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La PKR (laser de surface)

Résumé pratique. La PKR est une chirurgie réfractive de surface : l’épithélium est retiré, puis le laser excimer remodèle le stroma cornéen sans créer de volet. Nous pratiquons deux variantes, la PKR conventionnelle avec retrait contrôlé de l’épithélium (« epi-off ») et la PKR transépithéliale. Dans notre pratique, l’epi-off conventionnelle est privilégiée pour sa précision et le contrôle direct de la surface stromale ; la trans-PKR reste utile dans certaines indications sélectionnées. L’identification puis l’arrêt durable des frottements oculaires et des compressions mécaniques sont essentiels avant l’intervention comme après celle-ci.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.

Publications de référence.

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation ni un avis médical individualisé.

La PKR, ou photokératectomie réfractive, utilise le laser excimer pour modifier la courbure de la cornée. Elle corrige principalement la myopie et l’astigmatisme myopique. Elle ne comporte ni découpe d’un volet cornéen ni geste intraoculaire.

La PKR est parfois présentée comme une technique ancienne. C’est inexact : le principe de l’ablation de surface est historique, mais le traitement correcteur bénéficie des mêmes progrès que le LASIK — profils asphériques ou personnalisés, eye-tracker, compensation de la cyclotorsion, reconnaissance irienne et contrôle du centrage.

Comment fonctionne la PKR ?

La cornée comprend un épithélium superficiel qui se renouvelle et un stroma collagénique représentant l’essentiel de son épaisseur. Pour que la correction soit durable, la photoablation doit remodeler le stroma et non le seul épithélium : celui-ci repousserait en effaçant rapidement une modification limitée à sa surface.

  1. Retrait de l’épithélium. Il est effectué manuellement après préparation de la surface, ou par le laser excimer dans la variante transépithéliale.
  2. Photoablation stromale. Le laser excimer délivre le profil correcteur à la surface du stroma, sous le contrôle du suivi oculaire.
  3. Protection de la surface. Une lentille pansement est posée pendant la repousse de l’épithélium, habituellement achevée en quelques jours.
Anatomie de la cornée et principe de la PKR avec photoablation stromale de surface
En PKR, l’épithélium est retiré avant l’application du profil correcteur sur le stroma antérieur.

Deux approches : epi-off conventionnelle et trans-PKR

Dans cette page, l’expression PKR epi-off désigne la PKR conventionnelle dans laquelle le chirurgien retire l’épithélium avant la photoablation correctrice. Techniquement, la trans-PKR retire elle aussi l’épithélium ; sa particularité est de l’enlever au laser, généralement au cours d’une séquence continue précédant l’ablation stromale.

ÉlémentPKR epi-off conventionnellePKR transépithéliale
Retrait épithélialContrôlé directement par le chirurgien, après préparation douce de la surfacePhotoablation épithéliale programmée par le laser excimer
Surface avant correctionLe chirurgien vérifie visuellement l’exposition complète et homogène du stromaElle dépend de la correspondance entre le profil programmé et l’épaisseur épithéliale réelle
Énergie laserRéservée au profil stromal correcteurUtilisée successivement pour retirer l’épithélium puis remodeler le stroma
Durée opératoireUn peu plus de manipulationsSéquence plus rapide et sans contact instrumental central
Confort et cicatrisationInconfort et réépithélialisation variables selon le protocolePlusieurs études rapportent une cicatrisation initiale plus rapide ou un inconfort moindre
PrécisionMéthode de référence dans notre pratique, notamment lorsque l’épithélium est irrégulier ou la correction plus exigeanteExcellents résultats dans les indications adaptées ; la précision peut dépendre du modèle épithélial et de la plateforme
Les deux méthodes sont efficaces. Notre préférence pour l’epi-off conventionnelle relève du contrôle chirurgical et de la reproductibilité observée dans notre pratique.

Notre préférence : l’epi-off conventionnelle

Nous privilégions le plus souvent la PKR epi-off conventionnelle. Après le retrait de l’épithélium, le chirurgien contrôle directement que la surface stromale est entièrement et régulièrement exposée avant de lancer le traitement correcteur. Dans notre expérience, cette séparation nette entre le temps épithélial et le temps stromal améliore la reproductibilité et la précision réfractive.

La trans-PKR doit modéliser une épaisseur épithéliale qui n’est pas identique chez tous les patients et peut varier selon la zone cornéenne. L’épithélium peut aussi masquer ou compenser une irrégularité stromale. Cette variabilité est particulièrement pertinente lorsque la cartographie épithéliale est asymétrique, lorsque l’astigmatisme doit être traité avec une grande précision ou lorsque le profil d’ablation est plus important.

