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Chirurgie de la myopie

Résumé pratique. La chirurgie de la myopie vise à réduire la dépendance aux lunettes ou aux lentilles. Le LASIK, la PKR, les techniques d’extraction lenticulaire et, dans certaines fortes myopies, les implants phakes répondent à des indications différentes établies après un bilan complet.

Auteur et révision. Damien Gatinel, MD, PhD — dernière révision médicale : 19 août 2026.

Publications de référence.

Être myope ne suffit pas à définir une indication opératoire. La stabilité de la correction, la géométrie et l’épaisseur de la cornée, la surface oculaire, la rétine, l’âge et les besoins visuels doivent être analysés ensemble. L’objectif est une correction adaptée à chaque œil, sans promettre l’absence définitive de lunettes.

Peut-on être opéré de la myopie ?

Une chirurgie réfractive peut être envisagée chez un adulte dont la myopie est suffisamment stable et dont l’examen ne met pas en évidence de contre-indication. La décision dépend moins d’un chiffre isolé de myopie que de l’ensemble du profil oculaire et visuel.

  • Stabilité réfractive : l’évolution récente de la myopie est recherchée à partir des anciennes ordonnances et des mesures du jour.
  • Cornée et surface oculaire : la topographie, la tomographie, l’épaisseur cornéenne, le film lacrymal et les paupières sont évalués.
  • Rétine et santé oculaire : l’examen est particulièrement important en cas de myopie forte, qui conserve ses risques rétiniens même après correction optique.
  • Âge et vision de près : la presbytie et l’état du cristallin influencent la stratégie, notamment après 40–45 ans.
  • Attentes : la conduite nocturne, le travail sur écran, le sport et l’acceptation éventuelle d’une correction complémentaire sont discutés.

Une myopie évolutive, une anomalie cornéenne évocatrice de kératocône, une sécheresse oculaire non contrôlée, certaines maladies oculaires ou des attentes incompatibles avec les possibilités de la chirurgie peuvent conduire à différer ou à ne pas proposer d’intervention.

Le bilan préopératoire avant une chirurgie de la myopie

Le bilan mesure la réfraction et l’acuité visuelle, cartographie la cornée, évalue la pachymétrie et la pupille, examine la surface oculaire et recherche une pathologie du cristallin ou de la rétine. Il permet de comparer les techniques possibles et d’expliquer leurs bénéfices, leurs limites, les suites attendues et les risques propres au patient.

Consulter le détail du bilan préopératoire et les principes du choix de la technique.

Organiser un bilan de chirurgie de la myopie

Prendre rendez-vous pour un bilan ne préjuge pas d’une indication opératoire. La consultation sert d’abord à déterminer si une chirurgie est pertinente et, le cas échéant, quelle stratégie peut être discutée.

  • Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild : consultations en secteur 1.
  • Clinique Noémie de Rothschild : 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e — consultations en secteurs 1 et 2.
  • Rendez-vous privé, secteur 2 : secrétariat de Me Evelyne Barbosa — ebarbosa@for.paris.

Pour les professionnels et lecteurs souhaitant approfondir : principes optiques et profils d’ablation de la correction myopique.

Principes de la correction chirurgicale

L’œil myope est affecté par un excès de puissance optique. Les rayons lumineux convergent en avant de la rétine, formant une tache circulaire plutôt qu’un point — ce qui explique le flou perçu.

Comprendre les dioptries

L’excès de puissance de l’œil myope est quantifié en dioptries (D). Une lentille de −3,50 D corrige un œil dont l’excès de puissance est de 3,50 D. En pratique, le nombre de dioptries est l’inverse de la distance (en mètres) à laquelle le myope voit nettement sans correction : un patient qui voit net à 25 cm est myope de 1/0,25 = 4 D ; un autre qui voit net à 50 cm est myope de 1/0,5 = 2 D.

Ne pas confondre dioptries et dixièmes : les dioptries quantifient le défaut optique à corriger, les dixièmes mesurent l’acuité visuelle (capacité à distinguer des détails fins). Une forte myopie en dioptries n’implique pas toujours une très faible acuité — la pupille et d’autres facteurs entrent en jeu.

