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Choix de la technique (LASIK, PKR, etc.)

Le choix entre LASIK et PKR (laser de surface) concerne essentiellement la correction de la myopie. Pour la correction de l’hypermétropie, le LASIK s’impose comme une technique de choix: les hypermétropes ont généralement des cornées plus épaisses et résistantes que celles des myopes. Certains myopes ont des cornées plus fines ou irrégulières, ce qui peut amener à reconsidérer l’indication du LASIK au profit du laser de surface.

Opération de la myopie, de l’hypermétropie, et de l’astigmatisme: quelle technique choisir?

Choix de la technique pour la correction de la myopie

  Quand une correction laser de la myopie est envisagée, le choix de la technique chirurgicale s’effectue entre: – les techniques avec découpe de capot ou volet cornéen (LASIK) – les techniques sans découpe de capot (laser de surface = PKR et ses variantes). Jusqu’à 6 Dioptries de myopie à corriger, il n’y a pas de différence pour l’efficacité entre ces techniques. Au delà, il y a moins de risque de sous-correction en LASIK. Le choix entre LASIK et laser de surface pour les myopies inférieures à 6D repose sur divers éléments cliniques, et des contraintes anatomiques principalement liées à l’épaisseur et la régularité de la cornée (étude de la topographie cornéenne, possibilités de correction LASIK offerte par l’épaisseur cornéenne).  

Contraintes liées à la cornée

Pour comprendre les enjeux et les indications de la chirurgie de la myopie, quelques rappels sont nécessaires La cornée est une membrane transparente constituée de plusieurs couches tissulaires. Parmi ces couches, l’épithélium représente environ 10% de l’épaisseur cornéenne, alors que le stroma occupe pratiquement toute l’épaisseur restante. L’épithélium et le stroma sont séparés par une fine couche acellulaire dénommée couche de Bowman. L’épaisseur de la coupole cornéenne n’est pas constante, car la cornée s’amincit des bords (650 microns environ) vers le centre (530 microns en moyenne).

Contraintes d’épaisseur cornéenne

Le profil d’ablation laser délivré par le laser pour la correction de la myopie implique une ablation tissulaire maximale qui va être accomplie au centre de la cornée, en regard de la zone constitutionnellement la plus fine de celle-ci. Toute chirurgie de la myopie en LASIK doit respecter une épaisseur résiduelle minimale de la cornée, égale à environ la moitié de l’épaisseur initiale, soit 250 microns environ.

couches constitutives de la cornée
La cornée est une tunique transparente, constituée de 3 couches principales: l’épithélium, le stroma et l’endothélium.

En effet, avec la technique de LASIK, la photoablation est effectuée dans le stroma, sous un volet superficiel dont l’épaisseur est comprise entre 100 et 130 microns environ. Le capot est découpé par un laser femtoseconde (ou au microkératome mécanique dans les centres qui ne sont pas équipés de la technologie femtoseconde). Le laser femtoseconde est particulièrement indiqué en cas de cornée fine, ou de conformation orbitaire « étroite », car les capots découpés au microkératome ont une épaisseur parfois supérieure à celle qui était souhaitée. Même s’il est reposé après réalisation de la photoablation, le capot stromal ne participe plus à la stabilité biomécanique de la cornée. Ainsi, la somme de l’épaisseur du capot et de la profondeur d’ablation laser doit être au maximum telle que, soustraite à l’épaisseur initiale de la cornée, une valeur de mur résiduel stromal postérieur au moins égale à 250 microns soit obtenue. En LASIK, il y a donc maintien de la couche épithéliale, ce qui explique la rapidité de la récupération visuelle (la surface centrale de la cornée demeure lisse et intacte). La section de nerfs sensitifs situés dans la cornée explique en grande partie l’absence de douleurs occasionnées. La découpe du capot implique toutefois une section circulaire périphérique de l’épithélium: c’est pour cela qu’une gêne transitoire ou une difficulté à ouvrir les yeux est souvent ressentie au cours des premières heures après LASIK. En technique dite « de surface’ (PKR),  le laser est délivré à la surface du stroma (couche de Bowman), après pelage de l’épithélium situé au centre de la cornée. Une lentille de contact est généralement posée à la fin de la chirurgie, sous laquelle l’épithélium repousse en quelque jours.

