Résumé pratique. Le LASIK est une technique de chirurgie réfractive cornéenne qui corrige notamment la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme. Un laser femtoseconde crée un volet cornéen superficiel ; un laser excimer remodèle ensuite le stroma. L’indication dépend d’un bilan personnalisé : stabilité de la correction, topographie et tomographie cornéennes, épaisseur de la cornée, surface oculaire, âge et attentes visuelles.
Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.
Publications de référence.
- Ang M, Gatinel D et al. Refractive surgery beyond 2020. Eye, 2021.
- Salah-Mabed I et al. High hyperopic LASIK with reduction of corneal prolateness. J Cataract Refract Surg, 2024.
- Yao L et al. SMILE versus LASIK: meta-analysis of randomized clinical trials. Semin Ophthalmol, 2023.
- Wei et al. Topography-guided LASIK versus SMILE: refractive outcomes and visual quality. 2026.
Ces informations générales ne remplacent pas une consultation ni un avis médical individualisé.
Le terme LASIK vient de l’anglais Laser-Assisted In Situ Keratomileusis. Il désigne un remodelage de la cornée réalisé dans son épaisseur. Contrairement à une chirurgie intraoculaire, le LASIK n’ouvre pas l’œil et ne nécessite pas d’implant : l’intervention porte uniquement sur la cornée.
Cette page donne une vue d’ensemble de la technique, de ses indications et de ses limites. Les sujets plus spécialisés sont développés dans des pages satellites afin de conserver la profondeur scientifique du dossier sans rendre le parcours du lecteur confus.
Comment fonctionne le LASIK ?
La correction optique repose sur une modification contrôlée de la courbure cornéenne. Pour la myopie, le centre de la cornée est aplati ; pour l’hypermétropie, le profil d’ablation vise à accroître sa puissance centrale ; pour l’astigmatisme, le remodelage varie selon les méridiens. La presbytie ne correspond pas à un simple défaut cornéen : sa prise en charge nécessite une stratégie visuelle spécifique, parfois fondée sur une différence de correction entre les deux yeux.
Les trois temps du LASIK
- Création du volet cornéen. Le laser femtoseconde découpe un volet superficiel d’épaisseur et de diamètre programmés.
- Photoablation. Le volet est soulevé ; le laser excimer retire quelques microns de tissu stromal selon le défaut optique et le profil choisi.
- Repositionnement. Le volet est remis en place. Il adhère spontanément, sans suture, mais doit être protégé des frottements et des traumatismes pendant la période postopératoire.

Le rôle respectif de ces deux lasers est expliqué dans les dossiers consacrés au laser femtoseconde et au laser excimer. Une vidéo de création du volet permet également de visualiser le premier temps opératoire.
Quels défauts visuels peuvent être corrigés ?
- Myopie : le LASIK est souvent envisagé pour les myopies faibles à moyennes ; les fortes myopies demandent une analyse particulièrement rigoureuse de l’épaisseur, de la géométrie et de la biomécanique cornéennes. Voir LASIK et myopie forte.
- Hypermétropie : la faisabilité dépend de l’amplitude de la correction, du diamètre cornéen, du centrage et du profil d’ablation. Voir LASIK et hypermétropie.
- Astigmatisme : l’axe, la régularité et l’origine de l’astigmatisme doivent être analysés ; la compensation de la cyclotorsion et le centrage sont importants. Voir LASIK et astigmatisme.
- Presbytie : le LASIK peut participer à une stratégie de compensation, mais ne restaure pas l’accommodation du cristallin. L’âge, la réfraction, la dominance oculaire et les activités visuelles orientent le choix.
Les limites ne se résument donc pas à un nombre de dioptries. Deux patients ayant la même correction peuvent relever de techniques différentes en raison de leur anatomie cornéenne, de leur surface oculaire, de leur âge ou de leurs priorités visuelles.
À qui le LASIK peut-il être proposé ?
Une indication raisonnable suppose généralement une correction stable, une cornée compatible avec la création d’un volet et la photoablation, une surface oculaire suffisamment saine et des attentes réalistes. Le bilan recherche aussi les situations où une autre technique serait préférable.
Situations imposant de différer ou d’éviter un LASIK
- correction encore évolutive ;
- grossesse ou allaitement, lorsque la réfraction et la surface oculaire peuvent être instables ;
- kératocône avéré ou suspicion de fragilité cornéenne ;
- épaisseur ou architecture cornéenne incompatibles avec le traitement prévu ;
- sécheresse oculaire ou blépharite non contrôlée ;
- pathologie rétinienne, cristallinienne, glaucomateuse ou neuro-ophtalmologique susceptible de limiter le résultat ;
- certaines maladies générales, traitements ou difficultés de cicatrisation, à apprécier au cas par cas.
