Technique chirurgicale (chirurgie de la cataracte)
La phacoémulsification (souvent abrégée PKE) est la technique de référence pour la chirurgie de la cataracte. Elle repose sur la fragmentation du cristallin opacifié par ultrasons, suivie de son aspiration à travers une micro-incision de moins de 2 mm. Cette approche mini-invasive permet une chirurgie ambulatoire avec récupération visuelle rapide. Une page est consacrée à la description en images de la chirurgie moderne de la cataracte.
Sommaire
Vidéo : visualisation en coupe de la phacoémulsification (OCT peropératoire)
Première mondiale : cette vidéo permet de visualiser l’intégralité de la technique de phacoémulsification en vision « cross-section » (coupe transversale), grâce à la technologie OCT en temps réel intégrée au microscope opératoire. Cette imagerie peropératoire offre une perspective inédite sur les différentes étapes de la chirurgie de la cataracte.
L’OCT peropératoire (microscope-integrated OCT) permet de visualiser en temps réel les structures intraoculaires pendant la chirurgie, offrant une sécurité accrue et une meilleure compréhension des gestes chirurgicaux.
Phacoémulsification : généralités
La phacoémulsification repose sur la fragmentation in situ avant aspiration extra-capsulaire du cristallin opacifié, au travers d’une petite incision limbique ou cornéenne dont la largeur est comprise entre 1,8 mm (micro-incision), 2 mm (mini-incision) et 3,2 mm (petite incision), alors que le diamètre équatorial du cristallin est proche de 12 mm en moyenne. Ce caractère faiblement invasif autorise la réalisation d’une chirurgie ambulatoire.
Les techniques précédant la phacoémulsification consistaient en l’exérèse cristallinienne soit totale (capsule, cortex et noyau — extraction intracapsulaire), soit partielle (cortex et noyau — extracapsulaire manuelle), mais dans tous les cas sans fragmentation du cristallin et donc au travers d’une large incision.
Pourquoi « extra-capsulaire » ?
Le terme « extra-capsulaire » désigne le fait que la partie postérieure et l’équateur du sac cristallinien (capsule) sont préservés lors de l’extraction. Ce sac capsulaire offre un support anatomique pour accueillir l’implant de cristallin artificiel, placé ainsi en position « anatomique » dans la chambre postérieure. L’implant est dit « de chambre postérieure » (ICP). L’intervention complète est souvent résumée par la formule PKE + ICP.
Et le laser ?
L’utilisation du rayonnement laser est largement répandue en ophtalmologie, mais n’est pas utilisée en routine pour la chirurgie d’exérèse du cristallin. La chirurgie de la cataracte au laser femtoseconde (FLACS : Femtosecond Laser-Assisted Cataract Surgery) est une technologie émergente en évaluation continue.
À ce jour, les bénéfices cliniques n’ont pas été clairement établis par rapport à la phacoémulsification conventionnelle. Si certaines manœuvres comme la découpe capsulaire (capsulotomie) bénéficient de l’automatisation et de la précision du laser, certains effets indésirables — comme la réduction de la dilatation de l’iris liée à la libération de prostaglandines — peuvent contrarier l’exécution de certaines étapes. Dans le futur, la possibilité de réaliser des temps opératoires de manière externe, automatisée et plus reproductible sera certainement source de progrès.
Technique chirurgicale
La technique décrite ici est dite coaxiale : une incision principale (micro-incision : 1,8 mm) est effectuée pour permettre le passage du phacoémulsificateur et de certains instruments. Une incision latérale, dite « de service », permet le passage du micro-manipulateur qui facilite certaines manœuvres intraoculaires.
La réalisation d’une anesthésie locale ou topique, conjuguée à la réduction de la taille de l’incision oculaire, a permis d’accélérer la récupération visuelle et de réduire le taux de certaines complications rétiniennes ou infectieuses. Ainsi, la chirurgie de la cataracte peut être effectuée en routine avec une gestion ambulatoire ; sa durée est aujourd’hui proche d’une quinzaine de minutes en moyenne.
Anesthésie
L’anesthésie pour la phacoémulsification est essentiellement délivrée de façon locale, sauf dans certaines situations particulières (cataracte de l’enfant, du patient déficient mental, etc.). Elle consiste soit en l’injection orbitaire de produits anesthésiques (injection péribulbaire ou rétrobulbaire), soit en l’administration de gouttes d’anesthésiques locaux (anesthésie topique).
Antisepsie
La chirurgie de la cataracte est effectuée sous contrôle visuel indirect, à travers l’oculaire du microscope opératoire. Afin de réduire le risque d’infection postopératoire (endophtalmie), cet acte s’effectue dans des conditions d’asepsie chirurgicale strictes. L’application de povidone iodée (Bétadine®) sur la surface oculaire et les paupières avant l’intervention est un élément clé de la prévention infectieuse.
