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Lasik et épaisseur de la cornée

Résumé pratique. L’épaisseur cornéenne ne suffit pas à elle seule pour juger l’éligibilité au LASIK. Elle doit être interprétée avec la topographie, la tomographie, la correction envisagée et le volume de tissu modifié.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.

Publications de référence.

Épaisseur de la cornée et possibilité de LASIK

L’épaisseur cornéenne conditionne la faisabilité du LASIK. Le mur résiduel postérieur doit être préservé pour garantir la stabilité biomécanique de la cornée. Ces principes s’appliquent aussi aux techniques d’extraction lenticulaire (SMILE, SILK, CLEAR).

Points clés : épaisseur cornéenne et LASIK Épaisseur moyenne : ≈ 550 µm ± 35 µm (population caucasienne) Mur résiduel minimum : ≥ 250 µm (idéalement 280-300 µm) Ablation par dioptrie : ≈ 14 µm/D (zone optique 6 mm) PTA maximum : 39 % (Percentage of Tissue Altered) Capot LASIK femtoseconde : 100-120 µm (ne participe plus à la résistance) Facteur de risque principal : kératocône fruste non dépisté + frottements

L’épaisseur de la cornée est un paramètre important en chirurgie LASIK, en particulier pour la correction de la myopie. Certains candidats sont écartés car leur cornée est « trop fine ». D’autres peuvent en bénéficier même pour une myopie forte, car la cornée est suffisamment épaisse. La technique de PKR (laser de surface) est proposée aux myopes non éligibles au LASIK (myopies faibles et moyennes).

Pourquoi l’épaisseur est-elle parfois insuffisante ? Y a-t-il une limite en deçà de laquelle le LASIK est impossible ? Cette page détaille le rôle de l’épaisseur cornéenne et les critères de résistance biomécanique. Les techniques d’extraction lenticulaire (SMILE, SILK, CLEAR) sont soumises aux mêmes lois.

Simulateur d’épaisseur résiduelle cornéenne

Calculez le mur résiduel postérieur selon les paramètres chirurgicaux (LASIK, PKR, SMILE-KLEX)

Simulateur épaisseur résiduelle Version complète (FR) English version (EN)

Qu’est-ce que l’épaisseur de la cornée ?

La cornée est une coupole globalement hémisphérique, dont l’épaisseur décroît des bords vers le centre. Quand on s’intéresse à l’épaisseur de la cornée, c’est généralement à l’épaisseur de sa « région centrale », voire l’épaisseur du « point le plus fin » (thinnest point).

Méthodes de mesure de l’épaisseur cornéenne

Pachymétrie ultrasonique

Mesure relativement imprécise (un seul point donné). N’est plus réalisée en chirurgie réfractive au profit des techniques d’imagerie (topographie, tomographie).

Tomographie cornéenne (standard actuel)

Cartes « point par point » obtenues par OCT (Anterion, Optovue, Casia), balayage Scheimpflug (Pentacam) ou fentes lumineuses (Orbscan). Déterminent l’épaisseur minimale et ses coordonnées cartésiennes.

OCT haute résolution + OCT « online » peropératoire

Mêmes renseignements que la tomographie Scheimpflug, avec en plus des cartes spécifiques de l’épaisseur épithéliale. La technique OCT « online » permet de mesurer l’épaisseur en temps réel au cours du LASIK : elle équipe les plateformes les plus récentes (Alcon WaveLight EX500, Schwind Amaris).

Carte d'épaisseur cornéenne Pentacam
Carte d’épaisseur cornéenne (Pentacam) :

Épaisseur cornéenne dans la population
≈ 550 µm Épaisseur moyenne (caucasiens)
70 % Patients myopes ≥ 515 µm
2,5 % Yeux sains < 480 µm

Écart-type ≈ 35 µm → 95 % des yeux sains entre 480 et 620 µm. Les populations maghrébines et indiennes ont une épaisseur moyenne plus faible. Les patients atteints de kératocône, même fruste, ont une épaisseur réduite (≈ 525 µm). Voir données IOVS

Distribution de l’épaisseur cornéenne

La cornée est constituée de plusieurs couches tissulaires, dont les trois principales sont : l’épithélium (en surface), le stroma, et l’endothélium.

Couches de la cornée
Couches de la cornée :

40-60 µm Épithélium ≈ 10 % de l’épaisseur totale
≈ 90 % Stroma Fibres collagènes entrelacées
≈ 5 µm Endothélium Quelques microns seulement

Pourquoi ne pas sculpter l’épithélium ? L’épithélium est un tissu purement cellulaire qui possède la faculté de « repousser » après débridement. L’effet imprimé par le remodelage laser disparaîtrait en quelques jours à mesure de la repousse épithéliale.

