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La PKR (laser de surface)

Résumé pratique. La PKR est une chirurgie réfractive de surface : l’épithélium est retiré, puis le laser excimer remodèle le stroma cornéen sans créer de volet. Nous pratiquons deux variantes, la PKR conventionnelle avec retrait contrôlé de l’épithélium (« epi-off ») et la PKR transépithéliale. Dans notre pratique, l’epi-off conventionnelle est privilégiée pour sa précision et le contrôle direct de la surface stromale ; la trans-PKR reste utile dans certaines indications sélectionnées. L’identification puis l’arrêt durable des frottements oculaires et des compressions mécaniques sont essentiels avant l’intervention comme après celle-ci.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.

Publications de référence.

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation ni un avis médical individualisé.

La PKR, ou photokératectomie réfractive, utilise le laser excimer pour modifier la courbure de la cornée. Elle corrige principalement la myopie et l’astigmatisme myopique. Elle ne comporte ni découpe d’un volet cornéen ni geste intraoculaire.

La PKR est parfois présentée comme une technique ancienne. C’est inexact : le principe de l’ablation de surface est historique, mais le traitement correcteur bénéficie des mêmes progrès que le LASIK — profils asphériques ou personnalisés, eye-tracker, compensation de la cyclotorsion, reconnaissance irienne et contrôle du centrage.

Comment fonctionne la PKR ?

La cornée comprend un épithélium superficiel qui se renouvelle et un stroma collagénique représentant l’essentiel de son épaisseur. Pour que la correction soit durable, la photoablation doit remodeler le stroma et non le seul épithélium : celui-ci repousserait en effaçant rapidement une modification limitée à sa surface.

  1. Retrait de l’épithélium. Il est effectué manuellement après préparation de la surface, ou par le laser excimer dans la variante transépithéliale.
  2. Photoablation stromale. Le laser excimer délivre le profil correcteur à la surface du stroma, sous le contrôle du suivi oculaire.
  3. Protection de la surface. Une lentille pansement est posée pendant la repousse de l’épithélium, habituellement achevée en quelques jours.
Anatomie de la cornée et principe de la PKR avec photoablation stromale de surface
En PKR, l’épithélium est retiré avant l’application du profil correcteur sur le stroma antérieur.

Deux approches : epi-off conventionnelle et trans-PKR

Dans cette page, l’expression PKR epi-off désigne la PKR conventionnelle dans laquelle le chirurgien retire l’épithélium avant la photoablation correctrice. Techniquement, la trans-PKR retire elle aussi l’épithélium ; sa particularité est de l’enlever au laser, généralement au cours d’une séquence continue précédant l’ablation stromale.

ÉlémentPKR epi-off conventionnellePKR transépithéliale
Retrait épithélialContrôlé directement par le chirurgien, après préparation douce de la surfacePhotoablation épithéliale programmée par le laser excimer
Surface avant correctionLe chirurgien vérifie visuellement l’exposition complète et homogène du stromaElle dépend de la correspondance entre le profil programmé et l’épaisseur épithéliale réelle
Énergie laserRéservée au profil stromal correcteurUtilisée successivement pour retirer l’épithélium puis remodeler le stroma
Durée opératoireUn peu plus de manipulationsSéquence plus rapide et sans contact instrumental central
Confort et cicatrisationInconfort et réépithélialisation variables selon le protocolePlusieurs études rapportent une cicatrisation initiale plus rapide ou un inconfort moindre
PrécisionMéthode de référence dans notre pratique, notamment lorsque l’épithélium est irrégulier ou la correction plus exigeanteExcellents résultats dans les indications adaptées ; la précision peut dépendre du modèle épithélial et de la plateforme
Les deux méthodes sont efficaces. Notre préférence pour l’epi-off conventionnelle relève du contrôle chirurgical et de la reproductibilité observée dans notre pratique.

Notre préférence : l’epi-off conventionnelle

Nous privilégions le plus souvent la PKR epi-off conventionnelle. Après le retrait de l’épithélium, le chirurgien contrôle directement que la surface stromale est entièrement et régulièrement exposée avant de lancer le traitement correcteur. Dans notre expérience, cette séparation nette entre le temps épithélial et le temps stromal améliore la reproductibilité et la précision réfractive.

