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Le LASIK

Résumé pratique. Le LASIK est une technique de chirurgie réfractive cornéenne qui corrige notamment la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme. Un laser femtoseconde crée un volet cornéen superficiel ; un laser excimer remodèle ensuite le stroma. L’indication dépend d’un bilan personnalisé : stabilité de la correction, topographie et tomographie cornéennes, épaisseur de la cornée, surface oculaire, âge et attentes visuelles.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.

Publications de référence.

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation ni un avis médical individualisé.

Le terme LASIK vient de l’anglais Laser-Assisted In Situ Keratomileusis. Il désigne un remodelage de la cornée réalisé dans son épaisseur. Contrairement à une chirurgie intraoculaire, le LASIK n’ouvre pas l’œil et ne nécessite pas d’implant : l’intervention porte uniquement sur la cornée.

Cette page donne une vue d’ensemble de la technique, de ses indications et de ses limites. Les sujets plus spécialisés sont développés dans des pages satellites afin de conserver la profondeur scientifique du dossier sans rendre le parcours du lecteur confus.

Comment fonctionne le LASIK ?

La correction optique repose sur une modification contrôlée de la courbure cornéenne. Pour la myopie, le centre de la cornée est aplati ; pour l’hypermétropie, le profil d’ablation vise à accroître sa puissance centrale ; pour l’astigmatisme, le remodelage varie selon les méridiens. La presbytie ne correspond pas à un simple défaut cornéen : sa prise en charge nécessite une stratégie visuelle spécifique, parfois fondée sur une différence de correction entre les deux yeux.

Les trois temps du LASIK

  1. Création du volet cornéen. Le laser femtoseconde découpe un volet superficiel d’épaisseur et de diamètre programmés.
  2. Photoablation. Le volet est soulevé ; le laser excimer retire quelques microns de tissu stromal selon le défaut optique et le profil choisi.
  3. Repositionnement. Le volet est remis en place. Il adhère spontanément, sans suture, mais doit être protégé des frottements et des traumatismes pendant la période postopératoire.
Étapes du LASIK : création du volet, photoablation au laser excimer et repositionnement
Étapes principales du LASIK : volet réalisé au laser femtoseconde, remodelage au laser excimer, puis repositionnement du volet.

Le rôle respectif de ces deux lasers est expliqué dans les dossiers consacrés au laser femtoseconde et au laser excimer. Une vidéo de création du volet permet également de visualiser le premier temps opératoire.

Quels défauts visuels peuvent être corrigés ?

  • Myopie : le LASIK est souvent envisagé pour les myopies faibles à moyennes ; les fortes myopies demandent une analyse particulièrement rigoureuse de l’épaisseur, de la géométrie et de la biomécanique cornéennes. Voir LASIK et myopie forte.
  • Hypermétropie : la faisabilité dépend de l’amplitude de la correction, du diamètre cornéen, du centrage et du profil d’ablation. Voir LASIK et hypermétropie.
  • Astigmatisme : l’axe, la régularité et l’origine de l’astigmatisme doivent être analysés ; la compensation de la cyclotorsion et le centrage sont importants. Voir LASIK et astigmatisme.
  • Presbytie : le LASIK peut participer à une stratégie de compensation, mais ne restaure pas l’accommodation du cristallin. L’âge, la réfraction, la dominance oculaire et les activités visuelles orientent le choix.

Les limites ne se résument donc pas à un nombre de dioptries. Deux patients ayant la même correction peuvent relever de techniques différentes en raison de leur anatomie cornéenne, de leur surface oculaire, de leur âge ou de leurs priorités visuelles.

À qui le LASIK peut-il être proposé ?

Une indication raisonnable suppose généralement une correction stable, une cornée compatible avec la création d’un volet et la photoablation, une surface oculaire suffisamment saine et des attentes réalistes. Le bilan recherche aussi les situations où une autre technique serait préférable.

Situations imposant de différer ou d’éviter un LASIK

  • correction encore évolutive ;
  • grossesse ou allaitement, lorsque la réfraction et la surface oculaire peuvent être instables ;
  • kératocône avéré ou suspicion de fragilité cornéenne ;
  • épaisseur ou architecture cornéenne incompatibles avec le traitement prévu ;
  • sécheresse oculaire ou blépharite non contrôlée ;
  • pathologie rétinienne, cristallinienne, glaucomateuse ou neuro-ophtalmologique susceptible de limiter le résultat ;
  • certaines maladies générales, traitements ou difficultés de cicatrisation, à apprécier au cas par cas.

