Aller au contenu

Voir la rubrique →

Choisir une technique de chirurgie réfractive

Repère dans le dossier. Cette page explique comment le bilan conduit au choix d’une technique. Pour comprendre les défauts visuels et les familles d’intervention, consulter d’abord la page Chirurgie réfractive, puis le bilan préopératoire de chirurgie réfractive.

Résumé pratique. Le choix entre LASIK, PKR, extraction lenticulaire de type SMILE, implant phaque ou chirurgie du cristallin ne dépend pas d’un seul nombre de dioptries. Il résulte de la correction, de la géométrie cornéenne, de l’âge, du cristallin, de la qualité optique, du mode de vie et des possibilités de personnalisation ou de retouche.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 20 août 2026.

Publications de référence de l’auteur. Travaux sur la détection des cornées à risque, l’optique cornéenne et oculaire après LASIK, le volume de tissu modifié par PKR, LASIK et SMILE et la formule de calcul d’implant PEARL-DGS.

Ces informations générales ne remplacent pas un examen complet ni une décision médicale individualisée.

Il n’existe pas une « meilleure » technique pour tous

Une chirurgie réfractive réussie commence par une indication correctement posée. Deux patients ayant la même myopie peuvent relever de techniques différentes parce que leur cornée, leur âge, leur pupille, leur surface oculaire, leur activité ou leur projet visuel ne sont pas identiques. À l’inverse, plusieurs techniques peuvent être raisonnables chez un même patient : le choix porte alors sur leurs compromis respectifs.

La préférence du chirurgien doit être explicitée. Dans notre pratique, les techniques excimer — LASIK et PKR — occupent une place centrale parce qu’elles sont précises, personnalisables et disposent de stratégies de retouche bien codifiées. Une autre technique n’est retenue que si elle apporte un avantage pertinent pour l’œil et le patient considérés.

Les six questions qui orientent la décision

  1. Quel défaut faut-il corriger ? Myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie ne sollicitent pas la cornée de la même manière.
  2. La cornée est-elle régulière et stable ? La topographie, la tomographie, la pachymétrie, la carte épithéliale et, selon les cas, la biomécanique doivent être interprétées ensemble.
  3. Quel volume et quelle géométrie de tissu seront modifiés ? La profondeur centrale ne suffit pas : diamètre optique, profil périphérique, capot de LASIK et volume total comptent.
  4. Quel est l’état du cristallin ? Après 45–60 ans, la presbytie ou une cataracte débutante peut modifier la stratégie.
  5. Quels sont les besoins visuels ? Conduite nocturne, écrans, sport, profession, précision de près et tolérance à la monovision doivent être discutés.
  6. Que se passerait-il en cas de correction résiduelle ? La simplicité et la précision d’une éventuelle retouche font partie du choix initial.

Choisir selon le défaut visuel

Myopie faible ou modérée

Le LASIK et la PKR donnent habituellement d’excellents résultats lorsque la cornée est compatible. Le LASIK procure la récupération fonctionnelle la plus rapide et permet une correction excimer personnalisée. La PKR évite la création d’un capot et préserve davantage le stroma antérieur, au prix de suites plus lentes et d’une cicatrisation de surface.

Myopie forte

Plus la myopie est forte, plus le remodelage cornéen nécessaire est important. Un LASIK reste possible dans certains yeux bien sélectionnés, mais une lentille phaque ICL peut devenir préférable lorsque la cornée ne permet pas une correction de qualité ou lorsque la préservation de son optique est prioritaire. Un implant phaque est une intervention intraoculaire : l’espace disponible, l’endothélium, l’iris, le cristallin et les risques propres à l’implantation doivent être évalués.

Hypermétropie

La correction hypermétropique bombe le centre de la cornée en retirant du tissu dans une zone annulaire périphérique. Le centrage, l’angle kappa, la zone optique et le contrôle de l’asphéricité sont particulièrement importants. Le LASIK hypermétropique est généralement préféré à la PKR parce qu’il offre une cicatrisation plus prévisible pour ces profils périphériques. Pour une forte hypermétropie, surtout lorsque la presbytie ou le cristallin interviennent, une stratégie cristallinienne peut être discutée.

