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Lasik et épaisseur de la cornée

Résumé pratique. L’épaisseur cornéenne ne suffit pas à elle seule pour juger l’éligibilité au LASIK. Elle doit être interprétée avec la topographie, la tomographie, la correction envisagée et le volume de tissu modifié.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.

Publications de référence.

Épaisseur de la cornée et possibilité de LASIK

L’épaisseur cornéenne conditionne la faisabilité du LASIK. Le mur résiduel postérieur doit être préservé pour garantir la stabilité biomécanique de la cornée. Ces principes s’appliquent aussi aux techniques d’extraction lenticulaire (SMILE, SILK, CLEAR).

Points clés : épaisseur cornéenne et LASIK Épaisseur moyenne : ≈ 550 µm ± 35 µm (population caucasienne) Mur résiduel minimum : ≥ 250 µm (idéalement 280-300 µm) Ablation par dioptrie : ≈ 14 µm/D (zone optique 6 mm) PTA maximum : 39 % (Percentage of Tissue Altered) Capot LASIK femtoseconde : 100-120 µm (ne participe plus à la résistance) Facteur de risque principal : kératocône fruste non dépisté + frottements

L’épaisseur de la cornée est un paramètre important en chirurgie LASIK, en particulier pour la correction de la myopie. Certains candidats sont écartés car leur cornée est « trop fine ». D’autres peuvent en bénéficier même pour une myopie forte, car la cornée est suffisamment épaisse. La technique de PKR (laser de surface) est proposée aux myopes non éligibles au LASIK (myopies faibles et moyennes).

Pourquoi l’épaisseur est-elle parfois insuffisante ? Y a-t-il une limite en deçà de laquelle le LASIK est impossible ? Cette page détaille le rôle de l’épaisseur cornéenne et les critères de résistance biomécanique. Les techniques d’extraction lenticulaire (SMILE, SILK, CLEAR) sont soumises aux mêmes lois.

Simulateur d’épaisseur résiduelle cornéenne

Calculez le mur résiduel postérieur selon les paramètres chirurgicaux (LASIK, PKR, SMILE-KLEX)

Simulateur épaisseur résiduelle Version complète (FR) English version (EN)

Qu’est-ce que l’épaisseur de la cornée ?

La cornée est une coupole globalement hémisphérique, dont l’épaisseur décroît des bords vers le centre. Quand on s’intéresse à l’épaisseur de la cornée, c’est généralement à l’épaisseur de sa « région centrale », voire l’épaisseur du « point le plus fin » (thinnest point).

Méthodes de mesure de l’épaisseur cornéenne

Pachymétrie ultrasonique

Mesure relativement imprécise (un seul point donné). N’est plus réalisée en chirurgie réfractive au profit des techniques d’imagerie (topographie, tomographie).

Tomographie cornéenne (standard actuel)

Cartes « point par point » obtenues par OCT (Anterion, Optovue, Casia), balayage Scheimpflug (Pentacam) ou fentes lumineuses (Orbscan). Déterminent l’épaisseur minimale et ses coordonnées cartésiennes.

OCT haute résolution + OCT « online » peropératoire

Mêmes renseignements que la tomographie Scheimpflug, avec en plus des cartes spécifiques de l’épaisseur épithéliale. La technique OCT « online » permet de mesurer l’épaisseur en temps réel au cours du LASIK : elle équipe les plateformes les plus récentes (Alcon WaveLight EX500, Schwind Amaris).

Carte d'épaisseur cornéenne Pentacam
Carte d’épaisseur cornéenne (Pentacam) :

Épaisseur cornéenne dans la population
≈ 550 µm Épaisseur moyenne (caucasiens)
70 % Patients myopes ≥ 515 µm
2,5 % Yeux sains < 480 µm

Écart-type ≈ 35 µm → 95 % des yeux sains entre 480 et 620 µm. Les populations maghrébines et indiennes ont une épaisseur moyenne plus faible. Les patients atteints de kératocône, même fruste, ont une épaisseur réduite (≈ 525 µm). Voir données IOVS

Distribution de l’épaisseur cornéenne

La cornée est constituée de plusieurs couches tissulaires, dont les trois principales sont : l’épithélium (en surface), le stroma, et l’endothélium.

