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Choisir une technique de chirurgie réfractive

Repère dans le dossier. Cette page explique comment le bilan conduit au choix d’une technique. Pour comprendre les défauts visuels et les familles d’intervention, consulter d’abord la page Chirurgie réfractive, puis le bilan préopératoire de chirurgie réfractive.

Résumé pratique. Le choix entre LASIK, PKR, extraction lenticulaire de type SMILE, implant phaque ou chirurgie du cristallin ne dépend pas d’un seul nombre de dioptries. Il résulte de la correction, de la géométrie cornéenne, de l’âge, du cristallin, de la qualité optique, du mode de vie et des possibilités de personnalisation ou de retouche.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 20 août 2026.

Publications de référence de l’auteur. Travaux sur la détection des cornées à risque, l’optique cornéenne et oculaire après LASIK, le volume de tissu modifié par PKR, LASIK et SMILE et la formule de calcul d’implant PEARL-DGS.

Ces informations générales ne remplacent pas un examen complet ni une décision médicale individualisée.

Il n’existe pas une « meilleure » technique pour tous

Une chirurgie réfractive réussie commence par une indication correctement posée. Deux patients ayant la même myopie peuvent relever de techniques différentes parce que leur cornée, leur âge, leur pupille, leur surface oculaire, leur activité ou leur projet visuel ne sont pas identiques. À l’inverse, plusieurs techniques peuvent être raisonnables chez un même patient : le choix porte alors sur leurs compromis respectifs.

La préférence du chirurgien doit être explicitée. Dans notre pratique, les techniques excimer — LASIK et PKR — occupent une place centrale parce qu’elles sont précises, personnalisables et disposent de stratégies de retouche bien codifiées. Une autre technique n’est retenue que si elle apporte un avantage pertinent pour l’œil et le patient considérés.

Les six questions qui orientent la décision

  1. Quel défaut faut-il corriger ? Myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie ne sollicitent pas la cornée de la même manière.
  2. La cornée est-elle régulière et stable ? La topographie, la tomographie, la pachymétrie, la carte épithéliale et, selon les cas, la biomécanique doivent être interprétées ensemble.
  3. Quel volume et quelle géométrie de tissu seront modifiés ? La profondeur centrale ne suffit pas : diamètre optique, profil périphérique, capot de LASIK et volume total comptent.
  4. Quel est l’état du cristallin ? Après 45–60 ans, la presbytie ou une cataracte débutante peut modifier la stratégie.
  5. Quels sont les besoins visuels ? Conduite nocturne, écrans, sport, profession, précision de près et tolérance à la monovision doivent être discutés.
  6. Que se passerait-il en cas de correction résiduelle ? La simplicité et la précision d’une éventuelle retouche font partie du choix initial.

Choisir selon le défaut visuel

Myopie faible ou modérée

Le LASIK et la PKR donnent habituellement d’excellents résultats lorsque la cornée est compatible. Le LASIK procure la récupération fonctionnelle la plus rapide et permet une correction excimer personnalisée. La PKR évite la création d’un capot et préserve davantage le stroma antérieur, au prix de suites plus lentes et d’une cicatrisation de surface.

Myopie forte

Plus la myopie est forte, plus le remodelage cornéen nécessaire est important. Un LASIK reste possible dans certains yeux bien sélectionnés, mais une lentille phaque ICL peut devenir préférable lorsque la cornée ne permet pas une correction de qualité ou lorsque la préservation de son optique est prioritaire. Un implant phaque est une intervention intraoculaire : l’espace disponible, l’endothélium, l’iris, le cristallin et les risques propres à l’implantation doivent être évalués.

Hypermétropie

La correction hypermétropique bombe le centre de la cornée en retirant du tissu dans une zone annulaire périphérique. Le centrage, l’angle kappa, la zone optique et le contrôle de l’asphéricité sont particulièrement importants. Le LASIK hypermétropique est généralement préféré à la PKR parce qu’il offre une cicatrisation plus prévisible pour ces profils périphériques. Pour une forte hypermétropie, surtout lorsque la presbytie ou le cristallin interviennent, une stratégie cristallinienne peut être discutée.

