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Choisir une technique de chirurgie réfractive

Repère dans le dossier. Cette page explique comment le bilan conduit au choix d’une technique. Pour comprendre les défauts visuels et les familles d’intervention, consulter d’abord la page Chirurgie réfractive, puis le bilan préopératoire de chirurgie réfractive.

Résumé pratique. Le choix entre LASIK, PKR, extraction lenticulaire de type SMILE, implant phaque ou chirurgie du cristallin ne dépend pas d’un seul nombre de dioptries. Il résulte de la correction, de la géométrie cornéenne, de l’âge, du cristallin, de la qualité optique, du mode de vie et des possibilités de personnalisation ou de retouche.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 20 août 2026.

Publications de référence de l’auteur. Travaux sur la détection des cornées à risque, l’optique cornéenne et oculaire après LASIK, le volume de tissu modifié par PKR, LASIK et SMILE et la formule de calcul d’implant PEARL-DGS.

Ces informations générales ne remplacent pas un examen complet ni une décision médicale individualisée.

Il n’existe pas une « meilleure » technique pour tous

Une chirurgie réfractive réussie commence par une indication correctement posée. Deux patients ayant la même myopie peuvent relever de techniques différentes parce que leur cornée, leur âge, leur pupille, leur surface oculaire, leur activité ou leur projet visuel ne sont pas identiques. À l’inverse, plusieurs techniques peuvent être raisonnables chez un même patient : le choix porte alors sur leurs compromis respectifs.

La préférence du chirurgien doit être explicitée. Dans notre pratique, les techniques excimer — LASIK et PKR — occupent une place centrale parce qu’elles sont précises, personnalisables et disposent de stratégies de retouche bien codifiées. Une autre technique n’est retenue que si elle apporte un avantage pertinent pour l’œil et le patient considérés.

Les six questions qui orientent la décision

  1. Quel défaut faut-il corriger ? Myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie ne sollicitent pas la cornée de la même manière.
  2. La cornée est-elle régulière et stable ? La topographie, la tomographie, la pachymétrie, la carte épithéliale et, selon les cas, la biomécanique doivent être interprétées ensemble.
  3. Quel volume et quelle géométrie de tissu seront modifiés ? La profondeur centrale ne suffit pas : diamètre optique, profil périphérique, capot de LASIK et volume total comptent.
  4. Quel est l’état du cristallin ? Après 45–60 ans, la presbytie ou une cataracte débutante peut modifier la stratégie.
  5. Quels sont les besoins visuels ? Conduite nocturne, écrans, sport, profession, précision de près et tolérance à la monovision doivent être discutés.
  6. Que se passerait-il en cas de correction résiduelle ? La simplicité et la précision d’une éventuelle retouche font partie du choix initial.

Choisir selon le défaut visuel

Myopie faible ou modérée

Le LASIK et la PKR donnent habituellement d’excellents résultats lorsque la cornée est compatible. Le LASIK procure la récupération fonctionnelle la plus rapide et permet une correction excimer personnalisée. La PKR évite la création d’un capot et préserve davantage le stroma antérieur, au prix de suites plus lentes et d’une cicatrisation de surface.

Myopie forte

Plus la myopie est forte, plus le remodelage cornéen nécessaire est important. Un LASIK reste possible dans certains yeux bien sélectionnés, mais une lentille phaque ICL peut devenir préférable lorsque la cornée ne permet pas une correction de qualité ou lorsque la préservation de son optique est prioritaire. Un implant phaque est une intervention intraoculaire : l’espace disponible, l’endothélium, l’iris, le cristallin et les risques propres à l’implantation doivent être évalués.

Hypermétropie

La correction hypermétropique bombe le centre de la cornée en retirant du tissu dans une zone annulaire périphérique. Le centrage, l’angle kappa, la zone optique et le contrôle de l’asphéricité sont particulièrement importants. Le LASIK hypermétropique est généralement préféré à la PKR parce qu’il offre une cicatrisation plus prévisible pour ces profils périphériques. Pour une forte hypermétropie, surtout lorsque la presbytie ou le cristallin interviennent, une stratégie cristallinienne peut être discutée.

Astigmatisme

La magnitude ne suffit pas : il faut distinguer l’astigmatisme cornéen et interne, régulier et irrégulier, et vérifier la répétabilité de l’axe. La reconnaissance irienne, la compensation de la cyclotorsion et le centrage sont essentiels lorsque le cylindre est important. Un profil guidé par la topographie peut être utile dans certaines cornées irrégulières, mais l’objectif doit alors être défini avec prudence.

