Résumé pratique. La PKR transépithéliale retire l’épithélium au laser excimer avant de délivrer la correction stromale. Cette vidéo montre une procédure StreamLight. La technique est rapide et sans contact instrumental central ; dans notre pratique, elle est utilisée de façon sélectionnée, tandis que la PKR epi-off conventionnelle reste privilégiée pour son contrôle direct et sa précision.
Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.
Cette vidéo informative ne remplace pas un bilan préopératoire ni un avis médical individualisé.
La vidéo correspond à une PKR transépithéliale réalisée pour corriger une myopie avec le mode StreamLight du laser EX500 Alcon WaveLight. Contrairement à la PKR conventionnelle, le retrait de l’épithélium est effectué par le laser excimer lui-même.
Que montre la vidéo ?
| Temps opératoire | Ce qui est réalisé |
|---|---|
| 1. Centrage | L’œil est aligné ; le suivi oculaire contrôle ses mouvements pendant le traitement. |
| 2. Photoablation épithéliale | Le laser retire l’épithélium selon une épaisseur centrale et un profil périphérique programmés. |
| 3. Photoablation stromale | La correction optique est délivrée dans le stroma cornéen superficiel. |
| 4. Protection | La surface est rincée puis protégée par une lentille pansement pendant la réépithélialisation. |
Comment l’épaisseur épithéliale est-elle prise en compte ?
Sur la plateforme illustrée, l’épaisseur centrale du profil épithélial est fixée à une valeur par défaut et peut être ajustée par pas. L’enjeu est de faire coïncider la photoablation programmée avec l’épaisseur réellement rencontrée. Or l’épithélium n’est pas une couche parfaitement uniforme : il varie entre les patients et peut s’épaissir ou s’amincir localement pour masquer une irrégularité stromale.
Une cartographie épithéliale par OCT peut aider à interpréter cette distribution. Une étude randomisée avec StreamLight n’a pas retrouvé de différence réfractive significative entre un profil standard de 55 µm et un profil ajusté dans une population dont l’épaisseur moyenne était proche de la valeur par défaut. D’autres travaux montrent toutefois que l’épaisseur épithéliale peut influencer légèrement la réfraction et la correction de l’astigmatisme, ce qui justifie une sélection attentive.
Avantages et limites de la trans-PKR
- Avantages possibles : séquence opératoire courte, absence de contact instrumental central, retrait épithélial reproductible pour une cornée régulière, réépithélialisation ou inconfort initial parfois améliorés selon les plateformes.
- Limites : dépendance au modèle épithélial programmé, utilisation d’une quantité supplémentaire d’énergie excimer pour l’épithélium, risque d’atteindre le stroma plus tôt dans une zone où l’épithélium est plus mince, contrôle moins direct de l’exposition stromale.
À l’échelle des études, une méta-analyse de 20 études et 10 204 yeux conclut à des résultats visuels globalement comparables entre trans-PKR et PKR conventionnelle. La trans-PKR peut offrir une procédure plus rapide et une récupération initiale favorable, sans démontrer une supériorité universelle de précision.
Notre approche
Nous pratiquons les deux méthodes. La PKR epi-off conventionnelle reste notre technique de référence, car le chirurgien observe directement le retrait complet de l’épithélium avant de délivrer le traitement correcteur. Dans notre expérience, ce contrôle est particulièrement utile lorsque la précision réfractive, l’astigmatisme ou la régularité épithéliale imposent une attention maximale. La trans-PKR est réservée à des cas sélectionnés, notamment aux petites myopies avec cartographie régulière.
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