Astigmatisme

La magnitude ne suffit pas : il faut distinguer l’astigmatisme cornéen et interne, régulier et irrégulier, et vérifier la répétabilité de l’axe. La reconnaissance irienne, la compensation de la cyclotorsion et le centrage sont essentiels lorsque le cylindre est important. Un profil guidé par la topographie peut être utile dans certaines cornées irrégulières, mais l’objectif doit alors être défini avec prudence.

Presbytie

La chirurgie de la presbytie ne remplace pas simplement une correction de loin. Elle organise une profondeur de champ ou une différence entre les deux yeux. Chez un patient dont le cristallin est clair, un PresbyLASIK ou une monovision peuvent être envisagés. En présence d’une cataracte ou d’une modification cristallinienne significative, une chirurgie du cristallin avec implant monofocal, torique, EDOF ou multifocal peut être plus cohérente. Un test réversible de monovision est recommandé avant une stratégie cornéenne définitive.

LASIK ou PKR : comment arbitrer ?

CritèreLASIK femtosecondePKR épi-off
Récupération fonctionnelleTrès rapide, le plus souvent dès le lendemainPlus progressive, avec gêne pendant la cicatrisation épithéliale
Site de photoablationDans le stroma, sous un capot finÀ la surface du stroma, après retrait de l’épithélium
Personnalisation excimerWavefront-optimized, guidage aberrométrique, topographique ou ray tracing selon l’indicationLes mêmes familles de profils excimer sont possibles
RetoucheSouvent simple par resoulèvement du capot si cela reste indiquéNouvelle photoablation de surface après réévaluation
Cornée fine ou profil limiteLe capot et l’ablation doivent laisser une architecture compatiblePréserve le stroma antérieur profond, mais n’autorise pas à traiter une cornée évolutive
Contrainte particulièrePrudence en cas de risque de traumatisme direct importantDouleur, récupération différée et risque de haze selon la correction et la cicatrisation

Un seuil fixe de myopie ou de « mur résiduel » ne décide pas à lui seul. La géométrie du traitement, la régularité et l’évolution des cartes, la correction, l’âge et le comportement mécanique de la cornée doivent être intégrés. Une cornée épaisse peut être irrégulière ; une cornée fine peut être régulière et stable.

Couches de la cornée : épithélium, stroma et endothélium
La cornée comprend un épithélium superficiel, un stroma qui représente l’essentiel de son épaisseur et un endothélium profond.
Différence entre LASIK et PKR pour le site de photoablation
En LASIK, le laser excimer agit sous un capot femtoseconde. En PKR, l’épithélium est retiré et la photoablation est délivrée à la surface du stroma.

PKR épi-off ou transépithéliale ?

Les deux approches existent. En PKR classique épi-off, l’épithélium est retiré séparément avant la photoablation réfractive. En trans-PKR, le laser retire successivement l’épithélium puis le stroma selon un profil programmé. Dans notre pratique, nous préférons généralement l’épi-off, car la séparation des deux étapes donne un contrôle direct du retrait épithélial et nous paraît plus précise. La trans-PKR peut être proposée dans certains contextes, mais elle n’est pas considérée comme automatiquement supérieure ou plus « moderne ».

Quelle place pour le SMILE et les extractions lenticulaires ?

Le SMILE et les techniques apparentées d’extraction lenticulaire corrigent principalement la myopie en prédécoupant au laser femtoseconde un lenticule stromal qui est ensuite disséqué et retiré par une petite incision. Elles évitent un capot de LASIK et peuvent réduire certaines atteintes nerveuses précoces de la surface.

