Dans le dossier presbytie. L’hypermétropie modifie la perception et la stratégie de compensation de la presbytie. Voir la page centrale sur la chirurgie de la presbytie, le mécanisme général et la publication récente sur la technologie READ en PresbyLASIK.
Hypermétropie et presbytie sont deux défauts réfractifs qui, lorsqu’ils coexistent, affectent la vision de loin comme de près, rendant indispensable le port d’une correction optique (lunettes, lentilles) pour toutes les activités de la vie quotidienne.
L’hypermétropie légère est souvent ignorée jusqu’à la quarantaine, époque où s’installe la presbytie. Alors que la vision de près diminue rapidement, la vision de loin — excellente auparavant — diminue à son tour. L’hypermétrope devenu presbyte devient dépendant d’une correction optique pour voir de près ET de loin.
La bonne nouvelle : le LASIK hypermétropique offre une solution efficace, avec un effet synergique bénéfique, pour restaurer l’indépendance visuelle.
« Ni de près ni de loin, vous ne reverrez hier, Ni de près ni de loin, vous ne verrez plus rien »
— Albin de la Simone, « La fleur de l’âge »
Différences entre presbytie et hypermétropie
La presbytie est provoquée par la réduction progressive de l’accommodation qui découle de la perte d’élasticité du cristallin. La capacité du cristallin à se déformer et à permettre aux objets observés de près de former une image nette sur la rétine diminue au fil du temps. Elle entrave la vision nette de près sans lunettes.
La presbytie s’installe au début de la quarantaine (autour de 43 ans) chez les patients emmétropes et se caractérise par une difficulté croissante à lire des petits caractères. L’hypermétropie favorise une apparition plus précoce de la presbytie.
L’hypermétropie (ou hyperopie) est un défaut optique fréquent : l’œil est « trop court », la lumière est focalisée en arrière du plan rétinien. Une particularité de l’hypermétropie est que, dans ses formes légères et chez les patients non presbytes, elle peut être « autocorrigée » par l’œil qui fait une mise au point en accommodant.
À retenir
- Presbytie : perte d’élasticité du cristallin → difficulté à voir de près
- Hypermétropie : œil trop court → image focalisée en arrière de la rétine
- Combinaison : l’hypermétrope presbyte voit mal de loin ET de près
- Solution : le LASIK offre un effet synergique bénéfique
Si, pour voir net au loin, l’hypermétrope accommode en permanence, il doit fournir un effort accommodatif supplémentaire pour voir net de près. L’hypermétrope est donc très sensible aux effets de la presbytie. Un patient de 35 ans qui ressent le besoin d’une correction pour la lecture n’est pas atteint d’une presbytie précoce, mais est un hypermétrope qui n’arrive plus à accommoder suffisamment.
Simulateur interactif : visualisez la vision de l’hypermétrope
Ce simulateur interactif permet de visualiser en temps réel comment un patient hypermétrope et/ou astigmate perçoit le monde. Contrairement au myope qui voit flou de loin, l’hypermétrope non corrigé doit fournir un effort accommodatif permanent pour voir net, ce qui provoque une fatigue visuelle caractéristique.

Ouvrir le simulateur en plein écran →
Ce que montre le simulateur : comment l’accommodation compense (partiellement ou totalement) le défaut hypermétropique, et comment cette compensation devient insuffisante avec l’âge (presbytie). Observez l’effet du curseur « accommodation » : chez le jeune hypermétrope, l’accommodation permet de voir net ; chez le presbyte, elle ne suffit plus. Le simulateur illustre également l’effet de l’astigmatisme associé.
Amplitude d’accommodation
L’amplitude d’accommodation est exprimée en dioptries et correspond à la distance entre le punctum remotum (point vu net le plus éloigné sans accommodation) et le punctum proximum (point vu net le plus proche en accommodant au maximum).
La presbytie peut être définie comme une amplitude d’accommodation résiduelle inférieure à 5 D. On considère qu’il est nécessaire de disposer du double de la capacité d’accommodation requise pour lire confortablement à une distance donnée.

Le parcours d’accommodation est la distance entre le punctum remotum (point vu net sans effort en vision de loin) et le punctum proximum (point vu net en accommodant au maximum). Si la distance minimum est de 40 cm, l’amplitude d’accommodation est de 1/0,4 − 1/∞ = 2,5 D.
| Âge | Amplitude d’accommodation | Conséquence pour l’hypermétrope |
|---|---|---|
| 20-25 ans | 10-12 D | Vision excellente loin et près |
| 30 ans | 8 D | Compensation encore aisée |
| 40 ans | 4-5 D | Fatigue visuelle, presbytie débutante |
| 50 ans | 2-3 D | Vision floue loin ET près sans lunettes |
| 60 ans | 1-1,5 D | Dépendance totale aux lunettes |
Les patients atteints d’hypermétropie modérée ressentent généralement les effets de la presbytie naissante plus précocement (un peu avant quarante ans) que les vrais emmétropes.