Une cornée fine n’exclut pas automatiquement le LASIK, et une cornée épaisse ne garantit pas à elle seule la sécurité. Le dossier LASIK et épaisseur de la cornée explique pourquoi l’épaisseur doit être interprétée avec la topographie, la tomographie et le volume de tissu remodelé.

Le bilan préopératoire

Le bilan ne sert pas uniquement à confirmer que l’opération est techniquement possible. Il doit aussi identifier la technique la plus cohérente et anticiper les compromis visuels. Il comprend habituellement :

  • la mesure de la réfraction et de l’acuité visuelle, parfois après cycloplégie ;
  • la topographie et la tomographie cornéennes ;
  • la pachymétrie et l’analyse du profil d’épaisseur ;
  • l’étude de la pupille, de l’axe visuel et, selon les cas, de l’aberrométrie ;
  • l’examen de la surface oculaire et des glandes de Meibomius ;
  • l’examen du cristallin, de la rétine et de la pression intraoculaire ;
  • une discussion sur les activités, la conduite nocturne, le travail sur écran, les sports, la presbytie et les attentes.

L’arrêt temporaire des lentilles avant les mesures peut être nécessaire, car elles peuvent modifier la forme de la cornée. Sa durée dépend du type de lentilles et de la stabilité des examens successifs.

LASIK, PKR ou extraction lenticulaire : notre approche

Pourquoi nous privilégions le LASIK ou la PKR

Lorsque l’indication d’une chirurgie cornéenne au laser est retenue, notre pratique privilégie le LASIK femtoseconde ou la PKR. L’extraction lenticulaire — SMILE ou, plus largement, KLEx — n’est pas pratiquée de façon courante dans notre centre. Ce choix repose notamment sur la précision réfractive des traitements excimer, leurs possibilités de personnalisation, la gestion de l’astigmatisme et du centrage, la récupération visuelle rapide du LASIK et les solutions de retouche mieux codifiées.

Cette préférence clinique ne signifie pas que le SMILE serait inefficace ou globalement plus dangereux : les trois techniques peuvent donner de bons résultats chez des patients bien sélectionnés. En revanche, leurs limites et leurs complications ne sont pas identiques, et nous considérons que la souplesse du couple femtoseconde–excimer constitue un avantage important pour une chirurgie individualisée et suivie sur le long terme.

CritèreLASIK / PKR avec laser excimerExtraction lenticulaire (SMILE/KLEx)
Précision réfractiveUne méta-analyse de 11 essais randomisés retrouve une proportion significativement plus élevée d’yeux dans ±0,50 D avec le LASIK. Le LASIK guidé par topographie permet une précision supplémentaire dans certaines comparaisons récentes.Résultats généralement efficaces, mais une dispersion réfractive et une sous-correction peuvent être plus marquées dans certaines séries ou pour certaines corrections.
AstigmatismeCompensation de la cyclotorsion, reconnaissance irienne selon les plateformes et profils excimer personnalisables. Les méta-analyses retrouvent un meilleur indice de correction ou une moindre erreur d’axe dans plusieurs comparaisons.Correction possible de l’astigmatisme myopique, mais tendance publiée à la sous-correction, notamment pour les astigmatismes faibles à modérés ; les options de personnalisation restent plus contraintes.
PersonnalisationProfils guidés par topographie, front d’onde ou lancer de rayons ; ajustement de l’asphéricité, du centrage et du diamètre optique selon le cas.La correction dépend principalement de la géométrie du lenticule programmée par la plateforme. Les évolutions récentes améliorent le centrage et la cyclotorsion, sans offrir encore la même diversité de profils excimer individualisés.
RécupérationLe LASIK procure habituellement la récupération fonctionnelle la plus rapide. La PKR récupère plus lentement en raison de la cicatrisation épithéliale.La récupération peut être satisfaisante mais parfois moins nette les premiers jours ou semaines. La rugosité de l’interface, les microdistorsions et le remodelage stromal peuvent retarder la récupération de la qualité optique.
RetoucheAprès LASIK, un soulèvement contrôlé du volet ou, selon le contexte, une photoablation de surface permet une nouvelle correction. Après PKR, une nouvelle PKR peut être discutée.Une nouvelle extraction lenticulaire n’est pas la solution habituelle. La retouche nécessite généralement une PKR, une conversion du capot en volet par CIRCLE ou la création d’un nouveau volet : il faut donc changer de stratégie.
Étendue des indicationsMyopie, hypermétropie, astigmatisme et certaines stratégies de compensation de la presbytie, dans les limites établies par le bilan.Indications de routine principalement centrées sur la myopie et l’astigmatisme myopique ; les autres applications restent plus limitées ou dépendantes des plateformes.
Risques spécifiquesLe LASIK comporte les risques propres au volet et à l’interface ; la PKR expose à une récupération plus lente et au haze dans certains contextes.Absence de grand volet et possible avantage pour certains paramètres de surface oculaire, mais risques spécifiques de perte de succion, mauvais plan de dissection, déchirure ou extraction incomplète du lenticule, perforation du capot et irrégularité de l’interface.
Cette comparaison explique notre préférence pratique ; la décision reste individualisée à partir du bilan cornéen, réfractif et fonctionnel.

