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La PKR (laser de surface)

La PKR : techniques laser de surface

surface

sans découpe de capot

Points clés – données 2024-2025 Efficacité : 72 à 95,6 % des patients atteignent 20/20 sans correction selon les études récentes Précision : 92,2 % des yeux dans ± 0,50 D de la cible (PKR transépithéliale StreamLight) Sécurité : indices de sécurité 1,01 et d’efficacité 0,97-0,98 à long terme Stabilité : résultats stables jusqu’à 8-10 ans de suivi ; 100 % AVSC > 20/30 Biomécanique : absence de capot → préservation supérieure de la résistance cornéenne Indications : cornées fines, irrégulières, patients à risque de traumatisme, myopie faible à modérée

 PKR : définition

La PKR (PhotoKératectomie à visée Réfractive) repose sur la délivrance d’une correction réfractive à la surface du stroma cornéen, après retrait de l’épithélium cornéen superficiel. Elle ne requiert pas de découpe du capot, contrairement au LASIK. Elle est effectuée sous anesthésie locale (gouttes). Les deux yeux sont opérés le même jour.

Il existe deux variantes en fonction de la manière dont l’épithélium est retiré :

Technique « manuelle » L’épithélium est retiré (pelé) au moyen d’une éponge après application d’une solution diluée d’alcool. Technique de référence historique, particulièrement adaptée aux myopies plus fortes (−5 à −6 D) pour limiter la dose totale de laser délivrée.

Technique « tout laser » (transépithéliale) L’épithélium est photoablaté par le laser excimer lui-même (ex : mode StreamLight, Alcon Wavelight). Procédure plus rapide, sans contact, particulièrement adaptée aux petites myopies.

Le choix entre la technique « manuelle » et la technique « tout laser » dépend des préférences du chirurgien et du patient. Les résultats cliniques initiaux ne permettent pas d’attribuer à l’une ou l’autre de ces variantes un bénéfice particulier en termes de résultat visuel. La procédure « transépithéliale » est plus rapide et pourrait particulièrement convenir à la correction des petites myopies. En cas de myopie plus forte (ex. −5 ou −6 D), il pourrait être préférable de réaliser un débridement manuel de l’épithélium pour limiter la dose totale de laser délivrée sur le tissu cornéen.

 Principes et technique chirurgicale

Rappelons que la cornée est constituée de deux tuniques principales : le stroma (tissu constitué de fibrilles de collagène entrelacées et représentant 90 % de l’épaisseur cornéenne) et l’épithélium, situé en surface, qui est un tissu constitué de plusieurs couches de cellules dites « épithéliales ». Cette disposition rappelle celle du derme et de l’épiderme au niveau cutané.

En PKR, l’épithélium est séparé du stroma sous-jacent puis retiré. La correction est délivrée sur le stroma superficiel, immédiatement sous l’épithélium de la cornée. L’épithélium repousse ensuite en quelques jours pour recouvrir la surface de la cornée.

Le principe de la correction réfractive en PKR est similaire à celui du LASIK, les deux procédés utilisant un laser à excimère pour remodeler le profil de la cornée et en modifier le pouvoir optique (le LASIK et la PKR ont en commun le temps opératoire dit de « photoablation » du tissu cornéen stromal).

Différence fondamentale avec le LASIK

La différence principale de la PKR avec le LASIK repose sur l’ablation de l’épithélium et l’absence de découpe de capot. En LASIK, on préserve la couche épithéliale superficielle, qui n’est pas exposée au faisceau du laser : le volet découpé est récliné (ce volet comporte la couche épithéliale et une partie de la couche stromale). Au cours de la PKR, l’épithélium est pelé délicatement après administration de gouttes anesthésiques : la partie superficielle du stroma, appelée couche de Bowman, est alors exposée au laser excimer.

Anatomie de la cornée et PKR laser de surface

Le faisceau du laser excimer, piloté par un ordinateur couplé au système de délivrance, est ensuite projeté sur la surface cornéenne dénudée pour sculpter le tissu stromal cornéen superficiel.