Astigmatisme

La magnitude ne suffit pas : il faut distinguer l’astigmatisme cornéen et interne, régulier et irrégulier, et vérifier la répétabilité de l’axe. La reconnaissance irienne, la compensation de la cyclotorsion et le centrage sont essentiels lorsque le cylindre est important. Un profil guidé par la topographie peut être utile dans certaines cornées irrégulières, mais l’objectif doit alors être défini avec prudence.

Presbytie

La chirurgie de la presbytie ne remplace pas simplement une correction de loin. Elle organise une profondeur de champ ou une différence entre les deux yeux. Chez un patient dont le cristallin est clair, un PresbyLASIK ou une monovision peuvent être envisagés. En présence d’une cataracte ou d’une modification cristallinienne significative, une chirurgie du cristallin avec implant monofocal, torique, EDOF ou multifocal peut être plus cohérente. Un test réversible de monovision est recommandé avant une stratégie cornéenne définitive.

LASIK ou PKR : comment arbitrer ?

CritèreLASIK femtosecondePKR épi-off
Récupération fonctionnelleTrès rapide, le plus souvent dès le lendemainPlus progressive, avec gêne pendant la cicatrisation épithéliale
Site de photoablationDans le stroma, sous un capot finÀ la surface du stroma, après retrait de l’épithélium
Personnalisation excimerWavefront-optimized, guidage aberrométrique, topographique ou ray tracing selon l’indicationLes mêmes familles de profils excimer sont possibles
RetoucheSouvent simple par resoulèvement du capot si cela reste indiquéNouvelle photoablation de surface après réévaluation
Cornée fine ou profil limiteLe capot et l’ablation doivent laisser une architecture compatiblePréserve le stroma antérieur profond, mais n’autorise pas à traiter une cornée évolutive
Contrainte particulièrePrudence en cas de risque de traumatisme direct importantDouleur, récupération différée et risque de haze selon la correction et la cicatrisation

Un seuil fixe de myopie ou de « mur résiduel » ne décide pas à lui seul. La géométrie du traitement, la régularité et l’évolution des cartes, la correction, l’âge et le comportement mécanique de la cornée doivent être intégrés. Une cornée épaisse peut être irrégulière ; une cornée fine peut être régulière et stable.

Couches de la cornée : épithélium, stroma et endothélium
La cornée comprend un épithélium superficiel, un stroma qui représente l’essentiel de son épaisseur et un endothélium profond.
Différence entre LASIK et PKR pour le site de photoablation
En LASIK, le laser excimer agit sous un capot femtoseconde. En PKR, l’épithélium est retiré et la photoablation est délivrée à la surface du stroma.

PKR épi-off ou transépithéliale ?

Les deux approches existent. En PKR classique épi-off, l’épithélium est retiré séparément avant la photoablation réfractive. En trans-PKR, le laser retire successivement l’épithélium puis le stroma selon un profil programmé. Dans notre pratique, nous préférons généralement l’épi-off, car la séparation des deux étapes donne un contrôle direct du retrait épithélial et nous paraît plus précise. La trans-PKR peut être proposée dans certains contextes, mais elle n’est pas considérée comme automatiquement supérieure ou plus « moderne ».

Quelle place pour le SMILE et les extractions lenticulaires ?

Le SMILE et les techniques apparentées d’extraction lenticulaire corrigent principalement la myopie en prédécoupant au laser femtoseconde un lenticule stromal qui est ensuite disséqué et retiré par une petite incision. Elles évitent un capot de LASIK et peuvent réduire certaines atteintes nerveuses précoces de la surface.

Elles comportent toutefois des limites importantes pour notre pratique : personnalisation optique plus restreinte qu’avec les plateformes excimer modernes, centrage et compensation de l’astigmatisme moins flexibles selon les systèmes, récupération parfois différée par les microdistorsions et microtraumatismes stromaux de la dissection, et stratégie de retouche moins directe. Une complication de dissection ou un lenticule incomplet est rare, mais peut être plus difficile à corriger qu’un événement comparable lors d’une photoablation excimer.

