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La PKR (laser de surface)

La PKR : techniques laser de surface

surface

sans découpe de capot

Points clés – données 2024-2025 Efficacité : 72 à 95,6 % des patients atteignent 20/20 sans correction selon les études récentes Précision : 92,2 % des yeux dans ± 0,50 D de la cible (PKR transépithéliale StreamLight) Sécurité : indices de sécurité 1,01 et d’efficacité 0,97-0,98 à long terme Stabilité : résultats stables jusqu’à 8-10 ans de suivi ; 100 % AVSC > 20/30 Biomécanique : absence de capot → préservation supérieure de la résistance cornéenne Indications : cornées fines, irrégulières, patients à risque de traumatisme, myopie faible à modérée

 PKR : définition

La PKR (PhotoKératectomie à visée Réfractive) repose sur la délivrance d’une correction réfractive à la surface du stroma cornéen, après retrait de l’épithélium cornéen superficiel. Elle ne requiert pas de découpe du capot, contrairement au LASIK. Elle est effectuée sous anesthésie locale (gouttes). Les deux yeux sont opérés le même jour.

Il existe deux variantes en fonction de la manière dont l’épithélium est retiré :

Technique « manuelle » L’épithélium est retiré (pelé) au moyen d’une éponge après application d’une solution diluée d’alcool. Technique de référence historique, particulièrement adaptée aux myopies plus fortes (−5 à −6 D) pour limiter la dose totale de laser délivrée.

Technique « tout laser » (transépithéliale) L’épithélium est photoablaté par le laser excimer lui-même (ex : mode StreamLight, Alcon Wavelight). Procédure plus rapide, sans contact, particulièrement adaptée aux petites myopies.

Le choix entre la technique « manuelle » et la technique « tout laser » dépend des préférences du chirurgien et du patient. Les résultats cliniques initiaux ne permettent pas d’attribuer à l’une ou l’autre de ces variantes un bénéfice particulier en termes de résultat visuel. La procédure « transépithéliale » est plus rapide et pourrait particulièrement convenir à la correction des petites myopies. En cas de myopie plus forte (ex. −5 ou −6 D), il pourrait être préférable de réaliser un débridement manuel de l’épithélium pour limiter la dose totale de laser délivrée sur le tissu cornéen.

 Principes et technique chirurgicale

Rappelons que la cornée est constituée de deux tuniques principales : le stroma (tissu constitué de fibrilles de collagène entrelacées et représentant 90 % de l’épaisseur cornéenne) et l’épithélium, situé en surface, qui est un tissu constitué de plusieurs couches de cellules dites « épithéliales ». Cette disposition rappelle celle du derme et de l’épiderme au niveau cutané.

En PKR, l’épithélium est séparé du stroma sous-jacent puis retiré. La correction est délivrée sur le stroma superficiel, immédiatement sous l’épithélium de la cornée. L’épithélium repousse ensuite en quelques jours pour recouvrir la surface de la cornée.

Le principe de la correction réfractive en PKR est similaire à celui du LASIK, les deux procédés utilisant un laser à excimère pour remodeler le profil de la cornée et en modifier le pouvoir optique (le LASIK et la PKR ont en commun le temps opératoire dit de « photoablation » du tissu cornéen stromal).

Différence fondamentale avec le LASIK

La différence principale de la PKR avec le LASIK repose sur l’ablation de l’épithélium et l’absence de découpe de capot. En LASIK, on préserve la couche épithéliale superficielle, qui n’est pas exposée au faisceau du laser : le volet découpé est récliné (ce volet comporte la couche épithéliale et une partie de la couche stromale). Au cours de la PKR, l’épithélium est pelé délicatement après administration de gouttes anesthésiques : la partie superficielle du stroma, appelée couche de Bowman, est alors exposée au laser excimer.

Anatomie de la cornée et PKR laser de surface

Le faisceau du laser excimer, piloté par un ordinateur couplé au système de délivrance, est ensuite projeté sur la surface cornéenne dénudée pour sculpter le tissu stromal cornéen superficiel.

