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Chirurgie de la myopie

Résumé pratique. La chirurgie de la myopie vise à réduire la dépendance aux lunettes ou aux lentilles. Le LASIK, la PKR, les techniques d’extraction lenticulaire et, dans certaines fortes myopies, les implants phakes répondent à des indications différentes établies après un bilan complet.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.

Publications de référence.

Être myope ne suffit pas à définir une indication opératoire. La stabilité de la correction, la géométrie et l’épaisseur de la cornée, la surface oculaire, la rétine, l’âge et les besoins visuels doivent être analysés ensemble. L’objectif est une correction adaptée à chaque œil, sans promettre l’absence définitive de lunettes.

Peut-on être opéré de la myopie ?

Une chirurgie réfractive peut être envisagée chez un adulte dont la myopie est suffisamment stable et dont l’examen ne met pas en évidence de contre-indication. La décision dépend moins d’un chiffre isolé de myopie que de l’ensemble du profil oculaire et visuel.

  • Stabilité réfractive : l’évolution récente de la myopie est recherchée à partir des anciennes ordonnances et des mesures du jour.
  • Cornée et surface oculaire : la topographie, la tomographie, l’épaisseur cornéenne, le film lacrymal et les paupières sont évalués.
  • Rétine et santé oculaire : l’examen est particulièrement important en cas de myopie forte, qui conserve ses risques rétiniens même après correction optique.
  • Âge et vision de près : la presbytie et l’état du cristallin influencent la stratégie, notamment après 40–45 ans.
  • Attentes : la conduite nocturne, le travail sur écran, le sport et l’acceptation éventuelle d’une correction complémentaire sont discutés.

Une myopie évolutive, une anomalie cornéenne évocatrice de kératocône, une sécheresse oculaire non contrôlée, certaines maladies oculaires ou des attentes incompatibles avec les possibilités de la chirurgie peuvent conduire à différer ou à ne pas proposer d’intervention.

Le bilan préopératoire avant une chirurgie de la myopie

Le bilan mesure la réfraction et l’acuité visuelle, cartographie la cornée, évalue la pachymétrie et la pupille, examine la surface oculaire et recherche une pathologie du cristallin ou de la rétine. Il permet de comparer les techniques possibles et d’expliquer leurs bénéfices, leurs limites, les suites attendues et les risques propres au patient.

Consulter le détail du bilan préopératoire et les principes du choix de la technique.

Organiser un bilan de chirurgie de la myopie

Prendre rendez-vous pour un bilan ne préjuge pas d’une indication opératoire. La consultation sert d’abord à déterminer si une chirurgie est pertinente et, le cas échéant, quelle stratégie peut être discutée.

  • Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : consultations en secteur 1.
  • Clinique Noémie de Rothschild : 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e — consultations en secteurs 1 et 2.
  • Rendez-vous privé, secteur 2 : secrétariat de Me Evelyne Barbosa — ebarbosa@for.paris.

Pour les professionnels et lecteurs souhaitant approfondir : principes optiques et profils d’ablation de la correction myopique.

Principes de la correction chirurgicale

L’œil myope est affecté par un excès de puissance optique. Les rayons lumineux convergent en avant de la rétine, formant une tache circulaire plutôt qu’un point — ce qui explique le flou perçu.

Comprendre les dioptries

L’excès de puissance de l’œil myope est quantifié en dioptries (D). Une lentille de −3,50 D corrige un œil dont l’excès de puissance est de 3,50 D. En pratique, le nombre de dioptries est l’inverse de la distance (en mètres) à laquelle le myope voit nettement sans correction : un patient qui voit net à 25 cm est myope de 1/0,25 = 4 D ; un autre qui voit net à 50 cm est myope de 1/0,5 = 2 D.

Ne pas confondre dioptries et dixièmes : les dioptries quantifient le défaut optique à corriger, les dixièmes mesurent l’acuité visuelle (capacité à distinguer des détails fins). Une forte myopie en dioptries n’implique pas toujours une très faible acuité — la pupille et d’autres facteurs entrent en jeu.