Une tendance documentée en faveur de la précision du LASIK

La méta-analyse de 11 essais randomisés publiée dans Seminars in Ophthalmology conclut à une meilleure prédictibilité du LASIK : davantage d’yeux atteignaient la cible à ±0,50 D (RR 0,91 ; IC 95 % 0,83–0,99 ; p = 0,04). L’efficacité et la sécurité globales étaient comparables, tandis que le SMILE induisait moins d’aberration sphérique. Il est donc plus exact de parler d’un avantage de précision réfractive pour le LASIK que d’une supériorité absolue sur tous les critères.

Pour l’astigmatisme, une méta-analyse de 17 études et 1 985 yeux retrouve une tendance à la sous-correction avec le SMILE. Une autre méta-analyse consacrée au LASIK guidé par front d’onde rapporte une erreur angulaire plus faible, un meilleur indice de correction cylindrique et moins de coma avec le WFG-LASIK.

Une étude comparative publiée en 2026 retrouve également davantage d’yeux proches de la cible après LASIK guidé par topographie : 88 % dans ±0,50 D contre 64 % après SMILE, avec une meilleure sensibilité au contraste à certaines fréquences spatiales. Cette étude n’était pas randomisée et les groupes différaient avant l’intervention ; elle renforce donc une tendance sans constituer à elle seule une preuve définitive.

Récupération et qualité de l’interface

Dans une étude prospective où chaque patient recevait un traitement différent sur chaque œil, le LASIK guidé par topographie procurait une récupération visuelle plus rapide à un jour et à une semaine, et induisait moins d’aberrations de haut degré à trois mois. D’autres travaux ont montré que la granularité ou la rugosité de l’interface après SMILE pouvait réduire temporairement la fonction de transfert de modulation et demander trois mois ou davantage pour disparaître complètement.

Des microdistorsions de la couche de Bowman ont également été objectivées après extraction du lenticule. Elles peuvent traduire l’ajustement mécanique des lamelles stromales après création et dissection du lenticule. Leur présence n’entraîne pas systématiquement une baisse d’acuité, mais elle illustre que l’expression « sans volet » ne signifie pas « sans modification ou microtraumatisme stromal ».

Des retouches moins directes et des complications propres à la dissection

Après SMILE/KLEx, la retouche n’est généralement pas réalisée par une seconde extraction identique. Les options décrites sont la photoablation de surface, la conversion du capot en volet ou un LASIK secondaire. Une série de 2 462 yeux publiée en 2025 rapporte 3,05 % de retouches dans les deux ans, principalement par ablation de surface ou conversion CIRCLE ; la récupération était plus rapide après conversion en volet.

La dissection et l’extraction manuelles du lenticule exposent par ailleurs à des événements spécifiques : perte de succion, adhérence ou déchirure du lenticule, faux plan, déchirure de l’incision, perforation du capot, résidu lenticulaire ou stries de traction. Ces complications sont le plus souvent maîtrisables entre des mains entraînées, mais certaines peuvent provoquer une irrégularité stromale difficile à corriger. Elles sont détaillées dans les revues consacrées aux complications du SMILE.