Elles comportent toutefois des limites importantes pour notre pratique : personnalisation optique plus restreinte qu’avec les plateformes excimer modernes, centrage et compensation de l’astigmatisme moins flexibles selon les systèmes, récupération parfois différée par les microdistorsions et microtraumatismes stromaux de la dissection, et stratégie de retouche moins directe. Une complication de dissection ou un lenticule incomplet est rare, mais peut être plus difficile à corriger qu’un événement comparable lors d’une photoablation excimer.

Les comparaisons publiées concluent que SMILE et LASIK sont globalement efficaces et sûrs chez des patients sélectionnés. Une méta-analyse récente comparant SMILE et LASIK guidé par le front d’onde rapporte toutefois, en faveur du LASIK, une meilleure précision angulaire pour l’astigmatisme et moins de coma induite. Dans notre approche, ces éléments, la personnalisation et la facilité de retouche conduisent le plus souvent à préférer un LASIK femtoseconde personnalisé ou une PKR.

Lire l’article de Damien Gatinel : « SMILE ou LASIK ? J’opte pour le LASIK ».

Cornée irrégulière, risque ectasique et frottements

La prévention de l’ectasie ne se résume ni à une pachymétrie minimale ni à un indice isolé. Le dépistage combine topographie antérieure, tomographie des deux faces, progression pachymétrique, carte épithéliale, données biomécaniques et calcul du tissu ou du volume modifié. Les travaux sur le SCORE Analyzer, les formes frustes, le PTA et le pourcentage de volume altéré ont précisément montré l’intérêt d’une lecture multimodale.

Une irrégularité subtile impose aussi de rechercher des frottements oculaires, une allergie, une sécheresse et une compression nocturne. Dans l’approche « No rub, no cone » défendue par l’auteur, l’arrêt strict des comportements mécaniques à risque et la comparaison de cartes successives sont prioritaires. Une PKR n’est pas un moyen de rendre opérable une cornée qui se déforme objectivement.

Un cross-linking combiné au laser existe dans certaines pratiques, mais il n’est pas proposé ici comme assurance systématique ou comme substitut à une indication prudente. Une cornée douteuse doit d’abord être comprise, soustraite aux frottements et documentée dans le temps.

Traitements personnalisés : quand sont-ils utiles ?

La personnalisation ne signifie pas nécessairement « corriger toutes les aberrations ». Elle peut concerner le centrage, la compensation de la cyclotorsion, le diamètre de la zone optique, la préservation de l’asphéricité ou le guidage par topographie, aberrométrie ou ray tracing.

  • Wavefront-optimized : limite l’induction d’aberration sphérique en tenant compte de la périphérie du profil.
  • Guidé par le front d’onde : utilise les aberrations oculaires totales lorsque leur mesure est fiable et l’indication cohérente.
  • Guidé par la topographie : vise surtout à régulariser une géométrie cornéenne ou à corriger un décentrement.
  • Ray tracing : combine plusieurs mesures dans un modèle optique individualisé de l’œil.

Ces possibilités sont développées sur la page Corrections laser personnalisées. Un traitement standard correctement centré et optimisé reste excellent pour de nombreux yeux ; l’option la plus complexe n’est justifiée que si elle apporte une information reproductible et utile.

Retouche ou ancienne chirurgie : le choix dépend de l’intervention initiale

Une correction résiduelle ou une évolution tardive peut souvent être améliorée, mais aucune retouche n’est automatique. Il faut rechercher la cause du changement, vérifier la surface, le cristallin et la stabilité topographique, puis recalculer le tissu qui serait modifié.

  • Après LASIK, un resoulèvement du capot peut être possible, mais l’ancienneté et le risque d’invasion épithéliale doivent être considérés.
  • Après PKR, une nouvelle photoablation de surface est parfois envisageable après analyse de la cicatrisation et de l’épaisseur.
  • Après SMILE, la reprise nécessite une stratégie différente : conversion de l’interface, LASIK ou PKR selon l’anatomie et la plateforme.
  • Après kératotomie radiaire, la réfraction peut varier avec le temps et au cours de la journée ; la décision demande plusieurs mesures et une grande prudence.
  • Lorsqu’une cataracte intervient, le calcul d’implant après ancienne chirurgie cornéenne exige des formules et mesures spécifiques, comme la version post-LVC de PEARL-DGS.

