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Chirurgie de la myopie

Résumé pratique. La chirurgie de la myopie vise à réduire la dépendance aux lunettes ou aux lentilles. Le LASIK, la PKR, les techniques d’extraction lenticulaire et, dans certaines fortes myopies, les implants phakes répondent à des indications différentes établies après un bilan complet.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.

Publications de référence.

Être myope ne suffit pas à définir une indication opératoire. La stabilité de la correction, la géométrie et l’épaisseur de la cornée, la surface oculaire, la rétine, l’âge et les besoins visuels doivent être analysés ensemble. L’objectif est une correction adaptée à chaque œil, sans promettre l’absence définitive de lunettes.

Peut-on être opéré de la myopie ?

Une chirurgie réfractive peut être envisagée chez un adulte dont la myopie est suffisamment stable et dont l’examen ne met pas en évidence de contre-indication. La décision dépend moins d’un chiffre isolé de myopie que de l’ensemble du profil oculaire et visuel.

  • Stabilité réfractive : l’évolution récente de la myopie est recherchée à partir des anciennes ordonnances et des mesures du jour.
  • Cornée et surface oculaire : la topographie, la tomographie, l’épaisseur cornéenne, le film lacrymal et les paupières sont évalués.
  • Rétine et santé oculaire : l’examen est particulièrement important en cas de myopie forte, qui conserve ses risques rétiniens même après correction optique.
  • Âge et vision de près : la presbytie et l’état du cristallin influencent la stratégie, notamment après 40–45 ans.
  • Attentes : la conduite nocturne, le travail sur écran, le sport et l’acceptation éventuelle d’une correction complémentaire sont discutés.

Une myopie évolutive, une anomalie cornéenne évocatrice de kératocône, une sécheresse oculaire non contrôlée, certaines maladies oculaires ou des attentes incompatibles avec les possibilités de la chirurgie peuvent conduire à différer ou à ne pas proposer d’intervention.

Le bilan préopératoire avant une chirurgie de la myopie

Le bilan mesure la réfraction et l’acuité visuelle, cartographie la cornée, évalue la pachymétrie et la pupille, examine la surface oculaire et recherche une pathologie du cristallin ou de la rétine. Il permet de comparer les techniques possibles et d’expliquer leurs bénéfices, leurs limites, les suites attendues et les risques propres au patient.

Consulter le détail du bilan préopératoire et les principes du choix de la technique.

Organiser un bilan de chirurgie de la myopie

Prendre rendez-vous pour un bilan ne préjuge pas d’une indication opératoire. La consultation sert d’abord à déterminer si une chirurgie est pertinente et, le cas échéant, quelle stratégie peut être discutée.

  • Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : consultations en secteur 1.
  • Clinique Noémie de Rothschild : 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e — consultations en secteurs 1 et 2.
  • Rendez-vous privé, secteur 2 : secrétariat de Me Evelyne Barbosa — ebarbosa@for.paris.

Pour les professionnels et lecteurs souhaitant approfondir : principes optiques et profils d’ablation de la correction myopique.

Principes de la correction chirurgicale

L’œil myope est affecté par un excès de puissance optique. Les rayons lumineux convergent en avant de la rétine, formant une tache circulaire plutôt qu’un point — ce qui explique le flou perçu.

Comprendre les dioptries

L’excès de puissance de l’œil myope est quantifié en dioptries (D). Une lentille de −3,50 D corrige un œil dont l’excès de puissance est de 3,50 D. En pratique, le nombre de dioptries est l’inverse de la distance (en mètres) à laquelle le myope voit nettement sans correction : un patient qui voit net à 25 cm est myope de 1/0,25 = 4 D ; un autre qui voit net à 50 cm est myope de 1/0,5 = 2 D.

Ne pas confondre dioptries et dixièmes : les dioptries quantifient le défaut optique à corriger, les dixièmes mesurent l’acuité visuelle (capacité à distinguer des détails fins). Une forte myopie en dioptries n’implique pas toujours une très faible acuité — la pupille et d’autres facteurs entrent en jeu.

