La myopie est un défaut visuel qui se caractérise par une vision floue de loin et nette de près. La vision floue de loin est généralement due à un allongement de l’œil : on parle d’une longueur axiale excessive. Sans correction, le myope voit flou de loin mais net de près, jusqu’à une certaine distance appelée punctum remotum. Plus cette distance est rapprochée, plus la myopie est forte. L’étymologie de la myopie tient au grec « μυωπία », muopia (littéralement « vue de taupe »).
Qu’est-ce que la myopie ?
Dans un œil sain (dit emmétrope), les rayons issus de sources lointaines (au-delà de 5 mètres) sont réfractés dans le plan de la rétine par la cornée et le cristallin (sans effort accommodatif de ce dernier). L’œil myope est trop long, et les rayons issus d’une source lumineuse lointaine convergent dans un plan situé en avant de la rétine puis divergent pour former l’image rétinienne. Cette image est défocalisée et floue, comme celle que reçoit un écran situé un peu trop loin d’un projecteur vidéo.
En revanche, pour des sources rapprochées, les rayons arrivant au contact de la cornée en divergence peuvent converger dans le plan rétinien sans effort accommodatif. C’est pour cela que le myope voit bien et net de près sans lunettes, même après l’instauration de la presbytie.
La myopie est la plus fréquente des erreurs réfractives de l’œil (amétropies), et réduit la netteté de la vision des objets éloignés : il existe en revanche toujours une distance rapprochée où la vision du myope est nette sans effort.
À retenir
- Le myope voit flou de loin, net de près
- L’œil myope est généralement trop long par rapport à son pouvoir optique
- La myopie est l’erreur réfractive (amétropie) la plus fréquente dans le monde
- Elle est quantifiée en dioptries (D) et corrigeable optiquement ou chirurgicalement
Prévalence et épidémiologie de la myopie
La myopie représente un véritable enjeu de santé publique mondial. En France, environ 40 % de la population est myope, et parmi ces patients, 8 sur 10 présentent également un astigmatisme associé. Une augmentation significative de la prévalence est attendue dans les 20 prochaines années, un phénomène déjà particulièrement visible en Asie où certaines populations de jeunes écoliers (Singapour, Taïwan) sont atteintes à près de 80 %.
En Europe et aux États-Unis, environ 4,5 % des individus présentent une myopie forte (supérieure à −6 D) ; ce pourcentage atteint 20 % dans certaines populations asiatiques. Cette disparité reflète l’interaction entre facteurs génétiques et environnementaux.
Myopie forte : risques associés
- Décollement de rétine (risque multiplié jusqu’à × 20 pour une myopie > −6 D)
- Glaucome (pression intraoculaire et sensibilité du nerf optique majorées)
- Cataracte précoce (myopie d’indice nucléaire)
- Néovascularisation maculaire myopique
Symptômes de la myopie
Le myope voit net de près, mais toujours flou au-delà d’une certaine distance. Cette distance, au-delà de laquelle les objets observés deviennent « flous », est un paramètre important qui permet de quantifier le degré de myopie, qui s’exprime habituellement en dioptries (D).
Le punctum remotum : la distance clé
La distance à partir de laquelle se manifeste le flou visuel du myope s’appelle le « punctum remotum ». Plus cette distance est proche de l’œil, plus la myopie est forte. Le nombre de dioptries de myopie en dépend, car il est égal à l’inverse de la distance du punctum remotum (en mètres). Si cette distance est par exemple de 50 cm (0,5 mètres), la myopie est de 1/0,50 = 2 dioptries. Elle pourra être corrigée par un verre concave de -2 dioptries (par convention, la puissance des verres correcteurs concaves est affectée d’un signe négatif).
Une myopie est d’autant plus forte que le nombre de dioptries nécessaires à sa correction est élevé. Une myopie légère (ex : -0.75D) permet de voir net jusqu’à 1.33 mètres. Une myopie forte est généralement synonyme d’un allongement oculaire particulièrement important (>26 mm alors que la longueur axiale moyenne de l’œil humain est proche de 23.5 mm).

Simulation de la vision d’un œil légèrement myope (ex : -0.75 D). Le flou concerne les objets situés au-delà de la distance du punctum remotum, ici à environ 1.3 m, et demeure relativement léger. La profondeur de champ de l’œil et le myosis (pupille resserrée à la lumière) limitent la gêne dans les conditions diurnes.
Relation entre dioptries et distance de vision nette
| Myopie (dioptries) | Punctum remotum | Acuité sans correction | Gêne quotidienne |
|---|---|---|---|
| -0,50 D | 2 mètres | ≈ 8/10 | Légère |
| -1,00 D | 1 mètre | ≈ 5/10 | Modérée |
| -1,25 D | 80 cm | ≈ 2/10 | Importante |
| -2,00 D | 50 cm | ≈ 1/10 | Forte dépendance |
| -3,00 D | 33 cm | < 1/10 | Incapacité sans correction |
| -6,00 D | 17 cm | < 1/20 | Myopie forte — suivi spécialisé |
Ces correspondances sont indicatives : le diamètre pupillaire influence également l’importance du flou visuel — plus la pupille est large, plus le flou sera important.