PKR laser excimer sculptant le stroma

 La PKR classique en vidéo

La vidéo suivante montre l’intégralité d’une procédure de PKR (laser de surface) bilatérale, débutée par l’œil gauche. Le traitement est optimisé pour le front d’onde (wavefront optimized) et utilise la reconnaissance irienne pour un alignement et un centrage optimaux. La technique utilisée pour le retrait de l’épithélium est économe et non traumatique (contrairement à la PKR classique, où l’épithélium est frotté, et à l’EpiLASIK — technique aujourd’hui désuète — qui utilise une machine pour séparer l’épithélium de manière non contrôlée). Effectuée de la sorte, la technique de PKR est dénuée de risques peropératoires. L’anesthésie est purement topique (gouttes).

 La PKR transépithéliale en vidéo

La vidéo suivante permet de visualiser en temps quasi réel la réalisation d’une opération de correction de la myopie en PKR transépithéliale :

PKR transépithéliale en gros plan

Cette vidéo, réalisée en filmant l’œil opéré au plus près (avec un ralenti ×4), concerne une procédure de PKR transépithéliale (mode StreamLight, laser EX500, Alcon Wavelight). La première phase (retrait épithélial) est réalisée grâce à des impacts laser délivrés pour photoablater la couche épithéliale sur une surface d’au moins la taille de la zone optique programmée. L’épaisseur de la couche centrale de l’épithélium est d’environ 50 microns (mesurable grâce à la technologie OCT cornéenne à haute résolution).

 Résultats cliniques de la PKR (2024-2025)

PKR transépithéliale StreamLight — Gunn et al., J Ophthalmol 2024
Échantillon 205 yeux
AVSC ≥ 20/20 95,6 % des yeux
± 0,50 D cible 92,2 % prévisibilité
Sécurité 1,01 indice

Myopie de −0,63 à −7,25 D. Indice d’efficacité : 0,97. Astigmatisme résiduel ≤ 0,50 D chez 88,3 % des yeux.

Suivi à 8-10 ans — Int J Ophthalmol 2025
AVSC 20/20 72 % des yeux
AVSC > 20/30 100 % des yeux
± 0,25 D cible 74,4 % emmétropie
Ectasie 0 cas détecté

Aucun œil n’a perdu de ligne d’acuité visuelle corrigée (AVAC). Stabilité réfractive confirmée à long terme.

Suivi à 2 ans — Shams et al., Int J Ophthalmol 2025

Indice d’efficacité : 0,98 ± 0,06. Indice de sécurité : 1,01 ± 0,04. Les facteurs prédictifs de meilleurs résultats incluent l’âge jeune et une faible erreur réfractive initiale.

Comparaison des techniques de PKR

TechniqueRetrait épithélialAVSC 20/20Douleur postopCicatrisation
PKR manuelleAlcool + éponge85-92 %Modérée3-5 jours
PKR transépithélialeLaser excimer90-96 %Légère à modérée3-4 jours
LASEKAlcool + repositionnement85-90 %Modérée3-5 jours

 Suites opératoires

Si l’intervention de PKR est indolore pendant sa réalisation, une sensation de gêne ou de brûlure survient dans les heures qui la suivent et dure en général moins de 24 h. La plupart des chirurgiens recouvrent la surface de l’œil avec une lentille de contact spéciale à la fin de l’intervention, ce qui permet, en plus de la prise d’antalgiques, de rendre la douleur postopératoire tout à fait supportable. La lentille de contact est conservée quelques jours avant le retrait.

La PKR induit une phase de cicatrisation un peu plus longue que celle du LASIK, car il faut attendre que l’épithélium repousse à la surface de la cornée remodelée, ce qui prend quelques jours. La pose d’une lentille de contact souple non correctrice sur la cornée, juste après la correction laser, permet d’accélérer la repousse de l’épithélium. La prise d’antalgiques permet d’atténuer les douleurs (dont la durée n’excède généralement pas 24 h).

Gestion de la douleur postopératoire • Lentille de contact pansement (bandage contact lens) • Antalgiques oraux (paracétamol-codéine) • Collyres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) — usage modéré • Larmes artificielles sans conservateur • Gabapentine orale en cas de douleur réfractaire (études récentes)

 Pourquoi retirer l’épithélium de la cornée en PKR ?

Il est nécessaire d’ôter la couche épithéliale pour accéder à la partie superficielle du stroma cornéen (le stroma est le tissu cornéen principal, qui représente 90 % de l’épaisseur cornéenne, et qui est constitué pour une grande partie de fibrilles de collagène). Si l’on réalisait le traitement photoablatif au laser excimer directement à la surface de la cornée sans enlever l’épithélium, cette couche épithéliale serait certes « rabotée », mais la forme imprimée par le laser sur la couche épithéliale ne serait que transitoire.