Rôle biomécanique du stroma : les fibres collagènes du stroma sont soumises aux contraintes biomécaniques liées à la pression intraoculaire (face interne) et à la pression atmosphérique (face externe). L’épaisseur du « treillis » de fibres participe au maintien du galbe harmonieux de la cornée, et sa régularité permet la transparence.

Correction de la myopie et épaisseur de la cornée

La correction de la myopie (excès de puissance optique de l’œil) en LASIK implique une sculpture à visée réfractive (photoablation laser) destinée à modifier le profil cornéen. La réduction de la courbure (aplatissement) provoque une réduction de la puissance cornéenne, qui doit être en principe égale à la myopie préopératoire pour en assurer la correction.

Le profil de photoablation pour la myopie implique une photoablation maximale au centre de la cornée — or, le centre est physiologiquement la région la plus fine. En technique LASIK, la correction laser est délivrée sous un capot préalablement réalisé au laser femtoseconde puis récliné, avant d’être repositionné en fin d’intervention. Le capot (100-120 µm en général) est constitué d’une bicouche tissulaire : la couche épithéliale en surface et la couche stromale superficielle en dessous.

Profondeur d’ablation par dioptrie
Pour corriger 1 dioptrie de myopie (zone optique 6 mm) ≈ 14 µm d’ablation centrale

Valeur approximative dépendant de l’asphéricité cornéenne initiale et finale visée. Voir données IOVS. Les lasers modernes utilisent par défaut les stratégies d’ablation les plus économes en tissu cornéen.

Volume de tissu retiré : capot vs ablation

L’épaisseur du tissu retiré n’est pas la seule donnée à même de déterminer l’impact biomécanique de la photoablation. Le volume du contingent stromal du capot excède souvent largement celui retiré par le laser. Formule simplifiée du volume retiré pour la correction myopique :

V = D × (S/9)⁴ V en mm³, D en dioptries, S = diamètre zone optique en mm
1 D de myopie corrigée sur 6 mm ≈ 0,20 mm³
Capot 8,5 mm × 120 µm (70 µm stroma) ≈ 4 mm³ équivalent ≈ 20 dioptries de myopie !

Important : même si le capot est remis en place, les fibres qui constituent son volume ne participent plus à la stabilité de la voûte cornéenne. La repose du capot s’effectue sur le mur stromal résiduel postérieur, dont l’épaisseur prédite est une donnée capitale du planning opératoire.

Extraction lenticulaire (SMILE, SILK, CLEAR) : le « toit » (cap) possède une épaisseur généralement légèrement plus importante que le capot LASIK (130 µm vs 110 µm), afin d’éviter l’induction de micro-plis et d’irrégularités. Ce toit doit être considéré comme ne faisant plus partie de l’épaisseur résiduelle. Le mur résiduel postérieur sépare le plancher du lenticule (face inférieure) et la face postérieure de la cornée.

Mur résiduel stromal postérieur

On considère que le capot de LASIK, même reposé, ne participe plus de manière significative aux propriétés de résistance biomécanique de la coupole cornéenne après l’opération. Il en va de même pour le « toit » du SMILE. Le mur résiduel postérieur participe seul au maintien de la rigidité et du galbe de la cornée.

Mur résiduel stromal postérieur de la cornée
Mur résiduel postérieur :

Règle du mur résiduel postérieur
Épaisseur prédite du mur résiduel = Épaisseur initiale − Épaisseur capot − Profondeur ablation
≥ 250 µm Minimum absolu (empirique)
280-300 µm Recommandation actuelle
Calculer le mur résiduel →

Ce mur postérieur ne doit pas être trop mince pour résister à la pression intraoculaire, aux frottements oculaires digitaux répétés, et à certaines positions de sommeil (appui prolongé sur les yeux). Une épaisseur insuffisante peut provoquer une ectasie cornéenne : déformation progressive permanente résultant d’un phénomène assimilable au « fluage ». Même si la contrainte permanente ne franchit pas la limite d’élasticité, le tissu peut se déformer de manière irréversible au fil du temps. Les frottements mécaniques répétés excessifs sont le vecteur principal de cette déformation.