Une cornée fine n’exclut pas automatiquement le LASIK, et une cornée épaisse ne garantit pas à elle seule la sécurité. Le dossier LASIK et épaisseur de la cornée explique pourquoi l’épaisseur doit être interprétée avec la topographie, la tomographie et le volume de tissu remodelé.
Le bilan préopératoire
Le bilan ne sert pas uniquement à confirmer que l’opération est techniquement possible. Il doit aussi identifier la technique la plus cohérente et anticiper les compromis visuels. Il comprend habituellement :
- la mesure de la réfraction et de l’acuité visuelle, parfois après cycloplégie ;
- la topographie et la tomographie cornéennes ;
- la pachymétrie et l’analyse du profil d’épaisseur ;
- l’étude de la pupille, de l’axe visuel et, selon les cas, de l’aberrométrie ;
- l’examen de la surface oculaire et des glandes de Meibomius ;
- l’examen du cristallin, de la rétine et de la pression intraoculaire ;
- une discussion sur les activités, la conduite nocturne, le travail sur écran, les sports, la presbytie et les attentes.
L’arrêt temporaire des lentilles avant les mesures peut être nécessaire, car elles peuvent modifier la forme de la cornée. Sa durée dépend du type de lentilles et de la stabilité des examens successifs.
LASIK, PKR ou extraction lenticulaire : notre approche
Pourquoi nous privilégions le LASIK ou la PKR
Lorsque l’indication d’une chirurgie cornéenne au laser est retenue, notre pratique privilégie le LASIK femtoseconde ou la PKR. L’extraction lenticulaire — SMILE ou, plus largement, KLEx — n’est pas pratiquée de façon courante dans notre centre. Ce choix repose notamment sur la précision réfractive des traitements excimer, leurs possibilités de personnalisation, la gestion de l’astigmatisme et du centrage, la récupération visuelle rapide du LASIK et les solutions de retouche mieux codifiées.
Cette préférence clinique ne signifie pas que le SMILE serait inefficace ou globalement plus dangereux : les trois techniques peuvent donner de bons résultats chez des patients bien sélectionnés. En revanche, leurs limites et leurs complications ne sont pas identiques, et nous considérons que la souplesse du couple femtoseconde–excimer constitue un avantage important pour une chirurgie individualisée et suivie sur le long terme.
| Critère | LASIK / PKR avec laser excimer | Extraction lenticulaire (SMILE/KLEx) |
|---|---|---|
| Précision réfractive | Une méta-analyse de 11 essais randomisés retrouve une proportion significativement plus élevée d’yeux dans ±0,50 D avec le LASIK. Le LASIK guidé par topographie permet une précision supplémentaire dans certaines comparaisons récentes. | Résultats généralement efficaces, mais une dispersion réfractive et une sous-correction peuvent être plus marquées dans certaines séries ou pour certaines corrections. |
| Astigmatisme | Compensation de la cyclotorsion, reconnaissance irienne selon les plateformes et profils excimer personnalisables. Les méta-analyses retrouvent un meilleur indice de correction ou une moindre erreur d’axe dans plusieurs comparaisons. | Correction possible de l’astigmatisme myopique, mais tendance publiée à la sous-correction, notamment pour les astigmatismes faibles à modérés ; les options de personnalisation restent plus contraintes. |
| Personnalisation | Profils guidés par topographie, front d’onde ou lancer de rayons ; ajustement de l’asphéricité, du centrage et du diamètre optique selon le cas. | La correction dépend principalement de la géométrie du lenticule programmée par la plateforme. Les évolutions récentes améliorent le centrage et la cyclotorsion, sans offrir encore la même diversité de profils excimer individualisés. |
| Récupération | Le LASIK procure habituellement la récupération fonctionnelle la plus rapide. La PKR récupère plus lentement en raison de la cicatrisation épithéliale. | La récupération peut être satisfaisante mais parfois moins nette les premiers jours ou semaines. La rugosité de l’interface, les microdistorsions et le remodelage stromal peuvent retarder la récupération de la qualité optique. |
| Retouche | Après LASIK, un soulèvement contrôlé du volet ou, selon le contexte, une photoablation de surface permet une nouvelle correction. Après PKR, une nouvelle PKR peut être discutée. | Une nouvelle extraction lenticulaire n’est pas la solution habituelle. La retouche nécessite généralement une PKR, une conversion du capot en volet par CIRCLE ou la création d’un nouveau volet : il faut donc changer de stratégie. |