L’épithélium est en effet une couche pluricellulaire stratifiée (les cellules sont « empilées les unes au-dessus des autres »), dont la forme peut être modulée par la multiplication des cellules épithéliales superficielles (on parle d’hyperplasie épithéliale pour décrire cette prolifération).

L’essentiel

Si le traitement laser était appliqué directement sur la surface épithéliale de la cornée, la repousse épithéliale en gommerait l’effet en quelques semaines. La correction imprimée dans le stroma est plus pérenne : l’épithélium tend parfois à s’épaissir par rapport au stroma aminci, ce qui peut induire une régression de l’effet réfractif. Cela survient surtout après la correction de l’hypermétropie, un défaut optique pour lequel le LASIK est plus adapté. Les myopies faibles et moyennes sont en revanche tout à fait éligibles à la correction laser de surface.

 La PKR est-elle moins moderne que le LASIK ?

Cette idée reçue est couramment répandue, le LASIK ayant été introduit après la réalisation des premières corrections par PKR (au début des années 90). La PKR et le LASIK reposent sur un principe similaire : le remodelage de la cornée, et bénéficient toutes deux de l’extraordinaire précision du laser excimer. La PKR en version « transépithéliale » a été introduite plus récemment.

Le LASIK n’est pas une « révolution » vis-à-vis de la PKR ; il consiste simplement à délivrer la correction laser (identique quelle que soit la technique) au sein du tissu stromal de la cornée, c’est-à-dire en profondeur. Cela permet une récupération plus rapide, avec une réduction des sensations postopératoires. Toutefois, la technique LASIK n’est pas applicable à tous les patients. Ceux dont les cornées sont fines ou irrégulières, ou présentent des anomalies (cicatrices, etc.) sont de meilleurs candidats à la PKR. C’est au chirurgien de déterminer la ou les meilleures techniques pour corriger le défaut optique du patient. PKR vs LASIK : tableau comparatif

CritèrePKRLASIK
Création de capotNonOui (femtoseconde)
Préservation biomécaniqueSupérieureMoindre (section lamellaire)
Récupération visuelle3-7 jours24-48 heures
Douleur postopératoireModérée (24-48 h)Minime
Risque d’ectasieTrès faiblePlus élevé si cornée fine + frottements
Cornées finesPréféréeContre-indication relative
Sportifs / militairesPréférée (pas de capot)Risque de déplacement du capot (rare)
Sécheresse à long termeMoins fréquentePlus fréquente
Haze cornéenPossible (< 1 % grade 2+)Très rare
RetoucheNouvelle PKRRe-soulèvement capot

Indications préférentielles de la PKR • Cornée fine (épaisseur limite pour le LASIK) • Anomalies topographiques légères (asymétrie, forme fruste de kératocône) • Anomalies topographiques plus prononcées, après arrêt des frottements et stabilité topographique • Professions à risque de traumatisme oculaire direct (certains militaires, forces de l’ordre, sports de contact) • Dystrophie de membrane basale épithéliale, érosions récidivantes, sécheresse oculaire chronique • Retouche après LASIK (si résoulèvement du capot non souhaitable ou possible) ou chirurgie de la cataracte • Myopie faible à modérée (jusqu’à −6 D environ) • Préférence du patient pour une technique sans découpe

Outil en ligne : simulateur d’épaisseur cornéenne

Pour évaluer la faisabilité d’une PKR ou d’un LASIK en fonction de l’épaisseur cornéenne et de la correction souhaitée, consultez le simulateur de variation de l’épaisseur cornéenne après une chirurgie réfractive.

 La PKR peut-elle être associée à un cross-linking (CXL) ?

La PKR est la technique de choix pour l’opération de la myopie légère à moyenne chez les patients dont les cornées sont fines et légèrement irrégulières sur le plan topographique. Parfois, on évoque le diagnostic de « kératocône fruste » ou « kératocône suspect » face à ces atypies topographiques. Certains chirurgiens proposent alors la réalisation d’un cross-linking au décours immédiat de la PKR, dans le but de solidifier la cornée, en postulant que ceci « stabilisera » la forme de la cornée.