Note historique : il y a quelques décennies, une technique (aujourd’hui abandonnée) consistait à induire volontairement une « ectasie » pour corriger l’hypermétropie, en découpant un capot très épais (≈ 350 µm ou plus), laissant un mur résiduel trop mince. La cornée se cambrait alors au centre. Cette observation clinique a contribué à établir les seuils empiriques actuels.

Exemple de calcul clinique
Myopie −6 D
Ablation (zone 6 mm) 85 µm
Capot LASIK 120 µm
Mur visé 300 µm
Épaisseur cornéenne minimale requise 505 µm (85 + 120 + 300)

L’épaisseur du capot est déterminée avec précision grâce aux lasers femtosecondes. Les microkératomes mécaniques, encore utilisés dans certains centres, sont moins précis et induisent parfois des découpes d’épaisseur supérieure à celle attendue (ex : 170 µm au lieu de 130 µm).

Pourcentage de tissu altéré (PTA) et approche volumétrique (PVA)

PTA (Percentage of Tissue Altered)
PTA = (Capot + Ablation) / Épaisseur initiale

Exemple : capot 110 µm + ablation 80 µm, épaisseur 530 µm → PTA = (110+80)/530 = 0,36 (36 %)

Valeur maximale recommandée 39 %
PVA (Percent Volume Altered)

L’utilisation de critères limités à l’épaisseur demeure relativement grossière. Une approche volumétrique paraît plus réaliste, même si les calculs sont plus complexes.

Le PVA prend en compte le volume 3D du capot et de l’ablation, pas seulement l’épaisseur centrale — meilleure estimation de l’impact biomécanique réel.

L’épaisseur ne fait pas tout : qualité des tissus

La portance d’une étagère ne dépend pas que de son épaisseur : la qualité du matériau est garante de sa résistance. Il en va de même pour la cornée : l’épaisseur du mur n’est pas la seule composante à prendre en considération. La « qualité » intrinsèque des fibres collagènes du stroma est une donnée d’importance. Même si le calcul d’épaisseur résiduelle est rassurant, il faut éliminer une fragilité biomécanique intrinsèque.

Monitorage peropératoire de l’épaisseur cornéenne

Cette vidéo montre le monitorage constant de la pachymétrie (technologie OCT « online pachymetry » du laser EX500) au cours d’un LASIK. Traitement d’une myopie de −6,75 D (ablation 99 µm), épaisseur initiale 530 µm, capot FS200 programmé 120 µm → mur résiduel visé > 300 µm.

① Après interface FS ≈ 550 µm (œdème transitoire)
② Après soulèvement capot mesure stroma
③ Après photoablation mur résiduel
④ Avant repose vérification

Épaisseur et qualité biomécanique de la cornée

Le kératocône est une pathologie exemplaire pour illustrer l’importance de l’intégrité des propriétés structurelles de la cornée. Les frottements oculaires répétés sont incriminés pour expliquer l’apparition puis l’évolution de cette pathologie. Les mesures biomécaniques (ORA) montrent une modification précoce des propriétés cornéennes : l’hystérèse (capacité à absorber l’énergie d’une contrainte) est réduite, les fibres collagènes sont désorganisées et « glissent » plus facilement les unes sur les autres.

Kératocône = contre-indication absolue au LASIK

Le kératocône (déformation et amincissement central suite à des frottements répétés) est une contre-indication au LASIK quelle que soit l’épaisseur centrale de la cornée. Les formes débutantes doivent être absolument dépistées lors de la consultation préopératoire, car l’amincissement provoqué par un LASIK réduirait encore la résistance du dôme cornéen et accélèrerait la déformation (ectasie post-LASIK).

Topographie + tomographie Face antérieure, postérieure, variations d’épaisseur
Mesures biomécaniques (ORA) Hystérèse cornéenne systématique
SCORE Analyzer Indices de dépistage modernes
Cartographie épithéliale OCT-HR : épaisseur épithéliale

Le principal facteur de risque d’ectasie

Le principal facteur de risque de l’ectasie est la présence d’une forme non dépistée de kératocône, et non l’induction d’un amincissement excessif du mur résiduel postérieur !

De nombreux cas d’ectasie sont observés sur des yeux dont le mur résiduel présente une épaisseur ≥ 300 µm, mais dont l’analyse rétrospective des cartes topographiques révèle un kératocône débutant non dépisté. À l’interrogatoire, on retrouve invariablement des frottements oculaires excessifs ayant débuté en préopératoire et persistant après l’intervention. Les patients atteints d’ectasie unilatérale présentent très souvent (voire systématiquement) le côté atteint associé à une position de sommeil latéralisée avec appui de l’orbite sur la main ou l’oreiller du même côté.