Personnalisation, centrage et contrôle des mouvements de l’œil

Le profil d’ablation peut être standardisé ou personnalisé à partir de la topographie cornéenne, de l’aberrométrie et des caractéristiques optiques de l’œil. La personnalisation ne signifie pas nécessairement qu’un traitement complexe est toujours préférable : son intérêt dépend du défaut à corriger et de la qualité des mesures.

Pendant la photoablation, un système de suivi oculaire détecte les déplacements de l’œil. Les plateformes modernes peuvent aussi compenser la rotation de l’œil entre la position assise et la position allongée, particulièrement pertinente pour l’astigmatisme. Le fonctionnement de ce dispositif est détaillé dans la page eye-tracker, centrage et cyclotorsion.

Les pages consacrées à la plateforme femtoseconde–excimer et au LASIK personnalisé en vidéo complètent cette partie technique.

Déroulement de l’intervention

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale par collyre. Les deux yeux sont souvent opérés au cours de la même séance. Le patient reste éveillé ; un écarteur maintient les paupières et une fixation lumineuse sert de repère. La durée passée sous les lasers est courte, mais l’installation, les contrôles et la vérification finale prennent davantage de temps.

Lors de la création du volet, la vision peut s’assombrir temporairement et une sensation de pression est possible. Pendant l’action du laser excimer, la fixation peut paraître floue ou mobile : le suivi oculaire est précisément conçu pour contrôler les petits mouvements. Il n’est pas demandé de garder l’œil parfaitement immobile.

Après repositionnement du volet, le chirurgien vérifie sa position et l’interface. Des coques de protection et un traitement par collyres sont prescrits. Les consignes exactes peuvent varier selon le cas et doivent primer sur toute information générale lue en ligne.

Récupération visuelle et résultats

La vision s’améliore souvent dès les premières heures et devient fonctionnelle rapidement, mais elle peut fluctuer les premiers jours. Picotements, larmoiement, sensation de sable, halos et sensibilité à la lumière sont possibles. La récupération de la qualité visuelle fine et de la surface oculaire est plus progressive que la simple récupération de l’acuité.

Le résultat dépend notamment de la correction initiale, de la régularité cornéenne, de la cicatrisation, de la surface oculaire et de l’âge. L’objectif est de réduire la dépendance aux lunettes ou lentilles ; une correction résiduelle, une évolution ultérieure de la réfraction ou le besoin de lunettes pour certaines tâches restent possibles.

Après l’opération : ne pas frotter les yeux, utiliser les collyres prescrits, porter les protections recommandées et respecter les contrôles. Une douleur importante, une baisse visuelle inhabituelle, une rougeur croissante ou un traumatisme nécessitent un avis rapide.

Consulter le guide détaillé : suites opératoires après LASIK.

Effets indésirables, limites et complications

Le LASIK donne généralement de bons résultats lorsque l’indication et la réalisation sont rigoureuses, mais aucune chirurgie n’est dépourvue de risque. L’information doit distinguer les phénomènes fréquents et le plus souvent transitoires des complications rares pouvant nécessiter un traitement.

Phénomènes postopératoires possibles

  • sécheresse oculaire, gêne fluctuante et fatigue visuelle ;
  • halos, éblouissements, baisse de contraste ou vision nocturne moins confortable ;
  • sous-correction, sur-correction, régression ou astigmatisme résiduel ;
  • déséquilibre entre les deux yeux ou difficulté d’adaptation à une stratégie de monovision ;
  • inflammation de l’interface, plis du volet ou déplacement après un traumatisme ;
  • invasion épithéliale de l’interface, surtout après certaines retouches ;
  • infection, cicatrice, baisse de la meilleure vision corrigée ou ectasie cornéenne : complications rares mais potentiellement sérieuses.

Les enquêtes prospectives de la FDA sur les symptômes rapportés par les patients montrent qu’une forte satisfaction globale peut coexister avec l’apparition de nouveaux symptômes visuels ou de sécheresse chez une partie des opérés. Cela justifie un recueil préopératoire précis des symptômes et une information individualisée, plutôt qu’un chiffre unique présenté comme une garantie. Voir le projet PROWL de la FDA.