Point de vue de l’auteur sur le CXL associé à la PKR

Du point de vue de l’auteur de ce site, le CXL ne sert à rien dans ce contexte (il peut toutefois alourdir la facture du patient…), car les cornées concernées ne sont pas trop « molles », mais simplement victimes de frottements oculaires trop répétés, trop vigoureux, trop fréquents (patients allergiques, patients présentant une fatigue oculaire chronique, mouvements de démaquillage des paupières trop appuyés, etc.).

Par ailleurs, les patients qui dorment sur le ventre ou le côté avec un contact direct de l’orbite sur la literie, ou l’avant-bras, sont ceux chez qui l’on rencontre plus fréquemment ces aspects d’irrégularité topographique, probablement par le biais de frottements plus fréquents le matin au réveil.

Il est important de prendre conscience de ces gestes et manœuvres susceptibles d’altérer le relief cornéen au fil du temps et de modifier sa position de sommeil, le cas échéant. La PKR simple peut alors être effectuée sans qu’il soit besoin d’effectuer une technique complémentaire de type CXL qui n’a par ailleurs jamais fait la preuve de son efficacité clinique (aucun durcissement n’est mesuré in vivo) et qui représente même un stress physicochimique supplémentaire : risque accru d’inflammation postopératoire avec haze en raison notamment de l’exposition au rayonnement UV lors de la procédure de CXL. Le plus important, c’est logiquement de soustraire la cornée aux frottements en postopératoire.

Le visionnage de cette vidéo permet de prendre conscience du traumatisme infligé aux globes oculaires et aux structures environnantes lors des frottements oculaires machinaux :

Vidéo : frottements oculaires et traumatisme cornéen (Facebook)

 Questions fréquentes

La PKR fait-elle mal ?

L’intervention elle-même est indolore grâce à l’anesthésie topique (gouttes). Une gêne ou une sensation de brûlure survient dans les heures suivant l’intervention et dure généralement moins de 24 h. La lentille de contact pansement posée en fin d’intervention et les antalgiques oraux rendent cette période tout à fait supportable. La douleur est moins intense qu’avec les techniques de PKR plus anciennes (retrait mécanique de l’épithélium par grattage).

En combien de temps récupère-t-on une bonne vision après PKR ?

La vision s’améliore progressivement au cours de la première semaine, à mesure que l’épithélium cicatrise. Une vision fonctionnelle (conduite, travail) est généralement obtenue en 5 à 7 jours. L’acuité visuelle continue de s’affiner pendant les 1 à 3 mois suivants. Cette récupération est plus lente qu’après LASIK (24-48 h), ce qui constitue la principale différence ressentie par les patients.

Jusqu’à combien de dioptries peut-on corriger en PKR ?

La PKR est idéale pour les myopies faibles à modérées (jusqu’à environ −6 D), avec ou sans astigmatisme associé. Au-delà, le risque de haze (opacité cicatricielle) et de régression augmente, ce qui rend le LASIK préférable lorsqu’il est réalisable. L’épaisseur cornéenne disponible constitue le facteur limitant principal.

Qu’est-ce que le haze cornéen ?

Le haze est une opacité stromale sous-épithéliale liée à la réaction cicatricielle. Il se manifeste par un voile léger observé à la lampe à fente. Les formes significatives (grade 2+) concernent moins de 1 % des patients avec les techniques modernes. L’utilisation de mitomycine C en peropératoire (application brève du stroma exposé) réduit considérablement ce risque. Le haze tend à s’atténuer spontanément au fil des mois.

Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?

Oui, la chirurgie bilatérale simultanée est la pratique standard en PKR. Les deux yeux sont opérés lors de la même séance. Cela permet une récupération symétrique et limite le nombre de consultations. Le confort est satisfaisant dès le lendemain grâce aux lentilles pansements.

Pourquoi choisir la PKR plutôt que le LASIK ?

La PKR est préférable lorsque la cornée est trop fine pour le LASIK, lorsqu’il existe des anomalies topographiques (kératocône suspect), en cas de profession exposée aux traumatismes oculaires (militaires, sportifs de contact), ou si le patient préfère une technique sans découpe de capot. La préservation biomécanique de la cornée est supérieure après PKR. Quand les deux techniques sont possibles, le choix revient au patient en fonction de ses préférences et de son mode de vie.