Hypermétropie faible ou latente
L’hypermétropie est définie pour un œil « au repos », c’est-à-dire un œil qui n’accommode pas. Une hypermétropie légère (+1 D à +2 D) peut être compensée par une accommodation légère, dont la puissance est théoriquement égale à celle de l’hypermétropie.
L’acuité visuelle d’un patient hypermétrope qui accommode pour « corriger » ce défaut peut atteindre ou dépasser 10/10 ! L’hypermétropie est alors « latente », car elle peut se démasquer si on paralyse l’accommodation (collyres cycloplégiques).

Hypermétropie latente et vision de loin : l’hypermétropie latente se caractérise par une accommodation plus ou moins permanente du cristallin, dont la puissance augmente, ce qui permet à l’image d’une source lointaine d’être vue nette — tant que l’amplitude d’accommodation est suffisante.
À 25 ans, un faible hypermétrope bénéficie d’une excellente vision de loin (12 voire 16 dixièmes). Toutefois, sans correction, on peut considérer que l’hypermétrope doit accommoder deux fois : la première pour voir de loin, puis la seconde pour voir de près.
Accommodation et fatigue visuelle
Pour être confortable, on estime que la totalité de l’accommodation mise en jeu pour corriger l’hypermétropie et permettre de voir net de près ne doit pas excéder la moitié de l’amplitude totale d’accommodation.
Prenons l’exemple d’un hypermétrope léger de +2 D. Pour voir net de loin, il accommode de +2 D. Pour lire à 40 cm, il doit effectuer un effort supplémentaire de 1/0,4 = 2,5 D. Au total, l’accommodation nécessaire est proche de 4,5 Dioptries (elle ne serait que de 2,5 D chez un emmétrope).

Hypermétropie latente et vision de près chez un pré-presbyte : l’accommodation permet toujours à l’image d’une source éloignée d’être vue nette. Pour voir nette une source rapprochée, il faut accommoder encore. Si l’accommodation totale dépasse l’amplitude résiduelle, la vision de près devient floue.
À la quarantaine, quand l’amplitude d’accommodation résiduelle devient inférieure à 4 D, la vision de loin peut se brouiller (au réveil ou en fin de journée) et la vision de près devient très difficile sans lunettes.

Quand la presbytie s’installe, l’amplitude d’accommodation ne permet plus de corriger l’hypermétropie, qui de latente devient manifeste : la vision de loin est floue, de même que la vision de près.
Correction chirurgicale de l’hypermétropie et de la presbytie
Pourquoi le LASIK est idéal pour l’hypermétrope presbyte
- Effet synergique : amélioration simultanée de la vision de loin ET de près
- Multifocalité cornéenne : profil asphérique hyper-prolate induisant plusieurs distances de netteté
- Réduction de l’effort accommodatif : soulagement de la fatigue visuelle
- Candidats idéaux : hypermétropie entre +1,50 D et +3 D avec presbytie (40-55 ans)
- Indépendance aux lunettes : pour la plupart des activités quotidiennes
Le LASIK : technique de choix pour l’hypermétrope presbyte
Le LASIK hypermétropique est la technique chirurgicale la plus indiquée pour la correction de l’hypermétropie chez le jeune presbyte (40-55 ans). Non seulement cette technique est efficace pour accroître la vision de loin, mais elle améliore l’acuité visuelle de près par le biais d’une conjugaison d’effets bénéfiques :
- Multifocalité cornéenne : zones réfractives dont la puissance varie, favorisant plusieurs distances de netteté
- Réduction de l’effort accommodatif : la correction de l’hypermétropie libère des réserves d’accommodation
- Profil asphérique hyperprolate : augmentation de l’aberration sphérique négative bénéfique
Ainsi, les hypermétropes presbytes dont l’hypermétropie est comprise entre +1,50 D et +3 D constituent d’excellents candidats à la chirurgie réfractive par LASIK, grâce à l’effet synergique de la correction sur la vision de loin et la vision de près, garant d’une indépendance accrue aux verres correcteurs en postopératoire.
Techniques de presbyLASIK
Les ajustements destinés à accroître la multifocalité naturelle induite par le LASIK de l’hypermétropie sont parfois combinés et présentés comme des techniques de « presbyLASIK » : Supracor, Presbyond, READ (technique développée par l’auteur de ce site).
