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Le LASIK

Résumé pratique. Le LASIK est une technique de chirurgie réfractive cornéenne qui corrige notamment la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme. Un laser femtoseconde crée un volet cornéen superficiel ; un laser excimer remodèle ensuite le stroma. L’indication dépend d’un bilan personnalisé : stabilité de la correction, topographie et tomographie cornéennes, épaisseur de la cornée, surface oculaire, âge et attentes visuelles.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.

Publications de référence.

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation ni un avis médical individualisé.

Le terme LASIK vient de l’anglais Laser-Assisted In Situ Keratomileusis. Il désigne un remodelage de la cornée réalisé dans son épaisseur. Contrairement à une chirurgie intraoculaire, le LASIK n’ouvre pas l’œil et ne nécessite pas d’implant : l’intervention porte uniquement sur la cornée.

Cette page donne une vue d’ensemble de la technique, de ses indications et de ses limites. Les sujets plus spécialisés sont développés dans des pages satellites afin de conserver la profondeur scientifique du dossier sans rendre le parcours du lecteur confus.

Comment fonctionne le LASIK ?

La correction optique repose sur une modification contrôlée de la courbure cornéenne. Pour la myopie, le centre de la cornée est aplati ; pour l’hypermétropie, le profil d’ablation vise à accroître sa puissance centrale ; pour l’astigmatisme, le remodelage varie selon les méridiens. La presbytie ne correspond pas à un simple défaut cornéen : sa prise en charge nécessite une stratégie visuelle spécifique, parfois fondée sur une différence de correction entre les deux yeux.

Les trois temps du LASIK

  1. Création du volet cornéen. Le laser femtoseconde découpe un volet superficiel d’épaisseur et de diamètre programmés.
  2. Photoablation. Le volet est soulevé ; le laser excimer retire quelques microns de tissu stromal selon le défaut optique et le profil choisi.
  3. Repositionnement. Le volet est remis en place. Il adhère spontanément, sans suture, mais doit être protégé des frottements et des traumatismes pendant la période postopératoire.
Étapes du LASIK : création du volet, photoablation au laser excimer et repositionnement
Étapes principales du LASIK : volet réalisé au laser femtoseconde, remodelage au laser excimer, puis repositionnement du volet.

Le rôle respectif de ces deux lasers est expliqué dans les dossiers consacrés au laser femtoseconde et au laser excimer. Une vidéo de création du volet permet également de visualiser le premier temps opératoire.

Quels défauts visuels peuvent être corrigés ?

  • Myopie : le LASIK est souvent envisagé pour les myopies faibles à moyennes ; les fortes myopies demandent une analyse particulièrement rigoureuse de l’épaisseur, de la géométrie et de la biomécanique cornéennes. Voir LASIK et myopie forte.
  • Hypermétropie : la faisabilité dépend de l’amplitude de la correction, du diamètre cornéen, du centrage et du profil d’ablation. Voir LASIK et hypermétropie.
  • Astigmatisme : l’axe, la régularité et l’origine de l’astigmatisme doivent être analysés ; la compensation de la cyclotorsion et le centrage sont importants. Voir LASIK et astigmatisme.
  • Presbytie : le LASIK peut participer à une stratégie de compensation, mais ne restaure pas l’accommodation du cristallin. L’âge, la réfraction, la dominance oculaire et les activités visuelles orientent le choix.

Les limites ne se résument donc pas à un nombre de dioptries. Deux patients ayant la même correction peuvent relever de techniques différentes en raison de leur anatomie cornéenne, de leur surface oculaire, de leur âge ou de leurs priorités visuelles.

À qui le LASIK peut-il être proposé ?

Une indication raisonnable suppose généralement une correction stable, une cornée compatible avec la création d’un volet et la photoablation, une surface oculaire suffisamment saine et des attentes réalistes. Le bilan recherche aussi les situations où une autre technique serait préférable.