Conclusion

L’indication d’un LASIK dépend de nombreux paramètres. L’épaisseur initiale impose certaines limites : le mur résiduel postérieur doit être ≥ 250 µm (idéalement 280-300 µm). Même si cette condition est satisfaite, il est crucial d’éliminer un kératocône débutant (infra-clinique).

À l’interrogatoire, rechercher les frottements oculaires excessifs (plus fréquents chez les patients allergiques, stressés, porteurs de lentilles avec sécheresse oculaire). Il est également très important de recommander de ne pas dormir « la tête dans l’oreiller » ou d’éviter les positions de sommeil avec appui orbitaire prolongé.

Dans certains cas, il faut orienter le patient vers une technique de surface (PKR), sans découpe de capot. Le fait que l’ectasie soit essentiellement observée après LASIK (les cas après PKR sont exceptionnels) accrédite l’hypothèse que la découpe du capot est un facteur causal important.

Références

Publications scientifiques (PubMed) — PTA, PVA et biomécanique cornéenne
  1. Gatinel D, Saad A, Binder PS. Comparison of the effect of LASIK parameters on the percent tissue altered (1-dimensional metric) versus percent volume altered (3-dimensional metric). J Cataract Refract Surg. 2018;44(7):897-904. PMID: 29960656
  2. Saad A, Binder PS, Gatinel D. Evaluation of the percentage tissue altered as a risk factor for developing post-laser in situ keratomileusis ectasia. J Cataract Refract Surg. 2017;43(7):946-951. PMID: 28823441
  3. Santhiago MR, Smadja D, Gatinel D, et al. Safety of retreatment after LASIK using percent tissue altered (PTA). J Refract Surg. 2020;36(9):580-588. PMID: 32901830
  4. Santhiago MR, Smadja D, Wilson SE, et al. Role of percent tissue altered on ectasia after LASIK in eyes with suspicious topography. J Refract Surg. 2015;31(4):258-265. PMID: 25884578
  5. Gatinel D, Hoang-Xuan T, Azar DT. Volume estimation of excimer laser tissue ablation for correction of spherical myopia and hyperopia. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2002;43(5):1445-1449. PMID: 11980859
  6. Gatinel D, Hoang-Xuan T, Azar DT. Determination of corneal asphericity after myopia surgery with the excimer laser: a mathematical model. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2001;42(8):1736-1742. PMID: 11431435
  7. Gatinel D, Chaabouni S, Adam PA, et al. Corneal hysteresis, resistance factor, topography, and pachymetry after corneal lamellar flap. J Refract Surg. 2007;23(1):76-84. PMID: 17269247
  8. Saad A, Gatinel D. Topographic and tomographic properties of forme fruste keratoconus corneas. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2010;51(11):5546-5555. PMID: 20505205
  9. Saad A, Gatinel D. Bilateral corneal ectasia after LASIK in patient with isolated difference in central corneal thickness between eyes. J Cataract Refract Surg. 2010;36(6):1033-1035. PMID: 20494778
  10. Qin V, Saad A, Gatinel D. Unilateral post-LASIK ectasia and contralateral spontaneous ectasia. J Refract Surg. 2016;32(2):127-130. PMID: 26856431
  11. Saad A, Gatinel D. Combining Placido and corneal wavefront data for the detection of forme fruste keratoconus. J Refract Surg. 2016;32(8):510-516. PMID: 27505310
  12. Randleman JB, Russell B, Ward MA, et al. Risk factors and prognosis for corneal ectasia after LASIK. Ophthalmology. 2003;110(2):267-275. PMID: 12578766
  13. Bohac M, Koncarevic M, Pasalic A, et al. Incidence and clinical characteristics of post LASIK ectasia: a review of over 30,000 LASIK cases. Semin Ophthalmol. 2018;33(7-8):869-877. PMID: 29584546
  14. Gatinel D, Rampat R, Dumas L, Malet J. An Update on Corneal Biomechanics and Architecture in Diabetes. J Refract Surg. 2020;36(9):614-622. JRS 2020
Revues de formation médicale continue
  1. Gatinel D. Épaisseur cornéenne et éligibilité au LASIK : critères d’opérabilité et calcul du mur résiduel. Réalités Ophtalmologiques. 2020.
  2. Gatinel D. Le PTA et le PVA : approches linéaire et volumétrique du risque d’ectasie en chirurgie réfractive. Réflexions Ophtalmologiques. 2019.
  3. Gatinel D. Frottements oculaires et ectasie cornéenne : un lien de causalité établi. Les Cahiers d’Ophtalmologie. 2018.
  4. Gatinel D. Dépistage du kératocône fruste avant chirurgie réfractive : apport du SCORE Analyzer. Images en Ophtalmologie. 2021.
  5. Gatinel D. Estimation du volume cornéen altéré en LASIK : de la formule simplifiée à l’approche tridimensionnelle. Réalités Ophtalmologiques. 2019.
  6. Gatinel D. Screening for ectasia risk: PTA, PVA and modern topographic indices. Cataract & Refractive Surgery Today Europe (CRST). 2019.
  7. Gatinel D. Biomechanical assessment before refractive surgery: why thickness alone is not enough. EuroTimes. 2018.