Presbytie

La chirurgie de la presbytie ne remplace pas simplement une correction de loin. Elle organise une profondeur de champ ou une différence entre les deux yeux. Chez un patient dont le cristallin est clair, un PresbyLASIK ou une monovision peuvent être envisagés. En présence d’une cataracte ou d’une modification cristallinienne significative, une chirurgie du cristallin avec implant monofocal, torique, EDOF ou multifocal peut être plus cohérente. Un test réversible de monovision est recommandé avant une stratégie cornéenne définitive.

LASIK ou PKR : comment arbitrer ?

CritèreLASIK femtosecondePKR épi-off
Récupération fonctionnelleTrès rapide, le plus souvent dès le lendemainPlus progressive, avec gêne pendant la cicatrisation épithéliale
Site de photoablationDans le stroma, sous un capot finÀ la surface du stroma, après retrait de l’épithélium
Personnalisation excimerWavefront-optimized, guidage aberrométrique, topographique ou ray tracing selon l’indicationLes mêmes familles de profils excimer sont possibles
RetoucheSouvent simple par resoulèvement du capot si cela reste indiquéNouvelle photoablation de surface après réévaluation
Cornée fine ou profil limiteLe capot et l’ablation doivent laisser une architecture compatiblePréserve le stroma antérieur profond, mais n’autorise pas à traiter une cornée évolutive
Contrainte particulièrePrudence en cas de risque de traumatisme direct importantDouleur, récupération différée et risque de haze selon la correction et la cicatrisation

Un seuil fixe de myopie ou de « mur résiduel » ne décide pas à lui seul. La géométrie du traitement, la régularité et l’évolution des cartes, la correction, l’âge et le comportement mécanique de la cornée doivent être intégrés. Une cornée épaisse peut être irrégulière ; une cornée fine peut être régulière et stable.

Couches de la cornée : épithélium, stroma et endothélium
La cornée comprend un épithélium superficiel, un stroma qui représente l’essentiel de son épaisseur et un endothélium profond.
Différence entre LASIK et PKR pour le site de photoablation
En LASIK, le laser excimer agit sous un capot femtoseconde. En PKR, l’épithélium est retiré et la photoablation est délivrée à la surface du stroma.

PKR épi-off ou transépithéliale ?

Les deux approches existent. En PKR classique épi-off, l’épithélium est retiré séparément avant la photoablation réfractive. En trans-PKR, le laser retire successivement l’épithélium puis le stroma selon un profil programmé. Dans notre pratique, nous préférons généralement l’épi-off, car la séparation des deux étapes donne un contrôle direct du retrait épithélial et nous paraît plus précise. La trans-PKR peut être proposée dans certains contextes, mais elle n’est pas considérée comme automatiquement supérieure ou plus « moderne ».

Quelle place pour le SMILE et les extractions lenticulaires ?

Le SMILE et les techniques apparentées d’extraction lenticulaire corrigent principalement la myopie en prédécoupant au laser femtoseconde un lenticule stromal qui est ensuite disséqué et retiré par une petite incision. Elles évitent un capot de LASIK et peuvent réduire certaines atteintes nerveuses précoces de la surface.

Elles comportent toutefois des limites importantes pour notre pratique : personnalisation optique plus restreinte qu’avec les plateformes excimer modernes, centrage et compensation de l’astigmatisme moins flexibles selon les systèmes, récupération parfois différée par les microdistorsions et microtraumatismes stromaux de la dissection, et stratégie de retouche moins directe. Une complication de dissection ou un lenticule incomplet est rare, mais peut être plus difficile à corriger qu’un événement comparable lors d’une photoablation excimer.

Les comparaisons publiées concluent que SMILE et LASIK sont globalement efficaces et sûrs chez des patients sélectionnés. Une méta-analyse récente comparant SMILE et LASIK guidé par le front d’onde rapporte toutefois, en faveur du LASIK, une meilleure précision angulaire pour l’astigmatisme et moins de coma induite. Dans notre approche, ces éléments, la personnalisation et la facilité de retouche conduisent le plus souvent à préférer un LASIK femtoseconde personnalisé ou une PKR.

Lire l’article de Damien Gatinel : « SMILE ou LASIK ? J’opte pour le LASIK ».