Incision cornéenne
L’incision cornéenne est effectuée par un instrument calibré : en micro-incision, cette incision est étroite (1,8 mm). Elle permet le passage des instruments et canules utilisés pour la chirurgie. Une deuxième incision latérale (<1 mm) est réalisée pour le passage du micro-manipulateur. La géométrie de l’incision (architecture en plusieurs plans) garantit son étanchéité en fin d’intervention.
Capsulorhexis
Le capsulorhexis est la découpe de la capsule antérieure : celle-ci est « déchirée » au centre, puis cette déchirure est guidée par une micropince de manière à réaliser une ouverture circulaire centrée dont le diamètre est proche de 5,5 mm. Ce geste est réalisé alors que la chambre antérieure de l’œil (espace compris entre la face postérieure de la cornée et le cristallin) a été préalablement remplie par une substance viscoélastique transparente (OVD : Ophthalmic Viscosurgical Device).
Fragmentation du noyau cristallinien
La fragmentation du noyau cristallinien est provoquée par l’énergie mécanique délivrée au contact du cristallin sous la forme de vibrations de fréquence ultrasonique par la tête métallique du phacoémulsificateur. Elle est également facilitée par des manœuvres chirurgicales endoculaires dites de « cracking » ou de « chop ».
Une irrigation permanente de solution saline isotonique (BSS : Balanced Salt Solution) évite l’affaissement des chambres postérieure et antérieure. Vibrations, aspiration et irrigation peuvent être introduites dans la chambre antérieure de l’œil par l’extrémité d’une pièce à main unique (chirurgie coaxiale), ou peuvent être accomplies par deux embouts séparés introduits par deux incisions latérales (chirurgie dite bimanuelle).
La gestion de l’intensité des ultrasons, des débits d’aspiration et d’irrigation des fluides est contrôlée en permanence par la console de phacoémulsification, sur laquelle sont reliées les tubulures et l’alimentation électrique de la pièce à main.

Pièce à main pour la chirurgie de la cataracte (micro-incision). L’extrémité métallique vibre à fréquence ultrasonique pour fragmenter le cristallin.
Au cours de l’acte chirurgical, le chirurgien dispose de substances viscoélastiques injectables (hyaluronates de sodium de poids moléculaire variable) participant au maintien des volumes oculaires et assurant la protection de la couche endothéliale cornéenne qui tapisse la face postérieure de la cornée. Le respect de cette tunique cellulaire fragile, qui ne peut se régénérer, est essentiel pour éviter un œdème cornéen transitoire ou définitif en postopératoire.
Injection de l’implant de cristallin artificiel
Une fois le cortex et le noyau du cristallin fragmentés puis évacués, le sac capsulaire alors vide est déplissé par l’injection de substance viscoélastique pour mieux accueillir l’implant de cristallin artificiel. Afin de ne pas augmenter la taille de l’incision, la plupart des implants (dont le diamètre optique est proche de 6 mm et le diamètre hors tout de 11 à 12 mm) sont injectés dans la chambre postérieure après avoir été pliés ou enroulés dans un injecteur.
L’implant est avant tout une lentille dont la puissance optique a été calculée avant l’intervention à partir de la puissance cornéenne et de la longueur axiale oculaire (examen de biométrie optique par interférométrie), de manière à permettre la focalisation des rayons lumineux sur la partie la plus sensible de la rétine pour la discrimination des détails (fovéa).
Contrôle de l’étanchéité de l’incision
Les incisions cornéennes de taille réduite (inférieures ou égales à 3,2 mm) ne nécessitent généralement pas de fil de suture, à condition que leur géométrie permette une bonne coaptation des berges cornéennes en fin d’intervention. L’hydratation stromale des berges de l’incision contribue à son étanchéité immédiate.
Suites opératoires
Le premier contrôle postopératoire doit avoir lieu dans les premières 24 à 72 heures après la chirurgie, et est en pratique le plus souvent effectué le lendemain de l’intervention. Il est destiné à vérifier l’étanchéité de l’incision, la bonne position de l’implant et l’absence d’infection ou d’inflammation significative.
Si nécessaire, le renouvellement des verres correcteurs de lunettes est généralement accompli après un délai de trois à quatre semaines environ, le temps que la réfraction se stabilise.
Traitement postopératoire type
Le traitement postopératoire est le plus souvent topique et consiste en l’administration pluriquotidienne de collyres :
- Anti-inflammatoires (stéroïdiens type dexaméthasone, ou non stéroïdiens type indométacine)
- Antibiotiques (fluoroquinolones le plus souvent)
- Agents mydriatiques (dilatateurs de l’iris) selon les cas
La durée totale du traitement local est comprise entre trois semaines et un mois.