Dernière mise à jour : Janvier 2026 — Retour à la section Chirurgie Réfractive

98 réponses à « Lasik et épaisseur de la cornée »

  1. Dr Damien Gatinel

    Si les cornées sont régulières en topographie, et que vous ne vous frottez pas les yeux, un LASIK est possible, en réalisant un capot fin. Un SMILE l’est également possiblement, mais il induira une ablation de tissu plus profonde dans la cornée, ce qui est, en dehors des prédictions de certains modèles théoriques, peut être moins préférable. La PKR est possible (en version classique ou transépithéliale, les différences entre ces deux variantes sont en pratique peu marquées). La PKR est la technique qui « amincit » le moins la cornée en profondeur… Mais effectivement, les suites sont douloureuses (24 à 36h seulement) Dans mon expérience, les frottements oculaires sont un facteur clé pour l’ectasie et cet aspect, souvent négligé, est crucial pour envisager sereinement une chirurgie réfractive cornéenne.

  2. Salima

    Bonjour Docteur,

    Je vous remercie pour cet article.
    J’ai 27 ans et je suis myope (myopie stable).
    OD : -4.25
    OG : -4.75
    Épaisseur cornée D : 502
    Épaisseur cornée G : 512

    Selon vous, je dois opter pour quelle technique ?

    j’ai vu 3 medecins, l’un m’a proposé le lasik, le deuxieme le trans-PKR, et enfin le dernier le Smile.

    Le médecin proposant le trans PKR a mis en avant l argument que la technique protégeait contre une éventuelle ‘ectasie’ . Le coté négatif est que la technique est plus douloureuse et la récupération plus longue.

    Dois-je comprendre que la trans PKR est moins dangereuse mais plus douloureuse ? ou il y a d’autres risques associés à la Trans-PKR qui l’on ne retrouve pas dans le lasik ou le smile ?

    Je vous remercie par avance pour votre aide.

  3. Dr Damien Gatinel

    It should be possible, as there are options such as intending a thin femtoLASIK flap (eg 100 microns) and narrowing the optical zone. Simulations can be performed preoperatively, so that a sufficient residual bed thickness can be ensured.

  4. Sudhir pradhan

    Sir my right eye thickness 530 and power -8.0,left eye thickness 520 and power -7.5 can I go to contura vision

  5. Hussein

    Hi doctor

    Thank you for your reply. I made a mistake I guess. Is LASIK the same as Femto-LASIK? My doctor recommended Femto LASIK as the second plan and SMILE as the first plan. Do you still believe that Femto LASIK in the best plan in my condition?

    38 yrs old.
    OD: -5.25 -400 * 15
    BONE: -4.50 -3.00 * 180
    pachymetry results:
    OD: 540 m
    OS: 534 m

    Thank you very much!

  6. Hussein

    Thanks for your reply. I made a mistake I guess. By LASIK, I mean Femto LASIK which is recommended by my doctor as the second plan and SMILE as the first plan. Is LASIK the same as femto laisik? do you still prefer femto lasik to SMILE in my condition?

    38 yrs old.
    OD: -5.25 -400 * 15
    OS: -4.50 -3.00 * 180

    pachymetry results:

    OD: 540 m
    OS: 534 m

    Thank you!

  7. Dr Damien Gatinel

    Oui car il est nécessaire de préserver une épaisseur stromale minimale de 250/300 microns, et quand la cornée est fine et la myopie prononcée, le risque d’amincissement execessif et de haze (réaction cicatricielle indésirable) est alors trop important.

  8. Dr Damien Gatinel

    I would recommend LASIK as the first option, because of the conjunction of high astigmatism and corneas of sufficient thicknesses. LASIK has the advantage over SMILE that enables enhancements, which are more frequent in the case of high astigmatism.