Couches de la cornée
Couches de la cornée :

40-60 µm Épithélium ≈ 10 % de l’épaisseur totale
≈ 90 % Stroma Fibres collagènes entrelacées
≈ 5 µm Endothélium Quelques microns seulement

Pourquoi ne pas sculpter l’épithélium ? L’épithélium est un tissu purement cellulaire qui possède la faculté de « repousser » après débridement. L’effet imprimé par le remodelage laser disparaîtrait en quelques jours à mesure de la repousse épithéliale.

Rôle biomécanique du stroma : les fibres collagènes du stroma sont soumises aux contraintes biomécaniques liées à la pression intraoculaire (face interne) et à la pression atmosphérique (face externe). L’épaisseur du « treillis » de fibres participe au maintien du galbe harmonieux de la cornée, et sa régularité permet la transparence.

Correction de la myopie et épaisseur de la cornée

La correction de la myopie (excès de puissance optique de l’œil) en LASIK implique une sculpture à visée réfractive (photoablation laser) destinée à modifier le profil cornéen. La réduction de la courbure (aplatissement) provoque une réduction de la puissance cornéenne, qui doit être en principe égale à la myopie préopératoire pour en assurer la correction.

Le profil de photoablation pour la myopie implique une photoablation maximale au centre de la cornée — or, le centre est physiologiquement la région la plus fine. En technique LASIK, la correction laser est délivrée sous un capot préalablement réalisé au laser femtoseconde puis récliné, avant d’être repositionné en fin d’intervention. Le capot (100-120 µm en général) est constitué d’une bicouche tissulaire : la couche épithéliale en surface et la couche stromale superficielle en dessous.

Profondeur d’ablation par dioptrie
Pour corriger 1 dioptrie de myopie (zone optique 6 mm) ≈ 14 µm d’ablation centrale

Valeur approximative dépendant de l’asphéricité cornéenne initiale et finale visée. Voir données IOVS. Les lasers modernes utilisent par défaut les stratégies d’ablation les plus économes en tissu cornéen.

Volume de tissu retiré : capot vs ablation

L’épaisseur du tissu retiré n’est pas la seule donnée à même de déterminer l’impact biomécanique de la photoablation. Le volume du contingent stromal du capot excède souvent largement celui retiré par le laser. Formule simplifiée du volume retiré pour la correction myopique :

V = D × (S/9)⁴ V en mm³, D en dioptries, S = diamètre zone optique en mm
1 D de myopie corrigée sur 6 mm ≈ 0,20 mm³
Capot 8,5 mm × 120 µm (70 µm stroma) ≈ 4 mm³ équivalent ≈ 20 dioptries de myopie !

Important : même si le capot est remis en place, les fibres qui constituent son volume ne participent plus à la stabilité de la voûte cornéenne. La repose du capot s’effectue sur le mur stromal résiduel postérieur, dont l’épaisseur prédite est une donnée capitale du planning opératoire.

Extraction lenticulaire (SMILE, SILK, CLEAR) : le « toit » (cap) possède une épaisseur généralement légèrement plus importante que le capot LASIK (130 µm vs 110 µm), afin d’éviter l’induction de micro-plis et d’irrégularités. Ce toit doit être considéré comme ne faisant plus partie de l’épaisseur résiduelle. Le mur résiduel postérieur sépare le plancher du lenticule (face inférieure) et la face postérieure de la cornée.

Mur résiduel stromal postérieur

On considère que le capot de LASIK, même reposé, ne participe plus de manière significative aux propriétés de résistance biomécanique de la coupole cornéenne après l’opération. Il en va de même pour le « toit » du SMILE. Le mur résiduel postérieur participe seul au maintien de la rigidité et du galbe de la cornée.

