille épaisse et des méthodes d’apprentissage automatique. Une version spécifique a été développée pour les yeux déjà opérés de myopie. Il reste utile de conserver les anciennes ordonnances, topographies et données opératoires : elles pourront faciliter l’interprétation lors d’une future chirurgie de la cataracte.

Comment la technique est-elle choisie après le bilan ?

Situation mise en évidenceOrientation possible
Cornée régulière, correction stable et paramètres compatiblesDiscussion entre LASIK et PKR selon la géométrie cornéenne, la correction, l’âge, le mode de vie et les préférences éclairées.
Cornée fine ou discrètement irrégulière mais stableAnalyse renforcée et parfois surveillance comparative. Une PKR peut être discutée dans certaines situations sélectionnées ; l’opérabilité n’est jamais automatique.
Forte myopie ou limites d’un traitement cornéenImplant phaque si la chambre antérieure, l’endothélium et les autres paramètres sont compatibles.
Presbytie marquée, modification du cristallin ou cataracteDiscussion d’une stratégie cornéenne, d’une monovision ou d’une chirurgie du cristallin selon le cas.
Réfraction instable, surface oculaire altérée, frottements persistants ou cartes évolutivesTraitement de la cause et report du projet, surveillance, technique alternative ou abstention.

Le choix de la technique de chirurgie réfractive est donc une synthèse personnalisée. Une méthode théoriquement possible n’est pas nécessairement la plus pertinente pour un patient donné.

Les conclusions possibles du bilan

  • Opération envisageable : la technique, l’objectif réfractif, les bénéfices attendus, les limites et les risques sont expliqués.
  • Décision différée : une sécheresse, une allergie, des frottements, une instabilité de correction ou une mesure douteuse doivent d’abord être corrigés ou surveillés.
  • Technique alternative : un implant peut être préférable au laser, ou inversement.
  • Absence d’indication : lorsque le rapport entre bénéfice attendu et risque n’est pas favorable, conserver une correction optique est la décision la plus sûre.

Questions fréquentes

Faut-il arrêter les lentilles avant le bilan ?

Oui, lorsque l’équipe le demande. Les lentilles peuvent modifier temporairement la surface et la forme cornéennes. La durée dépend du matériau, du mode de port et de la stabilité des cartes ; elle est précisée individuellement.

La pupille est-elle toujours dilatée ?

Pas systématiquement, mais la cycloplégie et l’examen du fond d’œil la rendent souvent utile, notamment chez les sujets jeunes, hypermétropes ou fortement myopes. Il faut anticiper un flou de près et une sensibilité à la lumière pendant plusieurs heures.

Peut-on savoir immédiatement si l’on est opérable ?

Souvent, mais pas toujours. Des mesures discordantes, une surface oculaire altérée, un port récent de lentilles ou une carte cornéenne atypique peuvent justifier de répéter les examens après traitement ou après une période d’observation.

Une cornée fine interdit-elle toute chirurgie ?

Non, l’épaisseur centrale n’est qu’un élément. Sa distribution, la forme des deux faces, la carte épithéliale, la réponse biomécanique, la correction et le volume de tissu modifié doivent être analysés ensemble. À l’inverse, une cornée épaisse n’autorise pas automatiquement une intervention.

Pourquoi faut-il arrêter de se frotter les yeux ?

Parce que les frottements répétés exercent un stress mécanique sur la cornée, entretiennent l’irritation et peuvent être associés à des irrégularités ou à leur progression. Cet arrêt est une mesure de prévention importante, que l’on soit finalement opéré ou non.

Références scientifiques sélectionnées

  1. American Academy of Ophthalmology. Refractive Errors and Refractive Surgery Preferred Practice Pattern. Ophthalmology, 2023.
  2. Saad A, Gatinel D. Topographic and tomographic properties of forme fruste keratoconus corneas. IOVS, 2010.
  3. Saad A, Gatinel D. Evaluation of total and corneal wavefront high order aberrations for the detection of forme fruste keratoconus. IOVS, 2012.
  4. Gatinel D et al. Comparison of corneal and total ocular aberrations before and after myopic LASIK. J Refract Surg, 2010.
  5. Salah-Mabed I, Saad A, Gatinel D. Repeatability of pupillometric measurements in refractive surgery candidates. J Refract Surg, 2017.
  6. Zéboulon P, Debellemanière G, Bouvet M, Gatinel D. Corneal topography raw data classification using a convolutional neural network. Am J Ophthalmol, 2020.
  7. Saad A, Binder PS, Gatinel D. Evaluation of the percentage tissue altered as a risk factor for developing post-LASIK ectasia. J Cataract Refract Surg, 2017.
  8. Gatinel D, Weyhausen A, Bischoff M. The Percent Volume Altered in correction of myopia and myopic astigmatism with PRK, LASIK, and SMILE. J Refract Surg, 2020.
  9. Mazharian A et al. Medium to long term follow-up of cessation of eye rubbing to halt progression of keratoconus. Front Med, 2023.
  10. Debellemanière G et al. The PEARL-DGS Formula: development of an open-source machine-learning based thick IOL calculation formula. Am J Ophthalmol, 2021.
  11. Debellemanière G et al. Development of a thick-lens post-myopic laser vision correction IOL calculation formula. Am J Ophthalmol, 2024.
  12. Ting DSJ, Gatinel D, Ang M. Cataract surgery after corneal refractive surgery: preoperative considerations and management. Curr Opin Ophthalmol, 2024.

Prendre rendez-vous pour un bilan

Un bilan personnalisé permet de déterminer si une chirurgie est indiquée et, le cas échéant, quelle stratégie répond le mieux à l’anatomie de l’œil et au projet visuel.