Certaines plateformes laser (ex. : Alcon/Wavelight) permettent de viser une asphéricité particulièrement négative du profil cornéen postopératoire, en ajustant le facteur Q (« custom-Q »).
Autres techniques chirurgicales
La chirurgie du cristallin clair, similaire à la chirurgie de la cataracte, est parfois proposée aux hypermétropes presbytes, en particulier quand le cristallin est volumineux et l’angle entre iris et cornée étroit. La présence d’une cataracte débutante est une indication plus formelle. Cette chirurgie motive souvent le choix d’un implant trifocal pour induire une indépendance totale à la correction optique.
Certains patients anciennement opérés de kératotomie radiaire et devenus hypermétropes par surcorrection peuvent bénéficier d’une correction par PKR.
Conclusion
L’hypermétropie et la presbytie accentuent leurs effets délétères sur la vision vers la quarantaine. La correction chirurgicale par LASIK induit un effet synergique bénéfique pour restaurer l’indépendance visuelle à la correction optique chez ces patients. C’est une des meilleures indications de la chirurgie réfractive.
Questions fréquentes
Voir également
Références bibliographiques
- Rahmania N, Salah I, Rampat R, Gatinel D. Clinical Effectiveness of Laser-Induced Increased Depth of Field for the Simultaneous Correction of Hyperopia and Presbyopia. J Refract Surg. 2021;37(1):16-24. PubMed
- Courtin R, Saad A, Grise-Dulac A, Guilbert E, Gatinel D. Changes to Corneal Aberrations and Vision After Monovision in Patients With Hyperopia After Using a Customized Aspheric Ablation Profile. J Refract Surg. 2016;32(11):734-741. PubMed
- Gatinel D, Azar DT, Dumas L, Malet J. Effect of Anterior Corneal Surface Asphericity Modification on Fourth-Order Zernike Spherical Aberrations. J Refract Surg. 2014;30(10):708-715. PubMed
- Ang M, Gatinel D, Reinstein DZ, et al. Refractive surgery beyond 2020. Eye (Lond). 2021;35(2):362-382. PubMed
- Leray B, Cassagne M, Soler V, et al. Relationship between induced spherical aberration and depth of focus after hyperopic LASIK in presbyopic patients. Ophthalmology. 2015;122(2):233-243. PubMed
- Fernández J, Rodríguez-Vallejo M, et al. Clinical outcomes of presbyopia correction with the latest techniques of presbyLASIK: a systematic review. Eye (Lond). 2023;37(7):1327-1335. PubMed
- Gatinel D. Presbyopia & hyperopia correction using corneal asphericity (Q value) and multifocality: the READ approach. gatinel.com
128 réponses à « Hypermétropie et presbytie »
Non, il n’y a aucune contre indication pour cela.
Bonjour.
Presbyte logiquement de part mon age (55), hypermétrope depuis peu j’ai plusieurs corrections nécessaires (+2,5 pour lire ou regarder un ipad, +2.0 pour le PC, + 1,5 pour piloter (mon metier))
J’ai constaté récemment que mes anciennes lunettes de lecture à +1.00 me permettent de corriger ma vision de loin parfaitement bien (hypermétropie). Y a t’il une contre indication à corriger ainsi la vision de loin avec des anciennes lunettes de lecture de faible dioptrie?
Merci
Votre cas est très symptomatique de la discordance entre la mesure d’une hypermétropie légère et la tolérance à sa correction. En pratique, l’hypermétropie légère est très bien supportée par la plupart des patients, sauf pour les travaux de près ou en vision intermédiaire (lecture, écran). Ces patients ne portent généralement pas leur correction (jusqu’à +1.50 D) de loin car ils ont l’impression d’être gênés et de moins bien voir. Tout se passe au contraire comme si l’hypermétropie légère était ressentie comme un préférable pour la vision de (très) loin. En cabinet, la correction est établie en faisant lire le patient sur un écran situé à environ 4 ou 5 mètres, ce qui n’est pas exactement la vision « de loin ». A cette distance, une correction de +1D permet au patient de distinguer plus facilement les lettres. Toutefois, les patients ne se sentent pas gênés à cette distance sans lunettes, et voient même (au moins subjectivement) mieux à des distances plus grandes sans correction. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce paradoxe: compensation par accommodation légère chez les hypermétropes jeunes (mais on observe les mêmes tendances chez les patients presbytes à la cinquantaine qui pourtant n’accommodent plus ou peu), effet de la position de l’hyperfocale (notion technique liée à la profondeur de champ), dominance de la lumière bleue en vision de loin en extérieur (le bleu est plus réfracté ce qui fait qu’un hypermétrope léger peut être en réalité emmétrope dans le bleu), et probablement surtout une habituation au « flou » léger hypermétropique; le siège de la vision est le cerveau et des mécanismes de compensation existent certainement vis à vis du flou hypermétropique.