Mur résiduel stromal postérieur de la cornée
Mur résiduel postérieur :

Règle du mur résiduel postérieur
Épaisseur prédite du mur résiduel = Épaisseur initiale − Épaisseur capot − Profondeur ablation
≥ 250 µm Minimum absolu (empirique)
280-300 µm Recommandation actuelle
Calculer le mur résiduel →

Ce mur postérieur ne doit pas être trop mince pour résister à la pression intraoculaire, aux frottements oculaires digitaux répétés, et à certaines positions de sommeil (appui prolongé sur les yeux). Une épaisseur insuffisante peut provoquer une ectasie cornéenne : déformation progressive permanente résultant d’un phénomène assimilable au « fluage ». Même si la contrainte permanente ne franchit pas la limite d’élasticité, le tissu peut se déformer de manière irréversible au fil du temps. Les frottements mécaniques répétés excessifs sont le vecteur principal de cette déformation.

Note historique : il y a quelques décennies, une technique (aujourd’hui abandonnée) consistait à induire volontairement une « ectasie » pour corriger l’hypermétropie, en découpant un capot très épais (≈ 350 µm ou plus), laissant un mur résiduel trop mince. La cornée se cambrait alors au centre. Cette observation clinique a contribué à établir les seuils empiriques actuels.

Exemple de calcul clinique
Myopie −6 D
Ablation (zone 6 mm) 85 µm
Capot LASIK 120 µm
Mur visé 300 µm
Épaisseur cornéenne minimale requise 505 µm (85 + 120 + 300)

L’épaisseur du capot est déterminée avec précision grâce aux lasers femtosecondes. Les microkératomes mécaniques, encore utilisés dans certains centres, sont moins précis et induisent parfois des découpes d’épaisseur supérieure à celle attendue (ex : 170 µm au lieu de 130 µm).

Pourcentage de tissu altéré (PTA) et approche volumétrique (PVA)

PTA (Percentage of Tissue Altered)
PTA = (Capot + Ablation) / Épaisseur initiale

Exemple : capot 110 µm + ablation 80 µm, épaisseur 530 µm → PTA = (110+80)/530 = 0,36 (36 %)

Valeur maximale recommandée 39 %
PVA (Percent Volume Altered)

L’utilisation de critères limités à l’épaisseur demeure relativement grossière. Une approche volumétrique paraît plus réaliste, même si les calculs sont plus complexes.

Le PVA prend en compte le volume 3D du capot et de l’ablation, pas seulement l’épaisseur centrale — meilleure estimation de l’impact biomécanique réel.

L’épaisseur ne fait pas tout : qualité des tissus

La portance d’une étagère ne dépend pas que de son épaisseur : la qualité du matériau est garante de sa résistance. Il en va de même pour la cornée : l’épaisseur du mur n’est pas la seule composante à prendre en considération. La « qualité » intrinsèque des fibres collagènes du stroma est une donnée d’importance. Même si le calcul d’épaisseur résiduelle est rassurant, il faut éliminer une fragilité biomécanique intrinsèque.

Monitorage peropératoire de l’épaisseur cornéenne

Cette vidéo montre le monitorage constant de la pachymétrie (technologie OCT « online pachymetry » du laser EX500) au cours d’un LASIK. Traitement d’une myopie de −6,75 D (ablation 99 µm), épaisseur initiale 530 µm, capot FS200 programmé 120 µm → mur résiduel visé > 300 µm.

① Après interface FS ≈ 550 µm (œdème transitoire)
② Après soulèvement capot mesure stroma
③ Après photoablation mur résiduel
④ Avant repose vérification

Épaisseur et qualité biomécanique de la cornée

Le kératocône est une pathologie exemplaire pour illustrer l’importance de l’intégrité des propriétés structurelles de la cornée. Les frottements oculaires répétés sont incriminés pour expliquer l’apparition puis l’évolution de cette pathologie. Les mesures biomécaniques (ORA) montrent une modification précoce des propriétés cornéennes : l’hystérèse (capacité à absorber l’énergie d’une contrainte) est réduite, les fibres collagènes sont désorganisées et « glissent » plus facilement les unes sur les autres.