Cornée irrégulière, risque ectasique et frottements

La prévention de l’ectasie ne se résume ni à une pachymétrie minimale ni à un indice isolé. Le dépistage combine topographie antérieure, tomographie des deux faces, progression pachymétrique, carte épithéliale, données biomécaniques et calcul du tissu ou du volume modifié. Les travaux sur le SCORE Analyzer, les formes frustes, le PTA et le pourcentage de volume altéré ont précisément montré l’intérêt d’une lecture multimodale.

Une irrégularité subtile impose aussi de rechercher des frottements oculaires, une allergie, une sécheresse et une compression nocturne. Dans l’approche « No rub, no cone » défendue par l’auteur, l’arrêt strict des comportements mécaniques à risque et la comparaison de cartes successives sont prioritaires. Une PKR n’est pas un moyen de rendre opérable une cornée qui se déforme objectivement.

Un cross-linking combiné au laser existe dans certaines pratiques, mais il n’est pas proposé ici comme assurance systématique ou comme substitut à une indication prudente. Une cornée douteuse doit d’abord être comprise, soustraite aux frottements et documentée dans le temps.

Traitements personnalisés : quand sont-ils utiles ?

La personnalisation ne signifie pas nécessairement « corriger toutes les aberrations ». Elle peut concerner le centrage, la compensation de la cyclotorsion, le diamètre de la zone optique, la préservation de l’asphéricité ou le guidage par topographie, aberrométrie ou ray tracing.

  • Wavefront-optimized : limite l’induction d’aberration sphérique en tenant compte de la périphérie du profil.
  • Guidé par le front d’onde : utilise les aberrations oculaires totales lorsque leur mesure est fiable et l’indication cohérente.
  • Guidé par la topographie : vise surtout à régulariser une géométrie cornéenne ou à corriger un décentrement.
  • Ray tracing : combine plusieurs mesures dans un modèle optique individualisé de l’œil.

Ces possibilités sont développées sur la page Corrections laser personnalisées. Un traitement standard correctement centré et optimisé reste excellent pour de nombreux yeux ; l’option la plus complexe n’est justifiée que si elle apporte une information reproductible et utile.

Retouche ou ancienne chirurgie : le choix dépend de l’intervention initiale

Une correction résiduelle ou une évolution tardive peut souvent être améliorée, mais aucune retouche n’est automatique. Il faut rechercher la cause du changement, vérifier la surface, le cristallin et la stabilité topographique, puis recalculer le tissu qui serait modifié.

  • Après LASIK, un resoulèvement du capot peut être possible, mais l’ancienneté et le risque d’invasion épithéliale doivent être considérés.
  • Après PKR, une nouvelle photoablation de surface est parfois envisageable après analyse de la cicatrisation et de l’épaisseur.
  • Après SMILE, la reprise nécessite une stratégie différente : conversion de l’interface, LASIK ou PKR selon l’anatomie et la plateforme.
  • Après kératotomie radiaire, la réfraction peut varier avec le temps et au cours de la journée ; la décision demande plusieurs mesures et une grande prudence.
  • Lorsqu’une cataracte intervient, le calcul d’implant après ancienne chirurgie cornéenne exige des formules et mesures spécifiques, comme la version post-LVC de PEARL-DGS.

Tableau d’orientation pratique

ProfilTechnique souvent discutée en prioritéPoint de vigilance
Myopie faible à modérée, cornée régulièreLASIK personnalisé ou PKRRécupération, surface, sport, volume modifié
Myopie forteLASIK dans certains yeux ou ICLQualité optique, architecture cornéenne, risques intraoculaires
Cornée fine mais régulière et stableSouvent PKR, parfois abstention ou implantLa finesse seule ne suffit pas à décider
Hypermétropie ou fort astigmatisme régulierLASIK excimer personnaliséCentrage, cyclotorsion, diamètre optique, régression
Presbytie avec cristallin clairPresbyLASIK ou monovision selon le profilTest préalable et compromis entre distances
Presbytie avec cataracte ou cristallin modifiéChirurgie du cristallin et choix d’implantRétine, cornée, qualité optique et calcul biométrique
Topographie atypique ou évolutiveReport, traitement des frottements et surveillanceNe pas transformer un doute en indication opératoire

En résumé

  • Le LASIK femtoseconde personnalisé est souvent privilégié pour sa précision, sa récupération et ses possibilités de centrage et de retouche.
  • La PKR épi-off est notre technique de surface de référence lorsque l’absence de capot constitue un avantage et que la cornée reste compatible.
  • Le SMILE est une technique valide, mais nous le pratiquons peu en raison de ses limites de personnalisation, de reprise et de la dissection stromale.
  • L’ICL peut être préférable dans certaines fortes myopies, en acceptant les contraintes d’une chirurgie intraoculaire.
  • La chirurgie du cristallin prend davantage de sens lorsque la presbytie ou la cataracte devient déterminante.
  • Une décision de ne pas opérer, ou d’attendre des mesures stables après arrêt des frottements, fait pleinement partie des conclusions possibles.