Les études comparatives ne démontrent toutefois pas une supériorité universelle. Une méta-analyse de 20 études et 10 204 yeux ne retrouve pas de différence statistiquement significative d’efficacité, de sécurité ou de prédictibilité entre trans-PKR et PKR conventionnelle. Dans un essai randomisé controlatéral publié en 2025, l’erreur prédictive absolue moyenne était de 0,26 D après PKR conventionnelle et 0,34 D après trans-PKR, sans différence statistiquement significative. Notre choix doit donc être présenté comme une préférence clinique fondée sur le contrôle opératoire et notre expérience, et non comme une règle imposable à toutes les plateformes.

Quand utilisons-nous la trans-PKR ?

La trans-PKR peut être choisie pour une petite myopie, une cartographie épithéliale régulière et une procédure où la rapidité et l’absence de contact constituent un avantage. Les plateformes récentes permettent d’ajuster l’épaisseur épithéliale programmée ; l’OCT épithélial peut contribuer à cette planification. Une étude randomisée avec StreamLight n’a cependant pas retrouvé de différence réfractive significative entre un profil épithélial standard et un profil ajusté dans une population dont l’épaisseur moyenne était proche de la valeur par défaut.

Le bilan préopératoire

Le choix d’une PKR ne repose pas uniquement sur l’épaisseur centrale de la cornée. Le bilan préopératoire doit vérifier :

  • la stabilité de la réfraction et de l’acuité visuelle ;
  • la topographie et la tomographie cornéennes ;
  • la pachymétrie et la distribution de l’épaisseur stromale ;
  • la cartographie de l’épithélium lorsqu’elle est utile ;
  • la régularité de l’astigmatisme, son axe et sa concordance avec les mesures ;
  • la surface oculaire, les paupières et les glandes de Meibomius ;
  • la pupille, l’axe visuel, la rétine et le cristallin ;
  • les habitudes de frottement, la position de sommeil, les activités et les attentes.

Une cornée fine peut orienter vers une chirurgie de surface plutôt que vers un LASIK, car l’absence de volet préserve davantage de stroma fonctionnel. En revanche, une topographie franchement suspecte, un kératocône avéré ou une ectasie objectivement évolutive ne deviennent pas « opérables » simplement parce que la PKR est réalisée sans volet. Toute anomalie doit être expliquée, surveillée et intégrée à l’évaluation du risque.

Frottements oculaires, irrégularités topographiques et PKR

Certaines cornées examinées avant une PKR présentent des irrégularités topographiques discrètes, focales ou asymétriques. Dans notre approche, une telle carte ne doit pas être automatiquement assimilée à une dystrophie cornéenne intrinsèque et progressive. L’interrogatoire recherche d’abord les contraintes mécaniques susceptibles d’expliquer ou d’entretenir la déformation : frottements vigoureux ou répétés, appui nocturne de l’œil contre l’oreiller ou la main, position de sommeil, prurit allergique, blépharite et sécheresse oculaire.

La première mesure est l’arrêt complet des frottements et des appuis directs sur l’œil, associé au traitement des causes de démangeaison. La topographie et la tomographie sont ensuite comparées au cours du temps. Dans une cohorte de 153 yeux suivis en moyenne 53 mois, aucune variation significative globale de Kmax, Kmean ou de l’épaisseur minimale n’a été observée après conseil d’arrêt ; parmi les 26 yeux présentant au moins un critère de progression, 25 étaient associés à la poursuite des frottements ou d’autres comportements mécaniques à risque. Une étude cas-témoins a également retrouvé une association marquée entre l’asymétrie du kératocône, le côté frotté et l’appui nocturne.

Point de vue de l’auteur : la conjecture « No rub, no cone »

La proposition « No rub, no cone », formulée par Damien Gatinel, considère le traumatisme mécanique répété comme un élément causal central du kératocône plutôt que comme un simple facteur associé. Il s’agit d’une conjecture mécaniste et d’un cadre clinique de travail, non d’un consensus universel ni de la preuve définitive que les frottements constituent l’unique cause. Son intérêt est d’être directement testable, préventive et sans risque : identifier les comportements mécaniques, les supprimer strictement, puis vérifier objectivement la stabilité sur des cartes successives.

Une PKR réfractive sur une cornée légèrement irrégulière ne peut être discutée qu’après arrêt durable des frottements, traitement du prurit ou de l’inflammation de surface et documentation d’une stabilité suffisante. Un kératocône avéré ou une ectasie qui continue à progresser reste en dehors d’une indication réfractive ordinaire.

Indications et limites

Situations où la PKR peut être particulièrement pertinente

  • myopie faible à moyenne, avec ou sans astigmatisme régulier ;
  • cornée ne permettant pas de créer un volet de LASIK dans de bonnes conditions ;
  • profession ou sport exposant à des traumatismes oculaires directs ;
  • anomalie épithéliale superficielle ou dystrophie de la membrane basale, selon le contexte ;
  • retouche après une chirurgie réfractive antérieure lorsque l’ablation de surface est préférable ;
  • préférence éclairée pour une technique sans volet, après discussion de la récupération.