La trans-PKR doit modéliser une épaisseur épithéliale qui n’est pas identique chez tous les patients et peut varier selon la zone cornéenne. L’épithélium peut aussi masquer ou compenser une irrégularité stromale. Cette variabilité est particulièrement pertinente lorsque la cartographie épithéliale est asymétrique, lorsque l’astigmatisme doit être traité avec une grande précision ou lorsque le profil d’ablation est plus important.

Les études comparatives ne démontrent toutefois pas une supériorité universelle. Une méta-analyse de 20 études et 10 204 yeux ne retrouve pas de différence statistiquement significative d’efficacité, de sécurité ou de prédictibilité entre trans-PKR et PKR conventionnelle. Dans un essai randomisé controlatéral publié en 2025, l’erreur prédictive absolue moyenne était de 0,26 D après PKR conventionnelle et 0,34 D après trans-PKR, sans différence statistiquement significative. Notre choix doit donc être présenté comme une préférence clinique fondée sur le contrôle opératoire et notre expérience, et non comme une règle imposable à toutes les plateformes.

Quand utilisons-nous la trans-PKR ?

La trans-PKR peut être choisie pour une petite myopie, une cartographie épithéliale régulière et une procédure où la rapidité et l’absence de contact constituent un avantage. Les plateformes récentes permettent d’ajuster l’épaisseur épithéliale programmée ; l’OCT épithélial peut contribuer à cette planification. Une étude randomisée avec StreamLight n’a cependant pas retrouvé de différence réfractive significative entre un profil épithélial standard et un profil ajusté dans une population dont l’épaisseur moyenne était proche de la valeur par défaut.

Le bilan préopératoire

Le choix d’une PKR ne repose pas uniquement sur l’épaisseur centrale de la cornée. Le bilan préopératoire doit vérifier :

  • la stabilité de la réfraction et de l’acuité visuelle ;
  • la topographie et la tomographie cornéennes ;
  • la pachymétrie et la distribution de l’épaisseur stromale ;
  • la cartographie de l’épithélium lorsqu’elle est utile ;
  • la régularité de l’astigmatisme, son axe et sa concordance avec les mesures ;
  • la surface oculaire, les paupières et les glandes de Meibomius ;
  • la pupille, l’axe visuel, la rétine et le cristallin ;
  • les habitudes de frottement, la position de sommeil, les activités et les attentes.

Une cornée fine peut orienter vers une chirurgie de surface plutôt que vers un LASIK, car l’absence de volet préserve davantage de stroma fonctionnel. En revanche, une topographie franchement suspecte, un kératocône avéré ou une ectasie objectivement évolutive ne deviennent pas « opérables » simplement parce que la PKR est réalisée sans volet. Toute anomalie doit être expliquée, surveillée et intégrée à l’évaluation du risque.

Frottements oculaires, irrégularités topographiques et PKR

Certaines cornées examinées avant une PKR présentent des irrégularités topographiques discrètes, focales ou asymétriques. Dans notre approche, une telle carte ne doit pas être automatiquement assimilée à une dystrophie cornéenne intrinsèque et progressive. L’interrogatoire recherche d’abord les contraintes mécaniques susceptibles d’expliquer ou d’entretenir la déformation : frottements vigoureux ou répétés, appui nocturne de l’œil contre l’oreiller ou la main, position de sommeil, prurit allergique, blépharite et sécheresse oculaire.

La première mesure est l’arrêt complet des frottements et des appuis directs sur l’œil, associé au traitement des causes de démangeaison. La topographie et la tomographie sont ensuite comparées au cours du temps. Dans une cohorte de 153 yeux suivis en moyenne 53 mois, aucune variation significative globale de Kmax, Kmean ou de l’épaisseur minimale n’a été observée après conseil d’arrêt ; parmi les 26 yeux présentant au moins un critère de progression, 25 étaient associés à la poursuite des frottements ou d’autres comportements mécaniques à risque. Une étude cas-témoins a également retrouvé une association marquée entre l’asymétrie du kératocône, le côté frotté et l’appui nocturne.

Point de vue de l’auteur : la conjecture « No rub, no cone »

La proposition « No rub, no cone », formulée par Damien Gatinel, considère le traumatisme mécanique répété comme un élément causal central du kératocône plutôt que comme un simple facteur associé. Il s’agit d’une conjecture mécaniste et d’un cadre clinique de travail, non d’un consensus universel ni de la preuve définitive que les frottements constituent l’unique cause. Son intérêt est d’être directement testable, préventive et sans risque : identifier les comportements mécaniques, les supprimer strictement, puis vérifier objectivement la stabilité sur des cartes successives.