Kératocône = contre-indication absolue au LASIK

Le kératocône (déformation et amincissement central suite à des frottements répétés) est une contre-indication au LASIK quelle que soit l’épaisseur centrale de la cornée. Les formes débutantes doivent être absolument dépistées lors de la consultation préopératoire, car l’amincissement provoqué par un LASIK réduirait encore la résistance du dôme cornéen et accélèrerait la déformation (ectasie post-LASIK).

Topographie + tomographie Face antérieure, postérieure, variations d’épaisseur
Mesures biomécaniques (ORA) Hystérèse cornéenne systématique
SCORE Analyzer Indices de dépistage modernes
Cartographie épithéliale OCT-HR : épaisseur épithéliale

Le principal facteur de risque d’ectasie

Le principal facteur de risque de l’ectasie est la présence d’une forme non dépistée de kératocône, et non l’induction d’un amincissement excessif du mur résiduel postérieur !

De nombreux cas d’ectasie sont observés sur des yeux dont le mur résiduel présente une épaisseur ≥ 300 µm, mais dont l’analyse rétrospective des cartes topographiques révèle un kératocône débutant non dépisté. À l’interrogatoire, on retrouve invariablement des frottements oculaires excessifs ayant débuté en préopératoire et persistant après l’intervention. Les patients atteints d’ectasie unilatérale présentent très souvent (voire systématiquement) le côté atteint associé à une position de sommeil latéralisée avec appui de l’orbite sur la main ou l’oreiller du même côté.

Conclusion

L’indication d’un LASIK dépend de nombreux paramètres. L’épaisseur initiale impose certaines limites : le mur résiduel postérieur doit être ≥ 250 µm (idéalement 280-300 µm). Même si cette condition est satisfaite, il est crucial d’éliminer un kératocône débutant (infra-clinique).

À l’interrogatoire, rechercher les frottements oculaires excessifs (plus fréquents chez les patients allergiques, stressés, porteurs de lentilles avec sécheresse oculaire). Il est également très important de recommander de ne pas dormir « la tête dans l’oreiller » ou d’éviter les positions de sommeil avec appui orbitaire prolongé.

Dans certains cas, il faut orienter le patient vers une technique de surface (PKR), sans découpe de capot. Le fait que l’ectasie soit essentiellement observée après LASIK (les cas après PKR sont exceptionnels) accrédite l’hypothèse que la découpe du capot est un facteur causal important.