Certains protocoles thérapeutiques à visée prophylactique impliquent un encadrement périopératoire avec administration de corticoïdes et/ou d’anti-inflammatoires par voie locale ou générale. Ils sont l’apanage de la chirurgie de la cataracte du patient fragile (diabète mal équilibré ou compliqué, immunodéficience) ou présentant un terrain général ou local particulier (antécédent d’uvéite, de glaucome, etc.).
Les collyres hypotonisants (bêtabloquants, analogues des prostaglandines) peuvent être prescrits en l’absence de contre-indication aux patients présentant une hypertonie oculaire postopératoire.
Évolutions récentes de la technique
Contrairement aux bénéfices induits par le passage de l’extraction intracapsulaire à l’extraction extracapsulaire, les progrès accomplis récemment dans le domaine de la phacoémulsification ne modifient pas fondamentalement la prise en charge des patients. Ces progrès visent à faciliter l’exécution chirurgicale et à rendre la chirurgie du cristallin de moins en moins invasive.
Réduction de la taille des incisions
Il est aujourd’hui possible de réaliser des incisions d’une largeur inférieure à 2 mm (micro-incision) pour l’extraction du cristallin et l’implantation d’un cristallin artificiel. Cette réduction impose toutefois des contraintes accrues en termes de circulation des fluides d’irrigation et de refroidissement.
Nouvelles technologies de fragmentation
De nouvelles techniques permettent de réduire la délivrance des vibrations ultrasonores au contact du cristallin :
- Modulation temporelle des vibrations ultrasonores (micropulses, microbursts)
- Optimisation des mouvements de la tête du phacoémulsificateur (oscillations pendulaires : technologie OZil®, Alcon)
- Technologie torsionnelle réduisant la chaleur générée et le traumatisme tissulaire
- Systèmes de gestion fluidique avancée (Active Fluidics®, Centurion®) assurant une meilleure stabilité de la chambre antérieure
La réduction du temps d’utilisation des ultrasons permet de minimiser le risque endothélial.
Imagerie peropératoire et réalité augmentée
De nouveaux microscopes opératoires facilitent la visualisation des structures oculaires antérieures et améliorent la sécurité peropératoire. Certains systèmes autorisent :
- La projection de repères visuels (réalité augmentée) pour faciliter l’orientation des implants toriques
- L’OCT peropératoire intégré (microscope-integrated OCT) permettant une visualisation en coupe des structures intraoculaires en temps réel, comme illustré dans la vidéo ci-dessus
- L’aberrométrie peropératoire (ORA System®) pour optimiser le choix de la puissance de l’implant
Situations particulières
Cataracte et cornea guttata (dystrophie de Fuchs)
La dystrophie de Fuchs est une dystrophie endothéliale d’origine génétique. Elle est liée à la présence de dépôts anormaux (« gouttes ») à la partie postérieure de la cornée (cornea guttata), avec réduction progressive de la densité des cellules endothéliales cornéennes.
L’endothélium cornéen est une monocouche de cellules qui tapisse la face postérieure (interne) de la cornée ; ces cellules sont chargées d’assurer le contrôle de l’hydratation cornéenne. Chez l’adulte, la densité en cellules endothéliales est normalement supérieure à 2000 cellules/mm². Quand ce nombre décroît (ex : moins de 1000 cellules/mm²), le risque d’œdème cornéen augmente.
Stratégie selon la sévérité
- Patient asymptomatique, densité > 1000 cellules/mm², épaisseur cornéenne < 600 µm : chirurgie de la cataracte seule possible, avec surveillance
- Densité < 1000 cellules/mm², œdème cornéen (épaisseur > 650 µm) : envisager une greffe endothéliale (DMEK) conjointe ou secondaire
- Baisse d’acuité visuelle matinale significative : triple procédure (PKE + ICP + greffe endothéliale) souvent nécessaire
La chirurgie de la cataracte induit une perte en cellules endothéliales estimée à 5 % en moyenne. Le traitement moderne de la dystrophie de Fuchs décompensée est la greffe endothéliale pure (DMEK) ou associée à une languette de tissu stromal (DSAEK).
Cataracte et diabète
Alors que la chirurgie de la cataracte effectuée chez les patients présentant un diabète bien équilibré et une rétinopathie diabétique absente ou minime présente un faible taux de complications, la prise en charge chirurgicale de patients atteints de diabète sévère et compliqué est plus problématique.
L’équilibre glycémique doit être obtenu de préférence plusieurs mois avant la réalisation de l’acte chirurgical. L’élévation du taux d’HbA1c est un facteur de risque d’aggravation de la rétinopathie diabétique au décours de la chirurgie de la cataracte.