PKR laser excimer sculptant le stroma

 La PKR classique en vidéo

La vidéo suivante montre l’intégralité d’une procédure de PKR (laser de surface) bilatérale, débutée par l’œil gauche. Le traitement est optimisé pour le front d’onde (wavefront optimized) et utilise la reconnaissance irienne pour un alignement et un centrage optimaux. La technique utilisée pour le retrait de l’épithélium est économe et non traumatique (contrairement à la PKR classique, où l’épithélium est frotté, et à l’EpiLASIK — technique aujourd’hui désuète — qui utilise une machine pour séparer l’épithélium de manière non contrôlée). Effectuée de la sorte, la technique de PKR est dénuée de risques peropératoires. L’anesthésie est purement topique (gouttes).

 La PKR transépithéliale en vidéo

La vidéo suivante permet de visualiser en temps quasi réel la réalisation d’une opération de correction de la myopie en PKR transépithéliale :

PKR transépithéliale en gros plan

Cette vidéo, réalisée en filmant l’œil opéré au plus près (avec un ralenti ×4), concerne une procédure de PKR transépithéliale (mode StreamLight, laser EX500, Alcon Wavelight). La première phase (retrait épithélial) est réalisée grâce à des impacts laser délivrés pour photoablater la couche épithéliale sur une surface d’au moins la taille de la zone optique programmée. L’épaisseur de la couche centrale de l’épithélium est d’environ 50 microns (mesurable grâce à la technologie OCT cornéenne à haute résolution).

 Résultats cliniques de la PKR (2024-2025)

PKR transépithéliale StreamLight — Gunn et al., J Ophthalmol 2024
Échantillon 205 yeux
AVSC ≥ 20/20 95,6 % des yeux
± 0,50 D cible 92,2 % prévisibilité
Sécurité 1,01 indice

Myopie de −0,63 à −7,25 D. Indice d’efficacité : 0,97. Astigmatisme résiduel ≤ 0,50 D chez 88,3 % des yeux.

Suivi à 8-10 ans — Int J Ophthalmol 2025
AVSC 20/20 72 % des yeux
AVSC > 20/30 100 % des yeux
± 0,25 D cible 74,4 % emmétropie
Ectasie 0 cas détecté

Aucun œil n’a perdu de ligne d’acuité visuelle corrigée (AVAC). Stabilité réfractive confirmée à long terme.

Suivi à 2 ans — Shams et al., Int J Ophthalmol 2025

Indice d’efficacité : 0,98 ± 0,06. Indice de sécurité : 1,01 ± 0,04. Les facteurs prédictifs de meilleurs résultats incluent l’âge jeune et une faible erreur réfractive initiale.

Comparaison des techniques de PKR

TechniqueRetrait épithélialAVSC 20/20Douleur postopCicatrisation
PKR manuelleAlcool + éponge85-92 %Modérée3-5 jours
PKR transépithélialeLaser excimer90-96 %Légère à modérée3-4 jours
LASEKAlcool + repositionnement85-90 %Modérée3-5 jours

 Suites opératoires

Si l’intervention de PKR est indolore pendant sa réalisation, une sensation de gêne ou de brûlure survient dans les heures qui la suivent et dure en général moins de 24 h. La plupart des chirurgiens recouvrent la surface de l’œil avec une lentille de contact spéciale à la fin de l’intervention, ce qui permet, en plus de la prise d’antalgiques, de rendre la douleur postopératoire tout à fait supportable. La lentille de contact est conservée quelques jours avant le retrait.

La PKR induit une phase de cicatrisation un peu plus longue que celle du LASIK, car il faut attendre que l’épithélium repousse à la surface de la cornée remodelée, ce qui prend quelques jours. La pose d’une lentille de contact souple non correctrice sur la cornée, juste après la correction laser, permet d’accélérer la repousse de l’épithélium. La prise d’antalgiques permet d’atténuer les douleurs (dont la durée n’excède généralement pas 24 h).

Gestion de la douleur postopératoire • Lentille de contact pansement (bandage contact lens) • Antalgiques oraux (paracétamol-codéine) • Collyres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) — usage modéré • Larmes artificielles sans conservateur • Gabapentine orale en cas de douleur réfractaire (études récentes)

 Pourquoi retirer l’épithélium de la cornée en PKR ?