Situations imposant de différer ou d’éviter un LASIK

  • correction encore évolutive ;
  • grossesse ou allaitement, lorsque la réfraction et la surface oculaire peuvent être instables ;
  • kératocône avéré ou suspicion de fragilité cornéenne ;
  • épaisseur ou architecture cornéenne incompatibles avec le traitement prévu ;
  • sécheresse oculaire ou blépharite non contrôlée ;
  • pathologie rétinienne, cristallinienne, glaucomateuse ou neuro-ophtalmologique susceptible de limiter le résultat ;
  • certaines maladies générales, traitements ou difficultés de cicatrisation, à apprécier au cas par cas.

Une cornée fine n’exclut pas automatiquement le LASIK, et une cornée épaisse ne garantit pas à elle seule la sécurité. Le dossier LASIK et épaisseur de la cornée explique pourquoi l’épaisseur doit être interprétée avec la topographie, la tomographie et le volume de tissu remodelé.

Le bilan préopératoire

Le bilan ne sert pas uniquement à confirmer que l’opération est techniquement possible. Il doit aussi identifier la technique la plus cohérente et anticiper les compromis visuels. Il comprend habituellement :

  • la mesure de la réfraction et de l’acuité visuelle, parfois après cycloplégie ;
  • la topographie et la tomographie cornéennes ;
  • la pachymétrie et l’analyse du profil d’épaisseur ;
  • l’étude de la pupille, de l’axe visuel et, selon les cas, de l’aberrométrie ;
  • l’examen de la surface oculaire et des glandes de Meibomius ;
  • l’examen du cristallin, de la rétine et de la pression intraoculaire ;
  • une discussion sur les activités, la conduite nocturne, le travail sur écran, les sports, la presbytie et les attentes.

L’arrêt temporaire des lentilles avant les mesures peut être nécessaire, car elles peuvent modifier la forme de la cornée. Sa durée dépend du type de lentilles et de la stabilité des examens successifs.

LASIK, PKR ou extraction lenticulaire : notre approche

Pourquoi nous privilégions le LASIK ou la PKR

Lorsque l’indication d’une chirurgie cornéenne au laser est retenue, notre pratique privilégie le LASIK femtoseconde ou la PKR. L’extraction lenticulaire — SMILE ou, plus largement, KLEx — n’est pas pratiquée de façon courante dans notre centre. Ce choix repose notamment sur la précision réfractive des traitements excimer, leurs possibilités de personnalisation, la gestion de l’astigmatisme et du centrage, la récupération visuelle rapide du LASIK et les solutions de retouche mieux codifiées.

Cette préférence clinique ne signifie pas que le SMILE serait inefficace ou globalement plus dangereux : les trois techniques peuvent donner de bons résultats chez des patients bien sélectionnés. En revanche, leurs limites et leurs complications ne sont pas identiques, et nous considérons que la souplesse du couple femtoseconde–excimer constitue un avantage important pour une chirurgie individualisée et suivie sur le long terme.