Une PKR réfractive sur une cornée légèrement irrégulière ne peut être discutée qu’après arrêt durable des frottements, traitement du prurit ou de l’inflammation de surface et documentation d’une stabilité suffisante. Un kératocône avéré ou une ectasie qui continue à progresser reste en dehors d’une indication réfractive ordinaire.

Indications et limites

Situations où la PKR peut être particulièrement pertinente

  • myopie faible à moyenne, avec ou sans astigmatisme régulier ;
  • cornée ne permettant pas de créer un volet de LASIK dans de bonnes conditions ;
  • profession ou sport exposant à des traumatismes oculaires directs ;
  • anomalie épithéliale superficielle ou dystrophie de la membrane basale, selon le contexte ;
  • retouche après une chirurgie réfractive antérieure lorsque l’ablation de surface est préférable ;
  • préférence éclairée pour une technique sans volet, après discussion de la récupération.

Situations imposant de différer ou d’éviter une PKR réfractive

  • réfraction instable, grossesse ou allaitement ;
  • sécheresse oculaire, blépharite ou inflammation non contrôlée ;
  • kératocône avéré ou ectasie objectivement évolutive ; topographie inexpliquée tant que sa cause et sa stabilité ne sont pas établies ;
  • épaisseur stromale ou profondeur d’ablation incompatibles avec une marge de sécurité suffisante ;
  • cicatrisation anormale, maladie auto-immune active ou traitement pouvant la perturber ;
  • pathologie du cristallin, de la rétine ou du nerf optique limitant le bénéfice attendu ;
  • attentes incompatibles avec les limites optiques et la durée de récupération.

La limite en dioptries n’est donc pas fixe. Plus la myopie, le diamètre optique et la profondeur d’ablation augmentent, plus la quantité de tissu retiré, le risque de régression et le risque de haze doivent être considérés. Pour une myopie élevée, le LASIK ou un implant phaque peut parfois constituer une stratégie plus adaptée.

Personnalisation, centrage et astigmatisme

L’epi-off conventionnelle ne signifie pas traitement standardisé. Une fois le stroma exposé, le profil excimer peut être optimisé par le front d’onde, guidé par la topographie ou planifié selon l’asphéricité et les objectifs optiques. Le système de suivi oculaire contrôle les mouvements pendant la photoablation.

Pour l’astigmatisme, la reconnaissance irienne et la compensation de la cyclotorsion permettent d’aligner le traitement sur l’axe mesuré en position assise malgré la rotation de l’œil en position allongée. Le principe est expliqué dans le dossier eye-tracker, centrage et cyclotorsion.

Laser excimer réalisant la photoablation stromale pendant une PKR
Le laser excimer sculpte la surface stromale selon le profil optique programmé.

Déroulement d’une PKR epi-off

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale par collyre. Après désinfection et mise en place d’un écarteur, l’épithélium central est préparé puis retiré de façon contrôlée. Le chirurgien vérifie l’exposition stromale, le centrage et la qualité de la fixation avant de délivrer la photoablation.

Selon la correction et le risque de cicatrisation, une application brève de mitomycine C peut être décidée pour réduire le risque de haze. La surface est rincée, puis une lentille pansement est posée. Des collyres antibiotiques et anti-inflammatoires ainsi qu’un traitement antalgique sont prescrits. Les deux yeux peuvent être opérés le même jour lorsque l’indication et l’organisation postopératoire le permettent.

Résultats et stabilité

Les résultats modernes de la PKR sont généralement proches de ceux du LASIK pour les myopies faibles à moyennes correctement sélectionnées. La différence la plus perceptible concerne les premiers jours : le LASIK récupère plus rapidement, tandis que l’acuité et la qualité visuelle après PKR progressent avec la fermeture épithéliale puis le remodelage de la surface.

Une étude avec huit à dix ans de recul retrouve un équivalent sphérique moyen de −0,12 ± 0,25 D, des indices de sécurité, d’efficacité et de prédictibilité respectivement de 1,00, 0,95 et 0,97. La régression myopique était associée à la myopie initiale et à la profondeur d’ablation : ces données rappellent que les résultats d’une faible myopie ne doivent pas être extrapolés à une forte correction.