Il est nécessaire d’ôter la couche épithéliale pour accéder à la partie superficielle du stroma cornéen (le stroma est le tissu cornéen principal, qui représente 90 % de l’épaisseur cornéenne, et qui est constitué pour une grande partie de fibrilles de collagène). Si l’on réalisait le traitement photoablatif au laser excimer directement à la surface de la cornée sans enlever l’épithélium, cette couche épithéliale serait certes « rabotée », mais la forme imprimée par le laser sur la couche épithéliale ne serait que transitoire.

L’épithélium est en effet une couche pluricellulaire stratifiée (les cellules sont « empilées les unes au-dessus des autres »), dont la forme peut être modulée par la multiplication des cellules épithéliales superficielles (on parle d’hyperplasie épithéliale pour décrire cette prolifération).

L’essentiel

Si le traitement laser était appliqué directement sur la surface épithéliale de la cornée, la repousse épithéliale en gommerait l’effet en quelques semaines. La correction imprimée dans le stroma est plus pérenne : l’épithélium tend parfois à s’épaissir par rapport au stroma aminci, ce qui peut induire une régression de l’effet réfractif. Cela survient surtout après la correction de l’hypermétropie, un défaut optique pour lequel le LASIK est plus adapté. Les myopies faibles et moyennes sont en revanche tout à fait éligibles à la correction laser de surface.

 La PKR est-elle moins moderne que le LASIK ?

Cette idée reçue est couramment répandue, le LASIK ayant été introduit après la réalisation des premières corrections par PKR (au début des années 90). La PKR et le LASIK reposent sur un principe similaire : le remodelage de la cornée, et bénéficient toutes deux de l’extraordinaire précision du laser excimer. La PKR en version « transépithéliale » a été introduite plus récemment.

Le LASIK n’est pas une « révolution » vis-à-vis de la PKR ; il consiste simplement à délivrer la correction laser (identique quelle que soit la technique) au sein du tissu stromal de la cornée, c’est-à-dire en profondeur. Cela permet une récupération plus rapide, avec une réduction des sensations postopératoires. Toutefois, la technique LASIK n’est pas applicable à tous les patients. Ceux dont les cornées sont fines ou irrégulières, ou présentent des anomalies (cicatrices, etc.) sont de meilleurs candidats à la PKR. C’est au chirurgien de déterminer la ou les meilleures techniques pour corriger le défaut optique du patient. PKR vs LASIK : tableau comparatif

CritèrePKRLASIK
Création de capotNonOui (femtoseconde)
Préservation biomécaniqueSupérieureMoindre (section lamellaire)
Récupération visuelle3-7 jours24-48 heures
Douleur postopératoireModérée (24-48 h)Minime
Risque d’ectasieTrès faiblePlus élevé si cornée fine + frottements
Cornées finesPréféréeContre-indication relative
Sportifs / militairesPréférée (pas de capot)Risque de déplacement du capot (rare)
Sécheresse à long termeMoins fréquentePlus fréquente
Haze cornéenPossible (< 1 % grade 2+)Très rare
RetoucheNouvelle PKRRe-soulèvement capot

Indications préférentielles de la PKR • Cornée fine (épaisseur limite pour le LASIK) • Anomalies topographiques légères (asymétrie, forme fruste de kératocône) • Anomalies topographiques plus prononcées, après arrêt des frottements et stabilité topographique • Professions à risque de traumatisme oculaire direct (certains militaires, forces de l’ordre, sports de contact) • Dystrophie de membrane basale épithéliale, érosions récidivantes, sécheresse oculaire chronique • Retouche après LASIK (si résoulèvement du capot non souhaitable ou possible) ou chirurgie de la cataracte • Myopie faible à modérée (jusqu’à −6 D environ) • Préférence du patient pour une technique sans découpe

Outil en ligne : simulateur d’épaisseur cornéenne

Pour évaluer la faisabilité d’une PKR ou d’un LASIK en fonction de l’épaisseur cornéenne et de la correction souhaitée, consultez le simulateur de variation de l’épaisseur cornéenne après une chirurgie réfractive.