La chirurgie de la myopie consiste à réduire la puissance optique de l’œil myope pour rendre le patient emmétrope. Trois approches sont possibles selon le profil du patient :

Cornée Réduire sa puissance optique LASIK, PKR, SMILE

Chambre postérieure Insérer un implant phake ICL

Cristallin Remplacement par implant Chirurgie du cristallin clair

Techniques laser pour corriger la myopie

LASIK

Le LASIK associe un laser femtoseconde, qui crée un capot cornéen superficiel, et un laser excimer, qui remodèle le stroma pour réduire la puissance optique de la cornée. La récupération visuelle est habituellement rapide. La présence du capot, l’état de la surface oculaire et l’architecture cornéenne doivent être intégrés à l’indication.

Comprendre le LASIK.

PKR et techniques de surface

En PKR, le laser excimer agit à la surface de la cornée après retrait de l’épithélium. Il n’existe pas de capot cornéen. La récupération est plus progressive et les premiers jours peuvent être inconfortables. La PKR peut être préférée lorsque les caractéristiques cornéennes ou certaines activités rendent le LASIK moins approprié, mais une cornée fine ou irrégulière ne constitue pas à elle seule une indication opératoire.

La trans-PKR automatise l’ablation de l’épithélium par le laser ; ses suites restent celles d’une technique de surface. Comprendre la PKR.

Correction de la myopie par aplatissement contrôlé de la cornée au laser
Principe optique de la correction cornéenne de la myopie : le remodelage central réduit la puissance de la cornée.

SMILE et extraction lenticulaire

Le SMILE et les autres techniques d’extraction lenticulaire utilisent un laser femtoseconde pour individualiser un lenticule dans la cornée, retiré par une petite incision. Elles corrigent principalement la myopie et certains astigmatismes myopiques. Leurs résultats visuels sont globalement comparables à ceux du LASIK dans les populations étudiées, avec des différences concernant la personnalisation, la récupération et les possibilités de retouche.

Comprendre le SMILE et consulter une méta-analyse comparative SMILE–LASIK.

LASIK, PKR ou SMILE : comment comparer ?

Ces techniques peuvent toutes corriger efficacement une myopie chez des patients bien sélectionnés. Aucune n’est universellement supérieure : la qualité de l’indication, les mesures préopératoires et l’adéquation entre la technique et les besoins du patient comptent davantage qu’un classement général.

CritèreLASIKPKRSMILE
Accès à la cornéeCapot cornéenSurface, sans capotPetite incision, sans capot
Récupération initialeHabituellement rapidePlus progressiveHabituellement rapide, variable selon les cas
Personnalisation du traitementLarge selon la plateformeLarge selon la plateformePlus limitée pour certains traitements guidés
Retouche éventuelleLASIK ou PKR selon le casNouvelle technique de surface selon le casSouvent PKR ou autre stratégie
DécisionFondée sur la topographie, la tomographie, la pachymétrie, la réfraction, la surface oculaire et les objectifs visuels

Les comparaisons publiées montrent des niveaux élevés d’efficacité et de sécurité pour le LASIK comme pour le SMILE, mais les études ne portent pas toujours sur les mêmes degrés de myopie, les mêmes plateformes ni les mêmes critères de qualité visuelle. Voir la méta-analyse des essais randomisés.

Remplacement du cristallin par un implant

Ces techniques reposent sur l’ablation du cristallin, puis son remplacement par un implant. Cette intervention est équivalente à celle de la cataracte, réalisée sous anesthésie locale (gouttes). Les deux yeux ne sont pas opérés le même jour (avec au moins une semaine d’intervalle).

Chirurgie de la myopie par remplacement du cristallin — implant IOL
Correction de la myopie forte par remplacement du cristallin. biométrie oculaire

Cette technique est indiquée chez les patients de plus de 45–60 ans, présentant une cataracte associée à une myopie forte (> −12 D). Deux stratégies de correction sont possibles :

Monovision L’œil dominant est corrigé pour la vision de loin, l’œil dominé pour la vision de près. Solution éprouvée, fréquemment utilisée chez le myope presbyte en lentilles de contact.

Implants multifocaux Pour les myopies faibles à modérées, des implants diffractifs trifocaux permettent à chaque œil de voir de loin et de près sans lunettes. Sélection rigoureuse des candidats requise.

Implants phakes ICL et myopie forte

Un implant phake de chambre postérieure peut être discuté lorsque la myopie est élevée ou lorsque les caractéristiques de la cornée rendent une correction laser peu adaptée. L’implant est placé devant le cristallin naturel : aucune photoablation cornéenne n’est réalisée.