En pratique, vous pouvez porter les lunettes uniquement pour les activités où elles vous semblent utiles.
oeil droit: (65° -0.25) +0.75
oeil grauche: (145°-0.25)+1.00
Pour être plus précise
Bonjour,
J’ai une question, je suis hypermétrope et diagnostiquée depuis longtemps.
J’ai du coup des lunettes de repos.
Je viens d’avoir une nouvelle prescription et le docteur m’a augmenté ma correction car « en vieillissant on augmente pour compenser ». J’ai 34 ans.
J’ai du mal à me faire à la correction. Plus précisément, je ne peux pas la porter dès que je marche mais vraiment uniquement pour lire de près (écran du tel ou objets à moins de 50 cm) et ça devient étourdissant. Et ça me donne également l’impression que ça rend mon accommodation « fainéante » dès que je ne porte pas mes lunettes pr une lecture proche.
Je ne sais pas du coup si ma nouvelle paire me convient (je les porte depuis 1 semaine) ou si je dois réadapter.
Merci pour votre aide
Ma correction est de +0.75 D et +1.00 G
Remarque:Cette correction est pour sa vision de prés
Bonsoir docteur, ma soeur a 43 ans et bientot elle va avoir 44 ans fin avril, elle commence a voir flou de près et donc elle est partie chez l’ophtalmo le 13 decembre 2021pour faire des lunettes, il lui a donné la correctio suivante od: +1,50(-0,50)5 ,og: +1,00 mais elle m’a dit que j’ai un problème quand j’enlève mes lunettes et que je regarde le texte je vois un nuage et flou plus important qu’avant.est ce qu’elle est surcorcorrigée ou a quoi peut être dû le problème.merci par avance de vos promptes réponses.
Plusieurs techniques sont envisageables: le LASIK pour réduire votre myopie et astigmatisme (le degré de réduction dépendra de l’épaisseur de vos cornées), la pose d’implants phakes (correction totale possible), ou bien la chirurgie du cristallin clair (plus invasive, plutôt indiquée si vous présentez un début de cataracte). Il est important de prendre en compte les aspects liés à la qualité de la vision après l’intervention (conduite nocturne).
Bonjour,
J’ai 47 ans, mes corrections sont :
œil droit -8.75 (-3.25 5degres) add +1.50
œil gauche -10 (-3.50 180 degrés) add +1.50
J’aurais besoin d’une opération car besoin de récupérer de la correction en dessous de -8 (besoin primordial pour mon poste de chauffeur poids lourd).
Quelle opération serait envisageable ?
Merci de votre réponse.
Eric Ochera
La chirurgie du cristallin clair (techniquement identique à celle de la cataracte), est effectivement plus mutilante que le remodelage cornéen (LASIK). A 55 ans, la chirurgie cornéenne paraît plus recommandée, mais certains praticiens ne la pratiquent pas, et orientent donc assez systématiquement leurs patients vers une chirurgie du cristallin (qui est couramment pratiquée par les ophtalmos chirurgiens). Un test en lentille de contact préopératoire est recommandé pour tester les effets attendus de la correction laser.
Bonjour
Merci beaucoup
Du coup, le Lasik ou la chirurgie du cristallin permettraient d’obtenir la même correction, ou bien y a t-il un gros ecart entre les 2 opérations/résultats attendus ?
Vus les progres technologiques, y a t-il interet à attendre ?
Mon opthalmo preconise chirurgie du cristallin à 55 ans (comme une cataracte), mais je trouve effectivement ça plus lourd…
Que puis-je attendre comme nouvelle correction avec le Lasik ?
Merci
Une correction est envisageable en LASIK ou en réalisant une chirurgie du cristallin avec pose d’un implant torique éventuellement multifocal (pour la vision de près). Le LASIK est moins invasif, mais une légère sous correction est attendue au regard de l’importance de votre astigmatisme. Il en va toutefois de même pour la chirurgie avec implant torique (votre astigmatisme excède a priori le degré de correction le plus fort des implants toriques disponibles dans les gammes des fabricants).