Situations imposant de différer ou d’éviter une PKR réfractive

  • réfraction instable, grossesse ou allaitement ;
  • sécheresse oculaire, blépharite ou inflammation non contrôlée ;
  • kératocône avéré ou ectasie objectivement évolutive ; topographie inexpliquée tant que sa cause et sa stabilité ne sont pas établies ;
  • épaisseur stromale ou profondeur d’ablation incompatibles avec une marge de sécurité suffisante ;
  • cicatrisation anormale, maladie auto-immune active ou traitement pouvant la perturber ;
  • pathologie du cristallin, de la rétine ou du nerf optique limitant le bénéfice attendu ;
  • attentes incompatibles avec les limites optiques et la durée de récupération.

La limite en dioptries n’est donc pas fixe. Plus la myopie, le diamètre optique et la profondeur d’ablation augmentent, plus la quantité de tissu retiré, le risque de régression et le risque de haze doivent être considérés. Pour une myopie élevée, le LASIK ou un implant phaque peut parfois constituer une stratégie plus adaptée.

Personnalisation, centrage et astigmatisme

L’epi-off conventionnelle ne signifie pas traitement standardisé. Une fois le stroma exposé, le profil excimer peut être optimisé par le front d’onde, guidé par la topographie ou planifié selon l’asphéricité et les objectifs optiques. Le système de suivi oculaire contrôle les mouvements pendant la photoablation.

Pour l’astigmatisme, la reconnaissance irienne et la compensation de la cyclotorsion permettent d’aligner le traitement sur l’axe mesuré en position assise malgré la rotation de l’œil en position allongée. Le principe est expliqué dans le dossier eye-tracker, centrage et cyclotorsion.

Laser excimer réalisant la photoablation stromale pendant une PKR
Le laser excimer sculpte la surface stromale selon le profil optique programmé.

Déroulement d’une PKR epi-off

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale par collyre. Après désinfection et mise en place d’un écarteur, l’épithélium central est préparé puis retiré de façon contrôlée. Le chirurgien vérifie l’exposition stromale, le centrage et la qualité de la fixation avant de délivrer la photoablation.

Selon la correction et le risque de cicatrisation, une application brève de mitomycine C peut être décidée pour réduire le risque de haze. La surface est rincée, puis une lentille pansement est posée. Des collyres antibiotiques et anti-inflammatoires ainsi qu’un traitement antalgique sont prescrits. Les deux yeux peuvent être opérés le même jour lorsque l’indication et l’organisation postopératoire le permettent.

Résultats et stabilité

Les résultats modernes de la PKR sont généralement proches de ceux du LASIK pour les myopies faibles à moyennes correctement sélectionnées. La différence la plus perceptible concerne les premiers jours : le LASIK récupère plus rapidement, tandis que l’acuité et la qualité visuelle après PKR progressent avec la fermeture épithéliale puis le remodelage de la surface.

Une étude avec huit à dix ans de recul retrouve un équivalent sphérique moyen de −0,12 ± 0,25 D, des indices de sécurité, d’efficacité et de prédictibilité respectivement de 1,00, 0,95 et 0,97. La régression myopique était associée à la myopie initiale et à la profondeur d’ablation : ces données rappellent que les résultats d’une faible myopie ne doivent pas être extrapolés à une forte correction.

La PKR transépithéliale obtient elle aussi d’excellents résultats. L’intérêt de la comparaison avec l’epi-off n’est donc pas de nier son efficacité, mais de choisir la méthode qui offre le meilleur contrôle pour l’œil traité et le protocole utilisé.

Récupération et suites opératoires

Une gêne, un larmoiement, une photophobie et une douleur sont possibles lorsque l’effet anesthésique disparaît. Ils culminent habituellement pendant les premières 24 à 48 heures puis diminuent à mesure que l’épithélium se referme. La lentille pansement protège la surface ; elle est retirée lorsque la cicatrisation est suffisante.

  • Premiers jours : vision fluctuante, sensibilité à la lumière et difficultés de lecture possibles.
  • Première semaine : amélioration fonctionnelle progressive ; le travail sur écran peut rester inconfortable.
  • Semaines suivantes : stabilisation de la réfraction et de la qualité optique, parfois plus lente pour les corrections importantes.
  • Protection : ne jamais frotter l’œil, respecter les collyres, les contrôles et la protection solaire prescrite.

Consigne essentielle : ne jamais frotter les yeux après une PKR

L’interdiction de frotter est absolue pendant la cicatrisation épithéliale et doit rester une règle durable. Dans les premiers jours, un frottement peut déplacer la lentille pansement, traumatiser l’épithélium en cours de fermeture et favoriser une complication. À plus long terme, les contraintes mécaniques répétées peuvent contribuer à des irrégularités topographiques ou à une déformation ectatique d’une cornée vulnérable.