Tableau d’orientation pratique

ProfilTechnique souvent discutée en prioritéPoint de vigilance
Myopie faible à modérée, cornée régulièreLASIK personnalisé ou PKRRécupération, surface, sport, volume modifié
Myopie forteLASIK dans certains yeux ou ICLQualité optique, architecture cornéenne, risques intraoculaires
Cornée fine mais régulière et stableSouvent PKR, parfois abstention ou implantLa finesse seule ne suffit pas à décider
Hypermétropie ou fort astigmatisme régulierLASIK excimer personnaliséCentrage, cyclotorsion, diamètre optique, régression
Presbytie avec cristallin clairPresbyLASIK ou monovision selon le profilTest préalable et compromis entre distances
Presbytie avec cataracte ou cristallin modifiéChirurgie du cristallin et choix d’implantRétine, cornée, qualité optique et calcul biométrique
Topographie atypique ou évolutiveReport, traitement des frottements et surveillanceNe pas transformer un doute en indication opératoire

En résumé

  • Le LASIK femtoseconde personnalisé est souvent privilégié pour sa précision, sa récupération et ses possibilités de centrage et de retouche.
  • La PKR épi-off est notre technique de surface de référence lorsque l’absence de capot constitue un avantage et que la cornée reste compatible.
  • Le SMILE est une technique valide, mais nous le pratiquons peu en raison de ses limites de personnalisation, de reprise et de la dissection stromale.
  • L’ICL peut être préférable dans certaines fortes myopies, en acceptant les contraintes d’une chirurgie intraoculaire.
  • La chirurgie du cristallin prend davantage de sens lorsque la presbytie ou la cataracte devient déterminante.
  • Une décision de ne pas opérer, ou d’attendre des mesures stables après arrêt des frottements, fait pleinement partie des conclusions possibles.

Références scientifiques sélectionnées

  1. American Academy of Ophthalmology. Refractive Errors and Refractive Surgery Preferred Practice Pattern. Ophthalmology, 2023.
  2. Ang M, Gatinel D et al. Refractive surgery beyond 2020. Eye, 2021.
  3. He M et al. Clinical outcomes of SMILE and wavefront-guided LASIK for myopia and astigmatism: systematic review and meta-analysis. J Fr Ophtalmol, 2024.
  4. Saad A, Gatinel D. Topographic and tomographic properties of forme fruste keratoconus corneas. IOVS, 2010.
  5. Saad A, Gatinel D. Total and corneal wavefront high-order aberrations for detection of forme fruste keratoconus. IOVS, 2012.
  6. Saad A, Binder PS, Gatinel D. Evaluation of percentage tissue altered as a risk factor for post-LASIK ectasia. J Cataract Refract Surg, 2017.
  7. Gatinel D, Weyhausen A, Bischoff M. Percent Volume Altered with PRK, LASIK, and SMILE. J Refract Surg, 2020.
  8. Gatinel D et al. Corneal and total ocular aberrations before and after myopic LASIK. J Refract Surg, 2010.
  9. Gatinel D et al. Corneal asphericity modification and fourth-order Zernike spherical aberration. J Refract Surg, 2014.
  10. Mazharian A et al. Cessation of eye rubbing to halt progression of keratoconus. Front Med, 2023.
  11. Debellemanière G et al. The PEARL-DGS Formula. Am J Ophthalmol, 2021.
  12. Debellemanière G et al. Thick-lens post-myopic laser vision correction IOL calculation formula. Am J Ophthalmol, 2024.

Organiser un bilan de chirurgie réfractive

La consultation permet de comparer les options à partir des mesures de l’œil et du projet visuel. Prendre rendez-vous ne préjuge pas d’une indication opératoire.

Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : secteur 1. Clinique Noémie de Rothschild, 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e : secteurs 1 et 2. Rendez-vous privés : ebarbosa@for.paris.