CritèreLASIK / PKR avec laser excimerExtraction lenticulaire (SMILE/KLEx)
Précision réfractiveUne méta-analyse de 11 essais randomisés retrouve une proportion significativement plus élevée d’yeux dans ±0,50 D avec le LASIK. Le LASIK guidé par topographie permet une précision supplémentaire dans certaines comparaisons récentes.Résultats généralement efficaces, mais une dispersion réfractive et une sous-correction peuvent être plus marquées dans certaines séries ou pour certaines corrections.
AstigmatismeCompensation de la cyclotorsion, reconnaissance irienne selon les plateformes et profils excimer personnalisables. Les méta-analyses retrouvent un meilleur indice de correction ou une moindre erreur d’axe dans plusieurs comparaisons.Correction possible de l’astigmatisme myopique, mais tendance publiée à la sous-correction, notamment pour les astigmatismes faibles à modérés ; les options de personnalisation restent plus contraintes.
PersonnalisationProfils guidés par topographie, front d’onde ou lancer de rayons ; ajustement de l’asphéricité, du centrage et du diamètre optique selon le cas.La correction dépend principalement de la géométrie du lenticule programmée par la plateforme. Les évolutions récentes améliorent le centrage et la cyclotorsion, sans offrir encore la même diversité de profils excimer individualisés.
RécupérationLe LASIK procure habituellement la récupération fonctionnelle la plus rapide. La PKR récupère plus lentement en raison de la cicatrisation épithéliale.La récupération peut être satisfaisante mais parfois moins nette les premiers jours ou semaines. La rugosité de l’interface, les microdistorsions et le remodelage stromal peuvent retarder la récupération de la qualité optique.
RetoucheAprès LASIK, un soulèvement contrôlé du volet ou, selon le contexte, une photoablation de surface permet une nouvelle correction. Après PKR, une nouvelle PKR peut être discutée.Une nouvelle extraction lenticulaire n’est pas la solution habituelle. La retouche nécessite généralement une PKR, une conversion du capot en volet par CIRCLE ou la création d’un nouveau volet : il faut donc changer de stratégie.
Étendue des indicationsMyopie, hypermétropie, astigmatisme et certaines stratégies de compensation de la presbytie, dans les limites établies par le bilan.Indications de routine principalement centrées sur la myopie et l’astigmatisme myopique ; les autres applications restent plus limitées ou dépendantes des plateformes.
Risques spécifiquesLe LASIK comporte les risques propres au volet et à l’interface ; la PKR expose à une récupération plus lente et au haze dans certains contextes.Absence de grand volet et possible avantage pour certains paramètres de surface oculaire, mais risques spécifiques de perte de succion, mauvais plan de dissection, déchirure ou extraction incomplète du lenticule, perforation du capot et irrégularité de l’interface.
Cette comparaison explique notre préférence pratique ; la décision reste individualisée à partir du bilan cornéen, réfractif et fonctionnel.

Une tendance documentée en faveur de la précision du LASIK

La méta-analyse de 11 essais randomisés publiée dans Seminars in Ophthalmology conclut à une meilleure prédictibilité du LASIK : davantage d’yeux atteignaient la cible à ±0,50 D (RR 0,91 ; IC 95 % 0,83–0,99 ; p = 0,04). L’efficacité et la sécurité globales étaient comparables, tandis que le SMILE induisait moins d’aberration sphérique. Il est donc plus exact de parler d’un avantage de précision réfractive pour le LASIK que d’une supériorité absolue sur tous les critères.

Pour l’astigmatisme, une méta-analyse de 17 études et 1 985 yeux retrouve une tendance à la sous-correction avec le SMILE. Une autre méta-analyse consacrée au LASIK guidé par front d’onde rapporte une erreur angulaire plus faible, un meilleur indice de correction cylindrique et moins de coma avec le WFG-LASIK.

Une étude comparative publiée en 2026 retrouve également davantage d’yeux proches de la cible après LASIK guidé par topographie : 88 % dans ±0,50 D contre 64 % après SMILE, avec une meilleure sensibilité au contraste à certaines fréquences spatiales. Cette étude n’était pas randomisée et les groupes différaient avant l’intervention ; elle renforce donc une tendance sans constituer à elle seule une preuve définitive.

Récupération et qualité de l’interface

Dans une étude prospective où chaque patient recevait un traitement différent sur chaque œil, le LASIK guidé par topographie procurait une récupération visuelle plus rapide à un jour et à une semaine, et induisait moins d’aberrations de haut degré à trois mois. D’autres travaux ont montré que la granularité ou la rugosité de l’interface après SMILE pouvait réduire temporairement la fonction de transfert de modulation et demander trois mois ou davantage pour disparaître complètement.