Le risque d’ectasie après LASIK est étudié à partir de la forme cornéenne, de l’épaisseur, du profil d’ablation et du tissu résiduel. Le volet adhère durablement, mais l’interface persiste : un traumatisme direct peut exceptionnellement le déplacer, même tardivement.

Une correction résiduelle ne conduit pas automatiquement à une nouvelle intervention. Il faut d’abord vérifier sa stabilité et rechercher une cause liée à la surface oculaire, au cristallin ou à la rétine. Les options sont détaillées dans retouche et reprise après LASIK et illustrées par une vidéo de retraitement.

Que se passe-t-il des années après un LASIK ?

Le remodelage cornéen est durable, mais l’œil continue d’évoluer. La presbytie apparaît avec l’âge ; le cristallin peut ensuite se modifier et une cataracte peut survenir indépendamment du LASIK. Une nouvelle correction optique peut donc devenir utile sans que le traitement initial ait « disparu ».

Une chirurgie de la cataracte reste possible après LASIK. Le calcul de la puissance de l’implant demande toutefois de tenir compte de la modification cornéenne. Il est utile de conserver les comptes rendus, la réfraction antérieure et les données de traitement. Voir les dossiers biométrie avant chirurgie de la cataracte et calcul d’implant après chirurgie réfractive.

Approfondir : toutes les pages du dossier LASIK

La matière historique, optique et chirurgicale auparavant concentrée sur cette page est conservée dans les dossiers spécialisés suivants :

QuestionPage approfondie
D’où vient le LASIK et comment la technique a-t-elle évolué ?Histoire du LASIK
Une forte myopie peut-elle être corrigée ?LASIK et myopie forte
Comment traiter l’hypermétropie ?LASIK et hypermétropie
Comment sont pris en compte l’axe et la cyclotorsion ?LASIK et astigmatisme · Eye-tracker
Quelle épaisseur de cornée est nécessaire ?LASIK et épaisseur cornéenne · Prévention de l’ectasie
Comment se passe la récupération ?Suites opératoires après LASIK
Quand et comment discuter une retouche ?Retouche après LASIK
Quels lasers et quels dispositifs de guidage sont utilisés ?Plateforme femtoseconde–excimer · Suivi oculaire

Questions fréquentes

Le LASIK est-il douloureux ?

L’intervention est réalisée sous collyre anesthésiant. Une pression et des sensations inhabituelles peuvent être perçues, mais la douleur peropératoire n’est pas attendue. Une gêne, un larmoiement ou une sensation de sable sont possibles dans les premières heures.

Peut-on bouger l’œil pendant le laser ?

Les petits mouvements sont suivis par l’eye-tracker. Le chirurgien contrôle le centrage et peut interrompre le traitement si les conditions ne sont pas satisfaisantes. Il suffit de suivre la consigne de fixation sans chercher à immobiliser l’œil de façon forcée.

Quand peut-on reprendre le travail ou le sport ?

La reprise d’une activité de bureau est souvent rapide, mais dépend du confort visuel. Les sports exposant aux chocs, à la poussière ou à l’eau nécessitent un délai et des protections adaptés. Les consignes données après l’intervention priment sur les délais généraux.

Le LASIK empêche-t-il une future chirurgie de la cataracte ?

Non. Il faut simplement signaler l’antécédent de LASIK et, si possible, fournir les données préopératoires et le compte rendu du traitement afin d’aider au calcul d’implant.

Une retouche est-elle toujours possible ?

Non. Sa pertinence dépend de la gêne, de la stabilité, de la surface oculaire, de l’âge, de l’épaisseur cornéenne et du tissu résiduel. Une correction optique peut parfois être préférable.

Références scientifiques et institutionnelles

Faire évaluer une indication de chirurgie réfractive

Une consultation permet de déterminer si le LASIK est adapté ou si une autre stratégie est préférable. Le choix repose sur les mesures, la santé oculaire et les objectifs visuels, sans engagement opératoire.

  • Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : consultations en secteur 1.
  • Clinique Noémie de Rothschild, 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e : consultations en secteurs 1 et 2.
  • Rendez-vous : prendre rendez-vous sur Doctolib.
  • Consultation privée, secteur 2 : Me Evelyne Barbosa — ebarbosa@for.paris.