La chirurgie de la myopie consiste à réduire la puissance optique de l’œil myope pour rendre le patient emmétrope. Trois approches sont possibles selon le profil du patient :

Cornée Réduire sa puissance optique LASIK, PKR, SMILE

Chambre postérieure Insérer un implant phake ICL

Cristallin Remplacement par implant Chirurgie du cristallin clair

Techniques laser pour corriger la myopie

LASIK

Le LASIK associe un laser femtoseconde, qui crée un capot cornéen superficiel, et un laser excimer, qui remodèle le stroma pour réduire la puissance optique de la cornée. La récupération visuelle est habituellement rapide. La présence du capot, l’état de la surface oculaire et l’architecture cornéenne doivent être intégrés à l’indication.

Comprendre le LASIK.

PKR et techniques de surface

En PKR, le laser excimer agit à la surface de la cornée après retrait de l’épithélium. Il n’existe pas de capot cornéen. La récupération est plus progressive et les premiers jours peuvent être inconfortables. La PKR peut être préférée lorsque les caractéristiques cornéennes ou certaines activités rendent le LASIK moins approprié, mais une cornée fine ou irrégulière ne constitue pas à elle seule une indication opératoire.

La trans-PKR automatise l’ablation de l’épithélium par le laser ; ses suites restent celles d’une technique de surface. Comprendre la PKR.

Correction de la myopie par aplatissement contrôlé de la cornée au laser
Principe optique de la correction cornéenne de la myopie : le remodelage central réduit la puissance de la cornée.

SMILE et extraction lenticulaire

Le SMILE et les autres techniques d’extraction lenticulaire utilisent un laser femtoseconde pour individualiser un lenticule dans la cornée, retiré par une petite incision. Elles corrigent principalement la myopie et certains astigmatismes myopiques. Leurs résultats visuels sont globalement comparables à ceux du LASIK dans les populations étudiées, avec des différences concernant la personnalisation, la récupération et les possibilités de retouche.

Comprendre le SMILE et consulter une méta-analyse comparative SMILE–LASIK.

LASIK, PKR ou SMILE : comment comparer ?

Ces techniques peuvent toutes corriger efficacement une myopie chez des patients bien sélectionnés. Aucune n’est universellement supérieure : la qualité de l’indication, les mesures préopératoires et l’adéquation entre la technique et les besoins du patient comptent davantage qu’un classement général.

CritèreLASIKPKRSMILE
Accès à la cornéeCapot cornéenSurface, sans capotPetite incision, sans capot
Récupération initialeHabituellement rapidePlus progressiveHabituellement rapide, variable selon les cas
Personnalisation du traitementLarge selon la plateformeLarge selon la plateformePlus limitée pour certains traitements guidés
Retouche éventuelleLASIK ou PKR selon le casNouvelle technique de surface selon le casSouvent PKR ou autre stratégie
DécisionFondée sur la topographie, la tomographie, la pachymétrie, la réfraction, la surface oculaire et les objectifs visuels

Les comparaisons publiées montrent des niveaux élevés d’efficacité et de sécurité pour le LASIK comme pour le SMILE, mais les études ne portent pas toujours sur les mêmes degrés de myopie, les mêmes plateformes ni les mêmes critères de qualité visuelle. Voir la méta-analyse des essais randomisés.

Remplacement du cristallin par un implant

Ces techniques reposent sur l’ablation du cristallin, puis son remplacement par un implant. Cette intervention est équivalente à celle de la cataracte, réalisée sous anesthésie locale (gouttes). Les deux yeux ne sont pas opérés le même jour (avec au moins une semaine d’intervalle).

Chirurgie de la myopie par remplacement du cristallin — implant IOL
Correction de la myopie forte par remplacement du cristallin. biométrie oculaire

Cette technique est indiquée chez les patients de plus de 45–60 ans, présentant une cataracte associée à une myopie forte (> −12 D). Deux stratégies de correction sont possibles :

Monovision L’œil dominant est corrigé pour la vision de loin, l’œil dominé pour la vision de près. Solution éprouvée, fréquemment utilisée chez le myope presbyte en lentilles de contact.