La PKR transépithéliale obtient elle aussi d’excellents résultats. L’intérêt de la comparaison avec l’epi-off n’est donc pas de nier son efficacité, mais de choisir la méthode qui offre le meilleur contrôle pour l’œil traité et le protocole utilisé.

Récupération et suites opératoires

Une gêne, un larmoiement, une photophobie et une douleur sont possibles lorsque l’effet anesthésique disparaît. Ils culminent habituellement pendant les premières 24 à 48 heures puis diminuent à mesure que l’épithélium se referme. La lentille pansement protège la surface ; elle est retirée lorsque la cicatrisation est suffisante.

  • Premiers jours : vision fluctuante, sensibilité à la lumière et difficultés de lecture possibles.
  • Première semaine : amélioration fonctionnelle progressive ; le travail sur écran peut rester inconfortable.
  • Semaines suivantes : stabilisation de la réfraction et de la qualité optique, parfois plus lente pour les corrections importantes.
  • Protection : ne jamais frotter l’œil, respecter les collyres, les contrôles et la protection solaire prescrite.

Consigne essentielle : ne jamais frotter les yeux après une PKR

L’interdiction de frotter est absolue pendant la cicatrisation épithéliale et doit rester une règle durable. Dans les premiers jours, un frottement peut déplacer la lentille pansement, traumatiser l’épithélium en cours de fermeture et favoriser une complication. À plus long terme, les contraintes mécaniques répétées peuvent contribuer à des irrégularités topographiques ou à une déformation ectatique d’une cornée vulnérable.

En cas de démangeaison, il faut éviter tout massage de l’œil : utiliser les traitements lubrifiants ou antiallergiques prescrits, appliquer si besoin une compresse fraîche sur les paupières fermées sans pression et contacter l’équipe si le prurit persiste. Les coques de protection nocturne sont portées selon les consignes données.

Le protocole antalgique est individualisé. Les lentilles pansements et différents traitements locaux ou généraux peuvent réduire la douleur ; les anti-inflammatoires topiques doivent être utilisés selon la prescription, car certains peuvent ralentir la réépithélialisation. Le déroulement chronologique est détaillé dans les suites opératoires après PKR.

Consulter rapidement en cas de douleur croissante après une amélioration, baisse visuelle brutale, rougeur importante, écoulement, déplacement de la lentille pansement ou traumatisme. Une infection de la surface cornéenne est rare mais doit être traitée sans délai.

Risques, effets indésirables et haze

  • douleur, photophobie, larmoiement et sécheresse pendant la cicatrisation ;
  • récupération visuelle lente ou fluctuante ;
  • sous-correction, sur-correction, astigmatisme résiduel ou régression ;
  • halos, éblouissements, réduction temporaire du contraste ;
  • retard de cicatrisation épithéliale ou érosion récidivante ;
  • infection, inflammation ou cicatrice ;
  • haze sous-épithélial, le plus souvent discret et régressif, mais parfois gênant ;
  • perte de lignes de meilleure acuité corrigée ou ectasie : complications rares mais possibles.

Le haze correspond à une réaction cicatricielle du stroma antérieur. Son risque augmente notamment avec la profondeur d’ablation, certaines corrections élevées, l’exposition aux ultraviolets et les réponses cicatricielles individuelles. La mitomycine C n’est pas systématique dans tous les cas, mais une méta-analyse de 3 536 yeux confirme qu’elle réduit le haze précoce et tardif lorsqu’elle est indiquée.

PKR ou LASIK : comment choisir ?

CritèrePKRLASIK
Site du traitementSurface stromale après retrait épithélialStroma sous un volet femtoseconde
Volet cornéenAbsentPrésent
Récupération initialePlus lente et plus inconfortableHabituellement rapide et peu douloureuse
Préservation biomécaniqueGénéralement meilleure à correction équivalenteLe volet ne contribue plus pleinement à la résistance du stroma
Surface oculaireCicatrisation épithéliale nécessaireDénervation plus importante et sécheresse parfois plus marquée
Risque spécifiqueHaze, douleur, retard épithélialComplications du volet et de l’interface
RetoucheNouvelle ablation de surface selon les conditionsSoulèvement du volet ou ablation de surface selon le délai et le bilan

La PKR n’est pas automatiquement préférable dès qu’une cornée est fine, et le LASIK n’est pas automatiquement préférable parce qu’il récupère plus vite. Le calcul du tissu modifié, la géométrie cornéenne, la surface oculaire, la correction et le mode de vie doivent être considérés ensemble. Consulter la page choix entre LASIK, PKR et autres techniques ainsi que le dossier LASIK.