Références scientifiques sélectionnées

  1. American Academy of Ophthalmology. Refractive Errors and Refractive Surgery Preferred Practice Pattern. Ophthalmology, 2023.
  2. Ang M, Gatinel D et al. Refractive surgery beyond 2020. Eye, 2021.
  3. He M et al. Clinical outcomes of SMILE and wavefront-guided LASIK for myopia and astigmatism: systematic review and meta-analysis. J Fr Ophtalmol, 2024.
  4. Saad A, Gatinel D. Topographic and tomographic properties of forme fruste keratoconus corneas. IOVS, 2010.
  5. Saad A, Gatinel D. Total and corneal wavefront high-order aberrations for detection of forme fruste keratoconus. IOVS, 2012.
  6. Saad A, Binder PS, Gatinel D. Evaluation of percentage tissue altered as a risk factor for post-LASIK ectasia. J Cataract Refract Surg, 2017.
  7. Gatinel D, Weyhausen A, Bischoff M. Percent Volume Altered with PRK, LASIK, and SMILE. J Refract Surg, 2020.
  8. Gatinel D et al. Corneal and total ocular aberrations before and after myopic LASIK. J Refract Surg, 2010.
  9. Gatinel D et al. Corneal asphericity modification and fourth-order Zernike spherical aberration. J Refract Surg, 2014.
  10. Mazharian A et al. Cessation of eye rubbing to halt progression of keratoconus. Front Med, 2023.
  11. Debellemanière G et al. The PEARL-DGS Formula. Am J Ophthalmol, 2021.
  12. Debellemanière G et al. Thick-lens post-myopic laser vision correction IOL calculation formula. Am J Ophthalmol, 2024.

Organiser un bilan de chirurgie réfractive

La consultation permet de comparer les options à partir des mesures de l’œil et du projet visuel. Prendre rendez-vous ne préjuge pas d’une indication opératoire.

Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : secteur 1. Clinique Noémie de Rothschild, 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e : secteurs 1 et 2. Rendez-vous privés : ebarbosa@for.paris.

68 réponses à « Choisir une technique de chirurgie réfractive »

  1. Dr Damien Gatinel

    Cette question est pertinente : la cicatrisation du capot de Lasik est forte au bord de celui-ci (création d’un tissu cicatriciel), mais faible au niveau de la surface de contact (interface). La cicatrisation des bords prend quelques heures. Si l’on veut effectuer un traitement secondaire, il suffit de rompre la cicatrisation du bord du capot – un instrument chirurgical est dédié à cet usage. Après la retouche, et le retraitement laser, le capot est repositionné et une cicatrisation va à nouveau solidariser le volet de lasik à la cornée.

  2. Bonjour,
    Merci pour cet article fort intéressant. J’ai une question concernant la cicatrisation du capot dans la technique LASIK. Suite à l’intervention, la cicatrisation est-elle complète ? Je ne comprends pas très bien la possibilité de retouche en utilisant le capot : cela veut-il dire qu’il n’est jamais complètement cicatrisé et qu’on peut « ouvrir/fermer » pour refaire une chirurgie?
    Merci par avance.

  3. Arnaud

    Bonjour,

    Suite aux différents rendez-vous que j’ai pu avoir avec des chirurgiens réfractives, ils n’ont pas tous le même avis sur ma situation.
    Les 3 chirurgiens que j’ai rencontré ont le même avis sur le fait que j’ai une cornée trop fine 430mm plus ou moins mais sur l’avis de m’opérer ou non les réponses différes.

    – Le premier que j’ai rencontré a refusé de m’opérer ( technique LASIK ) et ne m’a pas proposé d’autres techniques
    – Le deuxième non pour la technique LASIK mais peut-être pour la technique PKR ( revoir dans 6 mois pour un avis finale )
    – Le troisième oui pour la technique PKR

    Serait-il possible de m’éclairer ?

    Merci à vous

  4. Dr Damien Gatinel

    Aussi bien le LASIK que la PKR sont possibles pour la correction des petites myopies, qui n’en demeurent pas moins invalidantes dans la vie quotidienne ne l’absence de correction.