60 réponses à « Le LASIK »

  1. Durand Barbara

    Bonjour docteur,
    Est ce qu’en se frottant les yeux vigoureusement tous les jours on risque de déplacer le volet cornéen après Lasik ? Auquel cas ceux qui se frottent souvent les yeux doivent faire une PKR ?

  2. Dr Damien Gatinel

    La maladie de Crohn n’est pas une contre indication au LASIK et à la chirurgie réfractive cornéenne. Une uvéite guérie n’est pas non plus une contre indication si elle a été traitée et n’a pas laissé de séquelles oculaires; les uvéites peuvent se compliquer de glaucome, ou cataracte, mais cette évolution n’est heureusement pas systématique.

  3. Bonjour Docteur,
    Est ce la maladie de Crohn est une contre indication au lasik dans le cas où elle s’accompagne d’uveite?
    Est ce que les uvéites dans le cadre des maladies auto immunes menacent elles la vision?
    Merci beaucoup

  4. Dr Damien Gatinel

    La possibilité d’une correction en lentilles dépend de l’épaisseur et de la régularité de vos cornées. Un bilan comprenant la réalisation d’une topographie cornéenne est indispensable pour confirmer votre opérabilité. Le cout de ce type d’intervention est compris entre 3000 et 4000 euros pour les centre équipés de matériel performant (laser femtoseconde, etc.)

  5. Vanessa

    Bonjour,
    J’ai 39 ans et porte des lentilles depuis l’âge de 17 ans.
    J’ai une forte myopie OD : -9 et OG : -9.5
    Je commence à avoir du mal à supporter mes lentilles, souvent une gêne comme un grain de sable.
    Est ce possible de me faire operer avec le lasik?
    Et combien coûte cette opération ?
    Cordialement.

  6. Fouzia

    J’ai été opérer de lazik ça fait 2 mois et 15 jours
    De près c est parfait mais de loin vraiment catastrophe
    1 mètre devant moi très flou mon médecin a dit après 3 mois vue de loin sera rétablie mais j’ai pas espoir
    Alors mon médecin me propose une correction
    Est que après ma vue de lion sera rétablie prq j’ai plus espoire merci

  7. Bonjour,
    Je suis également diabétique de type 1 et « on » m’avait dit qu’à cause des auto piqûre sur la pulpe des doigts, j’allais perdre ma sensibilité et donc aggraver un problème oculaire. Donc éviter toute chirurgie !

  8. Nathan

    Merci Docteur, c’est une super nouvelle.
    la perte de sensibilité aux doigts ne crée pas/ majore le risque de cécité ?
    Merci encore

  9. Dr Damien Gatinel

    Il est tout à fait possible de réaliser une procédure LASIK chez un patient diabétique, et il n’y a pas de lien avec les piqûres de la pulpe des doigts.

  10. Nathan

    Bonjour Docteur,

    Je suis très motivé pour une opération au lasik, mais je suis diabétique.
    J’aimerais savoir svp
    – si le diabète est compatible avec le lasik?
    De plus, il est écrit que les auto-mesures avec l’auto-piqueur créent une perte de sensibilité au niveau des doigts qui aggraveraient un problème oculaire ? (Est ce vrai ? Quel lien?)

    Merci beaucoup
    Nathan

  11. Dr Damien Gatinel

    L’atrophie des glandes de Meibomus ne conduit pas du tout à la cécité, mais expose à une sécheresse oculaire qualitataive et évaporative. Le LASIK n’est pas contre indiqué dans ce contexte (sauf si la situation est compliquée de kératite, d’insuffisance limbique…). Le LASIK expose toutefois à une majoration de la sécheresse par réduction de la production de larmes. Les massages exposent effectivement à un risque de lésion cornéenne et augmentent la pression intraoculaires s’ils sont mal réalisés: en principe il ne faut pas appuyer sur l’oeil en réalisant le massage des paupières.

  12. Bonjour Dr, j’aimerais envisager une opération au lasik pour une myopie, cependant je souffre d’une sécheresse oculaire evaporative, due à une rosacée oculaire/DGM.
    Est ce vrai docteur que:
    – l’atrophie des glandes de meibmoius peut conduire à la cécité ?
    – le lasik accentue cette atrophie?
    – le massage des paupières a un impact négatif sur la cornée et tension oculaire ?
    Merci beaucoup pour votre retour car j’angoisse énormément à ce sujet
    Dan

  13. Dr Damien Gatinel

    Il est probable que la sécheresse oculaires soit effectivement responsable de votre gêne si celle-ci s’accompagne de sensations locales (prurit). La réalisation d’un examen topographique de la cornée pourrait également éliminer un problème associé (qualité du centrage et de la correction délivrée par le laser du côté droit).