Les comparaisons publiées concluent que SMILE et LASIK sont globalement efficaces et sûrs chez des patients sélectionnés. Une méta-analyse récente comparant SMILE et LASIK guidé par le front d’onde rapporte toutefois, en faveur du LASIK, une meilleure précision angulaire pour l’astigmatisme et moins de coma induite. Dans notre approche, ces éléments, la personnalisation et la facilité de retouche conduisent le plus souvent à préférer un LASIK femtoseconde personnalisé ou une PKR.

Lire l’article de Damien Gatinel : « SMILE ou LASIK ? J’opte pour le LASIK ».

Cornée irrégulière, risque ectasique et frottements

La prévention de l’ectasie ne se résume ni à une pachymétrie minimale ni à un indice isolé. Le dépistage combine topographie antérieure, tomographie des deux faces, progression pachymétrique, carte épithéliale, données biomécaniques et calcul du tissu ou du volume modifié. Les travaux sur le SCORE Analyzer, les formes frustes, le PTA et le pourcentage de volume altéré ont précisément montré l’intérêt d’une lecture multimodale.

Une irrégularité subtile impose aussi de rechercher des frottements oculaires, une allergie, une sécheresse et une compression nocturne. Dans l’approche « No rub, no cone » défendue par l’auteur, l’arrêt strict des comportements mécaniques à risque et la comparaison de cartes successives sont prioritaires. Une PKR n’est pas un moyen de rendre opérable une cornée qui se déforme objectivement.

Un cross-linking combiné au laser existe dans certaines pratiques, mais il n’est pas proposé ici comme assurance systématique ou comme substitut à une indication prudente. Une cornée douteuse doit d’abord être comprise, soustraite aux frottements et documentée dans le temps.

Traitements personnalisés : quand sont-ils utiles ?

La personnalisation ne signifie pas nécessairement « corriger toutes les aberrations ». Elle peut concerner le centrage, la compensation de la cyclotorsion, le diamètre de la zone optique, la préservation de l’asphéricité ou le guidage par topographie, aberrométrie ou ray tracing.

  • Wavefront-optimized : limite l’induction d’aberration sphérique en tenant compte de la périphérie du profil.
  • Guidé par le front d’onde : utilise les aberrations oculaires totales lorsque leur mesure est fiable et l’indication cohérente.
  • Guidé par la topographie : vise surtout à régulariser une géométrie cornéenne ou à corriger un décentrement.
  • Ray tracing : combine plusieurs mesures dans un modèle optique individualisé de l’œil.

Ces possibilités sont développées sur la page Corrections laser personnalisées. Un traitement standard correctement centré et optimisé reste excellent pour de nombreux yeux ; l’option la plus complexe n’est justifiée que si elle apporte une information reproductible et utile.

Retouche ou ancienne chirurgie : le choix dépend de l’intervention initiale

Une correction résiduelle ou une évolution tardive peut souvent être améliorée, mais aucune retouche n’est automatique. Il faut rechercher la cause du changement, vérifier la surface, le cristallin et la stabilité topographique, puis recalculer le tissu qui serait modifié.

  • Après LASIK, un resoulèvement du capot peut être possible, mais l’ancienneté et le risque d’invasion épithéliale doivent être considérés.
  • Après PKR, une nouvelle photoablation de surface est parfois envisageable après analyse de la cicatrisation et de l’épaisseur.
  • Après SMILE, la reprise nécessite une stratégie différente : conversion de l’interface, LASIK ou PKR selon l’anatomie et la plateforme.
  • Après kératotomie radiaire, la réfraction peut varier avec le temps et au cours de la journée ; la décision demande plusieurs mesures et une grande prudence.
  • Lorsqu’une cataracte intervient, le calcul d’implant après ancienne chirurgie cornéenne exige des formules et mesures spécifiques, comme la version post-LVC de PEARL-DGS.