  5. Bonjour,
    Je souhaiterais savoir si il y a un minimum à avoir pour se faire opérer ?
    J’ai une faible myopie et astigmatisme sur l’œil gauche et j’aurais voulu savoir si une correction au Lasik ou PKR était possible ? Une de ces techniques est-elle mieux pour une correction assez faible ?
    œil gauche: -0.75 (-0.75) à 180°
    œil droit : -1.75
    Je vous remercie par avance

  6. Dr Damien Gatinel

    A priori la SPA n’est pas une contre indication à la chirurgie réfractive en LASIK ou PKR, si les yeux ne présentent pas de complications oculaires de la maladie (uvéites).

  7. sarah

    Bonjour,

    la technique PKR est-elle possible en cas de spondilartrite ankylosante ? ou contre indiquée ?
    Merci

  8. Dr Damien Gatinel

    Le degré prononcé de l’astigmatisme est plutôt en faveur d’une correction en LASIK.

  9. Barez

    Bonjour docteur,
    Voici mes indications :
    Oeil droit : -1.75 (-3.50) 15degres
    Oeil gauche : -2.50 (-3.50) 170 degrés
    Je suis donc myope et astigmate. Depuis plusieurs mois je me renseigne sur les differents types d’opérations.
    A votre avis, approximatif, quel technique serait utilisé dans mon cas, le pkr ou le lasik?
    Merci beaucoup

  10. Dr Damien Gatinel

    Si le LASIK est possible chez vous, il ne faut pas raisonner de la sorte, car l’expérience montre que cette technique permet d’obtenir des résultats précis et sûrs, dès lors que l’indication est bien posée. Des millions de patients ont bénéficié de LASIK avec des capots de 100, 120 microns ou plus, et s’en portent très bien. La PKR est généralement proposée aux patients dont les cornées sont plus fines ou jugées fragiles (patients qui se sont beaucoup frottés les yeux dans le passé); parfois aussi chez les patients qui présentent une sécheresse oculaire un peu plus marquée. L’avantage du LASIK concerne la possibilité de retouches dans le futur, qui se font généralement très aisément. Les retouches sont également possibles en PKR (ou transPKR), mais, comme pour la première intervention, elles occasionnent une douleur transitoire (<48h). Le choix de la technique, quand les deux sont possibles, appartient au patient auquel les modalités et les avantages et effets indésirables respectifs des deux techniques ont été exposés. Il n’y a alors pas de « mauvais choix », simplement celui qui correspond plus à une « philosophie » personnelle. Pour les myopies faibles à moyennes, les résultats de ces deux techniques sont superposables.

  11. Amélie

    Bonjour,
    Suite à mes examens préopératoires, il m’a été donné le choix entre femto lasik ou trans prk (aucune contre indication pour aucune de ces méthodes). J’ai tout de suite opté pour le femto lasik pour des raisons de praticité, mais après avoir passé 2 semaines à lire énormément sur le sujet (publications académiques), je ne suis plus très à l’aise avec ce choix. Même si avec le femto lasik la cicatrisation se fait relativement rapidement autour du volet, puis sur la surface interne au cours des mois et années qui suivent, les environ 110 microns que forment le volet ne participeront plus à la stabilité bio-mécanique de mes cornées (je fais abstraction des risques relativement plus importants avec le femto lasik, même si extrêmement faibles avec les deux méthodes). Alors qu’avec la trans prk l’épithélium enlevé se reforme tout seul et mes cornées sont mieux préservées. Sachant que ma correction est relativement faible (faible myopie + faible astigmatisme), l’avantage femto lasik de la ré opération possible ne me concerne pas vraiment. Dans ce choix, je ne souhaite pas tenir compte d’avantages à court terme (tels que douleur plus faible en post op, récupération plus rapide) mais plutôt de ceux à long terme. La trans prk me semble être la meilleure solution mais j’aimerais avoir votre avis sur la question. Y aurait-il un quelconque avantage à opter pour le femto lasik, que je n’aurais pas considéré, plutôt que trans prk dans mon cas de figure ? Que pensez-vous de l’avantage trans prk sur la cornée ?

  12. Dr Damien Gatinel

    Effectivement, le risque de sous correction en PKR augmente à partir de -6D environ. Une légère sous correction d’un oeil n’induit pas toujours de gêne. Une acuité de 8/10 environ peut être envisagée avec une légère sous correction (ex: -0.50 D).