Cette chirurgie est intraoculaire. Le dimensionnement de l’implant, la profondeur de la chambre antérieure, l’endothélium cornéen, la pression intraoculaire, le cristallin et la rétine doivent être évalués. Une cataracte, une pression anormale, un positionnement inadéquat ou la nécessité d’une réintervention font partie des risques à expliquer. L’implant peut être retiré, mais le terme « réversible » ne signifie pas que l’intervention est dénuée de conséquences.

Des études de suivi à sept et huit ans rapportent une stabilité satisfaisante dans des cohortes sélectionnées, tout en soulignant la nécessité d’un suivi ophtalmologique. Consulter l’étude à huit ans sur les ICL à port central.

Résultats : comment interpréter les chiffres publiés ?

Une revue de 95 études publiées entre 2016 et 2023 rapporte, pour les traitements LASIK de la myopie, 88,3 % d’yeux atteignant une acuité non corrigée de 20/20 et 92,6 % de patients satisfaits. Les complications menaçant la vision étaient rares dans les études incluses. Ces données décrivent des populations et des techniques diverses ; elles ne constituent pas une prédiction individuelle.

Le degré de myopie, l’astigmatisme, la qualité de la cornée, l’âge, la sécheresse oculaire et la plateforme utilisée influencent la précision et les symptômes visuels. Un résultat résiduel, une régression, une sécheresse, des halos ou une retouche restent possibles et doivent être discutés avant l’intervention. Lire la revue de 2025 dans le Journal of Refractive Surgery.

Sécurité et dépistage du kératocône

Bilan préopératoire : la clé de la sécurité

L’ectasie cornéenne iatrogène est la complication la plus redoutée après une chirurgie cornéenne. Son principal facteur de risque est la présence d’un kératocône infraclinique (forme fruste) non détecté avant l’intervention. Examens essentiels

  • Topographie cornéenne (Placido)
  • Tomographie cornéenne (Pentacam, Orbscan)
  • Pachymétrie (épaisseur cornéenne)
  • Cartographie épithéliale (OCT)
  • Biomécanique cornéenne (Corvis ST, ORA)

Outils de dépistage IA

  • SCORE Analyzer (Gatinel & Saad)
  • BAD-D (Belin-Ambrósio)
  • TBI (Tomographic and Biomechanical Index)
  • Réseaux de neurones convolutifs

Ne pas se frotter les yeux : une recommandation capitale

Les cornées présentant des anomalies évocatrices de kératocône débutant sont très souvent retrouvées chez des patients qui se frottent les yeux de manière chronique (patients allergiques, blépharites, démaquillage vigoureux).

Après chirurgie réfractive : il faut éviter de se frotter les yeux et suivre les consignes postopératoires. Les frottements répétés peuvent traumatiser la surface oculaire et sont particulièrement déconseillés en présence d’une fragilité cornéenne. Cette recommandation vaut également avant la chirurgie. Lire : Kératocône et frottement oculaire

Comment la technique est-elle choisie ?

La technique ne peut pas être déterminée à partir du seul nombre de dioptries ni à distance. Plusieurs options peuvent être discutées, puis retenues ou écartées après l’examen.

Élément du bilanConséquence possible sur la discussion
Myopie stable, cornée régulière et surface oculaire équilibréeUne ou plusieurs techniques cornéennes peuvent être comparées
Topographie ou tomographie atypiqueUne chirurgie cornéenne peut être contre-indiquée, même si l’épaisseur paraît suffisante
Myopie forteLaser, implant phake ou abstention sont comparés selon l’anatomie et l’âge
Presbytie ou modification du cristallinL’objectif de vision de près et les options liées au cristallin doivent être intégrés
Sécheresse ou inflammation de la surface oculaireTraitement préalable et réévaluation avant toute décision

Le choix définitif est expliqué au terme du bilan préopératoire. Il peut aussi être raisonnable de ne pas opérer. Approfondir les critères de choix.

Approfondissements transversaux. Pour replacer la chirurgie de la myopie dans une perspective plus large : histoire et évolution des techniques, satisfaction et qualité de vie, motivations et idées reçues, et prévention de l’ectasie après chirurgie cornéenne.

Questions fréquentes sur l’opération de la myopie

L’opération de la myopie nécessite-t-elle une anesthésie générale ?

Non. L’opération est réalisée sous anesthésie locale par collyres (lidocaïne), quelle que soit la technique. Les patients anxieux peuvent bénéficier d’une légère sédation en complément. Une anesthésie générale est exceptionnelle et discutée au cas par cas lors de la consultation préopératoire.

Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?

Pour les techniques laser, les deux yeux sont souvent traités au cours de la même séance, mais le protocole dépend de la technique, du centre et du contexte médical. Les interventions intraoculaires sont généralement espacées. Cette organisation est confirmée pendant le bilan.

À partir de quel âge peut-on se faire opérer de la myopie ?

La chirurgie est discutée chez l’adulte lorsque la myopie est suffisamment stable. Il n’existe pas de limite supérieure unique : avec l’âge, la presbytie, l’état du cristallin, la rétine et les objectifs de vision de près modifient l’indication et parfois la technique.

Quelle est la différence entre LASIK et PKR ?

Les deux techniques utilisent un laser excimer, mais l’accès à la cornée diffère. Le LASIK comporte un capot et permet habituellement une récupération plus rapide. La PKR traite la surface sans capot, avec une récupération plus progressive. Le choix ne repose pas seulement sur l’épaisseur cornéenne.

La chirurgie de la myopie est-elle remboursée ?

Non, la chirurgie réfractive de la myopie n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie, qui la considère comme un acte de confort. Certaines mutuelles complémentaires prévoient une prise en charge partielle. Les frais sont à la charge du patient, avec des tarifs variables selon le centre et la technique.

La myopie peut-elle revenir après l’opération ?

Un défaut résiduel ou une régression partielle sont possibles. Leur probabilité dépend notamment du degré de myopie, de la cicatrisation et d’une éventuelle poursuite de l’évolution de l’œil. Une retouche n’est envisagée qu’après un nouveau bilan et si elle reste suffisamment sûre.

La presbytie est-elle une contre-indication à l’opération ?

Non. La presbytie n’est pas une contre-indication à la chirurgie de la myopie. Elle doit cependant être intégrée dans la planification : un myope de −3 D qui retire ses lunettes peut lire à 33 cm sans effort. La correction totale de sa myopie lui fera perdre cet avantage pour la vision de près.

Peut-on opérer un enfant ou un adolescent myope ?

La chirurgie réfractive destinée à supprimer les lunettes n’est pas proposée de façon courante tant que l’œil grandit et que la myopie évolue. Chez l’enfant et l’adolescent, la priorité est le suivi ophtalmologique et, lorsqu’elle est indiquée, la stratégie de ralentissement de la progression myopique.

Comment se passe l’opération le jour J ?

L’intervention est ambulatoire et réalisée sous anesthésie locale par collyres. Sa durée et l’organisation des contrôles varient selon la technique. Des consignes écrites, un traitement postopératoire et un calendrier de suivi personnalisé sont remis au patient.

Combien coûte une opération de la myopie au laser ?

La chirurgie réfractive n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Le coût dépend de la technique et du lieu de prise en charge. Un devis personnalisé est remis après le bilan ; certaines complémentaires santé peuvent prévoir un forfait.

Références bibliographiques

  1. Ang M, Gatinel D, Reinstein DZ, et al. Refractive surgery beyond 2020. Eye. 2021;35:362–382. doi:10.1038/s41433-020-1096-5
  2. Salah-Mabed I, Moran S, Perez E, Debellemanière G, Gatinel D. Anatomical and Visual Outcomes after LASIK with the WaveLight® Refractive Suite. J Ophthalmol. 2020;2020:7296412. PMID: 33083051
  3. Zéboulon P, Debellemanière G, Bouvet M, Gatinel D. Corneal Topography Raw Data Classification Using a Convolutional Neural Network. Am J Ophthalmol. 2020;219:33–39.
  4. Saad A, Gatinel D. Topographic and Tomographic Properties of Forme Fruste Keratoconus Corneas. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2010;51:5546–5555.
  5. Gatinel D. Challenging the « no rub, no cone » keratoconus conjecture. Int J Keratoconus Ectatic Corneal Dis. 2018;7:66–81.
  6. Susanna BN, Mohan N, Santhiago MR, Randleman JB. Laser In Situ Keratomileusis Outcomes and Complications: 2016 to 2023. J Refract Surg. 2025. doi:10.3928/1081597X-20250312-01
  7. Liu Z, et al. Seven-year follow-up of LASIK for moderate to severe myopia. J Refract Surg. 2008;24(9):935–940.
  8. Kamiya K, et al. Eight-Year Outcomes of ICL With a Central Port. Front Med. 2021;8:799078.
  9. Moshirfar M, Bennett P, Ronquillo Y. Laser In Situ Keratomileusis (LASIK). StatPearls. 2023.