difference lasik pkr site de photoablation
En LASIK, la photoablation au laser excimer est délivrée au sein du stroma cornéen, après découpe d’un capot qui est constitué de l’épithélium, de la couche de Bowman et du stroma. L’épaisseur totale du capot est généralement programmée à 110 ou 120 microns avec le laser femtoseconde. En laser de surface ( PKR), l’épithélium est retiré manuellement, et la photoablation est délivrée sur la couche de Bowman (qui est la partie la plus superficielle du stroma cornéen)

Prévention de l’ectasie cornéenne

Le kératocône est une affection qui correspond à une déformation évolutive de la cornée, provoquée par une diminution de la rigidité de la cornée et qui s’accompagne d’une réduction de l’épaisseur de la cornée dans sa région centrale. Elle entraîne un astigmatisme évolutif et irrégulier, qui dans les formes sévères ne peut plus être corrigé en totalité par des verres de lunettes. Le diagnostic des formes débutantes ou avérées de kératocône s’effectue au cours de l’adolescence ou à l’âge adulte grâce à la topographie cornéenne. Le kératocône est une contre indication absolue au LASIK. Le dépistage des formes avancées de kératocône est facile, mais celui des formes débutantes, appelées infra cliniques, beaucoup moins… En effet, la réalisation d’un LASIK sur une cornée atteinte de kératocône méconnu (on parle de forme infra clinique ou forme fruste non dépistée) avant la chirurgie est la cause principale d’ectasie post-LASIK. La découpe du capot et l’amincissement central consécutif à la photoablation myopique constituent certainement le facteur déclenchant, car ils participent à l’aggravation de la faiblesse biomécanique du mur cornéen. Une partie importante de nos travaux de recherche est dévolue à l’étude des moyens de dépistage des formes très débutantes de kératocône, qui n’est pas toujours évident et nécessite une interprétation fine des cartes topographiques préopératoires (vous trouverez des articles dédiés à cette question en téléchargement sur ce site). Nous avons mis au point un logiciel de dépistage automatisé pour la prévention de l’ectasie cornéenne qui utilise les données topographiques issues de l’étude des faces antérieures et postérieur de la cornée, ainsi que de son épaisseur: logiciel SCORE Analyzer. Nous avons en effet acquis la conviction que la topographie cornéenne doit intéresser non seulement la face avant (antérieure) de la cornée, mais également sa face arrière (face postérieure) et permettre la réalisation d’une carte complète de l’épaisseur cornéenne en chaque point. (ex: topographie Orbscan). La mesure de l’épaisseur de la cornée avec une méthode ultrasonore (pachymétrie ultrasonique) nous apparait suboptimale dans la mesure où, contrairement à la pachymétrie  ou tomographie optique (topographie d’élévation antéro postérieure), il n’est pas possible de mesurer avec certitude le point d’épaisseur minimale de la cornée. La mesure des propriétés biomécaniques de la cornée apporte des éléments complémentaires; la mesure de l’hystérèse et de la résistance cornéenne effectuée par l’instrument Ocular Response Analyzer (CH, CRF) permet souvent de confirmer un doute quand à la possibilité d’une fragilité cornéenne pré existante.

Quand doit-on préférer la PKR au LASIK?

Si la cornée est particulièrement fine (moins de 500 microns au centre), et/ou de courbure légèrement irrégulière, et que son index de résistance biomécanique est inférieur à la normale, la réalisation d’une technique de LASIK peut être remise en question. Une technique de photoablation de surface (dont les variantes dénommées PKR, LASEK ou Epi LASIK ne représentent que peu de différences pour le patient en terme de ressenti post-opératoire) sera en revanche possible, si la correction est intérieure à 6 D environ. Insistons sur le fait que le kératocône débutant est une contre indication formelle à la réalisation d’une technique de LASIK, et ce quelle que soit l’épaisseur initiale de la cornée, et le type de découpe (microkératome ou laser femtoseconde). Seule la topographie cornéenne permet d’en assurer le dépistage, étayé par une mesure de la biomécanique cornéenne. Les techniques modernes de topographie associent étude de la courbure antérieure, ainsi que le recueil de l’élévation postérieure et l’étude des variations de l’épaisseur cornéenne (tomographie) : Orbscan, Pentacam, etc.