La chirurgie de la myopie consiste à réduire la puissance optique de l’œil myope pour rendre le patient emmétrope. Trois approches sont possibles selon le profil du patient :

Cornée Réduire sa puissance optique LASIK, PKR, SMILE

Chambre postérieure Insérer un implant phake ICL

Cristallin Remplacement par implant Chirurgie du cristallin clair

Techniques laser pour corriger la myopie

LASIK

Le LASIK associe un laser femtoseconde, qui crée un capot cornéen superficiel, et un laser excimer, qui remodèle le stroma pour réduire la puissance optique de la cornée. La récupération visuelle est habituellement rapide. La présence du capot, l’état de la surface oculaire et l’architecture cornéenne doivent être intégrés à l’indication.

Comprendre le LASIK.

PKR et techniques de surface

En PKR, le laser excimer agit à la surface de la cornée après retrait de l’épithélium. Il n’existe pas de capot cornéen. La récupération est plus progressive et les premiers jours peuvent être inconfortables. La PKR peut être préférée lorsque les caractéristiques cornéennes ou certaines activités rendent le LASIK moins approprié, mais une cornée fine ou irrégulière ne constitue pas à elle seule une indication opératoire.

La trans-PKR automatise l’ablation de l’épithélium par le laser ; ses suites restent celles d’une technique de surface. Comprendre la PKR.

Correction de la myopie par aplatissement contrôlé de la cornée au laser
Principe optique de la correction cornéenne de la myopie : le remodelage central réduit la puissance de la cornée.

SMILE et extraction lenticulaire

Le SMILE et les autres techniques d’extraction lenticulaire utilisent un laser femtoseconde pour individualiser un lenticule dans la cornée, retiré par une petite incision. Elles corrigent principalement la myopie et certains astigmatismes myopiques. Leurs résultats visuels sont globalement comparables à ceux du LASIK dans les populations étudiées, avec des différences concernant la personnalisation, la récupération et les possibilités de retouche.

Comprendre le SMILE et consulter une méta-analyse comparative SMILE–LASIK.

LASIK, PKR ou SMILE : comment comparer ?

Ces techniques peuvent toutes corriger efficacement une myopie chez des patients bien sélectionnés. Aucune n’est universellement supérieure : la qualité de l’indication, les mesures préopératoires et l’adéquation entre la technique et les besoins du patient comptent davantage qu’un classement général.

CritèreLASIKPKRSMILE
Accès à la cornéeCapot cornéenSurface, sans capotPetite incision, sans capot
Récupération initialeHabituellement rapidePlus progressiveHabituellement rapide, variable selon les cas
Personnalisation du traitementLarge selon la plateformeLarge selon la plateformePlus limitée pour certains traitements guidés
Retouche éventuelleLASIK ou PKR selon le casNouvelle technique de surface selon le casSouvent PKR ou autre stratégie
DécisionFondée sur la topographie, la tomographie, la pachymétrie, la réfraction, la surface oculaire et les objectifs visuels

Les comparaisons publiées montrent des niveaux élevés d’efficacité et de sécurité pour le LASIK comme pour le SMILE, mais les études ne portent pas toujours sur les mêmes degrés de myopie, les mêmes plateformes ni les mêmes critères de qualité visuelle. Voir la méta-analyse des essais randomisés.

Remplacement du cristallin par un implant

Ces techniques reposent sur l’ablation du cristallin, puis son remplacement par un implant. Cette intervention est équivalente à celle de la cataracte, réalisée sous anesthésie locale (gouttes). Les deux yeux ne sont pas opérés le même jour (avec au moins une semaine d’intervalle).

Chirurgie de la myopie par remplacement du cristallin — implant IOL
Correction de la myopie forte par remplacement du cristallin. biométrie oculaire

Cette technique est indiquée chez les patients de plus de 45–60 ans, présentant une cataracte associée à une myopie forte (> −12 D). Deux stratégies de correction sont possibles :

Monovision L’œil dominant est corrigé pour la vision de loin, l’œil dominé pour la vision de près. Solution éprouvée, fréquemment utilisée chez le myope presbyte en lentilles de contact.

Implants multifocaux Pour les myopies faibles à modérées, des implants diffractifs trifocaux permettent à chaque œil de voir de loin et de près sans lunettes. Sélection rigoureuse des candidats requise.

Implants phakes ICL et myopie forte

Un implant phake de chambre postérieure peut être discuté lorsque la myopie est élevée ou lorsque les caractéristiques de la cornée rendent une correction laser peu adaptée. L’implant est placé devant le cristallin naturel : aucune photoablation cornéenne n’est réalisée.