Implants multifocaux Pour les myopies faibles à modérées, des implants diffractifs trifocaux permettent à chaque œil de voir de loin et de près sans lunettes. Sélection rigoureuse des candidats requise.

Implants phakes ICL et myopie forte

Un implant phake de chambre postérieure peut être discuté lorsque la myopie est élevée ou lorsque les caractéristiques de la cornée rendent une correction laser peu adaptée. L’implant est placé devant le cristallin naturel : aucune photoablation cornéenne n’est réalisée.

Cette chirurgie est intraoculaire. Le dimensionnement de l’implant, la profondeur de la chambre antérieure, l’endothélium cornéen, la pression intraoculaire, le cristallin et la rétine doivent être évalués. Une cataracte, une pression anormale, un positionnement inadéquat ou la nécessité d’une réintervention font partie des risques à expliquer. L’implant peut être retiré, mais le terme « réversible » ne signifie pas que l’intervention est dénuée de conséquences.

Des études de suivi à sept et huit ans rapportent une stabilité satisfaisante dans des cohortes sélectionnées, tout en soulignant la nécessité d’un suivi ophtalmologique. Consulter l’étude à huit ans sur les ICL à port central.

Résultats : comment interpréter les chiffres publiés ?

Une revue de 95 études publiées entre 2016 et 2023 rapporte, pour les traitements LASIK de la myopie, 88,3 % d’yeux atteignant une acuité non corrigée de 20/20 et 92,6 % de patients satisfaits. Les complications menaçant la vision étaient rares dans les études incluses. Ces données décrivent des populations et des techniques diverses ; elles ne constituent pas une prédiction individuelle.

Le degré de myopie, l’astigmatisme, la qualité de la cornée, l’âge, la sécheresse oculaire et la plateforme utilisée influencent la précision et les symptômes visuels. Un résultat résiduel, une régression, une sécheresse, des halos ou une retouche restent possibles et doivent être discutés avant l’intervention. Lire la revue de 2025 dans le Journal of Refractive Surgery.

Sécurité et dépistage du kératocône

Bilan préopératoire : la clé de la sécurité

L’ectasie cornéenne iatrogène est la complication la plus redoutée après une chirurgie cornéenne. Son principal facteur de risque est la présence d’un kératocône infraclinique (forme fruste) non détecté avant l’intervention. Examens essentiels

  • Topographie cornéenne (Placido)
  • Tomographie cornéenne (Pentacam, Orbscan)
  • Pachymétrie (épaisseur cornéenne)
  • Cartographie épithéliale (OCT)
  • Biomécanique cornéenne (Corvis ST, ORA)

Outils de dépistage IA

  • SCORE Analyzer (Gatinel & Saad)
  • BAD-D (Belin-Ambrósio)
  • TBI (Tomographic and Biomechanical Index)
  • Réseaux de neurones convolutifs

Ne pas se frotter les yeux : une recommandation capitale

Les cornées présentant des anomalies évocatrices de kératocône débutant sont très souvent retrouvées chez des patients qui se frottent les yeux de manière chronique (patients allergiques, blépharites, démaquillage vigoureux).

Après chirurgie réfractive : il faut éviter de se frotter les yeux et suivre les consignes postopératoires. Les frottements répétés peuvent traumatiser la surface oculaire et sont particulièrement déconseillés en présence d’une fragilité cornéenne. Cette recommandation vaut également avant la chirurgie. Lire : Kératocône et frottement oculaire

Comment la technique est-elle choisie ?

La technique ne peut pas être déterminée à partir du seul nombre de dioptries ni à distance. Plusieurs options peuvent être discutées, puis retenues ou écartées après l’examen.