68 réponses à « Choisir une technique de chirurgie réfractive »

  1. Myriam

    Bonjour,
    Je vais être opérée d’une myopie à la fin de la semaine avec la technique PKR.
    J’ai une myopie moyenne et je suis un peu astigmate :
    -4,25 (-0,50) 0
    -5.00 (-1.00) 0
    et surtout bientôt 39 ans !
    Je me pose la question si je ne dois pas finalement attendre qu’ une presbytie s’installe pour être opérée à la fois de la myopie (même si j’en ai assez de mettre mes lunettes pour me lever la nuit ou encore pour faire ma douche!) et de la presbytie en même temps (vers 47 ans peut-être ?).
    Et surtout si je me fais opérer, est-il possible de se faire ré opérer dans une dizaine d’années ? J’ai cru comprendre que seul le lasik permettait de se faire ré opérer plus tard ??
    D’avance merci, je suis plutôt perdu à 4 jours de l’intervention…

  2. Dr Damien Gatinel

    Effectivement, votre myopie ne pourra être corrigée en LASIK (en général, on mesure l’épaisseur de la cornée bien avant le jour de l’intervention pour déterminer l’opérabilité du patient). Une PKR peut être envisagée a priori.

  3. Laila Hajji

    Bonjour Docteur,

    J’ai consulté dernièrement un ophtalmo Pour une chirurgie rétractive, on m’avait confirmé la date pour me faire opéré avec Le Lasik, sauf qu’au jour de l’opération on m’annonce qu’il y ait aucune solution à part l’implant pour corriger la vue. Sachant que j’ai une myopie forte
    OD : -5,00
    OG : -5,50
    Et j’ai une cornée très fine égale à 445 um.
    Que dois je faire ? Consulter un autre ophtalmo pour voir s’il y a une possibilité de faire le PKR.

    Merci

  4. Dr Damien Gatinel

    La chirurgie réfractive cornéenne (LASIK ou PKR) est compatible avec la boxe, comme avec les sports de combats en général. Cela dit, indépendamment de toute considération chirurgicale, les yeux myopes sont plus fragiles aux impacts, et la boxe peut accentuer le risque de décollement de rétine en cas de chocs répétés dans la région céphalique. Il est donc important de faire un bilan complet.

  5. Florence

    Bonjour,
    J’ai été opérée de la myopie il y a 6 ans.
    Je reviens de mon médecin traitant ou j’ai appris que la boxe était absolument contre indiquée en cas de chirurgie réfractive. Elle m’a conseillé de vérifier avec un médecin du sport, dans la mesure où il s’agit de boxe française (bcp de touches et moins d’assaut). Je découvre aussi que la PKR est moins intrusive, et c’est ce que j’ai eu il y a 6 ans. Y a t-il encore une chance pour que je puisse faire ce sport ?

  6. Dr Damien Gatinel

    Le LASIK est formellement contre indiqué en cas de kératocône, stable ou non. En revanche, le laser de surface (PKR) est possible dans certains cas (stabilité du kératocône, obtenue quand les frottements oculaires cessent, et correction compatible avec les indications de la PKR).

  7. Akim

    Bonjour docteur

    J’espere que vous allez bien?

    Je suis suivie par vous depuis 5 ans pour un keratoncone.

    Ce dernier n’evolue pas ou tres peu en revanche l’astigmatisme a évolué énormément et cela devient gênant .

    Je ne supporte aucune lentilles et les lunettes de me corrige plus suffisamment .

    Je vu une vidéo de l’un de vos confrère qui expliquer que le lasik est possible lorsque le keratocone est stable .

    Qu’en pensez vous??

    Merci d’avance

  8. Dr Damien Gatinel

    Il est effectivement difficile de vous donner un seuil en deça duquel la PKR n’est pas proposée. Il faut inspecter la topographie de vos cornées, apprécier leur régularité…Les cornées qui sont congénitalement fines sont souvent compatibles avec la réalisation d’une chirurgie de type laser de surface (PKR). Il est plus incertain de poser cette indication en cas d’amincissement évolutif (généralement lié à la survenue de frottements oculaires répétés). Si vos cornées sont régulières et que vous ne vous frottez pas les yeux, une intervention pourra être envisagée.