| Étendue des indications | Myopie, hypermétropie, astigmatisme et certaines stratégies de compensation de la presbytie, dans les limites établies par le bilan. | Indications de routine principalement centrées sur la myopie et l’astigmatisme myopique ; les autres applications restent plus limitées ou dépendantes des plateformes. |
| Risques spécifiques | Le LASIK comporte les risques propres au volet et à l’interface ; la PKR expose à une récupération plus lente et au haze dans certains contextes. | Absence de grand volet et possible avantage pour certains paramètres de surface oculaire, mais risques spécifiques de perte de succion, mauvais plan de dissection, déchirure ou extraction incomplète du lenticule, perforation du capot et irrégularité de l’interface. |
Une tendance documentée en faveur de la précision du LASIK
La méta-analyse de 11 essais randomisés publiée dans Seminars in Ophthalmology conclut à une meilleure prédictibilité du LASIK : davantage d’yeux atteignaient la cible à ±0,50 D (RR 0,91 ; IC 95 % 0,83–0,99 ; p = 0,04). L’efficacité et la sécurité globales étaient comparables, tandis que le SMILE induisait moins d’aberration sphérique. Il est donc plus exact de parler d’un avantage de précision réfractive pour le LASIK que d’une supériorité absolue sur tous les critères.
Pour l’astigmatisme, une méta-analyse de 17 études et 1 985 yeux retrouve une tendance à la sous-correction avec le SMILE. Une autre méta-analyse consacrée au LASIK guidé par front d’onde rapporte une erreur angulaire plus faible, un meilleur indice de correction cylindrique et moins de coma avec le WFG-LASIK.
Une étude comparative publiée en 2026 retrouve également davantage d’yeux proches de la cible après LASIK guidé par topographie : 88 % dans ±0,50 D contre 64 % après SMILE, avec une meilleure sensibilité au contraste à certaines fréquences spatiales. Cette étude n’était pas randomisée et les groupes différaient avant l’intervention ; elle renforce donc une tendance sans constituer à elle seule une preuve définitive.
Récupération et qualité de l’interface
Dans une étude prospective où chaque patient recevait un traitement différent sur chaque œil, le LASIK guidé par topographie procurait une récupération visuelle plus rapide à un jour et à une semaine, et induisait moins d’aberrations de haut degré à trois mois. D’autres travaux ont montré que la granularité ou la rugosité de l’interface après SMILE pouvait réduire temporairement la fonction de transfert de modulation et demander trois mois ou davantage pour disparaître complètement.
Des microdistorsions de la couche de Bowman ont également été objectivées après extraction du lenticule. Elles peuvent traduire l’ajustement mécanique des lamelles stromales après création et dissection du lenticule. Leur présence n’entraîne pas systématiquement une baisse d’acuité, mais elle illustre que l’expression « sans volet » ne signifie pas « sans modification ou microtraumatisme stromal ».
Des retouches moins directes et des complications propres à la dissection
Après SMILE/KLEx, la retouche n’est généralement pas réalisée par une seconde extraction identique. Les options décrites sont la photoablation de surface, la conversion du capot en volet ou un LASIK secondaire. Une série de 2 462 yeux publiée en 2025 rapporte 3,05 % de retouches dans les deux ans, principalement par ablation de surface ou conversion CIRCLE ; la récupération était plus rapide après conversion en volet.
La dissection et l’extraction manuelles du lenticule exposent par ailleurs à des événements spécifiques : perte de succion, adhérence ou déchirure du lenticule, faux plan, déchirure de l’incision, perforation du capot, résidu lenticulaire ou stries de traction. Ces complications sont le plus souvent maîtrisables entre des mains entraînées, mais certaines peuvent provoquer une irrégularité stromale difficile à corriger. Elles sont détaillées dans les revues consacrées aux complications du SMILE.
Personnalisation, centrage et contrôle des mouvements de l’œil
Le profil d’ablation peut être standardisé ou personnalisé à partir de la topographie cornéenne, de l’aberrométrie et des caractéristiques optiques de l’œil. La personnalisation ne signifie pas nécessairement qu’un traitement complexe est toujours préférable : son intérêt dépend du défaut à corriger et de la qualité des mesures.