Les techniques modernes d’imagerie vitréorétinienne comme l’OCT (Optical Coherence Tomography) permettent d’objectiver les rapports entre le vitré et la macula, et d’envisager la réalisation d’une chirurgie combinée (ablation de la cataracte et vitrectomie) dans certains cas d’œdème maculaire persistant.
Le diabète est considéré comme le premier facteur de risque de complication infectieuse après chirurgie de la cataracte (endophtalmie). L’injection intracamérulaire de céfuroxime en fin d’intervention est, selon les études européennes (ESCRS), une méthode prophylactique efficace.
Cataracte et DMLA
Une progression accrue de la DMLA après chirurgie de la cataracte a été rapportée dans certaines études. L’étude Framingham a montré que les patients atteints de cataracte nucléaire (filtrant particulièrement les courtes radiations proches de la lumière bleue) présentaient un taux de remaniement maculaire plus faible. Ces éléments suggèrent un rôle potentiellement délétère des radiations lumineuses courtes (300-400 nm, proche ultraviolet) pour la rétine maculaire.
Ce risque potentiel justifie la présence d’un filtre aux ultraviolets (<400 nm) sur tous les implants modernes. Des implants « jaunes » filtrant une partie de la lumière bleue (400-500 nm) ont été introduits sur le marché. Ils miment les propriétés d’absorption d’un cristallin moyennement âgé. Cependant, le bénéfice procuré par ces implants jaunes demeure à ce jour non prouvé en l’absence de résultats cliniques avérés issus d’études randomisées.
Cataracte et antécédent de chirurgie réfractive
Les techniques de chirurgie cornéenne (PKR, LASIK, SMILE) modifient de façon contrôlée le pouvoir optique de la cornée.
Si la chirurgie de la cataracte chez les patients opérés de chirurgie réfractive cornéenne ne pose pas de problèmes techniques particuliers, les modifications géométriques cornéennes préalablement générées font que la mesure du pouvoir optique de la cornée peut s’avérer erronée avec les techniques de mesure standard (kératométrie). Certaines formules utilisées pour prédire la puissance de l’implant peuvent également mener à des erreurs significatives.
Le calcul de la puissance de l’implant chez l’opéré de chirurgie réfractive (biométrie) requiert une attention particulière et des techniques de mesure et formules de calcul appropriées (formules de régression, méthodes de l’historique réfractif, ray-tracing, etc.).
Cataracte et prise de tamsulosine (syndrome IFIS)
La tamsulosine est un antagoniste alpha-1-adrénergique indiqué dans l’adénome prostatique. Elle bloque préférentiellement les récepteurs alpha-1A prostatiques.
Le syndrome de l’iris flasque peropératoire (IFIS : Intraoperative Floppy Iris Syndrome) est observé chez les patients ayant pris de la tamsulosine. Il se caractérise par une triade peropératoire :
- Un stroma irien flasque et ondulant
- Un prolapsus de l’iris vers la sonde d’aspiration et l’incision
- Une constriction pupillaire progressive malgré un protocole de dilatation approprié
La prise de tamsulosine pendant deux semaines suffit pour induire ce syndrome, qui peut s’observer 3 à 5 ans après l’arrêt du traitement. Cette particularité tient au fait que la tamsulosine reste liée pendant une longue période aux récepteurs du muscle dilatateur de l’iris.
Recommandations pratiques
- Poursuite du traitement (l’arrêt ne prévient pas le syndrome)
- Protocole de dilatation préopératoire renforcé (tropicamide, phényléphrine, atropine)
- Utilisation d’anneaux de dilatation irienne ou de crochets si nécessaire
- Recherche systématique de la prise de tamsulosine (ou autres alpha-bloquants) à l’interrogatoire préopératoire
Questions fréquentes
Références
Pages gatinel.com
- Chirurgie de la cataracte en images
- Chirurgie de la cataracte au laser femtoseconde
- Qu’est-ce qu’un implant de cristallin ?
- Biométrie oculaire et calcul d’implant
- Formules de calcul de puissance d’implant
- Cornea guttata et dystrophie de Fuchs
Littérature scientifique récente
- ESCRS Endophthalmitis Study Group. Prophylaxis of postoperative endophthalmitis following cataract surgery: results of the ESCRS multicenter study. J Cataract Refract Surg 2007;33:978-988.
- Chang DF, Campbell JR. Intraoperative floppy iris syndrome associated with tamsulosin. J Cataract Refract Surg 2005;31:664-673.
- Lundström M, et al. Risk factors for refractive error after cataract surgery: analysis of 282,811 cataract extractions reported to the European Registry of Quality Outcomes for Cataract and Refractive Surgery. J Cataract Refract Surg 2018;44:447-452.