Des microdistorsions de la couche de Bowman ont également été objectivées après extraction du lenticule. Elles peuvent traduire l’ajustement mécanique des lamelles stromales après création et dissection du lenticule. Leur présence n’entraîne pas systématiquement une baisse d’acuité, mais elle illustre que l’expression « sans volet » ne signifie pas « sans modification ou microtraumatisme stromal ».

Des retouches moins directes et des complications propres à la dissection

Après SMILE/KLEx, la retouche n’est généralement pas réalisée par une seconde extraction identique. Les options décrites sont la photoablation de surface, la conversion du capot en volet ou un LASIK secondaire. Une série de 2 462 yeux publiée en 2025 rapporte 3,05 % de retouches dans les deux ans, principalement par ablation de surface ou conversion CIRCLE ; la récupération était plus rapide après conversion en volet.

La dissection et l’extraction manuelles du lenticule exposent par ailleurs à des événements spécifiques : perte de succion, adhérence ou déchirure du lenticule, faux plan, déchirure de l’incision, perforation du capot, résidu lenticulaire ou stries de traction. Ces complications sont le plus souvent maîtrisables entre des mains entraînées, mais certaines peuvent provoquer une irrégularité stromale difficile à corriger. Elles sont détaillées dans les revues consacrées aux complications du SMILE.

Personnalisation, centrage et contrôle des mouvements de l’œil

Le profil d’ablation peut être standardisé ou personnalisé à partir de la topographie cornéenne, de l’aberrométrie et des caractéristiques optiques de l’œil. La personnalisation ne signifie pas nécessairement qu’un traitement complexe est toujours préférable : son intérêt dépend du défaut à corriger et de la qualité des mesures.

Pendant la photoablation, un système de suivi oculaire détecte les déplacements de l’œil. Les plateformes modernes peuvent aussi compenser la rotation de l’œil entre la position assise et la position allongée, particulièrement pertinente pour l’astigmatisme. Le fonctionnement de ce dispositif est détaillé dans la page eye-tracker, centrage et cyclotorsion.

Les pages consacrées à la plateforme femtoseconde–excimer et au LASIK personnalisé en vidéo complètent cette partie technique.

Déroulement de l’intervention

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale par collyre. Les deux yeux sont souvent opérés au cours de la même séance. Le patient reste éveillé ; un écarteur maintient les paupières et une fixation lumineuse sert de repère. La durée passée sous les lasers est courte, mais l’installation, les contrôles et la vérification finale prennent davantage de temps.

Lors de la création du volet, la vision peut s’assombrir temporairement et une sensation de pression est possible. Pendant l’action du laser excimer, la fixation peut paraître floue ou mobile : le suivi oculaire est précisément conçu pour contrôler les petits mouvements. Il n’est pas demandé de garder l’œil parfaitement immobile.

Après repositionnement du volet, le chirurgien vérifie sa position et l’interface. Des coques de protection et un traitement par collyres sont prescrits. Les consignes exactes peuvent varier selon le cas et doivent primer sur toute information générale lue en ligne.

Récupération visuelle et résultats

La vision s’améliore souvent dès les premières heures et devient fonctionnelle rapidement, mais elle peut fluctuer les premiers jours. Picotements, larmoiement, sensation de sable, halos et sensibilité à la lumière sont possibles. La récupération de la qualité visuelle fine et de la surface oculaire est plus progressive que la simple récupération de l’acuité.

Le résultat dépend notamment de la correction initiale, de la régularité cornéenne, de la cicatrisation, de la surface oculaire et de l’âge. L’objectif est de réduire la dépendance aux lunettes ou lentilles ; une correction résiduelle, une évolution ultérieure de la réfraction ou le besoin de lunettes pour certaines tâches restent possibles.

Après l’opération : ne pas frotter les yeux, utiliser les collyres prescrits, porter les protections recommandées et respecter les contrôles. Une douleur importante, une baisse visuelle inhabituelle, une rougeur croissante ou un traumatisme nécessitent un avis rapide.