Tableau d’orientation pratique

ProfilTechnique souvent discutée en prioritéPoint de vigilance
Myopie faible à modérée, cornée régulièreLASIK personnalisé ou PKRRécupération, surface, sport, volume modifié
Myopie forteLASIK dans certains yeux ou ICLQualité optique, architecture cornéenne, risques intraoculaires
Cornée fine mais régulière et stableSouvent PKR, parfois abstention ou implantLa finesse seule ne suffit pas à décider
Hypermétropie ou fort astigmatisme régulierLASIK excimer personnaliséCentrage, cyclotorsion, diamètre optique, régression
Presbytie avec cristallin clairPresbyLASIK ou monovision selon le profilTest préalable et compromis entre distances
Presbytie avec cataracte ou cristallin modifiéChirurgie du cristallin et choix d’implantRétine, cornée, qualité optique et calcul biométrique
Topographie atypique ou évolutiveReport, traitement des frottements et surveillanceNe pas transformer un doute en indication opératoire

En résumé

  • Le LASIK femtoseconde personnalisé est souvent privilégié pour sa précision, sa récupération et ses possibilités de centrage et de retouche.
  • La PKR épi-off est notre technique de surface de référence lorsque l’absence de capot constitue un avantage et que la cornée reste compatible.
  • Le SMILE est une technique valide, mais nous le pratiquons peu en raison de ses limites de personnalisation, de reprise et de la dissection stromale.
  • L’ICL peut être préférable dans certaines fortes myopies, en acceptant les contraintes d’une chirurgie intraoculaire.
  • La chirurgie du cristallin prend davantage de sens lorsque la presbytie ou la cataracte devient déterminante.
  • Une décision de ne pas opérer, ou d’attendre des mesures stables après arrêt des frottements, fait pleinement partie des conclusions possibles.

Références scientifiques sélectionnées

  1. American Academy of Ophthalmology. Refractive Errors and Refractive Surgery Preferred Practice Pattern. Ophthalmology, 2023.
  2. Ang M, Gatinel D et al. Refractive surgery beyond 2020. Eye, 2021.
  3. He M et al. Clinical outcomes of SMILE and wavefront-guided LASIK for myopia and astigmatism: systematic review and meta-analysis. J Fr Ophtalmol, 2024.
  4. Saad A, Gatinel D. Topographic and tomographic properties of forme fruste keratoconus corneas. IOVS, 2010.
  5. Saad A, Gatinel D. Total and corneal wavefront high-order aberrations for detection of forme fruste keratoconus. IOVS, 2012.
  6. Saad A, Binder PS, Gatinel D. Evaluation of percentage tissue altered as a risk factor for post-LASIK ectasia. J Cataract Refract Surg, 2017.
  7. Gatinel D, Weyhausen A, Bischoff M. Percent Volume Altered with PRK, LASIK, and SMILE. J Refract Surg, 2020.
  8. Gatinel D et al. Corneal and total ocular aberrations before and after myopic LASIK. J Refract Surg, 2010.
  9. Gatinel D et al. Corneal asphericity modification and fourth-order Zernike spherical aberration. J Refract Surg, 2014.
  10. Mazharian A et al. Cessation of eye rubbing to halt progression of keratoconus. Front Med, 2023.
  11. Debellemanière G et al. The PEARL-DGS Formula. Am J Ophthalmol, 2021.
  12. Debellemanière G et al. Thick-lens post-myopic laser vision correction IOL calculation formula. Am J Ophthalmol, 2024.

Organiser un bilan de chirurgie réfractive

La consultation permet de comparer les options à partir des mesures de l’œil et du projet visuel. Prendre rendez-vous ne préjuge pas d’une indication opératoire.

Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : secteur 1. Clinique Noémie de Rothschild, 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e : secteurs 1 et 2. Rendez-vous privés : ebarbosa@for.paris.

68 réponses à « Choisir une technique de chirurgie réfractive »

  1. Antoine M

    Bonjour,

    J’ai une myopie a -6 § couplée a un léger astigmatisme ; mon chirurgien m’indique que mes yeux sont de bons candidats pour le lasik et le pkr, et me demande de choisir entre les deux, mais sans réellement arriver a me fournir un élément rationnel pour décider autre que celui de la convalescence plus ou moins rapide et confortable et le prix.