Références

Publications scientifiques (PubMed) — PTA, PVA et biomécanique cornéenne
  1. Gatinel D, Saad A, Binder PS. Comparison of the effect of LASIK parameters on the percent tissue altered (1-dimensional metric) versus percent volume altered (3-dimensional metric). J Cataract Refract Surg. 2018;44(7):897-904. PMID: 29960656
  2. Saad A, Binder PS, Gatinel D. Evaluation of the percentage tissue altered as a risk factor for developing post-laser in situ keratomileusis ectasia. J Cataract Refract Surg. 2017;43(7):946-951. PMID: 28823441
  3. Santhiago MR, Smadja D, Gatinel D, et al. Safety of retreatment after LASIK using percent tissue altered (PTA). J Refract Surg. 2020;36(9):580-588. PMID: 32901830
  4. Santhiago MR, Smadja D, Wilson SE, et al. Role of percent tissue altered on ectasia after LASIK in eyes with suspicious topography. J Refract Surg. 2015;31(4):258-265. PMID: 25884578
  5. Gatinel D, Hoang-Xuan T, Azar DT. Volume estimation of excimer laser tissue ablation for correction of spherical myopia and hyperopia. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2002;43(5):1445-1449. PMID: 11980859
  6. Gatinel D, Hoang-Xuan T, Azar DT. Determination of corneal asphericity after myopia surgery with the excimer laser: a mathematical model. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2001;42(8):1736-1742. PMID: 11431435
  7. Gatinel D, Chaabouni S, Adam PA, et al. Corneal hysteresis, resistance factor, topography, and pachymetry after corneal lamellar flap. J Refract Surg. 2007;23(1):76-84. PMID: 17269247
  8. Saad A, Gatinel D. Topographic and tomographic properties of forme fruste keratoconus corneas. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2010;51(11):5546-5555. PMID: 20505205
  9. Saad A, Gatinel D. Bilateral corneal ectasia after LASIK in patient with isolated difference in central corneal thickness between eyes. J Cataract Refract Surg. 2010;36(6):1033-1035. PMID: 20494778
  10. Qin V, Saad A, Gatinel D. Unilateral post-LASIK ectasia and contralateral spontaneous ectasia. J Refract Surg. 2016;32(2):127-130. PMID: 26856431
  11. Saad A, Gatinel D. Combining Placido and corneal wavefront data for the detection of forme fruste keratoconus. J Refract Surg. 2016;32(8):510-516. PMID: 27505310
  12. Randleman JB, Russell B, Ward MA, et al. Risk factors and prognosis for corneal ectasia after LASIK. Ophthalmology. 2003;110(2):267-275. PMID: 12578766
  13. Bohac M, Koncarevic M, Pasalic A, et al. Incidence and clinical characteristics of post LASIK ectasia: a review of over 30,000 LASIK cases. Semin Ophthalmol. 2018;33(7-8):869-877. PMID: 29584546
  14. Gatinel D, Rampat R, Dumas L, Malet J. An Update on Corneal Biomechanics and Architecture in Diabetes. J Refract Surg. 2020;36(9):614-622. JRS 2020
Revues de formation médicale continue
  1. Gatinel D. Épaisseur cornéenne et éligibilité au LASIK : critères d’opérabilité et calcul du mur résiduel. Réalités Ophtalmologiques. 2020.
  2. Gatinel D. Le PTA et le PVA : approches linéaire et volumétrique du risque d’ectasie en chirurgie réfractive. Réflexions Ophtalmologiques. 2019.
  3. Gatinel D. Frottements oculaires et ectasie cornéenne : un lien de causalité établi. Les Cahiers d’Ophtalmologie. 2018.
  4. Gatinel D. Dépistage du kératocône fruste avant chirurgie réfractive : apport du SCORE Analyzer. Images en Ophtalmologie. 2021.
  5. Gatinel D. Estimation du volume cornéen altéré en LASIK : de la formule simplifiée à l’approche tridimensionnelle. Réalités Ophtalmologiques. 2019.
  6. Gatinel D. Screening for ectasia risk: PTA, PVA and modern topographic indices. Cataract & Refractive Surgery Today Europe (CRST). 2019.
  7. Gatinel D. Biomechanical assessment before refractive surgery: why thickness alone is not enough. EuroTimes. 2018.

Dernière mise à jour : Janvier 2026 — Retour à la section Chirurgie Réfractive

98 réponses à « Lasik et épaisseur de la cornée »

  1. Dr Damien Gatinel

    Pour l’hypermétropie, la problématique de l’épaisseur cornéenne est différente car il n’y pas de photoablation au centre, là ou la cornée est la plus fine. De ce fait, on peut opérer la plupart des hypermétropes en LASIK, même ceux dont l’épaisseur cornéenne centrale est inférieure à 500 microns.

  2. Aspéléta

    Bonjour,
    Je réalise un cas clinique et cherche à connaître l’épaisseur cornéenne minimale requise pour prétendre au LASIK, en cas d’hypermétropie ?

    Bien à vous.

  3. Dr Damien Gatinel

    La myopie est associée à la rétinopathie pigmentaire, et sa correction au laser peut être envisagée dans certains cas, pour permettre au patient de ne pas être dépendant aux lunettes dans la journée.

  4. Julia

    Bonjour Docteur

    J’ai une rétinopathie pigmentaire qui me donne la myopie en journée et la nuit je vois très mal je voulais savoir si c’est possible d’opérer via un laser ou un quelconque traitement .
    Cordialement

  5. Dr Damien Gatinel

    Le degré de myopie est un paramètre qu’il faut également considérer dans votre cas: une PKR est possible en cas de cornée fine par ailleurs (myopies inférieures à -6D environ).

  6. Dr Damien Gatinel

    A priori, une PKR ou transPKR pourrait être particulièrement recommandée (cornée fine).