Consulter le guide détaillé : suites opératoires après LASIK.

Effets indésirables, limites et complications

Le LASIK donne généralement de bons résultats lorsque l’indication et la réalisation sont rigoureuses, mais aucune chirurgie n’est dépourvue de risque. L’information doit distinguer les phénomènes fréquents et le plus souvent transitoires des complications rares pouvant nécessiter un traitement.

Phénomènes postopératoires possibles

  • sécheresse oculaire, gêne fluctuante et fatigue visuelle ;
  • halos, éblouissements, baisse de contraste ou vision nocturne moins confortable ;
  • sous-correction, sur-correction, régression ou astigmatisme résiduel ;
  • déséquilibre entre les deux yeux ou difficulté d’adaptation à une stratégie de monovision ;
  • inflammation de l’interface, plis du volet ou déplacement après un traumatisme ;
  • invasion épithéliale de l’interface, surtout après certaines retouches ;
  • infection, cicatrice, baisse de la meilleure vision corrigée ou ectasie cornéenne : complications rares mais potentiellement sérieuses.

Les enquêtes prospectives de la FDA sur les symptômes rapportés par les patients montrent qu’une forte satisfaction globale peut coexister avec l’apparition de nouveaux symptômes visuels ou de sécheresse chez une partie des opérés. Cela justifie un recueil préopératoire précis des symptômes et une information individualisée, plutôt qu’un chiffre unique présenté comme une garantie. Voir le projet PROWL de la FDA.

Le risque d’ectasie après LASIK est étudié à partir de la forme cornéenne, de l’épaisseur, du profil d’ablation et du tissu résiduel. Le volet adhère durablement, mais l’interface persiste : un traumatisme direct peut exceptionnellement le déplacer, même tardivement.

Une correction résiduelle ne conduit pas automatiquement à une nouvelle intervention. Il faut d’abord vérifier sa stabilité et rechercher une cause liée à la surface oculaire, au cristallin ou à la rétine. Les options sont détaillées dans retouche et reprise après LASIK et illustrées par une vidéo de retraitement.

Que se passe-t-il des années après un LASIK ?

Le remodelage cornéen est durable, mais l’œil continue d’évoluer. La presbytie apparaît avec l’âge ; le cristallin peut ensuite se modifier et une cataracte peut survenir indépendamment du LASIK. Une nouvelle correction optique peut donc devenir utile sans que le traitement initial ait « disparu ».

Une chirurgie de la cataracte reste possible après LASIK. Le calcul de la puissance de l’implant demande toutefois de tenir compte de la modification cornéenne. Il est utile de conserver les comptes rendus, la réfraction antérieure et les données de traitement. Voir les dossiers biométrie avant chirurgie de la cataracte et calcul d’implant après chirurgie réfractive.

Approfondir : toutes les pages du dossier LASIK

La matière historique, optique et chirurgicale auparavant concentrée sur cette page est conservée dans les dossiers spécialisés suivants :

QuestionPage approfondie
D’où vient le LASIK et comment la technique a-t-elle évolué ?Histoire du LASIK
Une forte myopie peut-elle être corrigée ?LASIK et myopie forte
Comment traiter l’hypermétropie ?LASIK et hypermétropie
Comment sont pris en compte l’axe et la cyclotorsion ?LASIK et astigmatisme · Eye-tracker
Quelle épaisseur de cornée est nécessaire ?LASIK et épaisseur cornéenne · Prévention de l’ectasie
Comment se passe la récupération ?Suites opératoires après LASIK
Quand et comment discuter une retouche ?Retouche après LASIK
Quels lasers et quels dispositifs de guidage sont utilisés ?Plateforme femtoseconde–excimer · Suivi oculaire

Questions fréquentes

Le LASIK est-il douloureux ?

L’intervention est réalisée sous collyre anesthésiant. Une pression et des sensations inhabituelles peuvent être perçues, mais la douleur peropératoire n’est pas attendue. Une gêne, un larmoiement ou une sensation de sable sont possibles dans les premières heures.