- Popovic M, et al. Efficacy and safety of femtosecond laser-assisted cataract surgery compared with manual cataract surgery: a meta-analysis of 14,567 eyes. Ophthalmology 2016;123:2113-2126.
- Ehlers JP, et al. Intrasurgical and postoperative OCT for ophthalmic surgery: applications and future directions. Curr Ophthalmol Rep 2013;1:67-75.
- Price MO, et al. Descemet’s membrane endothelial keratoplasty: prospective multicenter study of visual and refractive outcomes and endothelial survival. Ophthalmology 2009;116:2361-2368.
- Crewe JM, et al. Prevalence of cataract and the association with diabetes in Aboriginal and Torres Strait Islander Australians. Br J Ophthalmol 2022;106:1103-1108.
Bonjour Docteur
J’ai été opérée dans les années 90 d’une kératotomie radiaire sur l’ile de la Réunion.
Depuis j’ai été opérée de la cataracte en 2017 à Limoges.L’intervention sur l’oeil droit s’est bien passée en 2017.Juste une reprise sous laser en 2024.
Par contre problème sur l’oeil droit opéré en février 2024 .Calcul de l’implant incorrect.Suis très mécontente.J’y vois 3/10 ième.
Soi disant m’a t’il dit que l’on peut rajouter un implant sur celui ci ?.De plus canal lacrymal depuis bouché.
Que me conseillerez vous SVP Docteur?.Quel est le spécialiste sur Bordeaux?
Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire.
Cdt
L’implant est effectivement nécessaire pour permettre à l’oeil de voir correction sans lunettes (ou avec une faible correction). Il n’y a pas de problème de tolérance et on ne sent pas ses implants une fois ceux ci posés. Exprimez vos craintes auprès de l’anesthésiste, il est souvent possible de pratiquer une sédation permettant au patient d’être plus détendu pendant l’intervention.
Bjr Docteur, on doit m’opérer de la cataracte (oeil droit)
questions : 1 – l’implant est-il la seule solution ? 2 – Peut-on utiliser le laser autrement ? 3- J’ai peur si anesthésie locale (je ne veux pas voir les actions….j’ai peur de ne pas me laisser faire sans bouger….merci pour les réponses Nicole
Permettez-moi Dr de vous exposer mon cas. J’ été opéré de la cataracte ça fait une semaine, au premièr contrôle, le chirurgien m’a affirmé que tout vas bien et m’a donné un rendez-vous dans 15 jour, alors que je lui ai dis que je vois flou dès la veille de l’intervention (nuage de poussière).
Que faire Dr.
Il n’est pas possible de vous renseigner de manière précise sur votre cas qui est particulièrement complexe. La greffe de cornée est une intervention qui, quand combinée à la chirurgie de la cataracte, traduit un état pathologique important au niveau de loeil. Les suites opératoires peuvent être complexes et requièrent des controles fréquents en post opératoire. Votre chirurgien pourra vous renseigner plus en détails sur votre cas spécifique.
Bonjour
J’ai 62 ans Je viens d’être opérée de cataracte et greffé de cornée en même temps .tout allait bien au 4 ème moi mon oeil est devenu un peu rouge côté 9h. On m’a dit qu ‘il etait infecté.j ‘était sous collyres antibio et corticoides mais ça s’est empiré en revenant chez mon chirurgien il m’a dit que les cellules souches ont diminuées et que c’était un rejet du greffon alors il m’a prescrit la ciclosporine en plus des corticoïdes après deux mois il y ‘a eu une amélioration j’ai continué avec le même Trt.mais au bout de 10 j je me réveille et je voix desfilaments noirs et ma vue à baissée. Le chirurgien à arrête tout Trt actuellement depuis un mois je ne mettais que Chibroxine collyre vit À et Thealose.
Est ce qu’il faut regreffer ou il y a t il d’autres solutions.conseillez moi SVP
Merci Dr de me repondre.
Bonjour
J’ai 62 ans Je viens d’être opérée de cataracte et greffé de cornée en même temps .tout allait bien au 4 ème moi mon oeil est devenu un peu rouge côté 9h. On m’a dit qu ‘il etait infecté.j ‘était sous collyres antibio et corticoides mais ça s’est empiré en revenant chez mon chirurgien il m’a dit que les cellules souches ont diminuées et que c’était un rejet du greffon alors il m’a prescrit la ciclosporine en plus des corticoïdes après deux mois il y ‘a eu une amélioration j’ai continué avec le même Trt.mais au bout de 10 j je me réveille et je voix desfilaments noirs et ma vue à baissée. Le chirurgien à arrête tout Trt actuellement depuis un mois je ne mettais que Chibroxine collyre vit À et Thealose.