EN RESUME : choix entre LASIK et PKR

Les cornées ayant passé avec « succès » les tests topographiques et de résistance biomécanique peuvent être opérées en LASIK. La découpe du capot sera faite avec le laser femtoseconde, et son épaisseur sera déterminée en fonction des caractéristiques topographiques et oculaires du patient. Elle sera d’autant plus fine que la cornée est fine et que la correction myopique est importante. Cette découpe est dans tous les cas suivie de l’étape correctrice photoablative (laser excimer). Quand il existe un doute sur la capacité à subir la réalisation d’un LASIK, une technique de photoablation de surface(PKR, moins invasive mais douloureuse pendant 24 h environ au décours de la chirurgie) pourra être proposée. L’absence de découpe du capot stromal préserve mieux la rigidité biomécanique d’un mur cornéen potentiellement fragile. Il n’y a pas de « meilleure » technique en général, mais il existe parfois une technique « meilleure » pour un patient particulier. Le choix de la technique la plus adaptée est du ressort du chirurgien, et constitue la première étape « clé » d’une procédure réussie de chirurgie réfractive. La sécurité est le paramètre clé pour choisir entre les différentes techniques possibles chez un patient donné. L’important est le long terme, et l’aspect « confort » ne doit pas l’emporter sur des considérations pratiques ou « marketing ».

Correction de l’hypermétropie et des forts astigmatismes

Ces corrections nécessitent la réalisation de profils d’ablation dont la géométrie implique un important volume de photoablation tissulaire. Le LASIK représente la technique de choix pour ces corrections. Le kératocône étant quasiment toujours associé à un certain degré de myopie, le risque d’opérer une cornée fragile (kératocône débutant) est beaucoup plus rare dans le contexte d’une hypermétropie. La correction de l’hypermétropie en LASIK permet de corriger la vision de loin, mais améliore également la vision de près chez le presbyte (voir la page consacrée à la correction de l’hypermétropie chez le presbyte). Cette propriété peut être mise à profit pour induire une augmentation de la vision de près chez certains sujets par ailleurs indemnes de troubles en vision de loin (sujets dits emmétropes et presbytes) – télécharger article à ce sujet

Traitement personnalisé guidé par le recueil du front d’onde, traitements optimisés

Telecharger l’article « Place des traitements personnalises aberrometriques » La correction de la vision au laser en utilisant un traitement classique ou conventionnel permet de corriger la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme, qui sont responsable de la vison floue des patients atteints de ces défauts visuels. Chez certains patients, d’autres défauts optiques appelés « aberrations de haut degré » peuvent également altérer la vision, en particulier nocturne. L’analyse du front d’onde oculaire par l’aberromètre permet de déceler les aberrations optiques de haut degré. Un taux élevé de ces aberrations peut faire poser l’indication d’un traitement personnalisé destiné à donner une vision de meilleure qualité que celle obtenue avec les traitements standards dans certaines indications. En effet, les traitements guidés par recueil du front d’onde (traitement personnalisé) sont conçus spécifiquement pour corriger les très petites irrégularités visuelles mesurées à l’aide d’un aberromètre et propres à chaque œil. Ce type de traitement offre des avantages additionnels pour les gens dont la vision est difficilement corrigée à l’aide de lunettes ou de lentilles de contact. Il peut même corriger des irrégularités de la vision résultant de chirurgies antérieures ou de blessures. Dans ces indications rares et particulières, l ’utilisation des informations relatives au relief fin de la cornée peut également être utilisée pour établir un traitement laser personnalisé destiné à remodeler la cornée (traitement guidé par la topographie cornéenne). La préservation de l’asphéricité naturelle (prolate) de la cornée permet également de réduire le risque de halos nocturnes, de même que le choix d’une zone de traitement plus grande. Cette approche est destinée à minimiser les risques d’éblouissements nocturnes et de halos, particulièrement pour les patients dont l’ordonnance de correction est élevée et pour ceux qui ont de grandes pupilles. Ils sont destinés à procurer la meilleure vision possible, en limitant le risque d’aberrations optiques et en maximisant les chances d’obtenir une vision de 12 voire 15/10 après traitement. Les traitements dits « wavefront optimized » (laser Alcon Wavelight) sont conçus pour préserver au mieux l’asphéricité de la cornée et augmenter la qualité optique de la cornée en post opératoire, vis à vis des traitements conventionnels. Enfin, la correction des forts astigmatismes bénéfice de la technique de reconnaissance irienne, qui permet de réduire le risque de « désaxage » (appelé cyclotorsion) entre l’axe de l’astigmatisme mesuré en position assise (lors de la consultation) et allongée (lors de la chirurgie). Une cartographie de l’iris est effectuée lors de la consultation par un aberromètre. Cette carte est ensuite utilisée pour servir de repère pour le traitement laser (la photo de l’iris du patient est transmise au laser, et sert de repère pour la délivrance du traitement). Nous disposons des technologies de compensation active de la cyclotorsion pendant la séquence de tir du laser excimer (Active Compensation, laser Technolas), et du système de correction de la cyclotorsion par reconnaissance limbique, irienne et prévention du shift pupillaire (laser Wavelight EX500).  