    Je souhaite la meilleure technique pour mes yeux et ma vie future, n’y a-t-il vraiment aucune différence sensible ?

    Je pense particulièrement à la précision du résultat ou au risque de sécheresse oculaire / halo.

    D’après les tests effectués lors de ma consultation j’ai une pupille de grande taille et les yeux naturellement légèrement sec (bien que ne me procurant pas de gêne pour le moment).

    Merci.

  2. Dr Damien Gatinel

    La chirurgie réfractive ne peut donner lieu à la délivrance d’un arrêt de travail car cette chirurgie est considérée comme « de confort » et n’est pas remboursée par la sécurité sociale. En dehors des larmes artificielles, il n’y a pas de collyre à instiller toutes les heures, et si les larmes (ou la solution d’hydratation) que l’on vous a proposé est chère, vous pouvez la remplacer en tout ou partie par du sérum physiologique simple.

  3. Pier

    Bonsoir,
    J’ai rendez-vous pour une opération cette semaine de la myopie (-2 à chaque), et mon chirurgien ne dispense que la technique PKR.
    Il m’a expliqué la possibilité de délivrer un arrêt de travail le temps d’une semaine, pour que ma vision se rétablisse le plus possible. Mais je croyais qu’il n’était pas possible de recevoir cela. Je me trompe ?
    En complément, il m’a indiqué un suivi par collyre, pendant 4 mois. Et le nombre d’instillation par jour (toutes les heures, donc 15 unidoses jour) est conséquent, surtout au tarif du produit. Est-ce toujours comme ça ?
    Sauf erreur, je n’ai pas vu d’information relative au suivi post opératoire et administration de collyre ou autre sur le site, d’où ma question. Si j’ai loupé cette information, je m’en excuse.
    Merci pour votre réponse.

  4. Dr Damien Gatinel

    Dans votre cas, il n’est pas possible de réaliser une correction au laser, car votre degré de correction est trop élevé pour la PKR. En fonction de certains paramètres comme votre âge et certaines autres caractéristiques oculaires, une chirurgie par implant peut être proposée.

  5. Bonjour, j’ai une myopie de -7 et -9 avec une cornée fine 460 y’a t’il un espoir pour moi pour corriger ma myopie ?
    Merci d’avance pour votre réponse

  6. Dr Damien Gatinel

    L’épi LASIK est une variante de la PKR (laser de surface), qui n’apporte pas de bénéfice vis à vis de celle-ci, voire des inconvénients si on repose l’épithélium sur la cornée plutôt que de le retirer. Si votre cornée est fine, il est certainement préférable d’opter pour la PKR (laser de surface). La sécheresse oculaire est un terme générique qui recouvre bien des situations différentes. De nombreux patients consultent quand la sécheresse rend difficile le port prolongé des lentilles. En l’absence de complications cornéennes, la sécheresse oculaire n’est pas une contre indication formelle à la chirurgie réfractive,

  7. Bonjour,
    Je souhaite avoir vos conseils sur le choix d’une chirurgie refractive et ces dernières avancées. J’ai consulté un chirurgien en 2014 avec une miopie -3,75 sur les deux yeux. J’ai une cornée fine et j’ai une secheresse oculaire qui ne me permet pas de porter des lentilles. Il m’a proposé epi-lasik. Y-a-t-il des avancées ces dernières années sur cette technologie, car j’ai cru comprendre que le post opération est douleureux et qu’il y a une phase mécanique pdt l’opération.Le choix d’une chirurgie refractive est-il conseillé aux personnes ayant la sécheresse?
    Merci de votre retour.