Vision d’un myope dont la correction est mesurée à -3.50 D. Tous les objets de la scène étant situés au-delà du punctum remotum (situé à environ 30 cm de l’œil), ils forment une image floue sur la rétine.
Pourquoi les myopes plissent les yeux
Les myopes voient mieux en plissant légèrement les yeux, car ce faisant ils réduisent le diamètre du pinceau lumineux qui entre dans les yeux, ce qui réduit le flou au niveau de la rétine. C’est le principe du sténopé : une pupille artificielle réduite améliore la profondeur de champ (explication sur le rôle de la pupille dans le flou du myope).

Un œil emmétrope voit net sans effort de loin (à l’infini). Un œil myope voit flou de loin car la rétine est située au-delà du plan où focalisent les rayons émis par les sources lointaines. Son punctum remotum est à une distance finie (ex : 1 mètre pour une myopie de 1 D). Pour un même effort accommodatif, le punctum proximum est plus proche de l’œil que chez un emmétrope.
Classification de la myopie par degrés
La myopie se manifeste à des degrés très variables d’un patient à l’autre. La classification en dioptries (D) est la référence internationale. Il existe un rapport direct entre la longueur axiale de l’œil et le nombre de dioptries : la longueur axiale moyenne est de 23,5 mm, et chaque millimètre supplémentaire correspond approximativement à 2,5 dioptries de myopie.
La myopie apparaît dans l’enfance ou vers l’adolescence. En général, plus elle apparaît tôt, plus elle sera marquée à l’âge adulte. Elle se stabilise généralement entre 20 et 25 ans, lorsque la croissance oculaire est achevée.
Simulateur interactif : visualisez la vision du myope
Ce simulateur interactif permet de visualiser en temps réel comment un patient myope et/ou astigmate perçoit le monde. En ajustant les paramètres de réfraction (sphère, cylindre, axe), le diamètre pupillaire et l’effort accommodatif, l’utilisateur observe l’effet du flou optique sur une scène comportant des objets situés à différentes distances.

Ouvrir le simulateur en plein écran →
Ce que montre le simulateur : pourquoi les objets proches restent nets tandis que les objets lointains deviennent flous, comment le diamètre pupillaire module l’importance du flou (expliquant pourquoi les myopes plissent instinctivement les yeux), et l’effet de l’astigmatisme sur l’orientation du flou.
Simulateur interactif : vue de profil de l’œil myope
Ce second simulateur offre une vue latérale unique de l’œil myope en coupe sagittale. Contrairement au simulateur précédent qui montre le flou « tel que perçu par le patient », celui-ci représente le profil de netteté le long d’un couloir de 10 mètres : on visualise simultanément l’anatomie de l’œil (globe allongé, cristallin, pupille), la position du punctum remotum (PR = −1/S), la zone de netteté et le défocus rétinien de chaque objet.

Ouvrir le simulateur de profil en plein écran →
Ce que montre ce simulateur : la relation entre dioptries et distance (punctum remotum PR = −1/S), pourquoi un myope de −3 D voit net entre 20 et 33 cm mais pas au-delà, comment l’accommodation du cristallin décale la zone nette vers l’observateur, et pourquoi la profondeur de champ dépend du diamètre pupillaire (effet sténopé). Le curseur Âge simule la presbytie en limitant l’amplitude d’accommodation (formule de Hofstetter : Amax = 18.5 − 0.3 × âge). En cliquant sur un objet, l’œil accommode automatiquement dessus.
Pourquoi est-on myope ?
La génétique joue un rôle reconnu dans l’apparition de la myopie : un enfant dont les deux parents sont myopes présente un risque environ six à sept fois supérieur de le devenir. Toutefois, si la composante héréditaire est établie, les mécanismes génétiques précis restent à élucider.
Les habitudes de vie, et en particulier les comportements visuels, sont directement impliqués dans la progression de ce trouble réfractif. Les chercheurs constatent une augmentation marquée de la prévalence de la myopie au sein des générations Y et Z, en lien avec une sollicitation excessive de la vision de près. L’usage prolongé des écrans (smartphones, tablettes, ordinateurs, télévision) en est l’une des principales causes.
L’environnement constitue un autre facteur déterminant. Plusieurs études ont mis en évidence qu’une exposition insuffisante à la lumière naturelle pouvait perturber la croissance oculaire et ainsi favoriser le développement de la myopie. La lumière naturelle favorise la production de dopamine, molécule qui limiterait la croissance du globe oculaire. Des études pédiatriques recommandent une exposition extérieure d’au moins 2 heures par jour chez l’enfant (source INSERM).
Les trois facteurs de la myopie
- Génétique : risque multiplié par 6 à 7 si les deux parents sont myopes
- Habitudes visuelles : travail de près prolongé, usage intensif des écrans, sédentarité
- Environnement : manque d’exposition à la lumière naturelle extérieure
Myopie bilatérale et anisométropie
La myopie affecte en général les deux yeux, avec une magnitude relativement équivalente entre eux. Parfois, il existe une différence plus marquée : c’est l’anisométropie. Chez les enfants, le flou induit par la myopie peut ne pas être ressenti comme tel, et il est important d’assurer le dépistage de la myopie dès la petite enfance, pour réduire le risque d’amblyopie.
La myopie s’accompagne très souvent d’un astigmatisme, mais celui-ci est de faible magnitude (inférieur ou égal à 0.75 dioptrie) dans la grande majorité des cas (voir : myopie et astigmatisme).
Types de myopie
En fonction du mécanisme à l’origine de la myopie ou du profil clinique, on distingue plusieurs formes :
La myopie axile
La myopie est le plus souvent induite par un allongement excessif de l’œil (la distance entre la cornée et la rétine, appelée « longueur axiale », est trop importante par rapport à la distance de focalisation du couple cornée-cristallin). Un œil myope est un œil « trop long » vis-à-vis de la puissance optique de ses composantes. De ce fait, le plan de l’image la plus nette est situé en avant de la rétine pour un objet lointain (en savoir plus sur la myopie axile).