Retraitement chez des sujets opérés dans le passé.

  La réapparition d’une myopie, d’un astigmatisme, ou encore d’une hypermétropie après chirurgie réfractive n’est pas une fatalité. Il est généralement possible d’effectuer une retouche, même de nombreuses années après la chirurgie initiale. D’anciennes techniques, aujourd’hui abandonnées au profit des techniques laser, comme la kératotomie radiaire, ont révélé une certaine instabilité de la réfraction postopératoire tardive. La kératotomie radiaire consistait à effectuer des incisions cornéennes (« kérato-tomies ») en étoile, ou encore en rayons (d’où la dénomination « radiaire »), qui partaient de la périphérie cornéenne et s’arrêtaient au niveau d’une zone cornéenne centrale. Cette technique, inventée par un Japonais (le Dr Sato) a été popularisée par un ophtalmologue soviétique (Dr Fyodorov) au cours des années 70. Le diamètre de la zone centrale, ainsi que le nombre et la disposition des incisions étaient ajustés empiriquement en fonction « d’abaques » (nomogrammes). La constatation d’une sur-correction progressive (hypermétropisation) n’est pas rare chez les patients opérés de myopie par kératotomie radiaire il y a quinze ou vingt ans. Elle est d’autant plus gênante qu’elle concerne des sujets aujourd’hui quadra ou quincagénaires. Dans la plupart des cas, une retouche au laser excimer est possible pour réduire le défaut réfractif chez ces patients: la réduction de l’hypermétropie au laser excimer permettra à ceux-ci de mieux voir de loin, et également de près. Toutes ces technologies sont disponibles à la Fondation Rothschild (laser femtoseconde IFS 150, laser femtoseconde FS200, différents types de lasers excimer tels que le laser Wavelight EX 500, le laser Technolas Z100, ablation laser personnalisées et optimisées – ex : wavefront optimized, custom-Q, technologie Zyoptix, guidée par le front d’onde, topographie cornéenne de dépistage antérieure et postérieure, mesure de la résistance biomécanique de la cornée, traitements guidés par la topographie cornéenne (topolink), etc…).

68 réponses à « Choix de la technique (LASIK, PKR, etc.) »

  1. Dr Damien Gatinel

    Cette question est pertinente : la cicatrisation du capot de Lasik est forte au bord de celui-ci (création d’un tissu cicatriciel), mais faible au niveau de la surface de contact (interface). La cicatrisation des bords prend quelques heures. Si l’on veut effectuer un traitement secondaire, il suffit de rompre la cicatrisation du bord du capot – un instrument chirurgical est dédié à cet usage. Après la retouche, et le retraitement laser, le capot est repositionné et une cicatrisation va à nouveau solidariser le volet de lasik à la cornée.

  2. Bonjour,
    Merci pour cet article fort intéressant. J’ai une question concernant la cicatrisation du capot dans la technique LASIK. Suite à l’intervention, la cicatrisation est-elle complète ? Je ne comprends pas très bien la possibilité de retouche en utilisant le capot : cela veut-il dire qu’il n’est jamais complètement cicatrisé et qu’on peut « ouvrir/fermer » pour refaire une chirurgie?
    Merci par avance.

  3. Arnaud

    Bonjour,

    Suite aux différents rendez-vous que j’ai pu avoir avec des chirurgiens réfractives, ils n’ont pas tous le même avis sur ma situation.
    Les 3 chirurgiens que j’ai rencontré ont le même avis sur le fait que j’ai une cornée trop fine 430mm plus ou moins mais sur l’avis de m’opérer ou non les réponses différes.

    – Le premier que j’ai rencontré a refusé de m’opérer ( technique LASIK ) et ne m’a pas proposé d’autres techniques
    – Le deuxième non pour la technique LASIK mais peut-être pour la technique PKR ( revoir dans 6 mois pour un avis finale )
    – Le troisième oui pour la technique PKR

    Serait-il possible de m’éclairer ?

    Merci à vous

  4. Dr Damien Gatinel

    Aussi bien le LASIK que la PKR sont possibles pour la correction des petites myopies, qui n’en demeurent pas moins invalidantes dans la vie quotidienne ne l’absence de correction.