95 réponses à « Chirurgie de la myopie »

  1. Dr Damien Gatinel

    Il est a priori possible d’envisager une retouche après PKR, à nouveau en PKR. Opéré à 19 ans, il est possible que votre myopie n’ait pas été tout à fait stabilisée à cette époque. Une réapparition d’une petite myopie pourrait tout à fait expliquer vos symptômes. Un bilan est nécessaire pour confirmer la possibilité d’une retouche tardive.

  2. COULON Pierre

    Bonjour Docteur,
    Opéré par vos soins (PKR) en 2007 à l’âge de 19 ans pour raison professionnelle, j’ai constaté au fur et à mesure une baisse de la vue m’obligeant environ 3 ans après l’opération à porter des verres correcteurs. Le port de lentilles m’étant impossible (yeux trop secs), une nouvelle opération est-elle envisageable? Je suis de plus très affecté par l’effet de « halos » la nuit, me rendant la conduite très difficile en agglomération. Une ré-opération amplifierait-elle le phénomène??
    Cordialement

  3. Dr Damien Gatinel

    Un retraitement est possible en fonction de l’aspect de la topographie cornéenne, au moins sur un oeil (l’oeil directeur). Le re-traitement s’effectue à nouveau en PKR (laser de surface).

  4. ROFFET

    Bonjour,
    J’ai 37 ans. J’ai été opéré en 2002 par PKR pour une myopie de -3 avec astigmatisme-2.5/-3). A la sortie de l’opération, j’avais encore de l’astigmatisme (-1) mais depuis ma vue s’est dégradée.
    J’ai aujourd’hui -1.25 dioptries à chaque oeil + astigmatisme (-1.5) et une cornée de 385 et 414 microns au plus fin. En toute honnêteté, me jugez-vous ré opérable dans le cadre d’une intervention ?
    Cordialement

  5. Dr Damien Gatinel

    Seule une chirurgie comportant l’insertion d’un implant pourrait réduire la myopie du côté gauche, mais il est encore un peut trop tôt pour proposer celle-ci: le port de lentilles (ex rigides) est préférable; l’insertion d’un implant phake est plus indiquée vers la trentaine.

  6. Docteur Gatinel,
    Pour un sujet jeune (âgé de 19 ans) qui présente une myopie de -3,5D pour l’œil gauche et -22D pour l’œil droit, sans cataracte, et dont la cornée n’est pas suffisamment épaisse, est ce qu’il y a une opération qui pourrait être pratiquée pour corriger cette myopie?

  7. Dr Damien Gatinel

    Il est difficile de vous donner des explications détaillées sur les raisons de votre exclusion à la chirurgie réfractive; il faut examiner et inspecter les cartes topographiques dans leur globalité, et éventuellement les confronter à la correction souhaitée…

  8. Alice FADY

    Docteur Gatinel,
    Je suis allée dans un centre pratiquant l’opération laser pour la correction de la myopie, et il m’a été indiqué que dans mon cas aucune opération ne pourrait être pratiquée. Le docteur que j’ai vu ne m’a pas donné d’explication claire et j’aurai aimé connaitre votre avis.
    La raison pour laquelle il m’a été indiqué que je ne pouvais être opérée figure sur la carte réfractive axiale/sagittale (face antérieure). Les chiffres indiqués au centre de part et d’autre du cercle dessiné en pointillé sont de 41,7 et 43,3. Le médecin m’a indiqué que l’écart étant supérieur à 1, il ne pouvait pas y avoir de chirurgie. Est-ce vrai ? Si oui, pouvez-vous me donner des explications plus claires ?
    Je vous remercie de votre réponse.
    Alice FADY

  9. Dr Damien Gatinel

    Il serait a priori préférable de réaliser une photoablation complémentaire au laser, à moins que vos cornées soient véritablement trop fines pour une reprise. Une PKR est une autre éventualité, certainement moins invasive que des implants, pour une faible myopie comme celle que vous présentez. Enfin, une correction à la face postérieure du capot est également envisageable (si le capot est relativement épais). Je vous déconseille plutôt l’implant dans votre situation, car sa mise en place nécessite une ouverture (incision) cornéene, et l’insertion d’une lentille avec effectivement un risque de cataracte précoce.