Peut-on bouger l’œil pendant le laser ?

Les petits mouvements sont suivis par l’eye-tracker. Le chirurgien contrôle le centrage et peut interrompre le traitement si les conditions ne sont pas satisfaisantes. Il suffit de suivre la consigne de fixation sans chercher à immobiliser l’œil de façon forcée.

Quand peut-on reprendre le travail ou le sport ?

La reprise d’une activité de bureau est souvent rapide, mais dépend du confort visuel. Les sports exposant aux chocs, à la poussière ou à l’eau nécessitent un délai et des protections adaptés. Les consignes données après l’intervention priment sur les délais généraux.

Le LASIK empêche-t-il une future chirurgie de la cataracte ?

Non. Il faut simplement signaler l’antécédent de LASIK et, si possible, fournir les données préopératoires et le compte rendu du traitement afin d’aider au calcul d’implant.

Une retouche est-elle toujours possible ?

Non. Sa pertinence dépend de la gêne, de la stabilité, de la surface oculaire, de l’âge, de l’épaisseur cornéenne et du tissu résiduel. Une correction optique peut parfois être préférable.

Références scientifiques et institutionnelles

Faire évaluer une indication de chirurgie réfractive

Une consultation permet de déterminer si le LASIK est adapté ou si une autre stratégie est préférable. Le choix repose sur les mesures, la santé oculaire et les objectifs visuels, sans engagement opératoire.

  • Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : consultations en secteur 1.
  • Clinique Noémie de Rothschild, 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e : consultations en secteurs 1 et 2.
  • Rendez-vous : prendre rendez-vous sur Doctolib.
  • Consultation privée, secteur 2 : Me Evelyne Barbosa — ebarbosa@for.paris.

60 réponses à « Le LASIK »

  1. Valentina

    Bonjour Docteur,

    J’ai une petite question concernant la course à pied et le lasik.
    Sont elles compatibles ?
    Je suis myope de -7D pour les 2 yeux et aujourd’hui mon Ophtalmo me déconseille fortement la course à pied à cause des chocs répétés sur le goudron pour la rétine.
    Êtes-vous de cet avis? Serait-ce le cas avec le lasik également ?
    Merci beaucoup
    Valentina

  2. Dr Damien Gatinel

    Le LASIK correspond effectivement à la délivrance d’une photoablation correctrice sous un volet. IL existe un délai minimal d’environ 7 jours (réflexion) entre la consultation préopératoire et la réalisation de la chirurgie, sauf circonstances paticulières.En général, un mois suffit pour atteindre une vision stable avec régression des effets visuels indésirables potentiels. Ensuite un rdv à 3 mois ou 6 mois et indiqué, puis une surveillance annuelle chez un ophtalmologiste.

  3. Pascal

    Bonjour Docteur,

    Dans le cadre de mon activité de sapeur-pompier volontaire, ma myopie + mon astigmatisme (acuité sans correction inférieure à 6/10 OD + OG) me génèrent une inaptitude partielle. Pouvez-vous me renseigner sur les différents aspects suivants :
    – L’opération via LASIK correspond-elle bien à une méthode de photo-ablation sous volet stromal ?
    – Quel est votre délai moyen s’écoulant entre le RDV préopératoire et l’opération en elle même ?
    – Combien de temps serait-il nécessaire après l’opération pour obtenir un certificat de « cicatrisation » confirmant l’absence de toute complication anatomique, d’évolutivité de l’amétropie en cause, de photophobie et retrouvant un résultat satisfaisant du sens morphoscopique à contraste et luminance variable, une bonne résistance et sensibilité à l’éblouissement, une topographie coréenne homogène et une acuité supérieure à 16/10 OD + OG (avec un minium de 5/10 SC pour un œil) ?
    – Quel est le nombre moyen de RDV post-opératoire nécessaires sur l’année suivant l’opération ?