Exemple de myopie axile : malgré le faible degré de myopie (-2.25 D), c’est l’allongement excessif du globe qui est responsable de l’erreur réfractive.
Myopie réfractive
La myopie réfractive correspond généralement à une myopie faible (entre -0.50 D et -3 D), pour laquelle l’œil ne présente pas une longueur axiale particulièrement excessive. Les éléments réfractifs du segment antérieur (cornée et cristallin) semblent « trop puissants » vis-à-vis de la longueur axiale.
Myopie d’indice
Il existe une forme de myopie acquise plus tardive appelée « myopie d’indice » ; elle traduit la présence d’une cataracte nucléaire. L’opacification du noyau du cristallin augmente son indice de réfraction, donc sa puissance optique. Le patient qui se croyait presbyte peut retrouver une vision de près sans lunettes — signe d’alerte d’une cataracte débutante.
Myopie cornéenne
L’augmentation de la puissance du dioptre cornéen peut induire une myopie chez un sujet initialement emmétrope. Elle s’observe dans le kératocône, où la cornée présente une courbure accentuée. Un astigmatisme myopique évolutif accompagne cette myopisation. Le kératocône est provoqué par des frottements oculaires excessifs en intensité et en durée.
Myopie nocturne
La myopie nocturne se caractérise par une difficulté à voir nettement les objets éloignés quand la lumière est réduite. La dilatation pupillaire nocturne augmente les aberrations optiques de l’œil et majore le défocus. Ce type est fréquent et souvent sous-diagnostiqué ; il peut coexister avec une myopie simple.
Pseudo-myopie
La pseudo-myopie est en réalité un spasme de l’accommodation : l’œil reste en mise au point rapprochée même quand il regarde au loin. Le patient voit flou de loin en fin de journée après un travail prolongé sur écran. Un examen sous cycloplégique (collyres dilatants annulant l’accommodation) permet à l’ophtalmologiste de faire la distinction avec une vraie myopie.
Myopie et punctum remotum
Le punctum remotum (PR) est utile pour caractériser et quantifier le degré de myopie. Il correspond à la distance où un œil voit net et sans effort d’accommodation (l’œil au repos). Chez le sujet emmétrope, cette distance est à l’infini. À l’inverse, le punctum remotum est situé à une distance finie chez les myopes — d’autant plus proche que la myopie est importante.
L’inverse de la valeur du punctum remotum (en mètres) fournit le degré de myopie en dioptries. Par exemple, si le PR est à 2 mètres, la myopie est de 1/2 = 0,5 D. Si le PR est à 33 cm (0,33 m), la myopie est de 1/0,33 = 3 D.
| Punctum remotum | Myopie (D) | Exemple clinique |
|---|---|---|
| 2 m | −0,50 D | Flou uniquement à grande distance |
| 1 m | −1,00 D | Difficulté au tableau en classe |
| 50 cm | −2,00 D | Forte dépendance aux lunettes |
| 33 cm | −3,00 D | Myope presbyte : peut lire sans lunettes |
| 17 cm | −6,00 D | Myopie forte — suivi renforcé |

Un œil myope présente une distance cornée-rétine (longueur axiale) qui excède la distance focale du couple cornée-cristallin. L’image nette d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine, qui reçoit donc une image défocalisée.