Pendant la photoablation, un système de suivi oculaire détecte les déplacements de l’œil. Les plateformes modernes peuvent aussi compenser la rotation de l’œil entre la position assise et la position allongée, particulièrement pertinente pour l’astigmatisme. Le fonctionnement de ce dispositif est détaillé dans la page eye-tracker, centrage et cyclotorsion.
Les pages consacrées à la plateforme femtoseconde–excimer et au LASIK personnalisé en vidéo complètent cette partie technique.
Déroulement de l’intervention
L’intervention est réalisée sous anesthésie locale par collyre. Les deux yeux sont souvent opérés au cours de la même séance. Le patient reste éveillé ; un écarteur maintient les paupières et une fixation lumineuse sert de repère. La durée passée sous les lasers est courte, mais l’installation, les contrôles et la vérification finale prennent davantage de temps.
Lors de la création du volet, la vision peut s’assombrir temporairement et une sensation de pression est possible. Pendant l’action du laser excimer, la fixation peut paraître floue ou mobile : le suivi oculaire est précisément conçu pour contrôler les petits mouvements. Il n’est pas demandé de garder l’œil parfaitement immobile.
Après repositionnement du volet, le chirurgien vérifie sa position et l’interface. Des coques de protection et un traitement par collyres sont prescrits. Les consignes exactes peuvent varier selon le cas et doivent primer sur toute information générale lue en ligne.
Récupération visuelle et résultats
La vision s’améliore souvent dès les premières heures et devient fonctionnelle rapidement, mais elle peut fluctuer les premiers jours. Picotements, larmoiement, sensation de sable, halos et sensibilité à la lumière sont possibles. La récupération de la qualité visuelle fine et de la surface oculaire est plus progressive que la simple récupération de l’acuité.
Le résultat dépend notamment de la correction initiale, de la régularité cornéenne, de la cicatrisation, de la surface oculaire et de l’âge. L’objectif est de réduire la dépendance aux lunettes ou lentilles ; une correction résiduelle, une évolution ultérieure de la réfraction ou le besoin de lunettes pour certaines tâches restent possibles.
Après l’opération : ne pas frotter les yeux, utiliser les collyres prescrits, porter les protections recommandées et respecter les contrôles. Une douleur importante, une baisse visuelle inhabituelle, une rougeur croissante ou un traumatisme nécessitent un avis rapide.
Consulter le guide détaillé : suites opératoires après LASIK.
Effets indésirables, limites et complications
Le LASIK donne généralement de bons résultats lorsque l’indication et la réalisation sont rigoureuses, mais aucune chirurgie n’est dépourvue de risque. L’information doit distinguer les phénomènes fréquents et le plus souvent transitoires des complications rares pouvant nécessiter un traitement.
Phénomènes postopératoires possibles
- sécheresse oculaire, gêne fluctuante et fatigue visuelle ;
- halos, éblouissements, baisse de contraste ou vision nocturne moins confortable ;
- sous-correction, sur-correction, régression ou astigmatisme résiduel ;
- déséquilibre entre les deux yeux ou difficulté d’adaptation à une stratégie de monovision ;
- inflammation de l’interface, plis du volet ou déplacement après un traumatisme ;
- invasion épithéliale de l’interface, surtout après certaines retouches ;
- infection, cicatrice, baisse de la meilleure vision corrigée ou ectasie cornéenne : complications rares mais potentiellement sérieuses.
Les enquêtes prospectives de la FDA sur les symptômes rapportés par les patients montrent qu’une forte satisfaction globale peut coexister avec l’apparition de nouveaux symptômes visuels ou de sécheresse chez une partie des opérés. Cela justifie un recueil préopératoire précis des symptômes et une information individualisée, plutôt qu’un chiffre unique présenté comme une garantie. Voir le projet PROWL de la FDA.
Le risque d’ectasie après LASIK est étudié à partir de la forme cornéenne, de l’épaisseur, du profil d’ablation et du tissu résiduel. Le volet adhère durablement, mais l’interface persiste : un traumatisme direct peut exceptionnellement le déplacer, même tardivement.
Une correction résiduelle ne conduit pas automatiquement à une nouvelle intervention. Il faut d’abord vérifier sa stabilité et rechercher une cause liée à la surface oculaire, au cristallin ou à la rétine. Les options sont détaillées dans retouche et reprise après LASIK et illustrées par une vidéo de retraitement.
Que se passe-t-il des années après un LASIK ?