 Références

Pages gatinel.com La PKR par étapes (vidéo)Suites opératoires après PKRLASIK : principe, avantages, inconvénientsKératocône et ectasie cornéenneBilan préopératoire chirurgie réfractiveSimulateur de variation d’épaisseur cornéenneThe crosslinking controversy Littérature scientifique
  1. Gunn DJ, et al. StreamLight Single-Step Transepithelial Photorefractive Keratectomy (PRK) for Myopia and Myopic Astigmatism. J Ophthalmol. 2024;2024:5597457. Full text
  2. Shams SS, Hassanzadeh S, Zarei-Ghanavati S, et al. Predictive factors for outcomes of photorefractive keratectomy in myopic eyes. Int J Ophthalmol. 2025;18(11):2143-2148. Full text
  3. 8-to-10-Year Follow-Up Results of Photorefractive Keratectomy and Risk Factors for Myopia Regression. PMC. 2025. PMC
  4. Pajek S, Koo EH. A Review of Photorefractive Keratectomy. Review of Ophthalmology. September 2024. Full text
  5. Somani SN, Moshirfar M, Patel BC. Photorefractive Keratectomy. StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2025. PubMed
  6. Almutairi MN, et al. Meta-analysis: clinical outcomes of LASIK and PRK in hyperopia. BMC Ophthalmol. 2025;25(1):140. PubMed
  7. Gatinel D, Malet J, Hoang-Xuan T, Azar DT. Analysis of customized corneal ablations: theoretical limitations of increasing negative asphericity. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2002;43(4):941-8. PubMed
  8. Nattis AS, Rosenberg ED, Donnenfeld ED. One-year visual and astigmatic outcomes of keratoconus patients following sequential crosslinking and topography-guided surface ablation: the TOPOLINK study. J Cataract Refract Surg. 2020;46(4):507-516. PubMed
  9. Moshirfar M, Wang Q, et al. Management of Corneal Haze After Photorefractive Keratectomy. Ophthalmol Ther. 2023;12(6):2841-2862. PubMed
  10. Hassanzadeh S, Fereydouni F, Bakhtiari E. Visual and refractive outcomes of PRK in hyperopia and hyperopic-astigmatism: systematic review and meta-analysis. Photodiagnosis Photodyn Ther. 2025;53:104604. PubMed

Dernière mise à jour : Janvier 2026 — Chirurgie réfractivePKR

178 réponses à « La PKR (laser de surface) »

  1. Dr Damien Gatinel

    Il est nettement préférable d’opter pour une retouche en LASIK plutôt qu’en PKR si cela est possible; une PKR réalisée après un LASIK hypermétropique donne rarement de bons résultats à moyen/long terme. En principe, le LASIK est une technique avantageuse car elle permet de prévoir des retouches simples (en resoulevant le capot, ce qui est possible même des années après la chirurgie initiale).

  2. Jérémie

    Bonjour Docteur,

    J’ai subit un Lazik en juin 2018 pour hypermétropie et astigmatisme : OG +3,25 (-0,5 180°) OD +1,75 (-0,5 107°).

    Post op : (OG principalement) tirements derrière l’œil et maux de tête, plus ou moins gênants selon la fatigue, les écrans et activités quotidiennes.

    À ce jour, d’après les derniers examens Skiacol, je suis à OG +1,75 OD +1,25. Un chirurgien me propose une PKR. J’ai très peur, quel est votre avis sur la probabilité d’un bon, voir même d’un parfait résultat dans cette situation? Bénéfices/risques retouche/lunettes?

    (QUESTION URGENTE, RETOUCHE PRÉVUE EN MARS)

    D’avance merci.

  3. Dr Damien Gatinel

    Dans mon expérience persponnelle il est toujours préférable de resoulever un capot de LASIK que de réaliser une PKR après LASIK. C’est d’ailleurs un grand avantage du LASIK sur les techniques comme le SMILE (impossibilité de reprise en SMILE) ou la PKR, qui obligent à réaliser la PKR en retouche. La PKR est une excellente technique en intervention primaire ou en retouche post PKR initiale, mais elle expose à des résultats inconstants après LASIK ou SMILE,et des risques d’inflammation locale dans certains cas (haze, etc.).
    Le LASIK offre cette possibilité d’ajustements tardifs en cas de variation de la correction, en resoulevant le capot et en profitant du confort des suites ainsi que de la précision de cette technique. L’invasion épithéliale est rare en cas de technique de resoulèvement adaptée, et pose très rarement de gros problèmes car elle est le plus souvent, quand elle survient; limitée. De plus, le risque d’invasion épithéliale après LASIK initial avec le laser femtosconde est réduit vis à vis du LASIK « mécanique » (réalisation du volet avec un microkératome).