  7. Bonjour Docteur

    Jai 32 ans et je suis myope et astigmate

    OD : -1.50 (-1.25) 165°
    OG : -1.50 (-1.50) 15°
    L’épaisseur de ma cornée est de : 493
    Je voudrais faire une chirurgie refractive
    Pourriez-vous me confirmer si cela est possible et avec quelle opération (lasik, PKR, trans PKR etc…)
    Merci.

  8. Aline Taieb

    Bonjour
    J’ai été voir mon ophtalmo car je souhaite me faire opérer de ma myopie.
    IL m’a dit qu’à priori je ne suis pas éligible car ma cornée a une épaisseur de 500 mitrons qui est le seuil plancher pour cette intervenition.
    Il veut me faire un fond de l’oeil pour voir si il n’y a rien à ce niveau là.
    Qu’en pensez vous svp.
    cdt
    Mme TAIEB

  9. Dr Damien Gatinel

    L’oeil droit paraît pouvoir bénéficier d’une correction totale; en ce qui concerne l’oeil gauche, une correction est envisageable mais en pratique, une sous correction est probable: il faudra également modifier le diamètre de la zone optique de ce côté (réduction pour contrôler la profondeur maximale d’ablation: celle-ci correspond en effet à une correction de 14D; il faut additionner la magnitude de la myopie et la magnitude de l’astigmatisme). Une sous correction légère pourrait être utile en vision de près. Tout ceci suppose que vos cornées soient par ailleurs régulières sur le plan topographique.

  10. Turki

    Bonjour docteur,
    Pouvez vous m’aidez svp
    Pourriez-vous me confirmer la faisabilité d’un lasik pour mon cas s’il vous plaît :
    Âge : 30 ans
    OD : -5.50 (-4.00 à 15°)
    OG : -10.00 (-4.00 à 165°)
    Thinnest OD : 535
    Thinnest OG: 532

    Merci d’avance

  11. Dr Damien Gatinel

    A priori, il existe déjà plusieurs éléments qui plaident en faveur de la réalisation d’une PKR dans votre cas: l’épaisseur de vos cornée (plus fine que la moyenne), et le fait que vous ayez a priori une sécheresse suffisamment prononcée pour interdire le port de lentilles. Bien entendu, un LASIK n’est pas formellement contre indiqué, si vos cornées sont régulières (= que vous n’avez pas trop frotté vos yeux dans le passé). Mais le LASIK induit une sécheresse postopératoire transitoire plus marquée que la PKR. La PKR traite les myopies faibles et moyennes (jusqu’à -6D environ) avec la même efficacité que le LASIK. En principe, le choix de l’intervention est effectué au terme de la première consultation préopératoire, du moins quand l’ophtalmologiste est suffisamment équipé pour réaliser l’intégralité du bilan préopatoire. Quand ce n’est pas le cas, certains praticiens n’ont pas d’autre choix que réaliser des examens au centre laser (bloc opératoire) juste avant l’intervention.

  12. Pierre

    Bonjour Docteur Gatinel,

    Après avoir porté des lentilles de contact durant 20 ans (j’ai 36 ans), je porte actuellement des lunettes depuis mars 2020, ‘étant donné que mes yeux tolèrent de moins en moins les lentilles, surtout le soir, ou mes yeux tombent littéralement.

    Le chirurgien qui me suis depuis 20 ans m’as confirmé en décembre 2019 que je peux réaliser une opération PRK, par ses soins, ou Lazik, mais dans ce cas je dois chercher le chirurgien par moi même.

    Après avoir eu 8 rendez-vous, et de nombreux tests, j’ai réalisé la pachydermie qui me donne les résultats suivants :
    – OD minimum thickness 485 , central 499, KPI 0.22
    – OS minimum thickness 495 , central 500, KPI 0.23

    -3.25 aux deux yeux.