Le remodelage cornéen est durable, mais l’œil continue d’évoluer. La presbytie apparaît avec l’âge ; le cristallin peut ensuite se modifier et une cataracte peut survenir indépendamment du LASIK. Une nouvelle correction optique peut donc devenir utile sans que le traitement initial ait « disparu ».
Une chirurgie de la cataracte reste possible après LASIK. Le calcul de la puissance de l’implant demande toutefois de tenir compte de la modification cornéenne. Il est utile de conserver les comptes rendus, la réfraction antérieure et les données de traitement. Voir les dossiers biométrie avant chirurgie de la cataracte et calcul d’implant après chirurgie réfractive.
Approfondir : toutes les pages du dossier LASIK
La matière historique, optique et chirurgicale auparavant concentrée sur cette page est conservée dans les dossiers spécialisés suivants :
| Question | Page approfondie |
|---|---|
| D’où vient le LASIK et comment la technique a-t-elle évolué ? | Histoire du LASIK |
| Une forte myopie peut-elle être corrigée ? | LASIK et myopie forte |
| Comment traiter l’hypermétropie ? | LASIK et hypermétropie |
| Comment sont pris en compte l’axe et la cyclotorsion ? | LASIK et astigmatisme · Eye-tracker |
| Quelle épaisseur de cornée est nécessaire ? | LASIK et épaisseur cornéenne · Prévention de l’ectasie |
| Comment se passe la récupération ? | Suites opératoires après LASIK |
| Quand et comment discuter une retouche ? | Retouche après LASIK |
| Quels lasers et quels dispositifs de guidage sont utilisés ? | Plateforme femtoseconde–excimer · Suivi oculaire |
Questions fréquentes
Le LASIK est-il douloureux ?
L’intervention est réalisée sous collyre anesthésiant. Une pression et des sensations inhabituelles peuvent être perçues, mais la douleur peropératoire n’est pas attendue. Une gêne, un larmoiement ou une sensation de sable sont possibles dans les premières heures.
Peut-on bouger l’œil pendant le laser ?
Les petits mouvements sont suivis par l’eye-tracker. Le chirurgien contrôle le centrage et peut interrompre le traitement si les conditions ne sont pas satisfaisantes. Il suffit de suivre la consigne de fixation sans chercher à immobiliser l’œil de façon forcée.
Quand peut-on reprendre le travail ou le sport ?
La reprise d’une activité de bureau est souvent rapide, mais dépend du confort visuel. Les sports exposant aux chocs, à la poussière ou à l’eau nécessitent un délai et des protections adaptés. Les consignes données après l’intervention priment sur les délais généraux.
Le LASIK empêche-t-il une future chirurgie de la cataracte ?
Non. Il faut simplement signaler l’antécédent de LASIK et, si possible, fournir les données préopératoires et le compte rendu du traitement afin d’aider au calcul d’implant.
Une retouche est-elle toujours possible ?
Non. Sa pertinence dépend de la gêne, de la stabilité, de la surface oculaire, de l’âge, de l’épaisseur cornéenne et du tissu résiduel. Une correction optique peut parfois être préférable.
Références scientifiques et institutionnelles
- Ang M, Gatinel D et al. Refractive surgery beyond 2020. Eye, 2021.
- Salah-Mabed I et al. High hyperopic LASIK. J Cataract Refract Surg, 2024.
- SMILE versus LASIK: systematic review and meta-analysis of 11 randomized clinical trials.
- SMILE versus LASIK for astigmatism: systematic review and meta-analysis.
- SMILE versus wavefront-guided LASIK: systematic review and meta-analysis, 2024.
- Topography-guided LASIK versus KLEx: prospective contralateral study, 2024.
- Topography-guided LASIK versus SMILE: precision and visual quality, 2026.
- Retreatment after keratorefractive lenticule extraction, 2025.
- Post-refractive surgery dry eye: systematic review, 2024.
- Epithelial ingrowth following LASIK: prevalence, risk factors and management.
- LASIK enhancement: clinical and surgical management.
- FDA — Patient-Reported Outcomes With LASIK (PROWL).
Faire évaluer une indication de chirurgie réfractive
Une consultation permet de déterminer si le LASIK est adapté ou si une autre stratégie est préférable. Le choix repose sur les mesures, la santé oculaire et les objectifs visuels, sans engagement opératoire.
- Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : consultations en secteur 1.
- Clinique Noémie de Rothschild, 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e : consultations en secteurs 1 et 2.
- Rendez-vous : prendre rendez-vous sur Doctolib.
- Consultation privée, secteur 2 : Me Evelyne Barbosa — ebarbosa@for.paris.
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