Élément du bilanConséquence possible sur la discussion
Myopie stable, cornée régulière et surface oculaire équilibréeUne ou plusieurs techniques cornéennes peuvent être comparées
Topographie ou tomographie atypiqueUne chirurgie cornéenne peut être contre-indiquée, même si l’épaisseur paraît suffisante
Myopie forteLaser, implant phake ou abstention sont comparés selon l’anatomie et l’âge
Presbytie ou modification du cristallinL’objectif de vision de près et les options liées au cristallin doivent être intégrés
Sécheresse ou inflammation de la surface oculaireTraitement préalable et réévaluation avant toute décision

Le choix définitif est expliqué au terme du bilan préopératoire. Il peut aussi être raisonnable de ne pas opérer. Approfondir les critères de choix.

Approfondissements transversaux. Pour replacer la chirurgie de la myopie dans une perspective plus large : histoire et évolution des techniques, satisfaction et qualité de vie, motivations et idées reçues, et prévention de l’ectasie après chirurgie cornéenne.

Questions fréquentes sur l’opération de la myopie

L’opération de la myopie nécessite-t-elle une anesthésie générale ?

Non. L’opération est réalisée sous anesthésie locale par collyres (lidocaïne), quelle que soit la technique. Les patients anxieux peuvent bénéficier d’une légère sédation en complément. Une anesthésie générale est exceptionnelle et discutée au cas par cas lors de la consultation préopératoire.

Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?

Pour les techniques laser, les deux yeux sont souvent traités au cours de la même séance, mais le protocole dépend de la technique, du centre et du contexte médical. Les interventions intraoculaires sont généralement espacées. Cette organisation est confirmée pendant le bilan.

À partir de quel âge peut-on se faire opérer de la myopie ?

La chirurgie est discutée chez l’adulte lorsque la myopie est suffisamment stable. Il n’existe pas de limite supérieure unique : avec l’âge, la presbytie, l’état du cristallin, la rétine et les objectifs de vision de près modifient l’indication et parfois la technique.

Quelle est la différence entre LASIK et PKR ?

Les deux techniques utilisent un laser excimer, mais l’accès à la cornée diffère. Le LASIK comporte un capot et permet habituellement une récupération plus rapide. La PKR traite la surface sans capot, avec une récupération plus progressive. Le choix ne repose pas seulement sur l’épaisseur cornéenne.

La chirurgie de la myopie est-elle remboursée ?

Non, la chirurgie réfractive de la myopie n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie, qui la considère comme un acte de confort. Certaines mutuelles complémentaires prévoient une prise en charge partielle. Les frais sont à la charge du patient, avec des tarifs variables selon le centre et la technique.

La myopie peut-elle revenir après l’opération ?

Un défaut résiduel ou une régression partielle sont possibles. Leur probabilité dépend notamment du degré de myopie, de la cicatrisation et d’une éventuelle poursuite de l’évolution de l’œil. Une retouche n’est envisagée qu’après un nouveau bilan et si elle reste suffisamment sûre.

La presbytie est-elle une contre-indication à l’opération ?

Non. La presbytie n’est pas une contre-indication à la chirurgie de la myopie. Elle doit cependant être intégrée dans la planification : un myope de −3 D qui retire ses lunettes peut lire à 33 cm sans effort. La correction totale de sa myopie lui fera perdre cet avantage pour la vision de près.

Peut-on opérer un enfant ou un adolescent myope ?

La chirurgie réfractive destinée à supprimer les lunettes n’est pas proposée de façon courante tant que l’œil grandit et que la myopie évolue. Chez l’enfant et l’adolescent, la priorité est le suivi ophtalmologique et, lorsqu’elle est indiquée, la stratégie de ralentissement de la progression myopique.

Comment se passe l’opération le jour J ?

L’intervention est ambulatoire et réalisée sous anesthésie locale par collyres. Sa durée et l’organisation des contrôles varient selon la technique. Des consignes écrites, un traitement postopératoire et un calendrier de suivi personnalisé sont remis au patient.

Combien coûte une opération de la myopie au laser ?

La chirurgie réfractive n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Le coût dépend de la technique et du lieu de prise en charge. Un devis personnalisé est remis après le bilan ; certaines complémentaires santé peuvent prévoir un forfait.