  4. NEYRET

    Bonjour,

    J’ai 47 ans et je me suis fait opérer de la myopie avec le laser FEMTOSECONDE il y a au moins 10 ans et les résultats ont été là.
    Dernièrement, je suis allée voir un autre chirurgien pour faire une 2nde chirurgie sur l’oeil dominant.
    Mon chirurgien préconise la laser PKR pour éviter un plus grand risque d’invasion épithéliale.
    J’ai mentionné que je cicatrise pas très bien (ma sœur jumelle avait été opérée avec le PKR et n’avait pas récupérer à 100 % suite à une mauvaise cicatrisation).
    Ci dessous sa réponse à ma question sur la cicatrisation :
    « Il y a une toute petite correction, nous n’allons pas enlever beaucoup de matière il y a peu de risque à avoir une cicatrisation retardée, je trouve que pour une reprise a 10 ans c’est moins risqué, après on peut bien sur soulever le capot et faire la même technique que vous avez déjà eu mais on s’expose à une autre complication qui s’appelle l’invasion épithéliale qui est bien plus fréquente qu’un problème de cicatrisation. »

    As t’il raison de privilégier le PKR au Lasik ?
    Merci pour votre réponse car bien sur, cette 2nde opération est pour éviter des lunettes qui vont devenir nécessaire à cause de ma vision sur mon oeil gauche qui a bien baissée.
    Merci d’avance pour votre réponse
    Laurence

  5. Dr Damien Gatinel

    J’ai bien pris connaissance de votre message. Chaque chirurgien a ses habitudes, mais la grande majorité des praticiens posent une lentille pansement après PKR pour une durée de 4 à 6 jours. La lentille pansement est d’ailleurs indiquée dans les « grosses » érosions cornéenes épithéliales (ex: traumatisme superficiel avec désépithélialisation). Les lentilles « isolent » la zone traitée des clignement ce qui accélère la ré épithélialisation (et réduit l’inflammation locale). L’apposition de « froid » peut également être prescrite pour les premiers jours (masque réfrigérant à poser sur les paupières pour calmer douleur ét inflammation).Le haze est lié à la conjonction de plusieurs facteurs: degré de myopie et astigmatisme, épaisseur initiale des cornées, degré d’exposition aux UV en post opératoire, etc. On peut réduire le risque en adaptant le diamètre de la zone optique (réduction) et en évitant l’exposition solaire (protection UV en lunettes à l’extérieur). Le haze n’est pas problème en lui même, mais il s’accompagne généralement d’une hyperplasie épithéliale qui rend compte de l’essentiel de la régression. Comme vous l’a expliqué votre oph, le risque de récidive est important. Il diminue avec le temps, et une retouche pourrait être tentée dans le futur (laisser passer au moins un au ou deux), au moins sur un oeil (directeur). Il est important de ne pas frotter vos yeux; une cornée d’épaisseur résiduelle de 350 microns (stroma seul) soit 400 micron environ au total est concevable (ce qui donc augure d’une possibilté de retraitement dans votre cas; ce n’est encore une fois pas tant l’épaisseur que le risque de re déclencher une réaction cicatricielle excessive qui est à considérer – si vous ne vous frottez pas les yeux).

  6. Dr Damien Gatinel

    En principe, si vous êtes myope, et qu’une PKT est indiquée pour régulariser la cornée et améliorer l’adhérence de l’épithélium, il n’y a pas vraiment de risque que votre vision se dégrade, au contraire.

  7. Michaël

    Pardon j ai -4 .00 de myopie au deux yeux

  8. Michaël

    Bonjour docteur gâtinel
    J’ai une dystrophie de cogan
    J’ai une vision floue à mon œil droit j’ai de l’astigmatisme non corrigible par mes lunettes et le soir led phares des voitures et des éclairages font des halos
    Mon ophtalmologue me dit que le risque que la dystrophie revienne est grand si je fait ptkOu que j’ai pire que mintenant j’ai 40 ans 6d myopie
    4,5 astigmatisme et j’ai une fibromialgie
    Y a-t-il des risques vraiment de voir moins bien
    Merci d’avance