  13. Flo Immo

    Bonjour docteur,

    J’ai la correction suivante en lentilles :
    OD : -6 (-0.75) 140 °
    OG : -5

    Je préférerais me faire opérer en PKR mais, si j’ai bien compris, il y a un risque de sous correction au delà de 6 dioptries.
    Je me demandais ce que représentait en dioptrie cette sous correction et quelle acuité visuelle minimum pourrais je obtenir avec : 9/10, 8/10… ?

  14. Dr Damien Gatinel

    Les risques induits par ces deux techniques sont très faibles quand les indications sont bien posées et que la technique ainsi que le matériel utilisé sont de bonne qualité. Le choix d’une PKR est possible, cette technique fournit des résultats similaires au LASIK pour des myopies jusqu’à 6 D environ.

  15. Bonjour,

    Hier on m’a annoncé que j’étais opérable et que ma cornée est épaisse pour faire un Lasik je suis myope a -4,75 et -4,50 mais finalement j’aimerai tenter plutôt le PKR mais je pense que m’ont chirurgien ne va pas vouloir puisqu’il m’en a pas parler lors du RDV. Je trouve qu’il y a plus de risques au Lasik qu’au PKR

  16. Dr Damien Gatinel

    Une PKR peut être éventuellement envisagée, en adaptant certains paramètres comme le diamètre de la zone optique afin de ne pas induire une profondeur d’ablation trop importante. Dans tous les cas, il est important de ne pas frotter vos yeux au décours de l’intervention si elle est réalisée.

  17. Yassine

    Bonjour,

    J’ai consulté un ophtalmologue pour voir si je peux faire l’opération réfractive, mais s’est avéré que j’ai une cornée fine, donc je peux pas être opéré.
    Voilà mes corrections : oeil droit: -4,50(-1,75) 15 degré/ oeil gauche : -4,75(-2,00) 165 degré.

    Est-ce qu’un PKR est possible pour mon cas?

    Merci pour votre retour

  18. Dr Damien Gatinel

    La transPKR est une technique intéressante mais dans votre cas, elle sera moins efficace et précise que le LASIK. Au delà de l’épaisseur de vos cornées, leur régularité topographique est un paramètre essentiel pour en permettre la réalisation. Si cela est possible, un LASIK réalisé avec un choix de paramètres optimaux pourrait vous permettre d’atteindre une myopie résiduelle de 3.50 D environ, qui est confortable pour la lecture de près (30/50 cm) mais nécessite une correction complémentaire pour le loin. C’est une situation certes moins « handicapante » que la myopie forte, et il n’est pas rare que les myopes forts dont les cornées sont un peu fines y souscrivent et en soient satisfaits. Il faut savoir que la correction de l’astigmatisme tel qu’exprimé ici (en cylindre négatif) s’additionne à la myopie (le premier chiffre). Ainsi, la profondeur maximale atteinte par la photoablation laser sera équivalente à celle d’une myopie de -11.50 D à droite, et 11.75 D à gauche, pour une zone optique donnée.

  19. Joël

    Bonjour,
    Je souhaiterais me faire opérer de mes deux yeux myopes et astigmates. Comme mes défauts visuels sont forts (notamment avec astigmatisme), je suis conscient que je ne pourrai devenir emmétrope en réalisant une chirurgie rétractive. Par contre, je suis prêt à obtenir un résultat satisfaisant me permettant de lire le journal sans lunette et de porter des lunettes ou lentilles pour le reste des activités. J’ai eu l’avis d’un chirurgien et celui-ci me conseille de passer par un implant ICL pour corriger tous mes défauts. Cette technique invasive me faisant un peu peur, je préférerais passer par une chirurgie réfractive (Transprk ou Lasik). Voici les données

    OD : -7.00 (- 4.5) Axe 10 degré
    Epaisseur centrale cornée : 517 microns

    OG : Sphère -7.25 (- 4.5) Axe 170 degré
    Epaisseur centrale cornée : 508 microns

    Que me conseillez-vous ? Si la Transprk peut être une technique, combien sera le défaut visuel post-opératoire ?
    Merci pour votre précieuse aide

  20. Dr Damien Gatinel

    Dans votre cas, il peut être intéressant de simuler une correction légèrement diminuée d’un côté (oeil non directeur) pour garder un peu de myopie ce qui serait utile à la vision de près; un test en lentille est indiqué avant l’opération pour vérifier que vous supporterez bien cette légère différence. Sinon, les retouches tardives sont également possibles en PKR ; il est toutefois indiqué de procéder éventuellement directement à la monovision à partir de la quarantaine.

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