    En vous remerciant d’avance.

    Cordialement.

  4. Dr Damien Gatinel

    Le LASIK est rarement contre indiqué en cas de rosacée, sauf si celle-ci a provoqué des lésions cornéennes importantes, chroniques, etc. Une attitude au cas par cas s’impose.

  5. merci beaucoup Dr pour votre retour
    mon frère est expatrié à l’étranger et souffre d’une rosacée oculaire et meibomite qui engendrent (peut-être) des conjonctivites chroniques (picotements , démangeaisons, fatigue oculaire)
    à l’étranger, on lui a dit que le Lasik était contre-indiqué, il voulait savoir quelle était la position des médecins en France
    merci beaucoup

  6. Dr Damien Gatinel

    La rosacée oculaire est une affection relativement banale qui ne contre indique pas le LASIK, sauf si elle est sévère et occasionne des complications cornéennes. Il existe différentes causes de kératoconjonctivites. En cas de lésion active de la cornée, une intervention de LASIK doit être reconsidérée et différée.

  7. Bonjour Docteur,

    merci pour cet article, fort intéressant
    est ce que la rosacée oculaire et/ou la keratoconjonctivite est une contre indication au lasik?

    merci pour votre éclaircissement

    Cordialement,
    Yan

  8. Dr Damien Gatinel

    Comme dans l’énoncé de votre question le suggère, il n’y a pas de véritable « norme » ou moyenne, ou bien celle-ci s’accompagne d’un écart type important. En LASIK il est banal de retourner travailler à J1, mais certainement pas avec une vision tout à fait définitive; en général, persiste une petite brume qui s’estompe dans les jours suivants. La sensation d’une gêne sur écran est multifactorielle: sécheresse oculaire, légère sur correction initiale… Concernant la sécheresse, elle dure entre 2 semaines et plusieurs mois, selon les cas; la présence d’une sécheresse préexistante est un facteur favorisant. Les patients mettent des gouttes de moins en moins souvent au cours du premier mois et arrêtent, sauf de temps en temps le matin au réveil (moment où une sensation de sécheresse résiduelle peut être observée ultérieurement). La correction peut varier légèrement au cours des 3 ou 4 premières semaines pour la myopie, mais au delà (jusqu’à 3 mois ou plus) pour l’hypermétropie.

  9. Benoît

    Bonjour, la récupération visuelle après une opération Lasik est rapide mais dépend des gens. J’aimerais avoir des chiffres plus précis (en moyenne bien sûr, pour un patient jeune en bonne santé) concernant :

    1) Le temps avant une reprise de la vue totale, donc qui permet de lire et de regarder un écran des heures d’affilée sans fatigue (enfin, pas plus qu’avec des lunettes ou lentilles)

    2) la durée durant laquelle on ressent le besoin de mettre des gouttes contre la sécheresse oculaire : au bout de combien de temps les abandonne-t-on complètement ?

    Encore une fois je sais que tout cela est très variable en fonction des individus, mais j’aimerais connaître la moyenne statistique plutôt que des intervalles qui vont de quelques heures à plusieurs mois.

  10. Dr Damien Gatinel

    Vous présentez certainement une hypermétropie légère qui était latente, avant d’être décompensée par la presbytie. Le LASIK est possible sous réserve que le bilan préopératoire soit favorable. Il faut toutefois contrôler votre angoisse et la claustrophobie pour que vous puissiez bénéficier d’une intervention dans les meilleures conditions.

  11. grenier

    bjr, j’ai 55 ans et je porte des lunettes depuis l’âge de 42 ans alors qu’avant j’avais une excellente vue ! Depuis, avec le travail sur ordinateur et l’âge bien sûr, j’ai vu ma vue baisser, et actuellement je porte des lunettes car je vois flou quand je regarde au loin, je dois porter mes lunettes pour lire et regarder la télé car les visages (même à 3 ou 4 m ne sont plus nets)
    Je dois préciser que je suis une personne très angoisée, stressée et je suis chlostrophobe donc est-ce que cette technique pourrait être adaptée pour moi ou pas ? Et est-ce que ça peut faire mal ?
    Merci de votre réponse !