  5. Bonjour,
    Je souhaiterais savoir si il y a un minimum à avoir pour se faire opérer ?
    J’ai une faible myopie et astigmatisme sur l’œil gauche et j’aurais voulu savoir si une correction au Lasik ou PKR était possible ? Une de ces techniques est-elle mieux pour une correction assez faible ?
    œil gauche: -0.75 (-0.75) à 180°
    œil droit : -1.75
    Je vous remercie par avance

  6. Dr Damien Gatinel

    A priori la SPA n’est pas une contre indication à la chirurgie réfractive en LASIK ou PKR, si les yeux ne présentent pas de complications oculaires de la maladie (uvéites).

  7. sarah

    Bonjour,

    la technique PKR est-elle possible en cas de spondilartrite ankylosante ? ou contre indiquée ?
    Merci

  8. Dr Damien Gatinel

    Le degré prononcé de l’astigmatisme est plutôt en faveur d’une correction en LASIK.

  9. Barez

    Bonjour docteur,
    Voici mes indications :
    Oeil droit : -1.75 (-3.50) 15degres
    Oeil gauche : -2.50 (-3.50) 170 degrés
    Je suis donc myope et astigmate. Depuis plusieurs mois je me renseigne sur les differents types d’opérations.
    A votre avis, approximatif, quel technique serait utilisé dans mon cas, le pkr ou le lasik?
    Merci beaucoup

  10. Dr Damien Gatinel

    Si le LASIK est possible chez vous, il ne faut pas raisonner de la sorte, car l’expérience montre que cette technique permet d’obtenir des résultats précis et sûrs, dès lors que l’indication est bien posée. Des millions de patients ont bénéficié de LASIK avec des capots de 100, 120 microns ou plus, et s’en portent très bien. La PKR est généralement proposée aux patients dont les cornées sont plus fines ou jugées fragiles (patients qui se sont beaucoup frottés les yeux dans le passé); parfois aussi chez les patients qui présentent une sécheresse oculaire un peu plus marquée. L’avantage du LASIK concerne la possibilité de retouches dans le futur, qui se font généralement très aisément. Les retouches sont également possibles en PKR (ou transPKR), mais, comme pour la première intervention, elles occasionnent une douleur transitoire (<48h). Le choix de la technique, quand les deux sont possibles, appartient au patient auquel les modalités et les avantages et effets indésirables respectifs des deux techniques ont été exposés. Il n’y a alors pas de « mauvais choix », simplement celui qui correspond plus à une « philosophie » personnelle. Pour les myopies faibles à moyennes, les résultats de ces deux techniques sont superposables.

  11. Amélie

    Bonjour,
    Suite à mes examens préopératoires, il m’a été donné le choix entre femto lasik ou trans prk (aucune contre indication pour aucune de ces méthodes). J’ai tout de suite opté pour le femto lasik pour des raisons de praticité, mais après avoir passé 2 semaines à lire énormément sur le sujet (publications académiques), je ne suis plus très à l’aise avec ce choix. Même si avec le femto lasik la cicatrisation se fait relativement rapidement autour du volet, puis sur la surface interne au cours des mois et années qui suivent, les environ 110 microns que forment le volet ne participeront plus à la stabilité bio-mécanique de mes cornées (je fais abstraction des risques relativement plus importants avec le femto lasik, même si extrêmement faibles avec les deux méthodes). Alors qu’avec la trans prk l’épithélium enlevé se reforme tout seul et mes cornées sont mieux préservées. Sachant que ma correction est relativement faible (faible myopie + faible astigmatisme), l’avantage femto lasik de la ré opération possible ne me concerne pas vraiment. Dans ce choix, je ne souhaite pas tenir compte d’avantages à court terme (tels que douleur plus faible en post op, récupération plus rapide) mais plutôt de ceux à long terme. La trans prk me semble être la meilleure solution mais j’aimerais avoir votre avis sur la question. Y aurait-il un quelconque avantage à opter pour le femto lasik, que je n’aurais pas considéré, plutôt que trans prk dans mon cas de figure ? Que pensez-vous de l’avantage trans prk sur la cornée ?

  12. Dr Damien Gatinel

    Effectivement, le risque de sous correction en PKR augmente à partir de -6D environ. Une légère sous correction d’un oeil n’induit pas toujours de gêne. Une acuité de 8/10 environ peut être envisagée avec une légère sous correction (ex: -0.50 D).