Cette chirurgie est intraoculaire. Le dimensionnement de l’implant, la profondeur de la chambre antérieure, l’endothélium cornéen, la pression intraoculaire, le cristallin et la rétine doivent être évalués. Une cataracte, une pression anormale, un positionnement inadéquat ou la nécessité d’une réintervention font partie des risques à expliquer. L’implant peut être retiré, mais le terme « réversible » ne signifie pas que l’intervention est dénuée de conséquences.

Des études de suivi à sept et huit ans rapportent une stabilité satisfaisante dans des cohortes sélectionnées, tout en soulignant la nécessité d’un suivi ophtalmologique. Consulter l’étude à huit ans sur les ICL à port central.

Résultats : comment interpréter les chiffres publiés ?

Une revue de 95 études publiées entre 2016 et 2023 rapporte, pour les traitements LASIK de la myopie, 88,3 % d’yeux atteignant une acuité non corrigée de 20/20 et 92,6 % de patients satisfaits. Les complications menaçant la vision étaient rares dans les études incluses. Ces données décrivent des populations et des techniques diverses ; elles ne constituent pas une prédiction individuelle.

Le degré de myopie, l’astigmatisme, la qualité de la cornée, l’âge, la sécheresse oculaire et la plateforme utilisée influencent la précision et les symptômes visuels. Un résultat résiduel, une régression, une sécheresse, des halos ou une retouche restent possibles et doivent être discutés avant l’intervention. Lire la revue de 2025 dans le Journal of Refractive Surgery.

Sécurité et dépistage du kératocône

Bilan préopératoire : la clé de la sécurité

L’ectasie cornéenne iatrogène est la complication la plus redoutée après une chirurgie cornéenne. Son principal facteur de risque est la présence d’un kératocône infraclinique (forme fruste) non détecté avant l’intervention. Examens essentiels

  • Topographie cornéenne (Placido)
  • Tomographie cornéenne (Pentacam, Orbscan)
  • Pachymétrie (épaisseur cornéenne)
  • Cartographie épithéliale (OCT)
  • Biomécanique cornéenne (Corvis ST, ORA)

Outils de dépistage IA

  • SCORE Analyzer (Gatinel & Saad)
  • BAD-D (Belin-Ambrósio)
  • TBI (Tomographic and Biomechanical Index)
  • Réseaux de neurones convolutifs

Ne pas se frotter les yeux : une recommandation capitale

Les cornées présentant des anomalies évocatrices de kératocône débutant sont très souvent retrouvées chez des patients qui se frottent les yeux de manière chronique (patients allergiques, blépharites, démaquillage vigoureux).

Après chirurgie réfractive : il faut éviter de se frotter les yeux et suivre les consignes postopératoires. Les frottements répétés peuvent traumatiser la surface oculaire et sont particulièrement déconseillés en présence d’une fragilité cornéenne. Cette recommandation vaut également avant la chirurgie. Lire : Kératocône et frottement oculaire

Comment la technique est-elle choisie ?

La technique ne peut pas être déterminée à partir du seul nombre de dioptries ni à distance. Plusieurs options peuvent être discutées, puis retenues ou écartées après l’examen.

Élément du bilanConséquence possible sur la discussion
Myopie stable, cornée régulière et surface oculaire équilibréeUne ou plusieurs techniques cornéennes peuvent être comparées
Topographie ou tomographie atypiqueUne chirurgie cornéenne peut être contre-indiquée, même si l’épaisseur paraît suffisante
Myopie forteLaser, implant phake ou abstention sont comparés selon l’anatomie et l’âge
Presbytie ou modification du cristallinL’objectif de vision de près et les options liées au cristallin doivent être intégrés
Sécheresse ou inflammation de la surface oculaireTraitement préalable et réévaluation avant toute décision

Le choix définitif est expliqué au terme du bilan préopératoire. Il peut aussi être raisonnable de ne pas opérer. Approfondir les critères de choix.

Approfondissements transversaux. Pour replacer la chirurgie de la myopie dans une perspective plus large : histoire et évolution des techniques, satisfaction et qualité de vie, motivations et idées reçues, et prévention de l’ectasie après chirurgie cornéenne.

Questions fréquentes sur l’opération de la myopie

L’opération de la myopie nécessite-t-elle une anesthésie générale ?

Non. L’opération est réalisée sous anesthésie locale par collyres (lidocaïne), quelle que soit la technique. Les patients anxieux peuvent bénéficier d’une légère sédation en complément. Une anesthésie générale est exceptionnelle et discutée au cas par cas lors de la consultation préopératoire.

Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?

Pour les techniques laser, les deux yeux sont souvent traités au cours de la même séance, mais le protocole dépend de la technique, du centre et du contexte médical. Les interventions intraoculaires sont généralement espacées. Cette organisation est confirmée pendant le bilan.

À partir de quel âge peut-on se faire opérer de la myopie ?

La chirurgie est discutée chez l’adulte lorsque la myopie est suffisamment stable. Il n’existe pas de limite supérieure unique : avec l’âge, la presbytie, l’état du cristallin, la rétine et les objectifs de vision de près modifient l’indication et parfois la technique.

Quelle est la différence entre LASIK et PKR ?

Les deux techniques utilisent un laser excimer, mais l’accès à la cornée diffère. Le LASIK comporte un capot et permet habituellement une récupération plus rapide. La PKR traite la surface sans capot, avec une récupération plus progressive. Le choix ne repose pas seulement sur l’épaisseur cornéenne.

La chirurgie de la myopie est-elle remboursée ?

Non, la chirurgie réfractive de la myopie n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie, qui la considère comme un acte de confort. Certaines mutuelles complémentaires prévoient une prise en charge partielle. Les frais sont à la charge du patient, avec des tarifs variables selon le centre et la technique.

La myopie peut-elle revenir après l’opération ?

Un défaut résiduel ou une régression partielle sont possibles. Leur probabilité dépend notamment du degré de myopie, de la cicatrisation et d’une éventuelle poursuite de l’évolution de l’œil. Une retouche n’est envisagée qu’après un nouveau bilan et si elle reste suffisamment sûre.

La presbytie est-elle une contre-indication à l’opération ?

Non. La presbytie n’est pas une contre-indication à la chirurgie de la myopie. Elle doit cependant être intégrée dans la planification : un myope de −3 D qui retire ses lunettes peut lire à 33 cm sans effort. La correction totale de sa myopie lui fera perdre cet avantage pour la vision de près.

Peut-on opérer un enfant ou un adolescent myope ?

La chirurgie réfractive destinée à supprimer les lunettes n’est pas proposée de façon courante tant que l’œil grandit et que la myopie évolue. Chez l’enfant et l’adolescent, la priorité est le suivi ophtalmologique et, lorsqu’elle est indiquée, la stratégie de ralentissement de la progression myopique.

Comment se passe l’opération le jour J ?

L’intervention est ambulatoire et réalisée sous anesthésie locale par collyres. Sa durée et l’organisation des contrôles varient selon la technique. Des consignes écrites, un traitement postopératoire et un calendrier de suivi personnalisé sont remis au patient.

Combien coûte une opération de la myopie au laser ?

La chirurgie réfractive n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Le coût dépend de la technique et du lieu de prise en charge. Un devis personnalisé est remis après le bilan ; certaines complémentaires santé peuvent prévoir un forfait.

Références bibliographiques

  1. Ang M, Gatinel D, Reinstein DZ, et al. Refractive surgery beyond 2020. Eye. 2021;35:362–382. doi:10.1038/s41433-020-1096-5
  2. Salah-Mabed I, Moran S, Perez E, Debellemanière G, Gatinel D. Anatomical and Visual Outcomes after LASIK with the WaveLight® Refractive Suite. J Ophthalmol. 2020;2020:7296412. PMID: 33083051
  3. Zéboulon P, Debellemanière G, Bouvet M, Gatinel D. Corneal Topography Raw Data Classification Using a Convolutional Neural Network. Am J Ophthalmol. 2020;219:33–39.
  4. Saad A, Gatinel D. Topographic and Tomographic Properties of Forme Fruste Keratoconus Corneas. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2010;51:5546–5555.
  5. Gatinel D. Challenging the « no rub, no cone » keratoconus conjecture. Int J Keratoconus Ectatic Corneal Dis. 2018;7:66–81.
  6. Susanna BN, Mohan N, Santhiago MR, Randleman JB. Laser In Situ Keratomileusis Outcomes and Complications: 2016 to 2023. J Refract Surg. 2025. doi:10.3928/1081597X-20250312-01
  7. Liu Z, et al. Seven-year follow-up of LASIK for moderate to severe myopia. J Refract Surg. 2008;24(9):935–940.
  8. Kamiya K, et al. Eight-Year Outcomes of ICL With a Central Port. Front Med. 2021;8:799078.
  9. Moshirfar M, Bennett P, Ronquillo Y. Laser In Situ Keratomileusis (LASIK). StatPearls. 2023.