Références bibliographiques

  1. Ang M, Gatinel D, Reinstein DZ, et al. Refractive surgery beyond 2020. Eye. 2021;35:362–382. doi:10.1038/s41433-020-1096-5
  2. Salah-Mabed I, Moran S, Perez E, Debellemanière G, Gatinel D. Anatomical and Visual Outcomes after LASIK with the WaveLight® Refractive Suite. J Ophthalmol. 2020;2020:7296412. PMID: 33083051
  3. Zéboulon P, Debellemanière G, Bouvet M, Gatinel D. Corneal Topography Raw Data Classification Using a Convolutional Neural Network. Am J Ophthalmol. 2020;219:33–39.
  4. Saad A, Gatinel D. Topographic and Tomographic Properties of Forme Fruste Keratoconus Corneas. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2010;51:5546–5555.
  5. Gatinel D. Challenging the « no rub, no cone » keratoconus conjecture. Int J Keratoconus Ectatic Corneal Dis. 2018;7:66–81.
  6. Susanna BN, Mohan N, Santhiago MR, Randleman JB. Laser In Situ Keratomileusis Outcomes and Complications: 2016 to 2023. J Refract Surg. 2025. doi:10.3928/1081597X-20250312-01
  7. Liu Z, et al. Seven-year follow-up of LASIK for moderate to severe myopia. J Refract Surg. 2008;24(9):935–940.
  8. Kamiya K, et al. Eight-Year Outcomes of ICL With a Central Port. Front Med. 2021;8:799078.
  9. Moshirfar M, Bennett P, Ronquillo Y. Laser In Situ Keratomileusis (LASIK). StatPearls. 2023.

95 réponses à « Chirurgie de la myopie »

  1. Dr Damien Gatinel

    Les fluctuations de la correction visuelle sont fréquentes après PKR, au cours des premières semaines. Elles sont liées à la cicatrisation épithéliale. L’épithélium de la cornée, qui est retiré lors de la PKR, recouvre à nouveau progressivement la surface cornéenne; cette couche de cellules stratifiées peut varier en épaisseur au cours de cette phase et ceci peut en retour faire fluctuer la correction et la vision.

  2. Dr Damien Gatinel

    Il existe des solutions qui doivent pour être envisagées suivre un bilan et des tests éventuels.

  3. BOUCHRA DAOUDI

    Bonjour docteur;
    j’ai 50 ans et je porte des lunettes de prés ,est ce que je peux faire la technique LASIK (de prés) ou autre technique?
    Merci d’avoir me conseiller

  4. Yusuff AREMU

    Bonjour Docteur.
    Âgé de 27 ans, bientôt un mois maintenant que j’ai changé mes verres optiques qui sont passés à -11.
    Malgré cela je trouve que ma vision est encore floue. Quelle technique ou qu’elle chirurgie adopter pour voir comme tout le monde?

  5. Bonjours Docteur

    je vais avoir 27 ans et je porte des lunettes depuis 20 ans j’ai une myopie de OD=-9.25 et OG=10.75 je désire maintenant me faire opérer, est ce encore possible à mon Age??
    est ce que possible de réaliser une opération par lasik? ou l’implant est la seule technique pour moi?
    est ce que possible de réaliser un lasik pour dimunier la myopie vers -3
    merci bcq

  6. Galle

    Bonjour

    J’ai fais une opération PKR il y a deux semaines pour corriger une myopie de -2,5 et -2,25.

    Depuis ma vision c’est amélioré mais je n’ai pas encore vue nette de loin comme de près une seule fois.

    J’avoue que cela me fais peur, est-ce normal ?

  7. Dr Damien Gatinel

    Ce type de symptômes visuels évoquent un phénomène d’origine positionel de l’optique de l’ICL, qui pourrait être décentré relativement à votre pupille. Votre implant consiste en une lentille biconcave (puissance très négative), dont un léger désaxage pourrait générer des effets prismatiques marqués (générant de l’aberration de type coma verticale dans votre situation).