  13. Flo Immo

    Bonjour docteur,

    J’ai la correction suivante en lentilles :
    OD : -6 (-0.75) 140 °
    OG : -5

    Je préférerais me faire opérer en PKR mais, si j’ai bien compris, il y a un risque de sous correction au delà de 6 dioptries.
    Je me demandais ce que représentait en dioptrie cette sous correction et quelle acuité visuelle minimum pourrais je obtenir avec : 9/10, 8/10… ?

  14. Dr Damien Gatinel

    Les risques induits par ces deux techniques sont très faibles quand les indications sont bien posées et que la technique ainsi que le matériel utilisé sont de bonne qualité. Le choix d’une PKR est possible, cette technique fournit des résultats similaires au LASIK pour des myopies jusqu’à 6 D environ.

  15. Bonjour,

    Hier on m’a annoncé que j’étais opérable et que ma cornée est épaisse pour faire un Lasik je suis myope a -4,75 et -4,50 mais finalement j’aimerai tenter plutôt le PKR mais je pense que m’ont chirurgien ne va pas vouloir puisqu’il m’en a pas parler lors du RDV. Je trouve qu’il y a plus de risques au Lasik qu’au PKR

  16. Dr Damien Gatinel

    Une PKR peut être éventuellement envisagée, en adaptant certains paramètres comme le diamètre de la zone optique afin de ne pas induire une profondeur d’ablation trop importante. Dans tous les cas, il est important de ne pas frotter vos yeux au décours de l’intervention si elle est réalisée.

  17. Yassine

    Bonjour,

    J’ai consulté un ophtalmologue pour voir si je peux faire l’opération réfractive, mais s’est avéré que j’ai une cornée fine, donc je peux pas être opéré.
    Voilà mes corrections : oeil droit: -4,50(-1,75) 15 degré/ oeil gauche : -4,75(-2,00) 165 degré.

    Est-ce qu’un PKR est possible pour mon cas?

    Merci pour votre retour

  18. Dr Damien Gatinel

    La transPKR est une technique intéressante mais dans votre cas, elle sera moins efficace et précise que le LASIK. Au delà de l’épaisseur de vos cornées, leur régularité topographique est un paramètre essentiel pour en permettre la réalisation. Si cela est possible, un LASIK réalisé avec un choix de paramètres optimaux pourrait vous permettre d’atteindre une myopie résiduelle de 3.50 D environ, qui est confortable pour la lecture de près (30/50 cm) mais nécessite une correction complémentaire pour le loin. C’est une situation certes moins « handicapante » que la myopie forte, et il n’est pas rare que les myopes forts dont les cornées sont un peu fines y souscrivent et en soient satisfaits. Il faut savoir que la correction de l’astigmatisme tel qu’exprimé ici (en cylindre négatif) s’additionne à la myopie (le premier chiffre). Ainsi, la profondeur maximale atteinte par la photoablation laser sera équivalente à celle d’une myopie de -11.50 D à droite, et 11.75 D à gauche, pour une zone optique donnée.

  19. Joël

    Bonjour,
    Je souhaiterais me faire opérer de mes deux yeux myopes et astigmates. Comme mes défauts visuels sont forts (notamment avec astigmatisme), je suis conscient que je ne pourrai devenir emmétrope en réalisant une chirurgie rétractive. Par contre, je suis prêt à obtenir un résultat satisfaisant me permettant de lire le journal sans lunette et de porter des lunettes ou lentilles pour le reste des activités. J’ai eu l’avis d’un chirurgien et celui-ci me conseille de passer par un implant ICL pour corriger tous mes défauts. Cette technique invasive me faisant un peu peur, je préférerais passer par une chirurgie réfractive (Transprk ou Lasik). Voici les données

    OD : -7.00 (- 4.5) Axe 10 degré
    Epaisseur centrale cornée : 517 microns

    OG : Sphère -7.25 (- 4.5) Axe 170 degré
    Epaisseur centrale cornée : 508 microns

    Que me conseillez-vous ? Si la Transprk peut être une technique, combien sera le défaut visuel post-opératoire ?
    Merci pour votre précieuse aide

  20. Dr Damien Gatinel

    Dans votre cas, il peut être intéressant de simuler une correction légèrement diminuée d’un côté (oeil non directeur) pour garder un peu de myopie ce qui serait utile à la vision de près; un test en lentille est indiqué avant l’opération pour vérifier que vous supporterez bien cette légère différence. Sinon, les retouches tardives sont également possibles en PKR ; il est toutefois indiqué de procéder éventuellement directement à la monovision à partir de la quarantaine.

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