 La PKR peut-elle être associée à un cross-linking (CXL) ?

La PKR est la technique de choix pour l’opération de la myopie légère à moyenne chez les patients dont les cornées sont fines et légèrement irrégulières sur le plan topographique. Parfois, on évoque le diagnostic de « kératocône fruste » ou « kératocône suspect » face à ces atypies topographiques. Certains chirurgiens proposent alors la réalisation d’un cross-linking au décours immédiat de la PKR, dans le but de solidifier la cornée, en postulant que ceci « stabilisera » la forme de la cornée.

Point de vue de l’auteur sur le CXL associé à la PKR

Du point de vue de l’auteur de ce site, le CXL ne sert à rien dans ce contexte (il peut toutefois alourdir la facture du patient…), car les cornées concernées ne sont pas trop « molles », mais simplement victimes de frottements oculaires trop répétés, trop vigoureux, trop fréquents (patients allergiques, patients présentant une fatigue oculaire chronique, mouvements de démaquillage des paupières trop appuyés, etc.).

Par ailleurs, les patients qui dorment sur le ventre ou le côté avec un contact direct de l’orbite sur la literie, ou l’avant-bras, sont ceux chez qui l’on rencontre plus fréquemment ces aspects d’irrégularité topographique, probablement par le biais de frottements plus fréquents le matin au réveil.

Il est important de prendre conscience de ces gestes et manœuvres susceptibles d’altérer le relief cornéen au fil du temps et de modifier sa position de sommeil, le cas échéant. La PKR simple peut alors être effectuée sans qu’il soit besoin d’effectuer une technique complémentaire de type CXL qui n’a par ailleurs jamais fait la preuve de son efficacité clinique (aucun durcissement n’est mesuré in vivo) et qui représente même un stress physicochimique supplémentaire : risque accru d’inflammation postopératoire avec haze en raison notamment de l’exposition au rayonnement UV lors de la procédure de CXL. Le plus important, c’est logiquement de soustraire la cornée aux frottements en postopératoire.

Le visionnage de cette vidéo permet de prendre conscience du traumatisme infligé aux globes oculaires et aux structures environnantes lors des frottements oculaires machinaux :

Vidéo : frottements oculaires et traumatisme cornéen (Facebook)

 Questions fréquentes

La PKR fait-elle mal ?

L’intervention elle-même est indolore grâce à l’anesthésie topique (gouttes). Une gêne ou une sensation de brûlure survient dans les heures suivant l’intervention et dure généralement moins de 24 h. La lentille de contact pansement posée en fin d’intervention et les antalgiques oraux rendent cette période tout à fait supportable. La douleur est moins intense qu’avec les techniques de PKR plus anciennes (retrait mécanique de l’épithélium par grattage).

En combien de temps récupère-t-on une bonne vision après PKR ?

La vision s’améliore progressivement au cours de la première semaine, à mesure que l’épithélium cicatrise. Une vision fonctionnelle (conduite, travail) est généralement obtenue en 5 à 7 jours. L’acuité visuelle continue de s’affiner pendant les 1 à 3 mois suivants. Cette récupération est plus lente qu’après LASIK (24-48 h), ce qui constitue la principale différence ressentie par les patients.

Jusqu’à combien de dioptries peut-on corriger en PKR ?

La PKR est idéale pour les myopies faibles à modérées (jusqu’à environ −6 D), avec ou sans astigmatisme associé. Au-delà, le risque de haze (opacité cicatricielle) et de régression augmente, ce qui rend le LASIK préférable lorsqu’il est réalisable. L’épaisseur cornéenne disponible constitue le facteur limitant principal.

Qu’est-ce que le haze cornéen ?

Le haze est une opacité stromale sous-épithéliale liée à la réaction cicatricielle. Il se manifeste par un voile léger observé à la lampe à fente. Les formes significatives (grade 2+) concernent moins de 1 % des patients avec les techniques modernes. L’utilisation de mitomycine C en peropératoire (application brève du stroma exposé) réduit considérablement ce risque. Le haze tend à s’atténuer spontanément au fil des mois.

Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?

Oui, la chirurgie bilatérale simultanée est la pratique standard en PKR. Les deux yeux sont opérés lors de la même séance. Cela permet une récupération symétrique et limite le nombre de consultations. Le confort est satisfaisant dès le lendemain grâce aux lentilles pansements.

Pourquoi choisir la PKR plutôt que le LASIK ?

La PKR est préférable lorsque la cornée est trop fine pour le LASIK, lorsqu’il existe des anomalies topographiques (kératocône suspect), en cas de profession exposée aux traumatismes oculaires (militaires, sportifs de contact), ou si le patient préfère une technique sans découpe de capot. La préservation biomécanique de la cornée est supérieure après PKR. Quand les deux techniques sont possibles, le choix revient au patient en fonction de ses préférences et de son mode de vie.

 Références

Pages gatinel.com La PKR par étapes (vidéo)Suites opératoires après PKRLASIK : principe, avantages, inconvénientsKératocône et ectasie cornéenneBilan préopératoire chirurgie réfractiveSimulateur de variation d’épaisseur cornéenneThe crosslinking controversy Littérature scientifique
  1. Gunn DJ, et al. StreamLight Single-Step Transepithelial Photorefractive Keratectomy (PRK) for Myopia and Myopic Astigmatism. J Ophthalmol. 2024;2024:5597457. Full text
  2. Shams SS, Hassanzadeh S, Zarei-Ghanavati S, et al. Predictive factors for outcomes of photorefractive keratectomy in myopic eyes. Int J Ophthalmol. 2025;18(11):2143-2148. Full text
  3. 8-to-10-Year Follow-Up Results of Photorefractive Keratectomy and Risk Factors for Myopia Regression. PMC. 2025. PMC
  4. Pajek S, Koo EH. A Review of Photorefractive Keratectomy. Review of Ophthalmology. September 2024. Full text
  5. Somani SN, Moshirfar M, Patel BC. Photorefractive Keratectomy. StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2025. PubMed
  6. Almutairi MN, et al. Meta-analysis: clinical outcomes of LASIK and PRK in hyperopia. BMC Ophthalmol. 2025;25(1):140. PubMed
  7. Gatinel D, Malet J, Hoang-Xuan T, Azar DT. Analysis of customized corneal ablations: theoretical limitations of increasing negative asphericity. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2002;43(4):941-8. PubMed
  8. Nattis AS, Rosenberg ED, Donnenfeld ED. One-year visual and astigmatic outcomes of keratoconus patients following sequential crosslinking and topography-guided surface ablation: the TOPOLINK study. J Cataract Refract Surg. 2020;46(4):507-516. PubMed
  9. Moshirfar M, Wang Q, et al. Management of Corneal Haze After Photorefractive Keratectomy. Ophthalmol Ther. 2023;12(6):2841-2862. PubMed
  10. Hassanzadeh S, Fereydouni F, Bakhtiari E. Visual and refractive outcomes of PRK in hyperopia and hyperopic-astigmatism: systematic review and meta-analysis. Photodiagnosis Photodyn Ther. 2025;53:104604. PubMed

Dernière mise à jour : Janvier 2026 — Chirurgie réfractivePKR

178 réponses à « La PKR (laser de surface) »

  1. Constance

    Bonjour mon conjoint s’est fait opéré hier matin et il dit qu’il a énormément de mal à garder les yeux ouverts notamment à cause de la quantité de larmes qu’il produit. De plus il voit du coup très flou et est fortement gêné par sa lentille antalgique.
    Cela l’inquiète car cela n’a pas du tout été mentionné par son chirurgien. Est ce normal ?
    Bien cordialement,
    Constance

  2. Dr Damien Gatinel

    Il convient de bien hydrater les yeux avec les larmes artificielles ou le sérum physiologique prescrit, se protéger du soleil (lunettes), ne pas frotter les yeux ni dormir « en appui sur les yeux ». a vision va s’améliorer rapidement dans les semaines à venir (attendre environ un mois avant d’avoir une première idée objective du résultat).