95 réponses à « Chirurgie de la myopie »

  1. Dr Damien Gatinel

    Il est possible d’opérer une myopie forte (ex -9.50 D) en chirurgie cornéenne type LASIK, à condition que la cornée présente une épaisseur et une régularité suffisantes. Un bilan préopératoire détaillé est donc nécessaire avant de se prononcer.

  2. Bonsoir,
    J’ai 27 ans, j’ai une forte myopie -9.5 associée à un strabisme divergent uniquement dans l’oeil droit, l’oeil gauche est neutre. J’ai consulté chez deux ophtalmologues pour une correction par laser l’un me l’a recommandé et l’autre non sous prétexte qu’on fait plus de correction par laser quand la myopie dépasse -6. Je suis restée bloquée devant ces deux avis contradictoires je ne sais plus quoi faire. Pouvez vous me donner votre avis Docteur ?
    Cordialement,

  3. Dr Damien Gatinel

    Une myopie de 17 Dioptries n’est pas corrigible en LASIK. En revanche, l’insertion d’implants phakes est une possiblité de correction à 37 ans.

  4. CHALLAL

    Bonjour Docteur.
    j’ai 37 ans et je porte des lentilles depuis plus de 14 ans.
    j’ai une forte myopie de -17 et astigmat .
    j’aimerai savoir quelle methode m’est recommandée car d’apres un ophtalmo consulté y’a plus de 7 ans il ne serait pas possible d’appliquer un lazer dans mon cas.
    veuillez m’informer pour pouvoir decider.
    cordialement

  5. Dr Damien Gatinel

    Il est possible, en cas d’opération, de réaliser une légère sous correction de l’oeil non dominant pour anticiper l’apparition de la presbytie. Par ailleurs, celle ci ne simplifie pas forcément la vie des myopes, car si vous portez des lentilles, il faudra des lunettes « en plus » pour la lecture (ou bien réaliser une sorte de « sous correction » de l’oeil non dominant…).

  6. Dorothée

    Bonjour,
    J’ai 37 ans et une myopie stable depuis quelques années -3,25 et -3,50.
    Je supporte les lentilles mais je ressens quelques fois un certain inconfort notamment à l’oeil droit.
    Je ne souhaite pas porter mes lunettes quotidiennement. J’envisage donc l’opération mais, selon vous, cela vaut-il encore la peine sachant que la presbytie arrivera d’ici quelques années… et que je vais, de nouveau, devoir porter des lunettes?
    Cordialement

  7. Dr Damien Gatinel

    Votre degré de myopie excède les possibilités de correction par implant ICL. Le mieux est d’envisager une chirurgie précoce de la catracte. Les yeux atteints de myopie forte sont souvent atteint de cataracte tôt dans la vie et le remplacement du cristallin par un implant de puissance adaptée sera à lors à même de réduire très fortement votre myopie et éventuellement de corriger en même temps tout ou partie de votre myopie.

  8. Sonia

    Bonjour doc Je suis myope de naissance, astigmate depuis 10 ans , je porte des lentilles souple pour ma myopie ,j’ai -24 et -23 et des lunettes par dessus pour l’astigmatie;;;j’ai 44 ans
    Je souffre de plus en plus de cet handicap car vous vous douter bien que je ne vois pas bien malgré les 2 corrections j’ai entendu parler de ICL est ce que cette opération chir est chère
    est t elle risquée Merci
    Cordialement

  9. Dr Damien Gatinel

    Un LASIK pourrait être réalisé mais avec certaines contraintes comme la nécessaire réduction de la zone optique traitée, et ceci porurait compromettre la vision en basse luminosité. Ceci à mettre en relation avec votre « dynamique pupillaire « (diamètre de la pupille dans des conditions de faible éclairage). Un implant ICL est à même de vous corriger en totalité, mais les implants phakes sont parfois source de certaines complications à long terme (tension oculaire, cataracte, etc.). On recommande dans certains cas d’attendre la trentaine pour les poser.