  12. canelle

    Bonjour

    Femme Age 45 ans
    Correction + 3.00 oeil gauche et + 3.00 oeil droit (hypermétrope)
    Presbytie +1.50

    Puis je me faire opérer et espérer de me passer de mes lunettes à vie ?
    Merci pour votre réponse

  13. Dr Damien Gatinel

    Avec les lasers modernes, le risque de régression est faible pour une myopie de -4D. Si le LASIK est possible, vous pouvez exiger la réalisation de cette technique ou prendre un autre avis. Si vos cornées sont trop fines, ou irrégulières, il est alors préférable d’opter pour la PKR (laser de surface).

  14. Nesma

    Bonjour
    Myope -4 à chaque oeil et éligible aux pkr et lasik mn ophtalmo preconise la pkr mais j’ai lu qu ‘il y avait un risque de regression de la vue avec cette technique

  15. Dr Damien Gatinel

    La technique de PKR (laser de surface) paraît plus indiquée en cas de KR, car la réalisation du capot de LASIK peut être rendue difficile, et à l’origine de complications, en cas de kératotomie radiaire réalisée dans le passé.

  16. Van erp

    Bonjour,

    J’ai été opérée (regrettable avec le recul) pour myopie d’un enfant keratotomie radiaire (diamant) en 1980. Multiples inscisions aux 2 yeux. 15 ans sans lunettes, puis lunettes pour astigmatisme.. myopie et presbytie avec le temps. Aujourd’hui je ma vue baisse très rapidement, à chaque contrôle, mon ophtalmologue me conseille les lentilles sclérales mais même avec ce type de correction, ce n’est pas suffisant (surtout l’œil gauche).
    Pensez-vous que la technique du Lasik peut stabiliser ma vue en sachant que la cornée à ete bien abîmée par les incisions?
    Je vous remercie pour votre réponse.
    Bien à vous,
    Catherine

  17. Dr Damien Gatinel

    Effectivement la chirurgie de la presbytie en LASIK occasionne, chez les patients emmétropes (qui voient très bien de loin sans lunettes), une réduction de la qualité de la vision de loin. C’est pour cela que l’on réserve souvent cette intervention sur l’oeil non directeur: opération de monovision.

  18. JACQUES ROUMAGOUX

    Bonjour ,
    extraordinaire technique; merci pour ces explications très claires.
    Cependant un rien m’interpelle: supposons un patient qui voit bien de loin sans correction, mais que l’âge a rendu presbyte.
    La sculpture de sa stroma va donc lui rendre la vison de près .
    Mais que deviendra sa vue de loin ? ne va-t-elle pas se dégrader ?
    quelque chose a dû m’échapper à la lecture. Pourriez vous m’expliquer s’il vous plait ?
    merci d’avance pour votre réponse.
    bien cordialement
    jacques

  19. Elhachimi

    Je vous remercie infiniment pour votre réponse et pour l’attention réservée en général aux commentaires malgré vos nombreuses occupations ; ceci dit ,si vous pouvez me réponde sur 2 petites questions , je vous en serai très reconnaissante! :
    1/ à quelle vitesse évolue la myopie maladie? et de quels facteurs dépend t-elle??
    2/ ya t-il une autre technique dans mon cas pouvant me faire gagner quelques fractions en correction??
    Et je reste toujours optimiste
    Merci à vous

  20. Dr Damien Gatinel

    Parmi la liste des affections oculaires que vous citez, le kératocône (même stabilisé) est une contre indication au LASIK. La présence d’une maculopathie myopique n’est également pas une condition favorable pour la chirurgie réfractive en général.

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