  9. Hussein

    Hello,

    Thanks you for your helpful article.
    I am 38 yrs old.
    OD: -5.25 -400 * 15
    OS: -4.50 -3.00 * 180

    pachymetry results:

    OD: 540 m
    OS: 534 m

    my doctor says PRK is not suitable for you because of the risk of corneal erosion. He recommended SMILE and LASIK as the first and the second plans of the surgery respectively.
    In your opinion, which plan is the most suitable for my condition?
    Thank you

  10. Siham

    Bonjour docteur,
    Existent ils des cornées trop fines non opérables même par une pkr ou transpkr ??

  11. Dr Damien Gatinel

    If your corneas are thin but regular (which suggests that they are biomechanically stable), then a LASIK procedure is theoretically possible, with about 500 microns of minimal thickness. However, one must add the magnitude of the myopic and astigmatic error to estimate the depth of laser ablation which is necessary for the full correction of your compound myopic astigmatism. It is quite plausible that to satisfy some safety rules (preserving a 280/300 residual bed thickness), the surgeon may reduce the planned optical zone (the larger the zone, the deeper the ablation and vice versa). If your mesopic (dim light) pupil diameter is not too large, a correction could be feasible on a reduced optical zone, cutting a thin flap with a femtosecond laser). But you may experience some reduction of your quality of vision at night.

  12. Chris

    Hello doctor,
    I’m 27 years old

    OD: Sph:-4.50 Cyl:-4.75 axis: 11°
    OS: Sph:-4.50 Cyl:-5.00 axis: 176°
    Pachymetry: OD: 500 OS: 510

    Am I a candidate for Lasik?
    Thank you

  13. Julia

    La PKR pourrait d’accompagner d’effets secondaires négatifs suite à la cicatrisation ? Quel est le taux de réussite de la PKR, par rapport au Lasik ? Que pensez-vous des implants ? Suite à votre réponse, j’envisagerai à nouveau l’opération qui m’intéresse depuis déjà 10 ans. Merci. Julia

  14. Dr Damien Gatinel

    Une PKR pourrait être envisagée, mais la correction de l’hypermétropie forte est plus difficile (la cicatrisation tend à gommer en partie les effets de la chirurgie). Il est rare que les cornées soit trop fines pour la correction de l’hypermétropie, car cette technique provoque un amincissement périphérique, pas central, de la cornée.

  15. Julia

    Bonjour, quelles sont les solutions que vous proposez pour une personne avec une forte hypermétropie et astigmate ?
    (Sphère :+5,00Cylindre :-1,75Axe :90 aux deux yeux) J’ai fait un test pré opération au laser il y a quelques années et on m’avait répondu que ma cornée était trop fine. Merci

  16. Dr Damien Gatinel

    L’épaisseur de vos cornées est a priori suffisante pour envisager un LASIK: il convient toutefois de vérifier que la régularité topographique soit suffisante (absence de déformation type kératocône fruste, etc)

  17. Dr Damien Gatinel

    La meilleure et la seule technique est a priori pour votre cas est la PKR. Le LASIK et le SMILE sont contre indiqués, et la pose d’implants phakes est un peu invasive pour la correction d’une faible myopie.

  18. Arnaud

    Bonjour Docteur,
    J’ai 32 ans et je suis myope.
    OD : -3 (-0,50) 60°
    OG : -2,5 (-0,25) 110°
    Épaisseur cornée D : 450
    Épaisseur cornée G : 449
    Suis-je opérable en PKR ? Smile?
    Des avis divergents mon été donnés et les implants STAAR recommandés.
    Merci pour votre aide

  19. Mounia

    Bonjour
    Je souhaiterai svp avoir votre avis
    J ai 34 ans myope et légèrement astigmate depuis l âge de 18 ans
    OD: -2.00
    OG:-2.25
    J’ai effectué une topographie résultats ci dessous
    Min pachy OD: 501
    Min pachy OG: 503
    Suis je candidate pour Lazik ?
    Merci

  20. Dr Damien Gatinel

    Vous correspondez effectivement à un « cas limite » et si une correction totale est envisageable, elle ne pourra être délivrée que sur une zone optique réduite, ce qui peut occasionner une gêne en vision nocturne (halos). Il faut donc bien peser les avantages et inconvénients d’une telle intervention. La mesure de votre diamètre pupillaire en condition de basse luminosité pourrait être utile pour prédire l’impact de la chirurgie.

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