  10. U. David

    Bonjour Docteur,
    J’ai actuellement 27 ans. J’ai -10.5 dioptries à chaque oeil + astigmatisme (-1.5). L’épaisseur de la cornée au centre est de 510 microns. Est-ce que je peux bénéficier de l’opération Lasik? Sinon, pensez-vous un implant ICL est une bonne solution pour ne plus porter les lunettes?
    Merci d’avance pour votre retour.

  11. Dr Damien Gatinel

    Le LASIK ne permet pas de corriger une myopie aussi importante. Il faut recourir à une chirurige par implant, soit en insérant un implant sans retirer le cristallin (implant phake), soit en remplacement le cristallin par un implant (cette méthode sera privilégiée si vous présentez des signes de « pré-cataracte », qui peuvent apparaître plus précocémment chez les myopes fort). Un bilan préopératoire est bien entendu indispensable.

  12. Bonjours Docteur

    je vais avoir 44 ans et je porte des lentilles depuis 39 ans j’ai une forte myopie mais je désire maintenant me faire oprerer, est ce encore possible à mon age, j’ai une correction de oeil droit -18 addition .oeil gauche 17.50

    merci

  13. Dr Damien Gatinel

    Il est effectivement rcommandé de ne pas porter des lentilles rigides quelques semaines avant la réalisation du bilan préopératoire (pour ne pas fausser en partie l’examen de topographie cornéenne). Il est en revanche possible de remplacer les lentilles rigides par des lentilles souples durant cette période. Ces précautions sont utiles à la fois pour les chirurgie cornéennes (LASIK, PKR, etc.) et les chirurgies par remplacement du cristallin (indiquées en cas de cataracte débutante).

  14. Bruno CANALIS

    Bonjour Docteur,

    Déjà félicitations pour votre site qui explique de façon très clair les différentes types d’opérations pour corriger la myopie.

    J’ai 63 ans et je porte des lentilles perméables à l’oxygène de type Menicon Ex Z depuis l’âge de 25 ans avec les corrections suivantes :
    OD : – 8
    OG : – 6
    Depuis maintenant 3 ans je supporte difficilement mes lentilles essentiellement l’œil gauche.
    J’envisage donc de me faire opérer.

    Ce qui me fait peur c’est qu’à priori il faudrait que je ne portes plus mes lentilles pendant une longue période avant l’opération.
    Cela est-il vrai et cette période dépend telle du type d’opération ?
    Merci par avance pour votre réponse.

    Salutations

  15. Dr Damien Gatinel

    Pour ce degré de myopie, il est plutôt recommandé de réaliser une chirurige par pose d’implants ICL. Les indications du LASIK sont généralement limitées à 10 ou 11 D en fonction de l’épaisseur de la cornée.

  16. V.durand

    Bonjour,

    J’ai 28 ans et je suis myope avec léger astigmat:
    OD : – 13
    OG : – 13. 50
    Au vue de ma myopie on me propose un implant ICL. Quand pensez-vous? Est ce possible de me faire un lasik ?
    Je porte des lentilles depuis 14ans maintenant. Et mes yeux commencent a etre sec… je ne supporte pas les lentilles rigide.
    Merci d’avance pour votre retour.

  17. Dr Damien Gatinel

    Il s’agit effectivement d’une bonne indication, vis à vis de votre âge (>35 ans) et votre degré de myopie (au delà des possibilités de correction en LASIK).

  18. Benabid

    BSR j’ai 37 ans et j’ai une forte myopie de -13 et -16 je porte des lentilles de contact. Depuis 17 ans je comance à être fatigué de les mettre et de les retire tous les jours du coup j’envisage de me faire faire des implants .
    Dans l’attente cordialement

  19. Dr Damien Gatinel

    Il est effectivement plutôt indiqué de poursuivre le port des lentilles de contact pour l’instant. La tolérance des implants phakes (pour la correction de la myopie forte) n’est pas illimitée dans le temps. Il vaut mieux recourir à ceux-ci quand la tolérance des lentilles devient insuffisante.

  20. HDCaulfield

    Bonjour Damien,

    Je suis myope & astigmate (-9 oeil gauche, – 14 oeil droite) et porte des lentilles depuis plus de 15 ans (j’en ai 30 aujourd’hui) et jusqu’à présent les ophtalmos m’ont dit que l’opération implants était possible à ma correction mais déconseillée si je supporte les lentilles.

    Partagez-vous ce point de vue ? Si j’étais amené à ne plus supporter les lentilles, quelle est la probabilité que je puisse porter des implants via opération ?

    Merci pour votre retour

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