  8. Dr Damien Gatinel

    Le risque de soulèvement du capot en LASIK est infime, et ne contre indique pas la pratique de sport de combat. Le capot adhère en 24 à 48 heures, et bien qu’un traumatisme violent puisse ensuite le déplacer (en théorie), en pratique il faudrait imaginer un accident violent et dont la direction correspond exactement au plan de clivage du capot. Ce genre de traumatisme provoque de toutes façons des lésions oculaires importantes, capot ou non. Il n’est donc pas du tout déconseillé de pratiquer sports de combat, rugby, et des militaires, gendarmes, membres du RAID et autres forces spéciales ou commandos (en France et aux USA) se font opérer en LASIK pour corriger un trouble de la vision.

  9. Shaft

    Bonjour,

    Je dois me faire opérer, j’hésite encore entre le lasik et la pkr. Je voudrais faire un sport de combat par la suite. Mon médecin me dit qu’il y a risque minimum que le capot se soulève suite à un choque mais que cela etait deja arrivé avec le lasik qu’en pensez vous et que me conseillez vous surtout. Le lasik rend t’il l’oeil vraiment si fragile

  10. Dr Damien Gatinel

    Le laser femtoseconde est un « instrument » qui permet de découper la cornée (ex; réaliser un capot de LASIK, ou des incisions, ou un « tunnel cornéen », etc). Le LASIK est une technique pour laquelle on utilise aujourd’hui un laser femtoseconde pour réaliser un capot superficiel.

  11. cazenave

    bonjour,

    J’aimerai connaitre la différence entre le Laser Intrastromal Keratomileusis et le laser Femtoseconde. J’aimerai me faire opérer de la presbytie et je suis astigmate et hypermétrope.
    Bien cordialement.

  12. Dr Damien Gatinel

    Vous présentez un astigmatisme a priori congénital qui est dit « mixte », car en fonction de l’angle des méridien qui réfractent la lumière, votre oeil est soit myope (au maximum sur les méridiens verticaux) et soit hypermétrope (sur les méridiens horizontaux)! Ce type d’astigmatisme se corrige en femto-LASIK. Il convient d’utiliser une plateforme laser récente pour obtenir les meilleurs résultats (centrage personnalisé, compensation des éventuels mouvements de cyclo-rotation de l’oeil). Un examen de topographie cornéenne devrait confirmer que vos cornées peuvent bénéficier de cette correction.

  13. bonjour docteur, j’ai 21 ans et j ai un fort astigmatisme et de l hypermetropie. En correction ( 29/07/2016) avec des lunettes je vois tres bien 10/10.
    OD: ( -2 à 171 deg ) + 1,00 D
    OG: ( – 2,75 à 175 deg ) + 1,25 D
    Puis je me faire operer par lasik femto si ma cornee me le permet et puis je avoir la meme vue que me procure mes lunettes ?

  14. Dr Damien Gatinel

    La mesure du diamètre pupillaire me paraît avoir été faite en conditions d’éclairage standard… il serait plus judicieux de la répéter dans une pièce de faible luminosité (conditions dites mésopiques) pour apprécier le diamètre de la pupille en mydriase (dilatation naturelle). En présence de cornées fines, il faut inspecter avec attention la topographie cornéenne dans son ensemble. La solution la plus prudente dans le doute est de réaliser une PKR dont les résultats sont tout à fait superposables à ceux du LASIK.

  15. nicolas

    Bonjour,
    Mon acuité est de:
    Œil droit -3(-1,25)110degre
    Œil gauche -3,75(-0,75)65degre
    La pachymetrie est d’environ 490 ou 500 um selon la machine
    diametre pupille: oeil droit 3.92 oeil gauche 3.88

    un chirurgien m’a proposé le femtolasik, et un autre le trans-pkr car la cornee est fine.
    Je voudrais savoir quelle méthode est la plus pertinente pour moi, au niveau de l’acuité visuelle et de la qualité de la vue (par rapport au diametre de ma pupille)?