En cas de démangeaison, il faut éviter tout massage de l’œil : utiliser les traitements lubrifiants ou antiallergiques prescrits, appliquer si besoin une compresse fraîche sur les paupières fermées sans pression et contacter l’équipe si le prurit persiste. Les coques de protection nocturne sont portées selon les consignes données.

Le protocole antalgique est individualisé. Les lentilles pansements et différents traitements locaux ou généraux peuvent réduire la douleur ; les anti-inflammatoires topiques doivent être utilisés selon la prescription, car certains peuvent ralentir la réépithélialisation. Le déroulement chronologique est détaillé dans les suites opératoires après PKR.

Consulter rapidement en cas de douleur croissante après une amélioration, baisse visuelle brutale, rougeur importante, écoulement, déplacement de la lentille pansement ou traumatisme. Une infection de la surface cornéenne est rare mais doit être traitée sans délai.

Risques, effets indésirables et haze

  • douleur, photophobie, larmoiement et sécheresse pendant la cicatrisation ;
  • récupération visuelle lente ou fluctuante ;
  • sous-correction, sur-correction, astigmatisme résiduel ou régression ;
  • halos, éblouissements, réduction temporaire du contraste ;
  • retard de cicatrisation épithéliale ou érosion récidivante ;
  • infection, inflammation ou cicatrice ;
  • haze sous-épithélial, le plus souvent discret et régressif, mais parfois gênant ;
  • perte de lignes de meilleure acuité corrigée ou ectasie : complications rares mais possibles.

Le haze correspond à une réaction cicatricielle du stroma antérieur. Son risque augmente notamment avec la profondeur d’ablation, certaines corrections élevées, l’exposition aux ultraviolets et les réponses cicatricielles individuelles. La mitomycine C n’est pas systématique dans tous les cas, mais une méta-analyse de 3 536 yeux confirme qu’elle réduit le haze précoce et tardif lorsqu’elle est indiquée.

PKR ou LASIK : comment choisir ?

CritèrePKRLASIK
Site du traitementSurface stromale après retrait épithélialStroma sous un volet femtoseconde
Volet cornéenAbsentPrésent
Récupération initialePlus lente et plus inconfortableHabituellement rapide et peu douloureuse
Préservation biomécaniqueGénéralement meilleure à correction équivalenteLe volet ne contribue plus pleinement à la résistance du stroma
Surface oculaireCicatrisation épithéliale nécessaireDénervation plus importante et sécheresse parfois plus marquée
Risque spécifiqueHaze, douleur, retard épithélialComplications du volet et de l’interface
RetoucheNouvelle ablation de surface selon les conditionsSoulèvement du volet ou ablation de surface selon le délai et le bilan

La PKR n’est pas automatiquement préférable dès qu’une cornée est fine, et le LASIK n’est pas automatiquement préférable parce qu’il récupère plus vite. Le calcul du tissu modifié, la géométrie cornéenne, la surface oculaire, la correction et le mode de vie doivent être considérés ensemble. Consulter la page choix entre LASIK, PKR et autres techniques ainsi que le dossier LASIK.

Quelle place pour le cross-linking (CXL) ?

Notre approche : corriger d’abord les contraintes mécaniques

Dans notre pratique, le CXL n’est pas ajouté de façon systématique à une PKR et l’association PKR–CXL n’est pas une stratégie de routine. Devant une irrégularité topographique ou un kératocône, la priorité est d’identifier puis de supprimer strictement les frottements et les compressions nocturnes, de traiter l’allergie, le prurit ou la maladie de surface qui les favorisent, puis de documenter l’évolution par des examens comparables.

Le cross-linking existe et peut être proposé dans d’autres pratiques lorsqu’une progression est objectivement documentée. Sur ce site, il n’est pas présenté comme un réflexe thérapeutique ni comme un substitut à l’arrêt des comportements mécaniques. Si une progression mesurable persiste malgré une cessation vérifiée et une surveillance rigoureuse, sa discussion relève d’une évaluation spécialisée et individualisée.

CXL prophylactique ajouté à une PKR réfractive

Nous n’ajoutons pas de CXL prophylactique à une PKR réalisée sur une cornée jugée apte à la chirurgie réfractive. Le CXL ne compense pas un bilan insuffisant et ne transforme pas une cornée à risque en candidate ordinaire. Une méta-analyse de 2 820 yeux ne montre pas d’avantage clinique justifiant son emploi de routine ; certains indices rapportés étaient même moins favorables avec l’association.