Quelle place pour le cross-linking (CXL) ?

Notre approche : corriger d’abord les contraintes mécaniques

Dans notre pratique, le CXL n’est pas ajouté de façon systématique à une PKR et l’association PKR–CXL n’est pas une stratégie de routine. Devant une irrégularité topographique ou un kératocône, la priorité est d’identifier puis de supprimer strictement les frottements et les compressions nocturnes, de traiter l’allergie, le prurit ou la maladie de surface qui les favorisent, puis de documenter l’évolution par des examens comparables.

Le cross-linking existe et peut être proposé dans d’autres pratiques lorsqu’une progression est objectivement documentée. Sur ce site, il n’est pas présenté comme un réflexe thérapeutique ni comme un substitut à l’arrêt des comportements mécaniques. Si une progression mesurable persiste malgré une cessation vérifiée et une surveillance rigoureuse, sa discussion relève d’une évaluation spécialisée et individualisée.

CXL prophylactique ajouté à une PKR réfractive

Nous n’ajoutons pas de CXL prophylactique à une PKR réalisée sur une cornée jugée apte à la chirurgie réfractive. Le CXL ne compense pas un bilan insuffisant et ne transforme pas une cornée à risque en candidate ordinaire. Une méta-analyse de 2 820 yeux ne montre pas d’avantage clinique justifiant son emploi de routine ; certains indices rapportés étaient même moins favorables avec l’association.

PKR topoguidée associée au CXL dans le kératocône

Une PKR topoguidée limitée associée au CXL a été décrite pour régulariser partiellement une cornée kératocônique. Cette situation ne correspond pas à une PKR réfractive standard et nous ne la présentons pas comme notre approche préférentielle. Une méta-analyse de 2025 rapporte des résultats visuels favorables par rapport au CXL seul, mais toutes les études incluses étaient non randomisées et exposées à des biais. Son existence mérite d’être connue ; son indication éventuelle doit rester exceptionnelle et distincte du traitement d’une myopie sur cornée saine.

Vidéos et pages du dossier PKR

PKR epi-off conventionnelle en vidéo

Cette séquence montre une PKR bilatérale avec retrait contrôlé de l’épithélium, reconnaissance irienne et traitement excimer optimisé.

PKR transépithéliale en vidéo

La phase initiale photoablate l’épithélium selon l’épaisseur programmée ; le traitement stromal correcteur est ensuite délivré. Voir aussi la page dédiée : vidéo de PKR transépithéliale StreamLight.

Pour approfondirPage
Visualiser chaque temps d’une chirurgie de surfaceLa PKR par étapes
Connaître l’évolution heure par heure et jour par jourSuites opératoires après PKR
Lire une synthèse destinée au patientFiche patient : PKR pour myopie
Comprendre la technique concurrente avec voletLASIK : principe, indications et risques
Évaluer le tissu cornéen modifiéSimulateur de variation de l’épaisseur cornéenne

Questions fréquentes

La PKR est-elle moins précise que le LASIK ?

Non lorsqu’elle est bien indiquée. Pour les myopies faibles à moyennes, les résultats finaux peuvent être comparables. La récupération est simplement plus lente et la cicatrisation épithéliale ajoute une source de variabilité initiale.

Pourquoi préférer l’epi-off si la trans-PKR est plus rapide ?

La rapidité opératoire n’est pas le seul critère. L’epi-off permet au chirurgien de vérifier directement l’exposition complète du stroma et évite que la photoablation correctrice dépende d’une estimation de l’épaisseur épithéliale. Dans notre pratique, ce contrôle apporte une meilleure reproductibilité.

La trans-PKR est-elle une mauvaise technique ?

Non. Elle est efficace, rapide et peut faciliter la cicatrisation initiale dans certaines séries. Nous l’utilisons de façon sélectionnée, notamment lorsque l’épithélium est régulier et la correction adaptée au protocole.

Combien de temps faut-il pour voir correctement ?

La vision utile revient progressivement après la fermeture épithéliale, mais sa netteté peut fluctuer pendant plusieurs semaines. La conduite, le travail et les écrans doivent être repris selon l’acuité, le confort et les recommandations données lors des contrôles.