Consultations à l’Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild (secteur 1) et à la Clinique Noémie de Rothschild, 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e (secteurs 1 et 2). Pour les rendez-vous privés : ebarbosa@for.paris.

35 réponses à « Bilan préopératoire de chirurgie réfractive »

  1. Très intéressant

  2. Bonjour docteur
    Je suis myopie et astigmate porteur de lentilles rigide depuis l âge de 18 ans et j en ai 53.
    Ma correction est -12 pour chaque œil avec une cornée fine . Je suis intéressé par l implant et je souhaiterais savoir combien de rendez vous post opératoire faut il prévoir avant operation?
    Et combien de jours sans lentilles rigide avant examen svp ?
    En vous remerciant

  3. Georger

    Bonjour , je dois alller faire le premier bilan préopératoire pour savoir si je suis opérable mais la secrétaire m’a déjà mis une angoisse en précisant que l’examen pré opératoire après il y a des gens qui ne voit rien pendant deux jours car avec la dilution des yeux gouttes qu’ils mettent ça trouble énormément la vue . Je suis pas très rassurée, la secrétaire m’a mis un stress pour ce bilan. Quelqu’un peut m’expliquer comment ça se passe exactement. Période allergie est ce bien de faire le bilan ou vos mieux reporter.On m’a dit que l’opération est très douloureuse après quand l’anesthésie est plus la , une amie m’a dit qu’elle a eu 2 semaines compliqués de douleur et grains de sable sensation sous les paupières à se taper la tête contre un mur ouahh tout ça me frustre pas mal.

    Merci beaucoup pour votre aide et conseils .

  4. Un article très complet sur le bilan préopératoire en chirurgie réfractive. Il détaille les étapes essentielles, des examens de la réfraction à l’analyse de la cornée, en passant par la détermination de l’œil directeur. Ces informations sont cruciales pour assurer une intervention réussie et adaptée aux besoins du patient.

  5. Bonjour docteur, est ce qu’une excision d’un orgelet dans le passé dans la paupière supérieure (dans les cils, cicatrice visible) pourrait être contre indication pour la chirurgie rétractive?je vous remercie d’avance pour votre réponse

  6. mathilde foisseau

    Bonjour
    Je souhaite me faire opérer de la myopie, j’ai fait les examens mais pas celui qui consiste à mettre un collyre dans l’œil. Est il obligatoire? J’ai 45 ans .
    Merci pour votre retour

  7. Dr Damien Gatinel

    Ceci dépend de l’épaisseur exacte de vos cornées, et de la régularité de leur courbure. En fonctinon de ces éléments, une indication opératoire pourra être posée, si les éléments sont compatibles avec la technique envisagée.

  8. Camille

    Bonjour,
    Une chirurgie réfractive est-elle envisageable avec une fine cornée (déterminée par mon ophtalmologue) et une forte myopie (-5,75) stabilisée depuis 2016 ? J’ai rendez-vous au sein de votre clinique prochainement, mais je me pose beaucoup de questions.

  9. Lilia

    Bonjour,
    J’ai effectué le bilan, et mon médecin a refusé de m’opérer car selon lui il y a un risque dans 3 ans que je ne vois plus rien même avec des lunettes , car j’ai la cornée très déformée et le laser est déconseillé dans ce cas .ça m’a fait très peur . Je veux avoir votre avis .si c’est possible , Merci de me communiquer votre adresse mail pour vous envoyer le bilan .

  10. Drabna

    Bonjour Docteur,

    J’aurais aimé savoir s’il existe une durée de validé entre le bilan et la chirurgie ? (faite il y a un an)
    Aussi, comment savoir si ma vue est stable ? J’ai 26 ans et elle a évoluer de 0.25 en 2 ans.

    En vous remerciant par avance.

  11. Julien

    Bonjour docteur et merci pour votre réponse.
    Et si une petite gêne persiste à j+8, cela doit il m’inquiéter ?
    Cordialement

  12. Dr Damien Gatinel

    Les conséquences de la cycloplégie (examen réalisé pour mesurer la correction optique sans accommodation) peuvent parfois excéder 48h, mais au delà il est très rare de ressentir une gêne résiduelle.

  13. Julien

    Bonjour,
    J’ai eu mon 2ème rdv préopératoire il y a 2 jours et à cette occasion, j’ai notamment réalisé un examen avec pupilles dilatées. Je n’ai pas le nom du collyre utilisé mais c’était 3 gouttes, 1 toutes les 5 minutes.
    Depuis, je garde une certaine gène, principalement à l’œil gauche dont le ressenti est légèrement inconfortable et j’ai l’impression de ne pas avoir retrouvé pleinement ma vue comme elle l’était. C’est très léger, pour schématiser on pourrait dire que c’est ce comme je voyais maintenant à 8 ou 9 sur 10 au lieu de 10 sur 10.
    Est-ce normal cette sensation ? Le retour à la normale peut-il être un peu long ?
    Le laser est prévu le 2 juin, j’avoue que ça m’inquiète un peu.
    Merci à vous.

  14. Dr Damien Gatinel

    Il est tout à fait possible d’envisager une retouche après LASIK, quel que soit le délai postopératoire. Un bilan est nécessaire pour confirmer la possibilité de réaliser cette retouche. Elle consistera à resoulever le capot initial et délivrer une correction complémentaire.

  15. Dr Damien Gatinel

    Il est important de vérifier certains paramètres comme le degré de votre myopie actuelle ainsi que l’état et l’épaisseur de vos cornées. Si ces paramètres sont compatibles, une retouche peut être effectuée, en resoulevant le capot réalisé lors de la chirurgie initiale en LASIK.

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