Est ce qu’il faut regreffer ou il y a t il d’autres solutions.conseillez moi SVP
Merci Dr de me repondre.
j’ai été opéré de la cataracte il y a 2 mois avec 1000 cellules endothéliale, tout c’est bien passé après deux contrôles, tout est correct; mais maintenant je suis ébloui par trop de lumière, dehors avec le soleil l’effet est le mème qu’après un fond-d’oeil, je suis obligé de prendre des lunettes de soleil; en fin de journée il me semble que j’y suis moins sensible.
j’ai pris des alfa -bloquants durant six mois et cela fait 4 mois que j’ai arrêté le traitement. Maintenant je dois faire une opération sur la cataracte. Est ce que je peux faire cette opération?
Merci
Bonsoir,
mon ophtalmologue,après examen m’a conseillé, une chirurgie de la cataracte par phako-emulsification .Je suis actuellement avec un traitement de eliquis 5 x2 par jour .dois-je suspendre ce traitement avant l’intervention et pendant combien de jour avant la chirurgie.
Merci pour votre réponse .
Cordialement.
Bonjour,
Je suis presbyte et astigmate Je dois être opérée de la cataracte car j ai 70 ans mais je n ai pas de cataracte Il s agit pour moi de me passer de lunettes donc de confort
Seulement j ai la Maladie de Parkinson depuis 10 ans et je voudrais bien savoir s il y a un risque quelconque dans mon cas. Je suis traitée par Sifrol, Modopar 125 et rasagiline. Quelle sera l évolution en fonction de la maladie.
Merci de votre conseil
Cordialement
Bonjour Docteur,
Je suis atteint de cornea guttata donc une perte de cellules endothéliales et je dois me faire opérer de la cataracte. J’ai entendu parler de substances viscoélastiques à injecter pour éviter la destruction de ces cellules. Que peut faire le chirurgien pour éviter la perte de ces cellules lors de l’opération à part cette substance viscoélastique qui existe depuis déjà longtemps avec ses inconvénients ? Y a-t-il d’autres procédés ou d’autres produits ?
Sera t-il bientôt possible de recourir aux cellules souches pour éviter cette greffe endothéliale avec la méthode DMEK qui semble la meilleure actuellement (votre avis) ?
Merci beaucoup d’avance pour votre réponse.
Bien cordialement.
Les alpha bloquants exposent tous à ce risque qui, s’il est anticipé, ne compromet pas les chances d’une chirurgie non compliquée. Vous pouvez vous adressé au CHU de Bordeaux où la prise en charge devrait être optimale, ou dans les centres privés de référence de la région.
Bonjour Docteur. La prise de alfuzosine présent elle autant de risque que la prise de tamsulosine pour l’opération de la cataracte. Je prend alfuzosine depuis 7 ans à raison d’un comprimé tous les deux jours. Faut-il avoir peur de se faire opérer ? En général il y a t il beaucoup de risques ? Pouvez-vous me conseiller un bon opthalmo à Bordeaux qui connaît bien ce problème d’iris flasque. Merci pour votre future réponse. Cordialement. Et tous mes vœux.
Bonjour Docteur. La prise de alfuzosine présent elle autant de risque que la prise de tamsulosine pour l’opération de la cataracte. Je prend alfuzosine depuis 7 ans à raison d’un comprimé tous les deux jours. Faut-il avoir peur de se faire opérer ? En général il y a t il beaucoup de risques ? Pouvez-vous me conseiller un bon opthalmo à Bordeaux qui connaît bien ce problème d’iris flasque. Merci pour votre future réponse. Cordialement. Et tous mes vœux.
La réalisation d’une chirurgie de la cataracte après kératotomie radiaire (KR) expose effectivement à certaines difficultés, liées d’une par à la présence des incisions radiaires, et d’autre part au calcul de la puissance de l’implant (nécessité d’utiliser une formule tenant compte de l’antécédent de chirurgie cornéenne). IL est toutefois important de stipuler si la vision ne s’est améliorée que d’un dixième sans correction, ou si cette amélioration modeste a été effectuée avec la meilleure correction possible. La sensation de gêne locale peut avoir un rapport avec les incisions cornéennes et/ou la cicatrice de l’incision réalisée pour réaliser la chirurgie de la cataracte. Dans tous les cas, un bilan comportant la réalisation d’examens complémentaires est indiqué.
Bonjour, je viens d’être opérée de l’oeil gauche de la cataracte après l’intervention de la myopie par kératotomie radiaire en 1997, le résultat ne m’a pas apporté de satisfaction, la vision ne s’est améliorée que d’un dizième et je ressens depuis cette intervention (12.21) une gêne dans cet oeil.