Peut-on corriger une forte myopie par PKR ?

Techniquement certaines corrections élevées sont possibles, mais la profondeur d’ablation, le haze et la régression deviennent plus préoccupants. La décision doit comparer la PKR au LASIK et aux implants phaques plutôt que s’appuyer sur une limite universelle en dioptries.

Une future chirurgie de la cataracte reste-t-elle possible ?

Oui. Comme après LASIK, il faudra signaler l’antécédent de chirurgie réfractive et conserver si possible la réfraction préopératoire et le compte rendu du laser, car la modification cornéenne doit être prise en compte dans le calcul de l’implant.

Références scientifiques

Faire évaluer une indication de PKR

Le bilan permet de déterminer si une PKR est indiquée, quelle méthode de retrait épithélial paraît la plus adaptée et si le LASIK ou une autre solution offrirait un meilleur rapport bénéfices–risques.

  • Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : consultations en secteur 1.
  • Clinique Noémie de Rothschild, 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e : consultations en secteurs 1 et 2.
  • Rendez-vous : prendre rendez-vous sur Doctolib.
  • Consultation privée, secteur 2 : Me Evelyne Barbosa — ebarbosa@for.paris.

178 réponses à « La PKR (laser de surface) »

  1. Dr Damien Gatinel

    Il est difficile de répondre avec un chiffre précis, car on peut réduire la profondeur de l’ablation laser en réduisant le diamètre de la zone optique sur laquelle le laser est délivré. Même si la correction n’était pas totale, il y a un intérêt à diminuer la myopie de l’oeil gauche dans votre cas, afin de réduire l’anisométropie (l’écart de correction entre les deux yeux, qui empêche une bonne vision binoculaire). En dehors de l’épaisseur de la cornée, la régularité de celle-ci est une donnée importante pour juger de la possibilité d’une chirurgie réfractive (cf: examen de topographie cornéenne).

  2. Greg

    Bonjour, j’ai ete opéré en 2009 au lasik d’une myopie de -4.50 uniquement pour mon oeil droit.
    Le resultat est encore aujourd’hui parfait.
    Mon ophtalmologiste ne peut pas opérer mon oeil gauche car la myopie de ce dernier est plus importante -6.75 et que l’epaisseur de ma cornée ne la permet pas.
    J’ai vue que la PKR permettait d’opérer des myopies si la cornée est trop fine pour l’usage du Lasik.
    Ma question est la suivante:
    Quelle epaisseur de cornée minimum est nécessaire pour corriger une myopie de -6.75 ?
    Je vous remercie d’avance pour votre réponse.

  3. Dr Damien Gatinel

    La PKR et le LASIK sont malheureusement inefficaces pour corriger un tel degré de myopie. Dans certains cas, les implants phakes peuvent être proposés. Les lentilles rigides constituent à priori le meilleur moyen de correction pour un tel degré de myopie.

  4. Dr Damien Gatinel

    La PKR pour la correction de la myopie légère ou moyenne est un geste très sur et efficace. Discutez en avec un ophtalmologiste qui pratique la chirurgie réfractive près de chez vous.

  5. Dr Damien Gatinel

    Après une douzaine d’années, la PKR ne me parait pas représenter un risque particulier. Le risque d’invasion épithéliale est faible si la technique de soulèvement est bien conduite, le soulèvement du capot initial parait également possible (sous réserve que l’épaisseur résiduelle du mur postérieur soit suffisante).

  6. Piotrowski

    Bonjour, j’ai été opérée en 2003 par lasik. J’ai de nouveau une myopie à -1 des 2 yeux. Afin d’éviter l’invasion épithéliales je souhaiterai me tourner vers le pkr. Est ce risqué et est ce que ca a des chances de fonctionner cette fois. Cordialement

  7. amazit

    Bonjour jaimerai faire un pkr ma myopie edt a -1 est t il util de le faire ou vaut mieux attendre?Deplus que cela me fait peur et je ne supporte pas les lunettes.merci .

  8. Bonsoir
    J ai une forte myopie (—20D oeil droit) (—18 D oeil gauche)
    J ai aussi une légèreté d astigmatisme :(

    La PRK est-elle possible pour mon cas ? Qu’est-ce qui ferait préfèrer une autre technique ?
    Merci d avance.