En haut : le plan de focalisation est en avant de la rétine pour un objet lointain. Au milieu : sans accommodation, l’image la plus nette d’un objet rapproché se forme sur la rétine. En bas : la puissance du verre correcteur permettant de corriger l’œil myope est l’inverse de la distance du punctum remotum, précédée d’un signe négatif.
Myopie, dixièmes et dioptries
Il existe généralement une confusion entre dioptries et dixièmes pour les non-initiés. Les dioptries quantifient le défaut optique (puissance du verre correcteur nécessaire), tandis que les dixièmes mesurent l’acuité visuelle (capacité à distinguer des détails). La relation entre les deux n’est pas linéaire.
| Myopie (D) | Acuité sans correction | Équivalent 20/x (USA) |
|---|---|---|
| −0,50 D | ≈ 8/10 | 20/25 |
| −1,00 D | ≈ 5/10 | 20/40 |
| −1,25 D | ≈ 2/10 | 20/100 |
| −2,00 D | ≈ 1/10 | 20/200 |
| −3,00 D | < 1/10 | < 20/200 |
Ces correspondances sont indicatives. Dans l’obscurité, la dilatation pupillaire majore le flou — les myopes non corrigés voient moins bien de loin la nuit.
Voir : relations entre dioptries et dixièmes
Principes de correction de la myopie
Correction optique externe
La myopie est corrigée par l’utilisation de verres ou lentilles concaves (plus épaisses au bord qu’au centre) afin que le plan net de l’image soit défocalisé vers l’arrière, dans le plan de la rétine. L’épaisseur du bord du verre de lunette est proportionnelle au degré de myopie qu’il corrige. Les lentilles de contact permettent une correction « esthétique » de la myopie, mais nécessitent un entretien régulier. Le risque infectieux n’est pas nul, en particulier en cas de port permanent.
Correction par chirurgie réfractive
La chirurgie réfractive utilise le Laser Excimer pour modifier la géométrie de la face antérieure de la cornée de l’œil myope. Avec la chirurgie de la cataracte, ces opérations sont parmi les plus fréquemment réalisées (plus de 100 000 par an en France, environ 1 million par an aux USA). Le laser Excimer sculpte la cornée pour en réduire la puissance optique et reculer le plan de focalisation vers la rétine. Trois techniques principales existent :
LASIK
Découpe d’un volet cornéen (capot), puis photoablation du stroma sous-jacent et repositionnement. Récupération visuelle rapide (24–48 h). Technique de référence pour les myopies modérées à importantes avec cornée suffisamment épaisse.
PKR (laser de surface)
Ablation effectuée directement en surface, sans découpe de volet. Indiquée en cas de cornée fine (< 500 µm), de contre-indication au LASIK ou de sport de contact. Récupération plus longue (3–5 jours) mais sans risque lié au capot.
SMILE
Extraction d’une lenticule intra-stromale sans volet cornéen. Incision minimale (2–4 mm), préservation de l’innervation cornéenne, moins de sécheresse postopératoire. Utilisée pour les myopies de −1 D à −10 D.
ICL / implant phake
Pour les myopies très fortes (> −8 à −10 D) ou en cas de contre-indication cornéenne. Implantation d’une lentille additionnelle devant le cristallin naturel. Technique réversible.
Le choix entre ces techniques de chirurgie réfractive dépend de divers paramètres : épaisseur cornéenne (pachymétrie), régularité topographique, rigidité cornéenne, degré de myopie et mode de vie du patient. La Fondation Rothschild est régulièrement plébiscitée dans les palmarès de la chirurgie réfractive.
En savoir plus sur la chirurgie de la myopie.
Vidéo : réalisation d’un LASIK pour corriger la myopie
Biométrie de l’œil myope
La biométrie est la mesure des dimensions principales de l’œil humain, réalisée avec un biomètre utilisant une technique interférométrique pour mesurer, sans contact, la longueur axiale, la profondeur de la chambre antérieure, l’épaisseur du cristallin et la kératométrie cornéenne.
Un œil myope présente typiquement une longueur axiale supérieure à 24 mm. La chambre antérieure est généralement plus profonde chez les myopes que chez les emmétropes. Ces données sont essentielles pour le calcul de la puissance d’un implant de cristallin artificiel lors de la chirurgie de la cataracte.

Biométrie (IOL Master 700) effectuée sur un œil myope. La longueur axiale est considérée excessive au-delà de 24 mm. La chambre antérieure profonde est caractéristique de l’œil myope.
Pour le calcul d’implant en œil myope, les formules de nouvelle génération comme PEARL-DGS, Barrett Universal II ou la formule GRACE offrent de meilleures performances pour les longueurs axiales extrêmes. En savoir plus sur les relations entre longueur axiale et réfraction.
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