Bonjour
Femme de 53 ans, hypermetrope et tres astigmate depuis toujours :
+5.75 (-7.00) à 80° Add 2.25
Verres progressifs impossibles car trop d’aberrations des verres, donc besoin de 2-3 paires (loin et pres et surtout intermédiaires au quotidien)
Je songe à l’opération, apparemment comme une cataracte mais qui ne corrigerait pas tout, ce qui me semble deja tres bien.
Quel est l’age idéal pour se faire opérer ? Existe t-il différentes méthodes ? La technologie permettrait elle de corriger tout l’astigmatisme d’ici 10 ans, auquel cas il vaut mieux attendre ?
Quels seraient vos conseils ?
Peut on ensuite pratiquer la plonger sous marine ?
Merci
Une chirurgie réfractive peut être intéressante pour corriger la vision de loin, ce qui améliore aussi la vision intermédiaire et de près. Des tests en lentille de contact peuvent être effectués pour simuler les résultats d’une chirurgie et programmer le degré de correction loin/près (test d’une correction en monovision par exemple).
Bonjour Docteur,
J’ai 43 ans et je suis depuis l’âge de 18 mois hypermétrope/astigmate avec un strabisme convergent. J’ai été opérée à 8 ans de mon strabisme avec des séances d’orthoptiste. Le strabisme est toujours présent quand je suis fatiguée mais léger.
Depuis deux ans la presbytie et arrivée et ma vue a encore baissé. Je suis incapable de voir sans lunettes ou bien sans lentilles car la vision de prés est flou.
Ma vison est la suivante :
Œil droit : +2.25 (-0.25) 160°
Œil gauche : +3.75
On me propose des lentilles Acuvue Oasys Presbyopia a +2.00 ajout +1.00 et +3.25 ajout +1.00.
Je les essaie en ce moment mais je ne vois pas mieux de prés, c’est mieux mais flou.
Que me conseillez vous ? Une chirurgie est ‘elle nécessaire ?
Dans l’attente de vous lire
Bien, à vous,
Bonjour Monsieur Gatinel
Je suis hypermetrope latente, découvert après une dilatation des pupilles avec de l atropine.
Après plusieurs échecs en lunettes et lentilles, je pense à une éventuelle presbystie.
Je suis astigmate aux deux yeux de 1.25.
Si la solution est de corriger en presbystie est ce que cela peut être problématique si en vision de loin je suis myopisée ?
Les valeurs sous atropine sont de
OD +1.50 (-0.75)
OG +2 (+1)
Astigmatisne de 1.25 aux deux yeux apres topographie cornéeene
D après mes nombreux essais antérieurs je pense que je tolererais le mieux les valeurs suivantes en presbystie :
OD +0.50 (-1.25)
OG +1 (-1.25)
Avez add + 1
Je pense sinon à deux paires de lunettes une en VL et l autre en VP.
Qu’ en dites vous ?
Est ce qu’ une correction en VL qui me myopise peut être préjudiciable pour moi, sachant que je souffre de maux de tête et de fatigue oculaire H24.
Merci d avance pour votre réponse.
Bien à vous
Karine
Ceci n’est pas forcément pertinent. D’une part car la chirurgie en LASIK de l’hypermétropie induit un « retard » pour l’installation (le ressenti) de la presbytie, en raison notamment de la profondeur de champ accrue au décours de l’intervention, le soulagement accommodatif, etc. Par ailleurs, dans le cas où une baisse de la vision de près liée à la presbytie apparaîtrait dans le futur, une retouche serait certainement possible du côté de l’oeil non dominant (avantage du LASIK pour les retouches tardives).
Bonjour je dois me faire opérer d’ici peu mais ayant 41 ans et étant hypermétrope serait-il judicieux d’attendre un peu que la presbytie arrive afin que l’opération lazer m’évite de porter à nouveau des lunettes d’ici quelques années ?
La chirurgie refractive au laser n’est pas indiquée en cas de handicap mental car elle nécessite la coopération du patient lors de certaines étapes, dont la fixation de certains repères lors de l’émission laser.
Ma soeur, est atteinte d’un handicap mental de naissance: elle n’a jamais lu (ni ecrit ni compté) couramment, mais peut recopier une ligne; elle dessine très volontiers. Son élocution est limitée. Elle a 54 ans, et n’a jamais portée de lunettes. Diagnostic ophtalmo:
OD: (80º -0,50) + 2,50, Add +2,00
OG: (100º -0,50) +1.75 Add +2,00
Pour bien faire, il lui faudrait donc une paire de lunettes de près, et une autre de loin: rien de simple au foyer ou elle vit en semaine, ou encore des verres progressifs: choix risqué en premiere paire.
Y aurait il une alternative chirurgicale lui permettant d’éviter le port de lunettes ?