  9. Dr Damien Gatinel

    Il est difficile de répondre à votre question sans connaitre la raison de cette modification. Si le laser tend à légèrement être « surcorrecteur », c’est peut être une manière d’obtenir la correction de vos lentilles (le laser traitera un peu plus qu’il est entré dans le logiciel du traitement). En général, il faut viser la correction qui est confortable pour le patient.

  10. Dr Damien Gatinel

    Le LASIK est a priori préférable, car il autorise la réalisation de corrections plus stables dans le temps, et des retouches plus aisées. La PKR peut être envisagée dans certains cas toutefois, quand le LASIK n’est pas réalisable.

  11. Castel

    Bonjour
    Je souhaiterais être opérée pour une presbytie, j’ai une très bonne vision et aucun autre problème aux yeux hormi celui-ci.
    La PRK est-elle possible pour ce problème ? Qu’est-ce qui ferait préfèrer une autre technique pour mon problème ?
    Merci par avance.

  12. Sébastien

    Bonjour, j’ai RDV pour un PKR afin de corriger ma myopie. Mes lentilles de contact sont de -3.50 à droite et -3.25 à gauche. Lors des examens pré opératoires pour le PKR, un ophtalmo me dit qu’il faudra « programmer » le PKR avec -3.25 à droite et -3.00 à gauche. Il enlève visiblement 0.25 de chaque côté par rapport à mes lentilles qui d’après lui sur-corrigeraient. J’ai peur de moins bien voir après le PKR excimer qu’avec mes lentilles. Dois-je vraiment m’inquiéter ? Merci d’avance.

  13. Dr Damien Gatinel

    La séquence CXL / anneaux / puis PKR est un « classique » de la prise en charge du kératocone. De mon point de vue, l’intérêt du CXL est discutable (absence de preuve scientifique d’efficacité malgré le battage et la popularité de cette méthode auprès de la plupart des ophtalmologistes). La pose d’anneaux revêt un intérêt dans certaines indications particulières. La PKR n’est pas forcément contre-indiquée, c’est d’ailleurs certainement un stress moins prononcé pour le tissu cornéen que le simple CXL! Il faut apprécier chaque cas comme une situation particulière. Dans tous les cas, l’arrêt strict et définitif des frottements oculaires, ainsi que l’adaptation de lentilles demeurent les mesures les plus appropriées pour la prise en charge d’un KC. L’arrêt des frottements suffit à stabiliser la maladie: ces frottements étant de mon point de vue le principal élément déclencheur et nécessaire de ce qu’on appelle kératocone, mais qui n’est probablement qu’une pathologie dont l’origine est avant tout mécanique, un processus de déformation réactionnelle de la cornée lié aux frottements répétés.

  14. sylviane

    Bonjour, ma fille est atteinte d’un kératocone et son ophtalmologiste lui propose de faire un PKR (elle a déjà eu un cxl dont elle a eu du mal se remettre et des anneaux intraconéeen) qu’en pensez vous? (il me semble que le laser est contre indiqué en cas de kératocone et cela m’inquiète beaucoup)
    Merci d’avance pour votre réponse

  15. Galot Angelique

    Bonjour je m’apprête à faire la PKR (laser de surface) mais ma correction est de -6 Dioptries Est-ce que j’ai une chance que cela ne fonctionne pas ? Merci

  16. Dr Damien Gatinel

    Vous présentez une myopie dont la magnitude est tout à fait accessible à une chirurgie par PKR (laser de surface). Les risques d’avoir besoin de porter une correction résiduelle sont assez faibles pour ce type de correction, avec cette technique. Si le bilan ne révèle pas de contre indications pour la PKR, vous devriez pouvoir bénéficier pleinement de cette technique.

  17. wadad

    Bonsoir.
    Je m’apprête à faire une pkr pour corriger une myopie de -1, 75. Beaucoup de gens parle de résultats peu fiables et de régression de la vue un ou deux mois après l’intervention. Est il vrai que le risque de devoir porter des lunettes même après l’opération est grand? Mon appréhension est de devoir choisir entre une gêne quotidienne et une vision floue ou bien revenir au point de départ et porter des lunettes voire pis encore enclencher une progression de ma myopie qui est stable depuis plus de 10 ans. Je vous remercie docteur.

  18. Dr Damien Gatinel

    L’astigmatisme de l’oeil droit pourrait faire l’objet d’une correction en LASIK ou PKR.

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