Quelle recommandation pourriez vous me faire pour me diriger vers un centre ou un des
ophtalmologues de la fondation, rôdé à ces actes d’opération de cataracte après kératotomie. Je serai prête à me déplacer pour une consultation suivie éventuellement et ultérieurement d’un acte
opératoire pour l’autre oeil – merci pour vos conseils –
La chirurgie de la cataracte chez un patient présentant une forme fruste de kératocône (cornée légèrement déformée ou amincie en raison de frotteemnts oculaires un peu trop énergiques et fréquents) ne présente pas de difficultés particulières.
Bonjour Docteur.
J’ai un keratocone fruste. L’ophtalmo me propose de m’opérer comme une cataracte et de me placer des lentilles. Qu’en pensez vous? Est il nécessaire de se rapprocher d’un centre de référence dû keratocone en métropole ? J’habite en outre mer?
Merci
La perception d’une taille d’image différente entre les deux yeux (anéisoconie) peut être induite par une différence de puissance des verres correcteurs (en cas de port de ces verres). Si cette impression est présente en l’absence de correction lunettes, il est probable que vos yeux présentent des caractéristiques assez différentes au départ, notamment en matière de longueur axiale.
Bonjour docteur j ai été opéré de la catharate de l oeil droit avec pose d un iimplant l y a 3ans j ai ete opéré de l oeil gauche de la catharate avec pose également s un implant il y a 6 mois. depuis l opération je vois beaucoup plus petit de l oeil gauche que de l oeil droit ce qui me gêne enormément cela provient il de là différence de puissance des implants je vous remercie docteur pour votre réponse cordialement
Les indications de la vitrectomie sont particulières. Ce geste ne fait pas partie de la chirurgie de la cataracte classique.
Bonjour docteur j’ai une myopie de – 27 et – 28 dioptrie je dois me faire opérer d’une cataracte j’ai 54 ans. Mon ophtalmologue me propose comme opération : (retine) vitrect+phako+icp OD. Est-ce que je dois subir une vitrectomie où tout le liquide du vitré sera enlevé. Merci de votre réponse.
Un fragment résiduel de matériel cristallinien peut être laissé en place sous surveillance, en fonction de sa taille, sa localisation, et le retentissement local (absence d’inflammation ou d’élévation de la pression intraoculaire). Sinon, il est préférable de réaliser l’extraction, le plus souvent avec une simple reprise chirurgicale (aspiration).
Bonjour,
J’ai été opéré de la cataracte il y a 2mois et je viens d’apprendre qu’un fragment de cristallin persiste entre l’implant et la capsule. Doit il être retiré, par reprise chirurgical, par Lazer ou bien ne rien faire et quels sont les risques.
Je vous remercie
La PKR n’est pas une contre indication à l’IRM, ni à aucune autre technologie d’imagerie.
Bonjour Docteur,
Je me suis fait opérer de la myopie par PKR en septembre 2020.Je voulais savoir si ce genre d’opération est une conte indication de L’IRM mammaire .
Merci par avance de votre réponse.
Bonne journée.
Selma
L’utilisation du laser femtoseconde en chirurgie de la cataracte n’a pas vraiment fait la preuve de sa supériorité sur la technique de phacoémulsification avec les plateformes laser actuelles comme celle que vous mentionnez – ni de son infériorité dans des mains entrainées et habituées à l’utilisation de ce type de laser.
bonjour
j’ai 84 ans et je dois me faire opéré de la cataracte après examen
une clinique à Marseille opère avec le nouveau laser victus 3 de 3è génération
que me conseiller vous
merci
La chirurgie au laser femtoseconde de la cataracte ne présente pas d’avantage sur la chirurgie classique (phacomémulsification) comme l’ont montré plusieurs études comparatives publiées depuis.
La tamsulosine est un médicament alpha bloquant; il existe des récepteurs alpha sur l’iris, et ceux ci contrôlent notamment les muscles dilatateurs de l’iris. Avec le temps, les patients sous tamsulosine présentent une atonie de l’iris, qui peut être gênante au cours de la chirurgie (bien qu’il existe des instruments comme les anneaux iriens qui permettent de contrôler l’iris). De plus, une prise de quelques jours ne paraît pas devoir entrainer une modification substantielle du feuillet irien. Parlez en avec votre chirurgien; le risque intraopératoire est appelé IFIS (Intraoperative Floppy Iris Syndrome).
Bonjour Docteur,
Je dois être opéré de la cataracte la semaine prochaine, ayant une gêne de vision importante à l’oeil droit. L’oeil gauche a été opéré il y a 2 ans avec succès.
Depuis quelques jours je suis sous traitement de tamsulosine (générique de OMIX) pour un problème d’hyperplasie bénigne de la prostate.
Mon médecin traitant me déconseille cette intervention pendant la durée de ce traitement, à cause des complications qui peuvent survenir au moment de l’opération. Il me demande de reporter cette intervention.
Je n’ai pas réussi à poser la question au chirurgien ophtamologue : quelle solution pourrait être envisageable ?