PKR topoguidée associée au CXL dans le kératocône

Une PKR topoguidée limitée associée au CXL a été décrite pour régulariser partiellement une cornée kératocônique. Cette situation ne correspond pas à une PKR réfractive standard et nous ne la présentons pas comme notre approche préférentielle. Une méta-analyse de 2025 rapporte des résultats visuels favorables par rapport au CXL seul, mais toutes les études incluses étaient non randomisées et exposées à des biais. Son existence mérite d’être connue ; son indication éventuelle doit rester exceptionnelle et distincte du traitement d’une myopie sur cornée saine.

Vidéos et pages du dossier PKR

PKR epi-off conventionnelle en vidéo

Cette séquence montre une PKR bilatérale avec retrait contrôlé de l’épithélium, reconnaissance irienne et traitement excimer optimisé.

PKR transépithéliale en vidéo

La phase initiale photoablate l’épithélium selon l’épaisseur programmée ; le traitement stromal correcteur est ensuite délivré. Voir aussi la page dédiée : vidéo de PKR transépithéliale StreamLight.

Pour approfondirPage
Visualiser chaque temps d’une chirurgie de surfaceLa PKR par étapes
Connaître l’évolution heure par heure et jour par jourSuites opératoires après PKR
Lire une synthèse destinée au patientFiche patient : PKR pour myopie
Comprendre la technique concurrente avec voletLASIK : principe, indications et risques
Évaluer le tissu cornéen modifiéSimulateur de variation de l’épaisseur cornéenne

Questions fréquentes

La PKR est-elle moins précise que le LASIK ?

Non lorsqu’elle est bien indiquée. Pour les myopies faibles à moyennes, les résultats finaux peuvent être comparables. La récupération est simplement plus lente et la cicatrisation épithéliale ajoute une source de variabilité initiale.

Pourquoi préférer l’epi-off si la trans-PKR est plus rapide ?

La rapidité opératoire n’est pas le seul critère. L’epi-off permet au chirurgien de vérifier directement l’exposition complète du stroma et évite que la photoablation correctrice dépende d’une estimation de l’épaisseur épithéliale. Dans notre pratique, ce contrôle apporte une meilleure reproductibilité.

La trans-PKR est-elle une mauvaise technique ?

Non. Elle est efficace, rapide et peut faciliter la cicatrisation initiale dans certaines séries. Nous l’utilisons de façon sélectionnée, notamment lorsque l’épithélium est régulier et la correction adaptée au protocole.

Combien de temps faut-il pour voir correctement ?

La vision utile revient progressivement après la fermeture épithéliale, mais sa netteté peut fluctuer pendant plusieurs semaines. La conduite, le travail et les écrans doivent être repris selon l’acuité, le confort et les recommandations données lors des contrôles.

Peut-on corriger une forte myopie par PKR ?

Techniquement certaines corrections élevées sont possibles, mais la profondeur d’ablation, le haze et la régression deviennent plus préoccupants. La décision doit comparer la PKR au LASIK et aux implants phaques plutôt que s’appuyer sur une limite universelle en dioptries.

Une future chirurgie de la cataracte reste-t-elle possible ?

Oui. Comme après LASIK, il faudra signaler l’antécédent de chirurgie réfractive et conserver si possible la réfraction préopératoire et le compte rendu du laser, car la modification cornéenne doit être prise en compte dans le calcul de l’implant.

Références scientifiques

Faire évaluer une indication de PKR

Le bilan permet de déterminer si une PKR est indiquée, quelle méthode de retrait épithélial paraît la plus adaptée et si le LASIK ou une autre solution offrirait un meilleur rapport bénéfices–risques.

  • Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : consultations en secteur 1.
  • Clinique Noémie de Rothschild, 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e : consultations en secteurs 1 et 2.
  • Rendez-vous : prendre rendez-vous sur Doctolib.
  • Consultation privée, secteur 2 : Me Evelyne Barbosa — ebarbosa@for.paris.

178 réponses à « La PKR (laser de surface) »

  1. Dr Damien Gatinel

    Il est nettement préférable d’opter pour une retouche en LASIK plutôt qu’en PKR si cela est possible; une PKR réalisée après un LASIK hypermétropique donne rarement de bons résultats à moyen/long terme. En principe, le LASIK est une technique avantageuse car elle permet de prévoir des retouches simples (en resoulevant le capot, ce qui est possible même des années après la chirurgie initiale).

  2. Jérémie

    Bonjour Docteur,

    J’ai subit un Lazik en juin 2018 pour hypermétropie et astigmatisme : OG +3,25 (-0,5 180°) OD +1,75 (-0,5 107°).

    Post op : (OG principalement) tirements derrière l’œil et maux de tête, plus ou moins gênants selon la fatigue, les écrans et activités quotidiennes.