  9. Bonjour Docteur GATINEL,

    J’ai consulté 2 praticiens, les deux m’ont dirigé vers une PKR. Cependant le deuxième attend de me faire d’autres examens pour décider de m’opérer ou non car il considère que ma cornée est en dessous de 470 um et est donc assez fine. J’aimerai savoir si il existe un consensus parmi la communauté des chirurgiens rétractifs concernant une épaisseur de cornée minimale à avoir pour être opérable par PKR.
    Je suis en correction lunette à :
    OD:(5° -2,25) -4,0
    OG:(175° -1,75) – 3,75
    Mes résultats d’orbscan datant de 2 ans indique :
    OD : Thinnest : 451 um @ (-0.4, -0.5)
    OD : Thinnest : 454 um @ (0.2, -0.6)

    Merci d’avance
    Mya( 23 ans)

  10. Dr Damien Gatinel

    La première chose à faire est de trouver la cause à la déformation cornéenne de l’oeil droit. Nous avons découvert que ces aspects sont principalement lié à la réalisation de frottements oculaires intempestifs et répétés, et qu’en cas d’atteinte unilatérale, il s’agit logiquement de frottements unilatéraux… La plupart du temps, les patients en question dorment sur le côté ou sur le ventre en appuyant sur l’oeil atteint (le droit dans votre cas). Cet appui nocturne prolongé est source d’irritation, et déclenche un prurit oculaire chronique. Vous trouverez ne nombreuses explications et des liens sur ce site. Une fois la cause identifée (ex : frottement machinal répété), il faut absolument arrêter celui ci. Si la cornée droite est vraiment déformée, il est préférable de ne pas réaliser un LASIK dans tous les cas, mais une PKR peut tout de même être envisagée, même s’il existe chez vous un risque de sous correction modérée. Il est également préférable d’opter pour une PKR sur l’autre oeil, si l’on s’en tient au « règles de l’art » et à la prudence. Comme vous l’aurez compris, je ne considère pas le kératocône comme une maladie génétique ou héréditaire, mais comme l’expression d’un traumatisme oculaire (cornéen) répété. Malgré tout, il faut pour l’instant s’en tenir au règles de bonne pratique, et la réalisation d’une PKR est la seule chirurgie photoablative légitime chez un patient qui présente une anomalie de ce type.

  11. Patricia

    Bonjour, j’ai 33 ans et -6.75 à l oeil droit avec un très léger astigmatisme (non corrigé car je ne vois pas de difference) et -6.5 à l oeil gauche. Après des examens on a trouvé un « doute »de keratocone fruste à l oeil droit. Le lasik est donc écarté pour l oeil droit. On me propose un PKR ou epi-lasik. Pourtant j’ai lu sur ce n’était pas possible avec ma myopie. Mon oeil droit est il compatible avec un PKR ou epi-lasik? et est il possible de faire un lasik à l’oeil gauche qui ne présente pas de keratocone fruste et une technique de surface a l’oeil droit?merci.

  12. Dr Damien Gatinel

    En thérorie le LASIK est plus précis dans ce genre de correction (hypermétropie) mais la présence des incisions cornéenne peut rendre difficile la création d’un capot de LASIK et exposer à certaines complications. La PKR (laser de surface) à l’avantage de ne pas exposer à celles-ci.

  13. pouchele

    bonjour
    est il possible de faire une reprise au lasik sur une keratotomie radiaire effectuée en 1992 ?
    cette methode semble plus predictible que le laser excimer….
    merci de vos informations

  14. Dr Damien Gatinel

    Le conseil de réaliser un LASIK n’est pas a priori mu par un intérêt financier. Le LASIK est aujourd’hui une technique éprouvée, et si tel n’était pas le cas, elle ne serait pas proposée. Le LASIK permet aussi d’envisager des retouches à moyen et long terme (10 ans et plus), ce qui peut être intéressant en cas de retour tardif de la myopie, ou installation d’une presbytie, etc. Si on ajoute à cela l’absence de douleurs, il n’y a pas forcément beaucoup d’intérêt à proposer la PKR chez un patient aux cornées épaisses et indemnes de contreindications à la chirurgie en LASIK.