  3. Bonjour,

    Hors le fait de suivre la prescription des gouttes après l’opération pkr, y a t-il d’autres recommandation pour solliciter une récupération plus « saine »? (Dormir /éviter les écrans ?)
    J’ai beaucoup de mal à rester là où il y a de la lumière et à regarder les fonds clair / blanc sur un écran.
    Au bout de combien de temps retrouve t-on en moyenne une vision nette et un confort à la lumière ?

    Merci d’avance si vous avez une réponse !

  4. Dr Damien Gatinel

    Une cornée dont l’épaisseur centrale est de 425 microns est particulièrement fine; une PKR est possible si la myopie est faible et qu’en dehors d’une moindre épaisseur centrale, la cornée ne présente pas d’anomalies associées (irrégularité, asymétrie), etc.

  5. Marie

    Bonjour ayant une cornée plus fine que la normale 425, est il possible d’avoir recours au PKR?

  6. Dr Damien Gatinel

    Les images fantomes sont souvent liées à des irrégularités de la topographie cornéenne. Ces irrégularités découlent d’une habitude de frottements (allergies, conjonctivite, yeux secs, position de sommeil provoquant une irritation chronique nocturne des yeux). Si la PKR a été indiquée pour ces raisons (exclusion du LASIK en raison d’irrégularités cornéennes), alors il est probable que les images fantomes préexistaient à l’intervention.

  7. Brice

    Bonjour,
    Je ne me suis pas rendu compte tout de suite que j’avais des images fantomes juste apres m etre fait opéré par PKR (plusieurs années).
    Comment cela peut il s expliquer ? Est ce que les images fantomes peuvent apparaitre avec le temps ou est ce moi qui
    ne l ai pas vu car j etais a l epoque sous corrigé en terme de myopie ?

  8. Dr Damien Gatinel

    Il est conseillé de sélectionner le ou les collyres qui fournissent le meilleur confort oculaire et la sensation d’apaisement la plus importante vis à vis de la sécheresse oculaire.

  9. Marie

    Bonjour.
    Mon conjoint s’est fait opéré hier par PKR, le chirurgien lui a prescrit Hylovis, Vismed, Cationorm ou Optive Fusion comme collyre lubrifiant. Y en a t-il un plus efficace qu’un autre ? Il a de forts picotements.

  10. Brice

    Bonjour
    J’envisage une re intervention par PKR apres avoir eu un haze sur l’oeil droit. Est ce que les nouveaux produits qui empêchent l apparition d un futur haze sont efficaces ?

  11. Dr Damien Gatinel

    A priori l’intérêt de ceci n’a jamais été clairement démontré!

  12. Fanny

    Bonjour, est-ce que des compléments alimentaires peuvent aider dans le cadre d’une opération PKR myopie et astygmatie ?

    Lesquels : fibres de collagène et acide hyaluronique, DHA et EPA, d’autres… ?

    Et quand faut-il commencer la cure : avant ou après l’opération ?

  13. Dr Damien Gatinel

    Les fluctuations de la vision sont classiques après kératotomie radiaire. Il existe une hypermétropie matinale (en rapport avec un œdème de cornée physiologique lié à l’occlusion des paupières pendant le sommeil). C’est pour cela que les verres de près sont utiles le matin pour la vision de loin. La réalisation d’une PKR pour corriger l’hypermétropie quand permanente peut s’avérer efficace, un bilan préopératoire est nécessaire pour confirmer cela.

