Il existe plusieurs formules adaptées au calcul de la puissance de l’implant après chirurgie réfractive cornéenne (LASIK, PKR, kératotomie radiaire). Ces formules sont appelées « de quatrième » et « de cinquième » génération: formule de Holladay 2, formule de Haigis et Haigis-L, etc. Elles requièrent bien sûr la mesure de la longueur axiale, de la puissance cornéenne, et réalisent une assomption quant à la position finale de l’implant (effective lens position). Elles sont disponibles avec la plupart des biomètres (IOL Master, etc.) reposent sur deux différences principales avec les formules précédentes:
1) La mesure de la puissance cornéenne fait l’objet d’une attention particulière : elle intègre des données topographiques (ex : BESSt formula) ou est « corrigée » des erreurs de mesure kératométrique sur les cornées opérées.
2) La prédiction de la position de l’implant est indépendante de la mesure kératométrique, ce qui est logique puisque cette mesure a été modifiée par la chirurgie réfractive, et n’est donc plus un paramètre susceptible d’être corrélé avec certaines caractéristiques anatomiques à même d’influer sur la position finale de l’implant.
Des approches fondées sur le « ray tracing« , c’est à dire le calcul de la puissance de l’implant fondé sur une simulation de tracé de rayons au travers des surfaces oculaires sont prometteuses, mais elles ne sont pas encore disponible en routine. Ces formules intègrent dans l’idéal la mesure précise de la topographie cornéenne.
Un article paru dans le Journal Français d’Ophtalmologie est consacré à ce sujet
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