    À ce jour, d’après les derniers examens Skiacol, je suis à OG +1,75 OD +1,25. Un chirurgien me propose une PKR. J’ai très peur, quel est votre avis sur la probabilité d’un bon, voir même d’un parfait résultat dans cette situation? Bénéfices/risques retouche/lunettes?

    (QUESTION URGENTE, RETOUCHE PRÉVUE EN MARS)

    D’avance merci.

  3. Dr Damien Gatinel

    Dans mon expérience persponnelle il est toujours préférable de resoulever un capot de LASIK que de réaliser une PKR après LASIK. C’est d’ailleurs un grand avantage du LASIK sur les techniques comme le SMILE (impossibilité de reprise en SMILE) ou la PKR, qui obligent à réaliser la PKR en retouche. La PKR est une excellente technique en intervention primaire ou en retouche post PKR initiale, mais elle expose à des résultats inconstants après LASIK ou SMILE,et des risques d’inflammation locale dans certains cas (haze, etc.).
    Le LASIK offre cette possibilité d’ajustements tardifs en cas de variation de la correction, en resoulevant le capot et en profitant du confort des suites ainsi que de la précision de cette technique. L’invasion épithéliale est rare en cas de technique de resoulèvement adaptée, et pose très rarement de gros problèmes car elle est le plus souvent, quand elle survient; limitée. De plus, le risque d’invasion épithéliale après LASIK initial avec le laser femtosconde est réduit vis à vis du LASIK « mécanique » (réalisation du volet avec un microkératome).

  4. NEYRET

    Bonjour,

    J’ai 47 ans et je me suis fait opérer de la myopie avec le laser FEMTOSECONDE il y a au moins 10 ans et les résultats ont été là.
    Dernièrement, je suis allée voir un autre chirurgien pour faire une 2nde chirurgie sur l’oeil dominant.
    Mon chirurgien préconise la laser PKR pour éviter un plus grand risque d’invasion épithéliale.
    J’ai mentionné que je cicatrise pas très bien (ma sœur jumelle avait été opérée avec le PKR et n’avait pas récupérer à 100 % suite à une mauvaise cicatrisation).
    Ci dessous sa réponse à ma question sur la cicatrisation :
    « Il y a une toute petite correction, nous n’allons pas enlever beaucoup de matière il y a peu de risque à avoir une cicatrisation retardée, je trouve que pour une reprise a 10 ans c’est moins risqué, après on peut bien sur soulever le capot et faire la même technique que vous avez déjà eu mais on s’expose à une autre complication qui s’appelle l’invasion épithéliale qui est bien plus fréquente qu’un problème de cicatrisation. »

    As t’il raison de privilégier le PKR au Lasik ?
    Merci pour votre réponse car bien sur, cette 2nde opération est pour éviter des lunettes qui vont devenir nécessaire à cause de ma vision sur mon oeil gauche qui a bien baissée.
    Merci d’avance pour votre réponse
    Laurence

  5. Dr Damien Gatinel

    J’ai bien pris connaissance de votre message. Chaque chirurgien a ses habitudes, mais la grande majorité des praticiens posent une lentille pansement après PKR pour une durée de 4 à 6 jours. La lentille pansement est d’ailleurs indiquée dans les « grosses » érosions cornéenes épithéliales (ex: traumatisme superficiel avec désépithélialisation). Les lentilles « isolent » la zone traitée des clignement ce qui accélère la ré épithélialisation (et réduit l’inflammation locale). L’apposition de « froid » peut également être prescrite pour les premiers jours (masque réfrigérant à poser sur les paupières pour calmer douleur ét inflammation).Le haze est lié à la conjonction de plusieurs facteurs: degré de myopie et astigmatisme, épaisseur initiale des cornées, degré d’exposition aux UV en post opératoire, etc. On peut réduire le risque en adaptant le diamètre de la zone optique (réduction) et en évitant l’exposition solaire (protection UV en lunettes à l’extérieur). Le haze n’est pas problème en lui même, mais il s’accompagne généralement d’une hyperplasie épithéliale qui rend compte de l’essentiel de la régression. Comme vous l’a expliqué votre oph, le risque de récidive est important. Il diminue avec le temps, et une retouche pourrait être tentée dans le futur (laisser passer au moins un au ou deux), au moins sur un oeil (directeur). Il est important de ne pas frotter vos yeux; une cornée d’épaisseur résiduelle de 350 microns (stroma seul) soit 400 micron environ au total est concevable (ce qui donc augure d’une possibilté de retraitement dans votre cas; ce n’est encore une fois pas tant l’épaisseur que le risque de re déclencher une réaction cicatricielle excessive qui est à considérer – si vous ne vous frottez pas les yeux).

  6. Dr Damien Gatinel

    En principe, si vous êtes myope, et qu’une PKT est indiquée pour régulariser la cornée et améliorer l’adhérence de l’épithélium, il n’y a pas vraiment de risque que votre vision se dégrade, au contraire.