  15. Dr Damien Gatinel

    Le LASIK est une technique très sûre. Les progrès accomplis dans la réalisation et la délivrance des traitements n’ont rien à voir avec un « jeu » ou une quelconque « loterie ». Rien n’est laissé au hasard, et même si le risque de complication n’est pas nul, il est infime (et ne met pas en jeu le pronostic visuel), et vous pouvez envisager sereinement cette chirurgie si vous y êtes éligible, et que le centre où vous comptez être opérée est « aux normes » (laser femtoseconde, lasers de génération récente, etc.).

  16. Dr Damien Gatinel

    Si les deux sont possibles, c’est qu’il n’y a pas d’ erreur à choisir l’une ou l’autre. Le LASIK est généralement choisi par les patients pour la rapidité de récupération et l’absence de douleurs lors des premières 24 h.

  17. Anaïs Robert

    Bonjour!
    Je suis myope à- 4, on me propose les 2 techniques, laquelle choisir?

    Merci!

  18. Anaïs Robert

    Bonjour!
    A mon tour de me poser des questions sur ces interventions.

    J’ai une myopie de -4 et j’ai apparemment une très bonne cornée.

    Mon ophtalmologue me propose 2 techniques: l’epi-lasik et le lasik.
    Le lasik a l’avantage d’être moins douloureux et de récupérer rapidement la vue.
    L’epi-lasik semble plus douloureux pendant 2-3jours et il faut 1 mois pour récupérer complètement la vue. Ça semble plus contraignant mais moins de chance de complications (1/1000 contre 1/100 pour le lasik).
    Le chirurgien m’a expliqué que si il devait conseiller qqn de sa famille il lui dirait l epi-lasik car ce n’est pas un joueur…mais que le lasik était très bien aussi….

    Comment faire un choix?

  19. Bonjour,

    j’ai 33 ans et en vue de corriger ma myopie j’ai rencontré plusieurs chirurgiens.
    OD -2,5 (-1,25) 90
    OG -2,25 ( -0,25) 65
    Tous me proposent le Lasik en premier lieu.
    Lorsque je leur demande ce qu’il en est de la PKR qui me semble moins invasive, c’est également envisageable mais comme j’ai une cornée épaisse, ne fait pas de sport violent, que l’on récupère plus vite, on me dirige vers le lasik. Le dernier chirurgien m’expliquait que mon astigmatisme l’incitait à faire éventuellement un oeil en PKR mais l’autre en Lasik.

    J’ai tendance à m’en remettre à leur jugement et en même temps me demander si l’aspect financier n’oriente pas leur décision. Pour ma part la différence de temps de récupération ou de coût n’entrent pas dans la balance pour une telle opération.

    Qu’en pensez vous ? Merci d’avance

  20. Dr Damien Gatinel

    Il n’est pas forcément anormal que votre chirurgien vous laisse le choix entre ces deux techniques; la chirurgie de confort possède une dimension « personnelle », et quand ces deux techniques sont possibles, il peut être laissé au patient le choix d’opter pour l’une ou l’autre. Cela dit, pour une myopie de -6D, j’ai tendance à conseiller le LASIK, si la sécheresse ressentie n’est pas accompagnée de kératite, etc. La « précision » du LASIK est légèrement supérieure à parti de -6D justement (ce n’est pas tant la différence de précision entre les techniques, que la moindre cicatrisation épithéliale que le LASIK suscite). Le confort et la possibilité de retouches, même très tardives (plusieurs années), et toujours dans une situation de confort sont d’autres éléments à considérer.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Prendre rendez-vous