Merci par avance pour votre réponse,
Bon dimanche,
Daniel Breton,
Je veux un conseil entre la chirurgie laser et la chirurgie classique pour la résolution de la cataracte svp
Il est effectivement possible que les greffons endothéliaux ne soient plus aussi performants au bout de quelques années. Il est toutefois possible de réaliser une nouvelle greffe pour pallier cette défaillance.
en juillet 2016, j’ai eu une greffe de la cornée œil gauche. Suivi médical de l’œil droit et gauche Le droit doit être opéré (début de la cornéa guttatta, ok) mais l’œil gauche gauche doit aussi être réopéré. Pourtant le greffon est en place (à ce que j’ai compris) mais la cornéa guttata a repris , d’où une vision très trouble. Le chirurgien a fait du laser dans cet œil gauche: c’est mieux mais je dois quand même être réopéré de cet œil gauche . Est ce que cela arrive ? ? Que sait il passé ?
merci avril 2020
La tamsulosine peut provoquer certaines complications pendant la chirurgie de la cataracte (l’iris est « flasque » et dilate mal). Chez les patients qui ont pris de la tamsulosine, il est recommandé d’anticiper cette complication et certains dispositifs peuvent être envisagés en peropératoire pour maintenir une bonne dilatation irienne. En revanche, cette molécule n’a aucun effet sur l’évolution de la cataracte proprement dite. La cataracte peut avoir une évolution asymétrique entre les deux yeux.
J’ai subi dès décembre 2018 un traitement avec « Tamsulosine », mais traitement que j’ai cessé après 8 mois avec l’approbation du médecin traitant et du généraliste ! Les raisons étaient multiples… Si de nombreuses gênes autres ont disparu à ce jour, il n’en reste pas moins que l’acuité visuelle de mon oeil droit a singulièrement baissé alors que l’oeil gauche n’a subit pratiquement que très peu de modification par rapport aux dernières mesures effectuées en juin 2016, soit 3 ans et demi plus tôt…
Ma question, à la veille de consulter, est de connaître si des cas similaires sont connus d’entre-vous ?
Les activités orientées vers la vision de loin (tir, sports de raquette, etc) sont a priori une indication à la pose d’un implant monofocal dont la puissance est calculée pour vous fournir une bonne vision de loin sans lunettes. Dans cette éventualité, vous devrez porter des lunettes pour la lecture. La pose d’implants multifocaux est une autre alternative, la vision étant parfaitement claire en bonne luminosité (simplement, des halos de lumière autour des lumières vives peuvent apparaître en vision nocturne).
Bonjour
Je vais etre opere de la cataracte Je voudrai voudrais savoir qu’elle type d,implant choisir pour pouvoir continuer a pratiquer le ball trap
Merci.
Il est important de distinguer ce qui peut relever d’une correction optique « inconfortable » (par exemple, l’oeil est dorénavant un peu myope ce qui explique le flou de loin, mais pas assez pour vous permettre de bien y voir de près) et une complication (temporaire) occasionnant un brouillard (ex: inflammation, oedème de cornée, etc.). La vision jaunâtre peut être liée à la teinte (jaune) de certains implants, mais cette sensation devrait s’estomper (habituation ). C’est bien évidemment à votre chirurgien de vous apporter les explications précises concernant votre cas particulier.
Bonjour j’ai 43 ans et je viens d’être opérée de la cataracte due à une myopie sévère (-15,50)aux deux yeux aggravée par la cataracte. Mon chirurgien a opéré mon œil droit il y a 5 jours et le gauche deux jours après. Depuis ma vision est moins bonne qu’avec mes lentilles, je suis très déçue car je m’imaginais retrouver une vue parfaite… Vision de près très mauvaise, il faut que j’etende les bras au maximum pour y voir et vision de loin catastrophique… J’ai des halos, des maux de tête, une vision jaunâtre, l’œil gauche voit du brouillard… J’ai vu mon chir le lendemain de chaque opération, il m’a dit que tout allait bien… Étant peu causant il minimise tous les symptômes que je lui dis et ne m’explique rien… Je ne sais même pas quel implant il m’a posé (le même aux deux yeux mn60ma 3.0 D) Pourriez vous s’il vous plaît m’éclairer et me dire si ma vue va s’améliorer ? Je suis perdue.
quelles sont les précautions à prendre avant l’opération de la cataracte par la technique phacoémulsification
Un grand merci au médecin qui a publié cet article ; publication qui m’a permis de comprendre les différentes phases et la technique utilisée pour l’intervention que j’ai subie et pour laquelle je n’ai eu aucune explication, ni avant, ni après. J’irai faire « opérer » de la cataracte avec pose d’implant l’autre oeil plus avertie.