    Le confrère que j’ai vu hier m’as pris à part pour me dire que je ne dois pas espérer avoir l’opération (daté à la fin du mois), et que j’aurai la réponse définitive le jour J, avant de passer à l’opération, lorsque un test sera effectué.
    Tout dépend de la dillatation de ma pupile étant donné que mes données sont à la limite pour ce qui concerne l’épaisseur de ma cornée, dont le minimum pour opéré est de 500 microns.

    Ce type de réponse est-elle normale, à savoir avoir une réponse uniquement avant l’opération ?

    Selon mes données, une opération PRK est-elle possible, et si oui ne vais-je pas avoir par la suite des problèmes de vue (haze, yeux sec, correction partielle) ?
    Certaines informations mets en avant que le chirurgien, selon son expertise, peut mieux gérer l’opération, alors que je pensais que l’opération était « semi automatique ».

    J’envisage de voir un professionnel différent, afin d’avoir d’autres mesures, ou alors d’abandonner tout espoir pour une chirugie.

    Je vousr remercie d’avance,
    Pierre

  13. Dr Damien Gatinel

    A priori, il est préférable de réaliser un LASIK dans votre cas en raison de la présence d’un astigmatisme prononcé. Si vos cornées sont par ailleurs régulières, leur épaisseur parait suffisante pour cette correction (équivalente à une correction de -8D environ pour ce qui est de la profondeur centrale d’ablation).

  14. Ducarre

    Bonjour Docteur,
    Tout d’abords un grand merci pour les réponses apportées à nous tous, c’est un plaisir de vous lire.

    Pourriez-vous me confirmer la faisabilité d’un lasik ou pkr pour mon cas s’il vous plaît :
    Âge : 31 ans
    OD : -3.00 (-4.00 à 180°)
    OG : -3.75 (-4.00 à 170°)
    Pachymetrie : 522/520

    Merci d’avance,
    JB.

  15. Dr Damien Gatinel

    La PKR est généralement effiace jusqu’à -6 ou -7D. Une réduction de votre myopie est possible avec cette technique, mais pas la correction totale a priori. Si vous tolérer les lentilles de contact, il pourrait être indiqué d’en poursuivre le port si une bonne vision corrigée est votre priorité. Après une PKR, vous pourriez voir net jusqu’à 50/80 cm environ, et le flou débuterait au delà. Ainsi, seules les activités type lecture ou travail sur écran pourraient être réalisées sans correction, et des lunettes nécessaires pour voir net de loin, conduire, etc.

  16. Ilhame Terrak

    Bonjour Docteur,

    Jai 30 ans et je suis myope et astigmate.
    OD: -9,75
    OG: – 8,5

    Épaisseurs cornées:
    OD: 470
    OG: 440

    Si je comprends bien, le lasik est inapproprié dans mon cas.
    Pensez vous que le PKR puisse être une solution?
    Merci pour votre retour.
    Bien à vous
    Ilhame

  17. Dr Damien Gatinel

    Les retouches même tardives sont généralement possible en LASIK (ainsi qu’en PKR). Un bilan pré-reprise est nécessaire: il inclut des mesures précises de la correction et la réalisation de topographies cornéennes. C’est un avantage certain de cette technique que d’autoriser des reprises sûres et aussi fiables que la première intervention.

  18. NAPOLI

    bonjour j’ai 46 ans?, j’ai été opéré au LASER EXCIMER, il y a une 15 années, puis je me refaire opéré?
    merci de votre réponse.
    CDLT
    jacques NAPOLI

  19. Dr Damien Gatinel

    Le LASIK est possible si vos cornées présentent une « minceur » constitutive et non acquise. Danse le cas d’une moindre épaisseur native, les cornées ont un galbe régulier, sont symétriques et ne présentent pas d’irrégularités particulières. La réponse dépend donc du résultat de l’étude de vos cartes de topographie cornéenne.

  20. Vanessa Becker

    Bonjour docteur
    J’ai une myopie de -3,75 à droite et -3,50 et 0,25 astigmate à gauche.
    Pachy apex os de 497
    Pachy apex od de 488
    J’ai eut deux rdv l’un me propose pkr l’autre lasik.
    Pensez vous que le lasik soit possible ?
    Merci d’avance

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