  10. Verónica Musacchio

    Bonjour Dr.
    J’ai été opérée de la myopie avec Lasik il y a un peu moins de 20 ans (j’avais -9 et -9,5) et à partir de mes 30 ans (j’en ai 42 actuellement) la myopie est revenue. J’en ai -2,75 et -3. Aujourd’hui je suis allée voir le spécialiste et il m’a conseillé fortement la méthode de l’implante de lente ICL (chambre postérieure) puisque l’épaisseur de la cornée ne permet pas de refaire le laser. Je souhaiterais donc savoir si avec cette méthode, les risques de développer une cataracte avant 65 ans sont importants.
    Je vous remercie de votre réponse!
    Bien cordialement,
    Verónica

  11. Dr Damien Gatinel

    Il est effectivement possible que vous puissiez bénéficier de la pose d’un implant dont la puissance sera calculée pour l’emmétropie (vision nette de loin sans lunettes). Mais dans ce cas, vous devrez avoir recour à des lunettes pour voir de près. Chez les myopes, qui sont habitués à lire de près sans lunettes, il est parfois difficile de renoncer cette facilité. Une stratégie consistant à laisser un oeil légèrement myope pour conserver un peu de vision de près (monovision) peut s’avérer intéressante dans certains cas. Par ailleurs le recours aux implants multifocaux est aussi à considérer. C’est au patient de décider en fonction de ses préférences personnelles et son rapport aux lunettes.

  12. Dr Damien Gatinel

    Il n’y a pas vraiment de limite d’âge pour la chirurgie de la myopie au laser, il faut effectuer in bilan oculaire complet et en l’absence de cataracte, et en visant une stratégie de correction adaptée à vos souhait, il est possible d’envisager ce type de chirurgie.

  13. Eric Pezzulla

    Ce type opération de la myopie reste -il envisageable à 58 ans ?

  14. Roger Jahchan

    Bonjour, Docteur,
    Je dois être opéré de la cataracte de l’œil droit. Je suis myope (4 dioptries). On me dit que je n’aurai plus à porter de lunettes de myopie après l’intervention. Est-ce vrai? Est-ce la solution la meilleure?
    Avec mes remerciements anticipés,
    Roger J

  15. Dr Damien Gatinel

    Vous présentez une myopie certes invalidante en vision de loin (une myopie de -1.50 D limite l’acuité visuelle à 2 ou 3 dixièmes pour l’oeil concerné), mais dont la correction en PKR ou en LASIK est précise. Il est nécessaire d’effectuer un bilan pour vérifier l’absence de contre indications à la chirurgie réfractive. Si les cornées ne sont pas suffisamment épaisses ou régulières pour pratiquer un LASIK, une PKR (laser de surface) pourra être proposée a priori. Vous trouverez sur ce site de nombreuses pages consacrées à la description de ces techniques et de leurs effets indésirables.

  16. adam harly

    Salut, j’ai une question à vous poser Docteur voila j’ai 24 ans et je suis myope (-1.5 pour les deux yeux ) je me demande si l’opération Laser marchera pour mon cas …et est ce qu’il y aura pas des effets secondaires …merci

  17. Dr Damien Gatinel

    La présence d’une hypertonie (augmentation de la pression intra oculaire) est malheureusement une contre indication à la chirurgie par pose d’implants pour corriger la myopie. Le port des lentilles n’est pas responsables d’une augmentation de la pression intra oculaire. Mais la myopie est un facteur de risque de glaucome chronique. Il est important de vérifier régulièrement votre pression oculaire et éventuellement effectuer un bilan de dépistage de glaucome.

  18. Manon Lamarche

    Bonjour,

    Je suis allé chez Lasikmd pour une chirurgie au laser. Je n’ai pas pu bénéficier du lasik car j’avais trop de pression dans les yeux. probablement dû au fait que je porte des lentilles depuis mon adolescence. Un implant pourrait-il être possible dans mon cas? J’ai un myopie assez forte autour de -12.

    Merci,

  19. Dr Damien Gatinel

    A 25 ans vous n’êtes certainement pas presbyte (peut être myope et astigmate? ). L’indication d’une chirurgie au laser découle de plusieurs paramètres. La sécheresse oculaire forte peut s’aggraver après Lasik. La PKR pourrait être plus indiquée dans votre cas. Tout dépend du degré de myopie, de la topographie et l’état de vos cornées. Prenez éventuellement un second avis en posant des questions plus précises à votre chirurgien.

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