  7. Michaël

    Pardon j ai -4 .00 de myopie au deux yeux

  8. Michaël

    Bonjour docteur gâtinel
    J’ai une dystrophie de cogan
    J’ai une vision floue à mon œil droit j’ai de l’astigmatisme non corrigible par mes lunettes et le soir led phares des voitures et des éclairages font des halos
    Mon ophtalmologue me dit que le risque que la dystrophie revienne est grand si je fait ptkOu que j’ai pire que mintenant j’ai 40 ans 6d myopie
    4,5 astigmatisme et j’ai une fibromialgie
    Y a-t-il des risques vraiment de voir moins bien
    Merci d’avance

  9. Jonathan

    Bonjour Docteur,

    J’ai été opéré par PKR il y a bientôt 10 mois, par un chirurgien expérimenté, au laser Excimer Zeiss MEL 90.
    La PKR a été préférée au LASIK car mes cornées étaient trop fines ?
    Voici ma situation initiale, avec donc un handicap assez important :
    OD : -5.00 (-1.75 à 10°) – Pachymétrie : 492
    OG : -5.50 (-2.00 à 160°) – Pachymétrie : 489

    Après l’opération, le chirurgien n’a pas posé de lentille pansement, il ne le fait visiblement pas/est contre ? Pourquoi et qu’en pensez-vous ?
    Il ne fournit pas non plus de coques de protection pour la nuit mais seulement des lunettes de soleil à porter le jour et la nuit pendant 5 jours, pas très protecteur selon moi la nuit avec les mouvements ?

    Au contrôle de J+7, tout allait plutôt bien. Vision OD : +0.50 (-0.50 à 20°) OG : +0.25 (-1.25) et tout devait selon lui encore s’améliorer.
    Après le RDV de J+7, il m’a donné RDV 2-3 mois plus tard et pas avant. Qu’en pensez-vous ?
    Le 1er confinement est arrivé et je n’ai pas pu le voir, et je sentais ma vision se détériorer.

    Le 2e RDV post-op a donc eu lieu seulement 5 mois après l’opération, et il se trouve que j’ai développé un haze entre temps.
    A presque 10 mois maintenant après l’opération, le haze a été traité et est en nette amélioration mais toujours là.

    Ma vision n’a fait faire que des Yo-Yo entre le 2e RDV post-op et le dernier, le 4e. Voilà ma dernière situation 9 mois et demi après l’opération :
    OD : -2.00 – Pachymétrie : 422 – densité cellulaire endothéliale : 2459
    OG : -2.00 (-0.50 à 160°) – Pachymétrie : 433 – densité cellulaire endothéliale : 2688

    Pas la peine de dire que tout est flou de loin et à + de 50cm, ce n’est donc vraiment pas le résultat escompté, même si c’est bien mieux qu’avant sans lunettes bien sûr, et mon astigmatisme est presque totalement parti. Par ailleurs, je n’ai ni sécheresse ni sensibilité à la lumière et ma vision corrigée avec lunettes est parfaite. Mais le but n’était pas de porter des lunettes…

    A 6 mois, il me parlait de réopération possible, maintenant il ne m’en parle plus et n’est plus chaud pour le faire.
    Quand j’insiste sur la possibilité une fois que le haze sera traité, il me dit qu’il n’est pas contre mais que je suis vraiment « à la limite du possible », que je suis « juste juste » vue la finesse de mes cornées et qu’au vu de mon passif je risque de refaire un haze et donc de ne pas pouvoir être bien recorrigé.

    Que pensez-vous de mon histoire, de ces chiffres, et d’une réopération ?

    Merci de m’avoir lu et merci d’avance pour votre réponse.

    Cordialement.

  10. Dr Damien Gatinel

    Une correction partielle, en PKR, n’aurait d’intérêt que si la réduction de la myopie vous permettait d’ouvrir des possibilités de carrière. En PKR, une myopie résiduelle proche de -4D du côté droit et de -5D du côté gauche sont envisageables, a priori.

  11. Enzo T.

    Bonjour Docteur Gatinel,
    J’ai 25 ans et je suis fortement myope: OD -7,25 (-3 à 10°); OG -9 (-2,25 à 165°). Ma pachymétrie est évaluée à 475 pour les deux yeux. Je souhaite être militaire et suis actuellement classé Y5 (Y6 valant une réforme) au SIGYCOP. J’envisage une opération, mais au vu de mon épaisseur cornéenne, je ne suis pas vraiment sûr… Une correction partielle présenterait-elle un intérêt (je supporte pour l’instant mes lentilles et mes lunettes) ?
    Merci d’avance. Cordialement.