    Je suis un peu perdu, Et besoin de vos conseils. Merci

  16. Dr Damien Gatinel

    Dans votre situation, la PKR parait a priori la technique la plus indiquée. Son caractère ‘ancien’ ne veut pas dire que cette technique possède un caractère obsolète, bien au contraire. La PKR, le LASIK et le SMile sont des techniques que l’on pourrait qualifier de variantes autour d’un même thème : le remodelage du profil cornéen. En surface (PKR), il est effectué par le laser excimer (le plus précis) ce qui est particulièrement intéressant pour les cornées fines (et les myopies inférieures à 6 D). En profondeur, il est effectué en SMILE ou en LASIK. Le SMILE possède un avantage marketing (l’aspect de « nouveauté » mais qui n’est pas celle du concept mais de l’utilisation d’un laser unique pour extraire un lenticule réfractif), une incision de taille plus réduite, mais qui oblige à une dissection manuelle et une découpe moins précise que la photoablation sous un capot cornéen superficiel (LASIK). En cas de cornées fines, le SMILE ne présente pas d’avantage démontré en pratique clinique sur le LASIK, et des cas d’ectasie post SMILE ont été rapportés. L’inconvénient de la PKR n’est pas son ancienneté mais les douleurs postopératoires précoces (24h), car elle bénéficie de tous les progrès accomplis dans le domaine de la photoablation au laser excimer, dont les possiblités dépassent largement ce que le SMILE peut réaliser en terme de centrage personnalisé, de correction de l’astigmatisme, et de précision/dimension de l’effet en profondeur par impact.

  17. Nico89

    Bonjour,
    Jai 33 ans, mon acuité visuelle est de
    OD: -3(-1,25)110degres
    OG: -3,75(-0,75)65degres
    Pachymetrie :
    OD:504um par us et 490um par orb
    OG:514um par us et 490um par orb

    Je me pose des questions sur la technique à faire; le femtolasik est déconseillé car la cornée est fine, le pkr est une technique ancienne et la récupération visuelle est lente, le SMILE est une nauveauté sans avoir du recul.
    Merci

  18. Dr Damien Gatinel

    La presbytie concerne tous les patients, et débute généralement autour de 45 ans. Le mécanisme mis en jeu débute plus tôt au cours de l’existence (réduction de la capacité accommodative de l’oeil), mais ce n’est que lorsque celui ci ne permet plus d’accommoder confortablement à la distance de lecture (moins de 40 cm environ) que l’on ressent une gêne, et ceci survient généralement vers la quarantaine (plus tôt chez les hypermétropes léger non corrigés). Un myope opéré de LASIK avec une correction totale devient emmétrope, et l’évolution attendue pour la presbytie est identique à celle d’un patient qui n’a jamais été myope. Des lunettes pour la lecture seront donc nécessaire vers 45 ans. Répétons que la chirurgie réfractive de la myopie n’accélère pas la presbytie.
    Chez un ancien myope opéré de chirurgie réfractive par LASIK, puis devenu presbyte, il existe des méthodes pour compenser la presbytie; une reprise chirurgicale consistant à effectue une retouche au laser pour redonner à un oeil (non directeur) une légère myopie (bascule). Cette méthode permet de réduire la dépendance aux verres correcteurs de près. (voir myopie et presbytie)
    Si vous n’êtes pas opéré de LASIK et gardez des lentilles de contact pour la vision de loin, il faudra des lunettes en plus pour la lecture, à moins d’effectuer en lentilles ce qu’on appelle une « bascule » (sous correction d’un oeil) ou monovision.

  19. Besnard

    Bonjour,

    Inutile de publier mon commentaire ; il s’agit tout d’abord d’un remerciement ; je n’ai parcouru votre site que quelques minutes pour le moment mais il semble formidablement complet, merci pour cela.

    Je vais y chercher une réponse à la question suivante :
    – alors que je suis myope, -4,75/-5,00, légèrement astigmate -0,25 :

    1.1) si je me fais opérer au LASIK, devrais-je porter des lunettes pour la presbytie dans 10 ans ?

    1.2) si oui, pourrais-je me faire opérer pour corriger la presbytie et ne jamais porter de lunettes ?
    2.1) si je ne me fais PAS opérer au LASIK et que je garde mes lentilles de contact, devrais-je porter des lunettes pour la presbytie dans 10 ans ?

    Bien cordialement,
    LB

  20. […] Choix de la technique (LASIK, PKR, etc.) […]

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