  14. Esthelle

    Bonjour,
    J’ai été opérée il y a deux mois pour myopie via la méthode LASIK. Apres une période de plusieurs semaines pendant laquelle es yeux étaient très secs, cela s’est amélioré. Mais maintenant je remarque depuis deux semaines une gêne au niveau de mon œil droit (difficulté à lire de loin avec cet oeil, vision flou comme un halo de loin et oeil qui me gratte sévèrement). J’ai fais un contrôle auprès du centre qui m’a opéré qui me dit que ma vision est toujours de 10/10 sur les deux yeux et que mes yeux sont seulement secs. Il m’est dit que l’on a toujours un oeil directeur qui voit mieux que l’autre… Malgré mettre bcp de gouttes pour hydrater ma vision ne s’améliore pas sur l’œil droit. Qu’en pensez vous ? Cela m’angoisse beaucoup.

  15. Lucie

    Bonjour Docteur,

    Suite à une opération lasik, il y a 2 ans, j’ai toujours été gênée par l’œil droit ( vision légèrement plus basse). Mon chirurgien ne souhaitait pas faire de correction car trop infime. 2 ans après, je suis toujours aussi dérangée et après une visite chez mon chirurgien, ma vue ( de l’œil droit) a diminué .

    Il m’a dit qu’une correction était possible très limite et que si j’acceptais, cela me coûterait 200€ de supplément mais que,SURTOUT, je courais un gros risque car il va devoir affiner la cornée et que je ne devais plus jamais me frotter l’œil au risque d’aggravation.

    Il m’a fait très peur sur ce coup car il me laisse donc le choix entre un oeil défectueux qui me gêne et un gros risque si j’accepte la retouche.

    Dit t-il la vérité ou est-ce qu’il n’a simplement pas envie d’effectuer une retouche ?

    De plus, je vois toujours tout en double dans les hautes lumières, il me dit que ça arrive avec les deux yeux que ce n’est pas lié à l’opération. Hors je n’avais rien avant cela, je ne peux plus lire de sous titres ni observer la lune sans la voir en triple :-(

    D’avance merci

  16. Dr Damien Gatinel

    A priori non, les risques chez les myopes sont liés plutôt à des traumatismes oculaires (boxe, arts martiaux avec chocs répétés à la tête).

  17. Ethan

    Bonjour Docteur,

    Est ce que la musculation est un risque pour les myopes de décollement de rétine ?

    Merci beaucoup
    Ethan

  18. Dr Damien Gatinel

    Le décalage est effet important (un peu plus de 2D) et vous pourriez essayer une lentille un peu plus forte à gauche (ex: -2D) pour bénéficier d’une meilleure tolérance à la monovision.

  19. Bonjour Docteur,

    À 58 ans, je suis myope stable et presbyte, OD -4 et OG -3,75 avec add 2,25 . On me propose après consultation une opération LASIK avec comme correction OD -4 et OG -1,50 pour avoir les 2 visions VL et VP. J’ai 15 jours d’essais lentilles à ces corrections pour que le cerveau s’adapte. J’ai testé hier pour la première fois et j’ai du mal à faire la mise au point surtout en VL et nocturne .

    Pensez-vous que la correction OG est bonne, car je trouve le décalage important ?

    Merci pour votre réponse
    Jeff

  20. Dr Damien Gatinel

    Le LASIK est la course à pied sont parfaitement compatible; de nombreux sportifs occasionnels et professionnels ou de haut niveau ont recours au LASIK pour la correction de leur défaut visuel. Le LASIK ne réduit pas (il ne l’augmente pas non plus) le risque rétinien chez le myope. Les chocs répétés de la course à pied ne sont pas considérés comme à risque d’induire des complications rétiniennes a priori, car ils sont amortis au niveau de l’encéphale. Les chocs à la tête ou à l’oeil, de même que les frottements oculaires appuyés représentent en revanche des risques certains pour le décollement de rétine.

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