  9. Jonathan

    Bonjour Docteur,

    J’ai été opéré par PKR il y a bientôt 10 mois, par un chirurgien expérimenté, au laser Excimer Zeiss MEL 90.
    La PKR a été préférée au LASIK car mes cornées étaient trop fines ?
    Voici ma situation initiale, avec donc un handicap assez important :
    OD : -5.00 (-1.75 à 10°) – Pachymétrie : 492
    OG : -5.50 (-2.00 à 160°) – Pachymétrie : 489

    Après l’opération, le chirurgien n’a pas posé de lentille pansement, il ne le fait visiblement pas/est contre ? Pourquoi et qu’en pensez-vous ?
    Il ne fournit pas non plus de coques de protection pour la nuit mais seulement des lunettes de soleil à porter le jour et la nuit pendant 5 jours, pas très protecteur selon moi la nuit avec les mouvements ?

    Au contrôle de J+7, tout allait plutôt bien. Vision OD : +0.50 (-0.50 à 20°) OG : +0.25 (-1.25) et tout devait selon lui encore s’améliorer.
    Après le RDV de J+7, il m’a donné RDV 2-3 mois plus tard et pas avant. Qu’en pensez-vous ?
    Le 1er confinement est arrivé et je n’ai pas pu le voir, et je sentais ma vision se détériorer.

    Le 2e RDV post-op a donc eu lieu seulement 5 mois après l’opération, et il se trouve que j’ai développé un haze entre temps.
    A presque 10 mois maintenant après l’opération, le haze a été traité et est en nette amélioration mais toujours là.

    Ma vision n’a fait faire que des Yo-Yo entre le 2e RDV post-op et le dernier, le 4e. Voilà ma dernière situation 9 mois et demi après l’opération :
    OD : -2.00 – Pachymétrie : 422 – densité cellulaire endothéliale : 2459
    OG : -2.00 (-0.50 à 160°) – Pachymétrie : 433 – densité cellulaire endothéliale : 2688

    Pas la peine de dire que tout est flou de loin et à + de 50cm, ce n’est donc vraiment pas le résultat escompté, même si c’est bien mieux qu’avant sans lunettes bien sûr, et mon astigmatisme est presque totalement parti. Par ailleurs, je n’ai ni sécheresse ni sensibilité à la lumière et ma vision corrigée avec lunettes est parfaite. Mais le but n’était pas de porter des lunettes…

    A 6 mois, il me parlait de réopération possible, maintenant il ne m’en parle plus et n’est plus chaud pour le faire.
    Quand j’insiste sur la possibilité une fois que le haze sera traité, il me dit qu’il n’est pas contre mais que je suis vraiment « à la limite du possible », que je suis « juste juste » vue la finesse de mes cornées et qu’au vu de mon passif je risque de refaire un haze et donc de ne pas pouvoir être bien recorrigé.

    Que pensez-vous de mon histoire, de ces chiffres, et d’une réopération ?

    Merci de m’avoir lu et merci d’avance pour votre réponse.

    Cordialement.

  10. Dr Damien Gatinel

    Une correction partielle, en PKR, n’aurait d’intérêt que si la réduction de la myopie vous permettait d’ouvrir des possibilités de carrière. En PKR, une myopie résiduelle proche de -4D du côté droit et de -5D du côté gauche sont envisageables, a priori.

  11. Enzo T.

    Bonjour Docteur Gatinel,
    J’ai 25 ans et je suis fortement myope: OD -7,25 (-3 à 10°); OG -9 (-2,25 à 165°). Ma pachymétrie est évaluée à 475 pour les deux yeux. Je souhaite être militaire et suis actuellement classé Y5 (Y6 valant une réforme) au SIGYCOP. J’envisage une opération, mais au vu de mon épaisseur cornéenne, je ne suis pas vraiment sûr… Une correction partielle présenterait-elle un intérêt (je supporte pour l’instant mes lentilles et mes lunettes) ?
    Merci d’avance. Cordialement.

  12. Dr Damien Gatinel

    Il est possible de réduire une partie de votre hypermétropie avec le laser : toutefois, la PKR est moins efficace que le LASIK pour la correction de l’hypermétropie, car sujette à une régression postopératoire de l’effet induit (en raison de l’épithélium de la cornée qui tend à s’hyperplasier en périphérie). Une réduction modérée de l’hypermétropie forte n’est pas toujours « intéressante » sur le plan visuel. Le LASIK est malheureusement contre indiqué en cas de dystrophie de Cogan (risque d’accentuation de l’instabilité épithéliale, invasion épithéliale, etc?)