  12. Dr Damien Gatinel

    Il est possible de réduire une partie de votre hypermétropie avec le laser : toutefois, la PKR est moins efficace que le LASIK pour la correction de l’hypermétropie, car sujette à une régression postopératoire de l’effet induit (en raison de l’épithélium de la cornée qui tend à s’hyperplasier en périphérie). Une réduction modérée de l’hypermétropie forte n’est pas toujours « intéressante » sur le plan visuel. Le LASIK est malheureusement contre indiqué en cas de dystrophie de Cogan (risque d’accentuation de l’instabilité épithéliale, invasion épithéliale, etc?)

  13. Marion Virginie

    Bonjour Dr Gatinel,

    Je suis suivie à la fondation hôpital A. de Rothschild dans votre service pour un « Cogan » qui a débuté à l’œil gauche qui va bien maintenant, et désormais l’œil droit. Mon problème est que je suis amblyope de l’œil gauche et que chaque récidive à l’œil droit m’handicape vraiment, d’autant plus que je suis professeur. Voici ma correction: œil droit: Sph +6.00 Cyl -2.25 et axe 156
    œil gauche: Sph: +8.00 Cyl: -2.00 Axe 19

    la semaine dernière j’ai eu une récidive à l’œil droit et malgré la cicatrisation, après avoir retiré la lentille pansement, je vois double de l’œil droit. Le médecin que j’ai vu m’a dit qu’il restait une petite cicatrice qui allait disparaitre et que j’avais toujours la possibilité de faire le laser.
    Est-ce que dans mon cas, le laser sur l’œil droit permettrait de ne plus avoir ce problème de déchirure de l’épithélium et est-ce que cela pourrait aussi corriger ma vision? Quel laser serait conseillé? Est-ce que c’est douloureux? Le fait de voir double est-il dû à la cicatrisation ou dois-je m’inquiéter?
    Je vous remercie par avance de votre réponse

  14. Dr Damien Gatinel

    La PKR ne fait appel qu’à un seul laser: le laser excimer. Le laser femtoseconde n’est pas utilisé en PKR: en effet, il sert pour la création du capot cornéen (qui n’est pas effectuée en correction PKR).

  15. Dr Damien Gatinel

    Il est effectivement conseillé de revoir l’indication de votre correction. La PKR est certes préférable au LASIK dans ce contexte d’antécédents inflammatoires et de sécheresse, mais il est curieux que vous soyez peu gênée de loin; une PKR pour corriger la presbytie est théoriquement possible, mais les indications doivent être bien pesées, et les résultats possibles à envisager bien expliqués.

  16. Re-bonjour, dans mon message précédent, j’ai oublié de mentionner que le médecin préconise soit une opération PRK, soit le Laser Excimer lasik tout lasik ou « femto-seconde ».
    Merci par avance de me répondre rapidement si possible.
    Cordialement

  17. Bonjour,
    Depuis décembre 2019, j’ai très peu de larmes et j’ai des lésions inflammatoires de la cornée aux 2 yeux. J’ai un traitement de gouttes Cationorm Multi et Thealose 15ml à mettre 6 fois par jour ainsi qu’une pommade ophtalmique Vitamine A que je mets le soir au coucher et que je remets parfois durant la nuit si mes paupières collent à mes yeux. Mon Ophtalmologiste recommande l’opération PRK (photo-kératectomie réfractive) (lissage de la cornée). A la lecture du descriptif de l’opération, des suites opératoires, etc… j’appréhende beaucoup et je m’interroge sur le taux de réussite pour ce que j’ai. Je porte des lunettes (verres progressifs) pour voir de près car de loin, je vois mieux sans lunette la plupart du temps. Merci par avance pour vos conseils. Cordialement

  18. Dr Damien Gatinel

    La chirurgie réfractive moderne est très sûre, à la condition de bien sélectionner les candidats recevables, et choisir la technique adaptée à leur correction. La plupart des (rares) complications sévères sont le fruit d’une mauvaise sélection (non dépistage de certaines contre indications). Les patients opérés satisfaits ne sont pas ceux qui témoignent le plus sur internet, où un « biais de sélection » est observé.

  19. Maydine Franck

    Bonjour

    Je suis moi aussi astigmate et j’ai une forte myopie. J’ai beaucoup entendu parler de ces interventions chirurgicales… En bien et comme en mal malheureusement. Certains patients disent que leur œil est sérieusement endommagé voir ‘foutu’. Du coup j’ai peur de me faire opérer. Les yeux c’est la vie, vous comprenez. J’ai une très mauvaise vu. Cette opération peut changer ma vie à tout jamais. Je souhaite juste que ce soit dans le bon sens ! Besoin d’être rassurée je pense…

  20. Dr Damien Gatinel

    Je ne peux pas vous affirmer avec certitude que c’est utile, mais ces médications naturelles sont plutôt destinées à préserver la santé de la rétine, alors que la PKR est exercée sur la cornée ;)

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