  8. Abdou

    J’ai 30 ans.J’ai été opéré en janvier 2020 pour un implant myopic ICL . Mon acuité est restée la-même(myopie d’environ -5, -5.25) C’est un choix,en accord avec le chirurgien,pcq je suis tres fort myop -25 et -26.
    Par contre ,depuis cette opération,je suis gêné par des « étoiles lumineuses »qui appraissent en présence d’une source lumineuse(naturelle ou artificielle).Pour vous situer l’importance de cette gêne,voici 3 exemples:
    _je marche sur un trottoir,un lampadaire est allumé:je suis obligé de cacher ce lampadaire avec ma main sinon les branches de cette étoile lumineuse sont si grandes qu’elles descendent jusqu’au sol et m’empêche de voir devant moi.
    _sur une table,une bougie est allumée,la pièce n’est pas dans la pénombre:des traits lumineux partent de la flamme et masquent une partie de mon assiette qui se trouve à 50 cm.
    _Je suis à l’intérieur de mon habitation.Dehors le ciel est clair.De chaque côté de la fenêtre,des traits lumineux fusent de toutes parts(un peu comme les traits rouges du drapeau anglais)
    Je tiens à préciser que je ne suis pas ébloui car dès que je cache la source de ces étoiles,ma vision se rétablit instantanément.Je ne travaille plus depuis cette date (le médecin du travail me jugeant inapte à mon poste),je ne conduis plus.Je vous passe les détails sur toutes les conséquences morales et matérielles.
    Je me souviens avoir rencontré il y a quelques années,une personne qui s’était faite opérer des 2 yeux:1 oeil était parfait,l’autre avait ce problème que je décris.Je n’ai pas les coordonnées de cette personne donc je ne sais si elle a trouvé une solution à son prblème.
    Merci de l’attention que vous porterez à mon long message.J’ai besoin d’espoir.Je suis monophtalme,vous imaginez l’importance de la qualité optique de cet oeil.

  9. Dr Damien Gatinel

    Une correction par implant phake est possible a priori: ces implants sont positionnés entre le cristallin et l’iris. Un bilan préopératoire est nécessaire pour en valider l’indication.

  10. STIEGLITZ

    Bonsoir,

    Je suis myope depuis mon plus jeune âge et porte des lentilles souples journalières depuis mes 12 ans. Ma myopie ne bouge plus depuis bientôt 2-3 ans (-6.50 a chaque œil en correction lentilles et -7,25/50 en lunettes)
    Je souhaitais me faire opérer malheureusement le laser est contre indique dans mon cas car ma cornée est trop fine (en dessous de 450microns il me semble).
    J’ai bientôt 33 ans et je souhaitais savoir si j’étais éligible à un implant et quel type?
    Dois je garder mes lentilles lunettes encore une dizaine d’années ?
    Je vous remercie par avance

  11. Dr Damien Gatinel

    Tout dépend du degré de votre myopie, et de vos souhaits en matière de correction. Vous êtes presbyte en plus de la myopie (depuis l’âge de 45 ans environ) et si l’on corrigeait en totalité votre myopie des deux côtés, vous ne pourriez plus lire sans lunettes d’appoint. Quand les patients présentent une myopie relativement élevée, il peut être avantageux de la réduire d’un côté ou des deux (mais pas forcément en totalité d’un côté ou des deux) pour permettre un meilleur compromis entre la vision de loin et la vision de près. Des tests en lentilles sont possible pour simuler un résultat visuel pour ce type de correction.

  12. LEMOINE Françoise

    Bonjour, J’ai 53 ans et j’ai demandé ce jour à mon ophtalmo s’il était envisageable de corriger ma myopie par opération. Elle m’a immédiatement répondu non car j’étais également presbyte et avait un problème de convergence, corrigé par un prisme pour mon œil gauche. Elle m’a bien dit qu’elle n’effectuait pas ce type d’intervention, mais que si elle demandait l’avis de son confrère, il serait identique. Je l’ai donc cru. Mais au vu des échanges sur ce site, je suis perplexe. Quand pensez vous ? est ce que je dois me dire que cela est impossible ? Merci par avance pour votre réponse.