  14. Christine RATOUCHNIAK

    Bonjour docteur,
    J’ai été opérée des deux yeux en 1992 à l’âge de 34 ans, par keratotomie radiaire (myopie et astigmatisme), l’œil droit 2 fois. Après cela, une dizaine d’années sans problème.
    Puis vers l’âge de 45 ans, ma vision a commencé à se troubler : au réveil, vision trouble de près comme de loin avec stabilisation progressive au cours de la journée pour devenir acceptable en fin d’après midi (à condition de ne pas faire de sieste en milieu de journée, le problème se reproduisant à chaque fermeture des paupières plus d’une heure). Entre temps, la presbytie s’est installée, et ma vision de loin s’est dégradée. Je ne peux porter de verres progressifs puisque ma vision évolue sans cesse tout au long de la journée. J’ai des lunettes depuis plusieurs années, une paire pour vision de près, une pour vision de très près (le matin au réveil) et une pour vision de loin. Je me suis vite rendue compte que le matin, mes lunettes pour voir de près me permettaient la vision de loin (par exemple pour conduire en voiture). Peut on expliquer ce décalage de correction par une déformation constante de la cornée ? En tout cas, ce décalage explique la raison pour laquelle j’ai une paire de lunettes avec une correction doublée pour vision de très près le matin.
    J’ai aujourd’hui 62 ans et sans vouloir dramatiser, je vis par moments cette situation un peu comme un handicap, d’autant que depuis maintenant quelques années, l’œil droit, puis ensuite l’œil gauche se trouvent envahits de corps flottants qui je le sais à présent, ne disparaîtront pas spontanément et qui s’ajoute à ma gêne visuelle déjà bien impactée…
    Est ce que les progrès effectués ces dernières années dans le domaine de la chirurgie oculaire peuvent me faire espérer une amélioration de mon état ?
    J’espère une solution depuis si longtemps, que ma question ne revêt pas un caractère d’urgence, mais d’avance je vous remercie pour votre réponse qui, je l’espère, m’ouvrira les yeux sur de nouveaux horizons… ;)

  15. Dr Damien Gatinel

    Une retouche est théoriquement possible, et il est recommandé de la réaliser en PKR effectivement. Un bilan préopératoire est nécessaire pour confirmer votre ré-opérabilité.

  16. Dr Damien Gatinel

    La chirurgie réfractive permet de corriger un défaut optique à l’instant t, mais n’a pas d’influence positive ou négative sur l’évolution de la myopie (qui est liée à un allongement du globe oculaire dans le cas de la myopie).

  17. Rowaida charrada

    Bonsoir Docteur
    J’ai 46 ans et j’ai depuis mon enfance l’oeil droit qui est parresseux sachant que j’ai une myopie et un astgmatisme sévére il ya trois ans j’ai du changer de lunettes(multifocaal) suite à une dimunition de la vue OD -5,50 -1,75 30 OG-4,00 -1,00 0
    Ce mois ci on m’a mesuréOD-6,75 -2,50 30 OG-3,75 -1,50 7 donc une nouvelle régression je voudrais savoir si dans mon cas un pkr ou un lasik est fesable et s’il pourra m’aider au lieu de changer des lunettes tte les trois ans à stabiliser ma vue où la corriger et s’il n’ya pas de danger à cela
    Merci de répondre

  18. Jerome vandoorne

    Bonjour docteur
    Il y a 9 ans je me suis fait opérer par PKR suite à une myopie de -5.50 aux deux yeux. J’étais encore jeune et je pense que ma myopie était encore évolutive :/ j’ai ajd une myopie de -1 a l’œil gauche. Cela occasionne une certaine gêne au quotidien. Pensez vous qu’une retouche est possible ? Après PKR la retouche se ferait par PKR obligatoirement ? Merci bcp docteur

  19. Dr Damien Gatinel

    La PKR permet effectivement de réduire tout ou partie de l’hypermétropie post KR – kératotomie radiaire. Un bilan préopératoire est toujours nécessaire pour confirmer cela (mesure de la correction, topographie cornéenne, et.).

  20. Maurin

    Bonjour,
    j’ai été opéré de la myopie par Kératotomie radiale en 1993.J’ ai developpé une presbytie vers la cinquantaine.
    L’ année passée , j’ai eu des maux de tête, je ne supportais plus mes lunettes. J’ai fait un examen du nerf optique suite a une chute brutale de ma vue.
    Mon ophtalmologiste me confirme que je suis devenue Hypermétrope ainsi qu’une petite Astigmatie du a mon intervention de la myopie. Mes verres ont été changer mais ma vue n’est pas confortable.
    Aujourd’hui ,j’ai à nouveau des maux de tête .Je dois revoir mon optalmo!!
    J’ai lu votre article concernant le PkR et j’aimerais avoir votre avis pour mon cas.
    Merci

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