  13. Marion Virginie

    Bonjour Dr Gatinel,

    Je suis suivie à la fondation hôpital A. de Rothschild dans votre service pour un « Cogan » qui a débuté à l’œil gauche qui va bien maintenant, et désormais l’œil droit. Mon problème est que je suis amblyope de l’œil gauche et que chaque récidive à l’œil droit m’handicape vraiment, d’autant plus que je suis professeur. Voici ma correction: œil droit: Sph +6.00 Cyl -2.25 et axe 156
    œil gauche: Sph: +8.00 Cyl: -2.00 Axe 19

    la semaine dernière j’ai eu une récidive à l’œil droit et malgré la cicatrisation, après avoir retiré la lentille pansement, je vois double de l’œil droit. Le médecin que j’ai vu m’a dit qu’il restait une petite cicatrice qui allait disparaitre et que j’avais toujours la possibilité de faire le laser.
    Est-ce que dans mon cas, le laser sur l’œil droit permettrait de ne plus avoir ce problème de déchirure de l’épithélium et est-ce que cela pourrait aussi corriger ma vision? Quel laser serait conseillé? Est-ce que c’est douloureux? Le fait de voir double est-il dû à la cicatrisation ou dois-je m’inquiéter?
    Je vous remercie par avance de votre réponse

  14. Dr Damien Gatinel

    La PKR ne fait appel qu’à un seul laser: le laser excimer. Le laser femtoseconde n’est pas utilisé en PKR: en effet, il sert pour la création du capot cornéen (qui n’est pas effectuée en correction PKR).

  15. Dr Damien Gatinel

    Il est effectivement conseillé de revoir l’indication de votre correction. La PKR est certes préférable au LASIK dans ce contexte d’antécédents inflammatoires et de sécheresse, mais il est curieux que vous soyez peu gênée de loin; une PKR pour corriger la presbytie est théoriquement possible, mais les indications doivent être bien pesées, et les résultats possibles à envisager bien expliqués.

  16. Re-bonjour, dans mon message précédent, j’ai oublié de mentionner que le médecin préconise soit une opération PRK, soit le Laser Excimer lasik tout lasik ou « femto-seconde ».
    Merci par avance de me répondre rapidement si possible.
    Cordialement

  17. Bonjour,
    Depuis décembre 2019, j’ai très peu de larmes et j’ai des lésions inflammatoires de la cornée aux 2 yeux. J’ai un traitement de gouttes Cationorm Multi et Thealose 15ml à mettre 6 fois par jour ainsi qu’une pommade ophtalmique Vitamine A que je mets le soir au coucher et que je remets parfois durant la nuit si mes paupières collent à mes yeux. Mon Ophtalmologiste recommande l’opération PRK (photo-kératectomie réfractive) (lissage de la cornée). A la lecture du descriptif de l’opération, des suites opératoires, etc… j’appréhende beaucoup et je m’interroge sur le taux de réussite pour ce que j’ai. Je porte des lunettes (verres progressifs) pour voir de près car de loin, je vois mieux sans lunette la plupart du temps. Merci par avance pour vos conseils. Cordialement

  18. Dr Damien Gatinel

    La chirurgie réfractive moderne est très sûre, à la condition de bien sélectionner les candidats recevables, et choisir la technique adaptée à leur correction. La plupart des (rares) complications sévères sont le fruit d’une mauvaise sélection (non dépistage de certaines contre indications). Les patients opérés satisfaits ne sont pas ceux qui témoignent le plus sur internet, où un « biais de sélection » est observé.

  19. Maydine Franck

    Bonjour

    Je suis moi aussi astigmate et j’ai une forte myopie. J’ai beaucoup entendu parler de ces interventions chirurgicales… En bien et comme en mal malheureusement. Certains patients disent que leur œil est sérieusement endommagé voir ‘foutu’. Du coup j’ai peur de me faire opérer. Les yeux c’est la vie, vous comprenez. J’ai une très mauvaise vu. Cette opération peut changer ma vie à tout jamais. Je souhaite juste que ce soit dans le bon sens ! Besoin d’être rassurée je pense…

  20. Dr Damien Gatinel

    Je ne peux pas vous affirmer avec certitude que c’est utile, mais ces médications naturelles sont plutôt destinées à préserver la santé de la rétine, alors que la PKR est exercée sur la cornée ;)

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