  13. Dr Damien Gatinel

    Les corrections entrées dans le laser sont principalement en rapport avec la mesure de la réfraction lors du test d’acuité visuelle subjective (quand on fait lire des lettres au patient avec différentes correction jusqu’à atteindre la meilleure acuité visuelle possible). La topographie cornéenne ne renseigne pas sur la correction, mais sur les possibilités opératoires en matière d’épaisseur et régularité de la cornée.

  14. Fado

    Bonjour docteur, je veux savoir comment le chirurgien détermine les bonnes corrections de yeux pendant l’intervention? Est ce qu’il utilise les mêmes corrections dans l ordonnance ou il détermine les corrections à partir de la topographie coréenne? Cordialement

  15. Dr Damien Gatinel

    Vous présentez a priori une bonne indication à l’implantation dite « phake ». La correction peut procurer des résultats comparable à celle des lentilles de contact rigide. Un bilan préopératoire est nécessaire pour confirmer votre éligibilité et déterminer les risques éventuels plus spécifiques de votre oeil (selon sa tension préopératoire, et les dimensions de son segment antérieur, c’est à dire la distance entre la cornée et le cristallin).

  16. Stéphane

    Bonjour Docteur Gatinel,
    je vous ai consulté en 2018 pour une opération de la myopie forte, -16 dioptrie sur un oeil (-13 de myopie et -3 astigmatisme il me semble) et -6,75 (-1,25 astigmat ) sur l’autre oeil , vous m’aviez dit d’attendre et m’aviez orienté vers les lentilles rigides : (-6 sur un l’œil et -13 sur l’autre) le résultat était spectaculaire , l’acuité de mon l’œil le plus myope et amblyope a pu atteindre 8/10 !
    sauf que trop de poussière je ne pouvais pas les supportait à l’extérieur , et la moindre poussière entre la lentille et l’œil me rendait la vie infernale :'( , j’ai donc arrêté de les porter au bout de un an ,
    aujourd’hui j’ai 42 ans je porte des lunettes progressives,
    j’aimerais savoir quelles sont mes chances si j’opère mon œil le plus myope par implant ? est ce que je vais récupérer une excellente vision comme avec les lentilles rigides sans les inconvénients des lentilles ? Y a-t-il un risque pour mes yeux avec cette chirurgie à 42 ans?

  17. Dr Damien Gatinel

    La pose d’implants ne ralentit pas la progression de la mopie forte. Il semble conseillé, à trente ans, de poursuivre le port des lunettes et/ou lentilles tant qu’il est possible.

  18. marine m

    Bonsoir,

    Je suis forte myope et astigmate depuis petite (-17,50 aux deux yeux). Je porte depuis l’âge de 8 ans des lentilles rigides, puis des souples hydratantes, aujourd’hui suite à des sécheresses oculaires je porte des lentilles hybrides (-13) couplées à des lunettes pour être corrigée.
    En complément pour le repos je porte mes loupes pour préserver ma cornée.
    A cela ma cornée est très plate, ce qui est rare pour une forte myope. Depuis peu on m’a découvert sur un oeil un retinoschisis et de l’autre j’ai eu à deux reprises un abcès de la cornée (pb résolu).

    Agée de 30 ans et ayant une vue évolutive à la baisse, on m’a récemment conseillé de penser à une intervention pour des implants. Je reste sceptique sur le sujet.

    Il y a 3 ans, vous m’aviez conseillé d’attendre si dans 10 ans je ne voulais pas avoir une vue d’une personne âgée. Je me trompe certainement avec l’avancée de la recherche;

    Pensez vous qu’une intervention avec implant est envisageable ou est il conseillé de conserver les lentilles + lunettes tant que je les supportes?

    D’avance merci de votre réponse

  19. Cecile

    Je vous remercie beaucoup pour votre réponse Docteur. Je pense suivre votre conseil et continuer avec les lentilles tant que mes yeux les supportent. Je vous remercie pour ce site et de prendre le temps de répondre à chacun d’entre nous.

  20. Dr Damien Gatinel

    Une intervention peut être envisagée, en laser, et pour déterminer la meilleure stratégie, des simulations en lentilles de contact peuvent être réalisées (pour vérifier qu’une « monovision » est bien tolérée par exemple).

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